Étiquette : innovation

La bière bio “made in” Val-de-Reuil !

A 36 ans, Bruno Couchaud vient de créer sa propre bière, artisanale et bio. Brassée à Val-de-Reuil, elle séduit déjà de très nombreux amateurs. Nous l’avons goûtée pour vous.

Bruno Couchaud fabrique sa bière bio à Val-de-Reuil
Bruno Couchaud fabrique sa bière bio à Val-de-Reuil

Raoul, Robert, Mathilde… tous les trois, à leur façon, mettent nos papilles en émoi. Le premier séduit par son style américain, plutôt exotique ; le second pour son allure plutôt fine et sèche ; la troisième grâce à sa douceur et son parfum très floral ! Raoul, Robert et Mathilde… Retenez bien ces prénoms : où que vous soyez, vous risquez bien d’en entendre beaucoup parler !

La légende des Deux Amants

C’est en effet les noms que Bruno Couchaud a choisis pour baptiser les trois bières – toutes bio – à qui il vient de donner vie. « Elles portent les prénoms des personnages de la légende de la côte des Deux amants ». Rien d’étonnant puisque « Les deux Amants », c’est justement le nom de sa toute nouvelle brasserie (laboratoire où l’on brasse la bière) qui a ouvert ses portes mi novembre au sein même du pôle d’agriculture biologique des hauts Prés, à Val-de-Reuil.

Un vieux rêve qui se réalise pour ce Rhodanien d’origine : « Je faisais déjà moi-même de la bière dans mon petit appartement lorsque j’étais étudiant ». Son diplôme d’ingénieur qualité / sécurité / environnement en poche, Bruno Couchaud comprend très vite que ce milieu n’est pas pour lui. Il décide alors de faire de sa passion son métier et intègre l’école de brasseur de la Rochelle.

D’abord salarié dans une brasserie bretonne, il rejoint ensuite une grosse structure parisienne… Mais le jeune homme a un rêve : voler de ses propres ailes. « Depuis début 2017, je cherchais un lieu où créer ma brasserie ; j’ai eu un déclic en découvrant les Hauts Prés ». Le site idéal pour celui qui a bien l’intention de développer sa bière bio et d’utiliser des matières premières exclusivement bios.

“C’est comme faire de la cuisine”

Dans son labo aux Hauts-Prés, Bruno Couchaud a créé Raoul, Robert et Mathilde
Dans son labo aux Hauts-Prés, Bruno Couchaud a créé Raoul, Robert et Mathilde

Début septembre, le nouveau brasseur s’est donc installé dans un box de 200m2 aux Hauts Prés. Après deux mois de travaux, sa brasserie était opérationnelle  mi-novembre.

« Créer une bière, c’est comme faire de la cuisine. Pendant six mois, je n’ai pas arrêté de tester, de mélanger des tas d’ingrédients. Au final, j’ai abouti à Raoul, Robert et Mathilde ».

Robert est une bière ambrée, fine et sèche. Sa particularité : elle dégage des notes de banane et de bonbons.

Quant à Mathilde, c’est une bière blonde, plutôt légère avec ses 4,2°. Très facile à boire, elle dégage un parfum floral.

Raoul enfin est également une bière blonde, mais plus costaude (6°). Son style américain lui donne un côté exotique très séduisant.

« Aujourd’hui, je propose trois bières différentes mais bientôt, je vais aussi créer des bières éphémères qui pourront surprendre les consommateurs ».

Cinq semaines de fabrication

En attendant, c’est une petite fourmilière qui s’active jour après jour dans le box des Hauts Prés où l’on peut découvrir l’univers fascinant de la fabrication de la bière. Un breuvage fabriqué en 5 semaines : création du jus de céréales, passage en cuve de brassage pendant quelques heures, insertion du houblon (et des épices), passage en cuve de fermentation pendant trois semaines (à 20°C d’abord puis à 3°C pour finir) avant de rejoindre la cuve de resucrage et la phase ultime de refermentation.

Les Deux Amants fabriquent exclusivement des bières artisanales et bios
Les Deux Amants fabriquent exclusivement des bières artisanales et bios

Pour l’heure, Bruno Couchaud vend exclusivement sa bière en bouteilles (bouteilles de 33 cl et 75 cl) ; il envisage prochainement de la proposer en fûts de 30 litres.

3 bières différentes
3 bières différentes

La brasserie des Deux Amants ouvre ses portes au public chaque samedi de 9h à 12h au pôle d’agriculture biologique des Hauts Prés (Voie des Vendaises) à Val-de-Reuil.
Elle est également disponible au magasin des maraîchers, sur le même site, le mercredi toute la journée et le samedi après-midi.

Les Deux Amants – 06 75 98 96 50 ou www.lesdeuxamants.com

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Tous au Forum des Métiers le 4 avril

Près de 120 entreprises du territoire seront présentes au 3e Forum des métiers et de la formation organisé, mardi 4 avril, au stade Jesse Owens. Plus d’un millier de visiteurs sont attendus.

Le Forum des Métiers
Le Forum des Métiers

La Ville de Val-de-Reuil a fait de la lutte contre le chômage sa priorité ! C’est dans cette perspective que le service municipal de l’emploi se mobilise depuis des mois pour mettre sur pied, avec le concours de l’Agglomération Seine-Eure, un grand rendez-vous. Pour sa troisième édition, qui se tiendra mardi 4 avril au stade Jesse Owens, près de 120 entreprises de très nombreux secteurs d’activités ont d’ores et déjà confirmé leur participation.

Le Forum des MétiersCette affluence record prouve à quel point le forum des métiers et de la formation de Val-de-Reuil – cofinancé par la Ville, l’Agglomération, la Région et l’Etat – est devenu un événement incontournable pour les acteurs de l’emploi comme pour les personnes à la recherche d’un emploi.

Concilier l’offre et la demande

Cette rencontre exceptionnelle permettra de familiariser les visiteurs avec la très vaste palette des métiers présents sur la ville de Val-de-Reuil, sur le territoire de l’Agglomération et dans ses alentours. Aujourd’hui, ce sont plus de 11 000 emplois qu’abrite la plus jeune commune de France dans une très grande diversité d’entreprises que l’on retienne le critère de la taille, de la nationalité ou du secteur.

Cette formidable dynamique économique ne profite malheureusement pas suffisamment aux habitants du territoire, en raison de l’inadéquation entre les postes proposés et les compétences des demandeurs d’emploi locaux. C’est dire l’enjeu que représente un tel rendez-vous de l’emploi !

Quels sont les métiers du territoire ? Comment peuvent-ils s’intégrer dans un projet professionnel ? Comment bien se former pour accéder à ces métiers ? C’est à ces questions et bien d’autres que le forum, qui accueillera également de nombreux organismes de formation, pourra répondre.

De manière concrète, plusieurs entreprises, que nous remercions, proposeront, au fil de cette journée, des offres d’emploi, de stages, de contrats en alternance… L’an passé, plusieurs dizaines de visiteurs avaient ainsi pu trouver un emploi simplement en visitant le forum des métiers et de la formation.

Une occasion d'échanger
Une occasion d’échanger

Les nouveautés 2017

Plusieurs nouveautés sont annoncées pour cette édition 2017 : les organisateurs ont d’abord choisi d’élargir les compétences présentes, de présenter de nouvelles filières porteuses d’avenir. Outre les métiers de la logistique, de la cosmétique, de la pharmacie, de la sécurité,, des transports, BTP, espaces verts, mécanique, services à la personne, énergies…, on trouvera ainsi pour la première année des représentants des métiers du sport, de l’animation, du numérique !

Autre nouveauté 2017 : l’espace consacré au handicap. Parce que celui-ci ne doit pas être un frein à l’employabilité, l’accompagnement des demandes d’emploi de personnes handicapées sera au cœur de ce forum grâce à la présence de 12 entreprises adaptées, centres de formations, associations spécialisées…  Une nouveauté d’autant plus porteuse de sens qu’un tiers des personnes handicapées demandeuses d’emploi de l’agglomération sont rolivaloises.

Un service municipal de l’emploi dynamique

Pour la Ville de Val-de-Reuil, ce 3e forum des métiers et de la formation est un des axes forts de sa politique de l’emploi. Même si elle est l’une des rares communes à disposer d’un service municipal de l’emploi, guichet de proximité particulièrement efficace auquel elle est très attachée, elle veut bien évidemment lutter contre le chômage en synergie avec les différents partenaires et les entreprises qui se mobilisent.

Aujourd’hui, les efforts collectifs effectués pour améliorer la situation des Rolivalois portent leurs premiers fruits. Alors que 1800 personnes sont sur la Ville à la recherche d’un emploi,  le taux de chômage rolivalois a baissé de 3 % en un an et celui, spécifique, des rolivaloises de 7%. Cette baisse importante vient donner davantage de légitimité encore à une action municipale lancée cette année : Professionn’elles en action est un dispositif créé pour accompagner les femmes chargées de famille à trouver un emploi. 20 Rolivaloises y participent actuellement.

Ce qu’en pense le maire

Pour Marc-Antoine Jamet, maire de Val-de-Reuil et Président de la Commission des finances de la région Normandie : « l’emploi, singulièrement l’emploi des jeunes, des femmes, des seniors, de chômeurs de longue durée, est la priorité absolue de la Ville et de mon équipe. Education, formation, implantation d’entreprises, attractivité retrouvée, renouvellement urbain, transports, toutes les autres politiques sont à son service. Il ne suffit pas de dire, comme je l’entends souvent, qu’il faut trouver un logement aux salariés des parcs d’activité, il faut trouver du travail pour ceux qui habitent à Val-de-Reuil et dans nos communes. Ce n’est pas tout à fait la même chose. C’est pourquoi je suis heureux que ce forum allie solidarité, efficacité et proximité ».

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COP 21 – Val-de-Reuil dernière née des villes nouvelles, première confirmée des communes durables

«Val-de-Reuil, qui fête ses 40 ans, reste à travers les objectifs de transition écologique et dans le respect des contraintes de la COP 21, fidèle à l’esprit novateur et écologique qui marqua sa création»

>Communiqué de Marc-Antoine JAMET,
Maire de Val-de-Reuil,
Vice-président du Conseil régional de Haute-Normandie

Val-de-Reuil, plus jeune commune de France, mieux qu’une autre, doit s’associer aux objectifs de la COP 21.

1) La Ville, dès sa conception en 1967, participait par anticipation de la philosophie écologique qui guide la COP 21. Sa construction fut orientée Nord/Sud pour profiter d’un ensoleillement supérieur, de ce fait, de 10% à celui de ses voisines. Il s’agissait, au prix d’un équipement tout électrique censé être économique, de réduire la facture énergétique des habitants. En faisant le choix des immeubles de hauteur et d’un habitat groupé, la densité urbaine fût préférée au mitage foncier et conserva les zones humides ou de lisière favorables à la biodiversité. Les premières pompes à chaleur et les maisons solaires (suivant l’exemple de Marne-la-Vallée), des murs anti-bruits devenus végétalisés et des alignements d’arbres (1 planté pour 100 nouveaux m² occupés ou exploités) pour couper le vent d’hiver et créer des points d’ombre l’été, ainsi que les liaisons douces, y furent expérimentés de manière novatrice avec l’arrivée du premier habitant en 1975. Aujourd’hui Val-de-Reuil possède une surface arborée une fois et demie supérieure à la superficie du Vatican.

2) La Ville, consciente de cet héritage aujourd’hui cohérent avec les orientations de la COP21, en a fait, entre 2000 et 2015, un des axes de sa renaissance. Il était en effet normal que Val-de-Reuil adopte une démarche «développement durable» à la faveur des deux opérations de renouvellement urbain (ORU et ANRU) qu’elle a menées depuis 2001. Lors de la rénovation des immeubles du germe de ville, initiative forte et qui se poursuit, une attention particulière a donc été portée à la maîtrise des énergies à travers la production d’eau chaude sanitaire à 48% pour 1.167 logements des patrimoines d’Eure Habitat et d’IBS, à l’isolation thermique de 2 035 logements, à l’ouverture vers d’autres sources d’énergies (notamment le gaz avec des chaudières à condensation peu émettrices de gaz à effet de serre) de 1418 logements pour un mode de chauffage évolutif, à l’adaptation des bâtiments communaux au chauffage à circuit d’eau d’ici 2017. Symbole de cet effort marqué, 82 logements d’Eure habitat forment maintenant, au sein du Bâtiment K, l’ensemble d’immeubles le plus écologique de l’Eure (eau chaude sanitaire solaire, double vitrage, bardage isolant en façade, utilisation du bois, végétalisation du toit, récupération des eaux de pluie pour l’arrosage les espaces verts, utilisation des panneaux photovoltaïques pour la production d’énergie électrique destinée à l’éclairage permanent des parties communes, lampes à faible consommation). Le changement du mode d’éclairage public sur la plupart des artères de la ville a également été conduit grâce à l’installation de ballasts électroniques et d’une télégestion permettant de réaliser 30% d’économies d’énergie. 4.250 points d’éclairage, dont 1.000 neufs, bénéficient de ce dispositif novateur. Le plan de circulation de la commune a impliqué le rétrécissement des voies, la création de cheminements piétons qualitatifs et de pistes cyclables, la mise en place de noues paysagères permettant une gestion alternative des eaux de ruissellement, la création d’agrafes piétonnes et de passages sécurisés pour les piétons, l’installation de places de stationnement et d’arrêts de bus paysagers, l’équipement en bornes électriques pour automobiles, la mise aux normes d’accessibilité PMR.

Aujourd’hui, la Ville de Val-de-Reuil s’inscrit résolument dans la perspective de la COP 21 à travers 5 projets :

1er projet : Associée à la SILOGE, bailleur social, sous la houlette de l’architecte/urbaniste Philippe Madec, la Ville propose un nouveau mode d’habitation respectueux de l’environnement : l’éco-village des Noés. S’étendant sur 4,9 hectares, il rassemble 98 logements écologiques, parfois sur pilotis, dans un esprit de village et renforce l’extension, déjà engagée, de la commune vers sa façade naturelle : les rives de l’Eure. L’opération comprend une chaufferie et un parc écologique, une crèche, une place de marché, une maison des jardiniers permettant une activité de maraîchage biologique (avec une association d’insertion) installée et développée en coeur du quartier. Les logements, individuels et collectifs, isolés ou reliés, en accession ou en location, favoriseront la citoyenneté et la convivialité. Les équipements permettront de renforcer la mixité sociale. Les choix architecturaux, de forme contemporaine, s’intègrent avec soin aux quartiers les plus proches et leurs habitants seront associés au processus d’aménagements (liaisons, accès, etc.). Les choix énergétiques, les matériaux utilisés (souvent le bois), sont les plus modernes, s’inscrivant dans les objectifs de division par 4 des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050, objectifs prévus par le Grenelle de l’environnement. Cette conception permettra de maîtriser le niveau de charges pour les habitants. Après avoir obtenu la « labellisation » one planet living par le WWF (le seul en France) et remporté le Prix Energies Citoyennes dans la catégorie « villes de moins de 20 000 habitants », la Ville s’engagera à inscrire ce projet dans la démarche de labellisation internationale Biodivercity portée par le Conseil International Biodiviersité et Immobilier. Grâce à ce label, l’éco-quartier de Val-de-Reuil entrera dans le cercle fermé des 5 projets immobiliers français et européen jugés à très haut niveau de performance dans leur prise en compte de la biodiversité urbaine. Une reconnaissance et une valeur ajoutée supplémentaires pour l’ensemble de ces 98 maisons et appartements.

2ème projet : La Ville favorise la création de deux parcs écologiques de promenades liant la commune à la base de loisirs et aux territoires Natura 2000 qui la bordent, l’un en prolongation de l’éco-quartier de la Siloge, l’autre sur d’anciennes ballastières de la société CEMEX et à ses frais.

3ème projet : EDF souhaite valoriser les déperditions de chaleur provenant de son data center de Val-de-Reuil. L’entreprise nationale va investir dans des projets allant dans ce sens (norme ISO 50 001). La Ville lui propose d’alimenter des serres et de chauffer des entreprises pharmaceutiques proches avec le flux de chaleur produit par le data center d’EDF puis celui d’Orange. Dalkia est en mesure de fournir l’appui technique pour assurer la liaison entre la source d’énergie et les serres.

4ème projet : Un chantier va être étudié pour remettre en fonction le moulin/turbine de l’ile du Roi entre deux bras de l’Eure afin de produire de l’électricité, ainsi cette friche industrielle disposant d’un droit d’eau non exploité permettra l’installation d’une petite centrale hydroélectrique, non loin de la frayère à brochets.

5ème projet : La Ville installera une série de ruches-sentinelles sur le toit de la mairie. Premier pollinisateur et première espèce assurant la reproduction des plantes sur notre planète, le nombre des abeilles a reculé de 30 à 40% en France comme en Europe. Un projet en faveur d’une plus large protection de la biodiversité et qui, par la production et la vente du premier miel rolivalois, pourrait assurer le financement de projets éducatifs et associatifs ayant pour objet la découverte et la préservation de l’environnement à Val-de-Reuil.

Peu de villes dans l’Eure peuvent présenter un tel bilan et de tels projets. C’est ainsi que Val-de-Reuil, qui fête ses 40 ans, reste à travers les objectifs de transition écologique et dans le respect des contraintes de la COP 21, fidèle à l’esprit novateur et écologique qui marqua sa création, dernière née des villes nouvelles.

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Lieu(x) de Valeur : la fresque et le travail des ateliers dévoilés

Dans le cadre de ce projet “Lieu(x) de valeur” des ateliers ont été organisés depuis le mois d’octobre et leur réalisation présentée à cette occasion…

« Les paysages appartiennent à ceux qui les habitent » disait Maximo Venturi Feriolo philosophe italien. Chacun d’entre nous a, dans le paysage urbain qui l’entoure, un lieu de valeur, un objet, un paysage qui lui est particulièrement cher. Fort de cette conviction, l’Association « Cités m’étaient contées…» (Collectif regroupant sociologue, urbaniste, paysagiste et plasticien) et la Ville de Val-de-Reuil ont proposé un jeu photographique qui consistait à prendre en photo, un lieu, un objet, un paysage auquel les Rolivalois tenaient pour construire ensemble avec toutes ces photos accumulées, sous l’œil d’un artiste paysagiste, une œuvre- image de la Ville.

cette fresque photographique qui a été créée et présentée avec le public co-auteur, plus de 200 personnes dont beaucoup de jeunes, le vendredi 6 février 2015 à la médiathèque Le Corbusier
cette fresque photographique qui a été créée et présentée avec le public co-auteur, plus de 200 personnes dont beaucoup de jeunes, le vendredi 6 février 2015 à la médiathèque Le Corbusier
Atelier « Traversées » : où l’on a (re)découvert la ville sous forme de chasse au trésor pour reconstituer la ville sous la forme d’un puzzle
Atelier « Traversées » : où l’on a (re)découvert la ville sous forme de chasse au trésor pour reconstituer la ville sous la forme d’un puzzle
« Ma ville au patrimoine mondial de l’UNESCO » : où l’on a proposé d’inventorier les valeurs sensibles de la ville pour en constituer un blog ; atelier « Conte-moi ta ville » : où l’on a proposé une ballade guidée dans la ville par des personnages inventés
« Ma ville au patrimoine mondial de l’UNESCO » : où l’on a proposé d’inventorier les valeurs sensibles de la ville pour en constituer un blog ; atelier « Conte-moi ta ville » : où l’on a proposé une ballade guidée dans la ville par des personnages inventés
Atelier « Herbier du béton et du bitume » : où l’on a proposé une ballade-cueillette à travers la ville pour composer un jardin imaginaire
Atelier « Herbier du béton et du bitume » : où l’on a proposé une ballade-cueillette à travers la ville pour composer un jardin imaginaire
Enfin l'atelier « Croque ta ville » : où l’on a construit une maquette géante de la ville dégustée par tous, le jour « J » de l’inauguration !
Enfin l’atelier « Croque ta ville » : où l’on a construit une maquette géante de la ville dégustée par tous, le jour « J » de l’inauguration !

L’association   « Cités m’étaient contées », à l’origine du projet, et l’artiste Gianni Burattoni, sont présents en salle d’exposition les 20 et 21 février et disponibles pour présenter aux visiteurs le concept de cette exposition, présenter l’œuvre et les résultats des ateliers. La fresque photographique « Lieu(x) de valeur », est visible à la médiathèque jusqu’au 6 mars.

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500 partenaires au Voeux de Marc-Antoine Jamet

10 priorités pour Val-de-Reuil, et un tour d’horizon de l’année à venir : l’intervention de Marc-Antoine Jamet devant les partenaires de la ville

Discours des vœux aux partenaires
de Marc-Antoine Jamet,
Maire de Val-de-Reuil
Vice-président du Conseil régional de Haute-Normandie
le Jeudi 22 janvier 2015 au stade Jesse OWENS

Chers amis,
Les voix que vous venez d’entendre sont celles d’un groupe de notre territoire : Amazing Blue. C’est une formation du SIEM, notre école de musique, devenue un conservatoire reconnu par l’Etat, grâce au travail accompli par son directeur Laurent Meunier, à la volonté farouche de Nathalie Covacho-Bove et peut-être aussi  à l’action de la municipalité auprès du Ministère de la Culture, du département qui nous donna l’ancien collège Alphonse Allais pour héberger musiciens et élèves et de la région qui équipa nos studios de musique actuelle. L’union fait la force. Cette labellisation était une des nombreuses bonnes nouvelles de 2014.

Pourquoi cette sérénade ? La réponse est simple. A la différence de Fidel Castro, dont seul ce point me sépare comme chacun sait, je ne souhaitais pas uniquement partager un discours avec vous, mais vous montrer, comme nous le faisons chaque année, une des facettes de la vie rolivaloise.

Un mot également sur les images que vous avez aperçus. Ce sont les quatre actrices du film de Céline Sciamma « Bande de filles » dansant loin de leurs soucis et des difficultés de leur vie sur « Diamonds in the sky », la chanson de Rihanna. Elles ont une force, un dynamisme et une sérénité communicatives qui fait du bien en ce début d’année troublée.

Je suis, comme depuis 15 ans, à pareille époque, très heureux de vous accueillir, malgré une météo glaciale. Nous sommes au stade Jesse Owens de Val-de-Reuil. Ce lieu que vous ne connaissiez peut-être pas encore porte le nom d’un bel athlète noir américain, afro-américain pour employer les termes d’aujourd’hui, d’un homme intelligent, élégant et convainquant. Hitler refusa de lui serrer la main à Berlin en 1936. Le dictateur nazi ne supportait pas que, en montant sur la première marche d’un podium olympique, ce sprinter établisse, par la simple couleur de sa peau, la stupidité de la théorie des races et rétablisse une vérité éternelle et universelle qui est l’égalité entre tous les hommes.

C’est un symbole de ce que, avec mes 32 collègues de la majorité, de la dissidence et de l’opposition, que vous me permettrez de saluer sans attendre pour leur dévouement général à l’égard de nos concitoyens et pour leur bienveillance particulière à mon endroit, nous tentons de faire vivre, quotidiennement, dans notre Ville aux 6000 élèves, aux 60 nationalités, aux 4000 hectares, aux 22000 heures d’ouverture des équipements sportifs, aux seulement cinq naissances puisque nos berceaux sont à Elbeuf ou à Louviers, qui fêtera en 2015 les quarante années de sa jeune existence…

Cet équipement est exceptionnel, d’abord parce qu’il nous abrite, et ensuite en raison de stature régionale, si ce n’est nationale. Il possède une piste de 100 mètres indoor dont on me dit qu’elle n’a pas d’équivalent en Europe sauf à Helsinki. Notre commune, parce qu’elle ne croit plus au Père Noël et qu’elle n’est pas infestée de moustiques, a d’ailleurs récemment décliné l’honneur d’être la capitale de la Finlande. Je dois vous avouer également que nous ne sommes pas non plus encore entièrement certains de devenir, devant Rouen et Caen, avec seulement 15.000 habitants, la capitale de la Normandie unie. Je peux vous confier cependant, car nous sommes entre nous, que notre dossier a été secrètement déposé auprès du seul candidat connu et reconnu à ce jour à la fois par la Basse et la Haute régions, je veux parler de mon ami Mayer-Rossignol qui examine cette éventualité concurremment avec notre projet de port en eau profonde et notre idée de terminal pétrolier, dont les oléoducs, avec la permission de son maire, passeraient au Vaudreuil.

Tout comme le meilleur président de Conseil Général que l’Eure a connu, mon autre ami Destans, j’espère qu’ils seront réélus en mars et en décembre prochains. J’ai bon espoir. Je crois au mérite. Leur bilan est excellent. Leur équipe est remarquable. Leur programme est le meilleur et, c’est un pur jugement de valeurs, je trouve la concurrence plutôt pâlichonne, pour ne pas dire faiblarde. Dans combien de mairies de Droite ou de Gauche, du Centre ou de nulle part, ai-je entendu saluer de la même façon le charisme de Jean Louis et la compétence de Nicolas ? A mes yeux, en toute objectivité, sans le moindre parti pris, sans le moindre préjugé, ce ne serait que justice s’ils l’emportaient. C’est mon vœu pour 2015.

En attendant ce jour bénit, pour rester pragmatique, je voudrais vous préciser que la plus jeune commune de France assure, seule, les coûts de fonctionnement du bâtiment qui nous reçoit. Val-de-Reuil en est ainsi devenu, année après année, le premier financeur et, sans une parfaite gestion, des économies permanentes, des mutualisations avec d’autres missions, la compétence des agents du service des sports sous la direction éclairée de Yannick Mesnil que je remercie, puis de Pascale Ravaux qui lui a succédé récemment sous l’autorité de Rachida Dordain, notre Ville Nouvelle ne serait jamais parvenue à supporter un tel choc budgétaire. Pour autant, nous ne désirons pas spécialement persister dans la performance. Si, d’aventure, elle le proposait, nous accepterions avec joie que la communauté d’agglomération Seine-Eure, certes après la quintuple piscine de Louviers, après la patinoire de Louviers cela va de soi, après le ball-trap de Louviers rien de plus normal, après le boulodrome de Louviers, comment pourrait-il en être autrement, après la priorité au sinodrome, à la piste de curling, au stade de diabolos de Louviers, c’est évident, donne un petit coup de main à l’athlétisme rolivalois et prenne notre relais avant Rio 2016 où courra, épaulé par GDF Suez, notre grand champion Michael Zézé – que nous espérons voir revenir couvert d’or.

Vous l’aurez également compris. Si nous nous sommes réfugiés ici, c’est parce que le Théâtre des Chalands est désormais devenu trop coûteux et pas assez sécurisé pour accueillir notre cérémonie annuelle. Nous l’avons laissé aux comédiens qui y résident et à son directeur Benoît Geneau que je salue pour ce qu’il a fait à Val-de-Reuil et qu’il pourrait continuer sous une autre forme. «Arma togae cedant». Que les armes cèdent à la toge, disait-on à Rome pour manifester la soumission du pouvoir militaire au pouvoir civil. « Civitas artis cedat » se dit donc à Val-de-Reuil pour signifier que la politique s’efface devant la culture et, par les temps qui courent, ce n’est pas la plus mauvaise des idées.

Les plus anciens de mes collègues auront compris que cette petite incise n’est qu’un prétexte pour intégrer dans mon propos quelques citations latines exactes ou fabriquées et conserver ainsi sur notre territoire la tradition chère à Franck Martin qui, avec Patrice Yung et Christian Renoncourt, sût incarner pendant 20 ans notre voisine, la cité drapière, en puisant allègrement dans les pages roses du dictionnaire.

Pour en revenir à notre quête d’un toit, voici seulement trois semaines nous étions à la rue. L’idée de nous réfugier dans un cirque, si elle n’effraie pas certains, m’a paru symboliquement aventureuse. J’entends déjà les commentaires. J’en ai même lu certains dans La Dépêche ce matin. Vous accueillir dans le nouveau théâtre de l’Arsenal, malgré l’achat de 500 casques de chantier, restait audacieux au regard de la commission de sécurité sauf à vouloir me débarrasser de quelques-uns d’entre nous. Réserver le théâtre d’Evreux que mon collègue ébroïcien veut libérer de la scène nationale qui est, dans son budget et peut-être dans son esprit, un poids inutile, aurait été diversement interprété puisque j’entends partout que cette troupe trouverait asile, bientôt, sur notre plateau. Il ne restait plus que cet espace. Entre salle d’échauffement et salle de musculation, il ne m’a pas paru inadapté à l’exercice oratoire et sportif qui nous réunit avant que nous partagions un pot que la conjoncture a rendu plus frugal.

Quoi qu’il en soit, compte tenu de ce déménagement impromptu, auquel s’ajoutent les rigueurs de l’hiver, qui nous apportera la neige de Noël en janvier, je ne peux que davantage vous remercier, vous les entrepreneurs, les associatifs, les partenaires, les voisins, les habitants, de votre fidélité, de votre assiduité, à ce rendez-vous annuel. Je veux aussi remercier la famille des élus de Seine-Eure, les maires de Pont-de-l’Arche, la Haye-Malherbe, d’Heudebouville, de Saint-Pierre et Saint-Etienne du Vauvray, de Vironvay et de Andé, de Louviers et de Léry, de s’être ainsi rassemblés autour de nous.

Pour des raisons autrement plus graves que le froid, nous aurions pu annuler ce rendez-vous. Nous l’avons, au contraire, maintenu parce que nous avons pensé, avec mes collègues du Conseil Municipal, qu’il était bien de se retrouver, de se réunir, de se réchauffer. Nous ne pouvons pas, en effet, ne pas dire un mot sur l’actualité la plus récente, sur ces jours terribles qui ont bouleversé, ébranlé et endeuillé notre pays.

Ils suscitent en moi qui suis aussi le premier responsable d’un parti politique dans le département de l’Eure différentes réactions :

Il faut avant tout songer, après ces attentats comme après ceux de Londres et de Madrid qu’on ne saurait pas oublier, aux victimes de cette violence aveugle, aux blessés, à leur famille qui souffrent et s’interrogent. Ces 17 morts, même si certains – rappelait il y a peu l’écrivaine Marie Nimier – parlent de 20 morts en y incluant les terroristes manipulés par leur fanatisme, par l’obscurantisme, par des donneurs d’ordre qui, comme eux, autant qu’eux, davantage encore, sont coupables de cette tuerie et qu’il faut, pour cela, chasser et traquer, ces 17 morts sont à l’image de la société française :
•    Les trois assassins ont tué, indifféremment, des journalistes, des policiers, des employés communaux, des étudiants, des clients, des commerçants, des femmes et des hommes, pour la plupart désarmés et tous innocents, des Français que nous aurions pu croiser dans la rue. Ne nous trompons pas. En faisant feu sur leurs cibles, ils ont voulu tirer sur notre société pour l’abattre. C’est pour cela qu’il faut résister debout.
•    Les trois assassins ont tué des octogénaires et des jeunes gens, puis retenus en otages un bébé, un enfant et une femme enceinte au mépris de toute humanité. Ils sont l’inhumanité.
•    Les trois assassins ont tué des catholiques, des juifs, des athées et des musulmans. Il faut rappeler que le Djihad qui, dans son délire, prétend tuer des chrétiens et les enfants d’Israël, verse chaque jour le sang de l’Islam et a tué des dizaines de milliers de Syriens, de Nigériens, de Nigérians et d’Afghans, de Libyens, de Maliens de Kurdes et d’Irakiens, parfois des Tunisiens, des Algériens et des Marocains, tous leurs frères en religion. Quelle hypocrisie !
•    Les trois assassins ont tué un policier d’origine arabe, Ahmed Merabet, 42 ans, un fils modèle, un homme exemplaire, qui suppliait ses bourreaux de l’épargner, alors que, déjà atteint, il était au sol, une policière d’origine martiniquaise, Clarissa Jean-Philippe qui n’avait que 27 ans, abattue par traitrise à Montrouge alors qu’elle faisait son devoir, un policier d’origine normande Franck Brinsolaro, 49 ans, fonctionnaire valeureux, professionnel, déterminé, qui après avoir risqué sa vie pour protéger nos ambassades dans des pays en guerre, voulait, à Bernay, profiter de sa femme et de sa petite fille. Par leur sang versé pour nous, nos trois compatriotes, face à la lâcheté de leurs agresseurs, se sont tous comportés en héros. Je veux reprendre la phrase de Clémenceau à propos des combattants de la Grande Guerre. « Ils ont des droits sur nous ». Nous ne les oublierons pas.

C’est pourquoi il ne faut pas mesurer notre admiration pour le courage, le dévouement et la détermination des forces de l’ordre engagées dans cette opération. Il me revient une image, celle de cet homme du Raid qui se glisse, le premier, le rideau de fer à peine levé, dans le petit supermarché casher pour protéger les otages de son corps et de son bouclier. Combien d’entre nous auraient eu le cran de le suivre ? Devant la mort de leurs collègues, nous adressons, sincèrement, nos condoléances à ceux qui, dans l’Eure et à Val-de-Reuil-Louviers, policiers, gendarmes, policiers municipaux et pompiers, risquent aussi, leur vie pour nous préserver du danger et à qui il faut dire -plus souvent- notre gratitude pour leur formidable travail et l’implication dont ils font preuve dans leur mission, sans limiter notre soutien au traumatisme qui suit les grandes épreuves, mais en en faisant un réflexe républicain, un réflexe permanent.

Je veux dire également, comme beaucoup d’entre vous l’ont fait, ma reconnaissance au Président de la République, au chef de l’Etat François Hollande, au Premier Ministre Manuel Valls, que j’accompagnerai en Chine la semaine prochaine, et à son Gouvernement, notamment à Bernard Cazeneuve, pour leur efficacité, leur comportement digne, la fierté qu’ils nous ont communiquée, mais aussi pour leur ton mesuré, leurs paroles apaisantes afin de préserver la cohésion nationale, de créer face à nos ennemis l’indispensable union sacrée que nos parlementaires, je pense à François Loncle, ont relayée en chantant, dans l’hémicycle, une Marseillaise entonnée par Serge Grouard, le député-maire UMP d’Orléans, et reprise par Claude Bartolone, le président de l’Assemblée nationale.

La France n’a pas été seule pour affronter cette épreuve. Comme beaucoup d’entre vous, j’ai ressenti du bonheur et de l’honneur à voir le monde entier s’unir pour défiler entre la République et la Nation. La République et la Nation, ce sont  deux notions intimement liées, depuis la Révolution Française, comme la démocratie et la liberté, à notre histoire, à notre culture, à notre destin. C’est un message auquel 50 chefs d’Etat et de Gouvernement ont voulu dire leur attachement et qu’importe si quelques hypocrites se sont glissés dans le cortège parmi une immense majorité d’honnêtes gens. Paris était, par ce beau dimanche de manifestation, la capitale de la liberté.

Dans la foule, immobilisé à des centaines de mètres du cœur de la manifestation, en famille, j’ai éprouvé l’espoir, l’élan de se « vivre ensemble » que traduisait, partout en France, le beau mouvement citoyen qui a vu des millions de gens converger vers les esplanades et les places des Hôtels de Ville de France, jusque sur le perron de notre Mairie à l’appel de Fadilla Benamara ou pendant la projection de Timbuktu demain aux Arcades à laquelle nous invitent Nadia Benamara et Jean-Claude Bourbault.

Mais ce beau sursaut ne suffira pas. Nous sommes face à quatre dangers dont il faut avoir conscience :
Le premier, et comment ne pas y songer alors que nous vivons toujours sous le régime du plus haut niveau du plan Vigie Pirate, est que cela se reproduise. Il faut être lucide. Il faut être vigilant. Il faut être solidaire. Il faut être clair. Nul n’a le droit de tuer son frère. Pour rappeler les vertus de la laïcité qui n’est pas « que » neutralité mais règle de vie et garantie – justement – pour nos croyances privées, de la République qui n’est pas « que » tolérance mais force, aspiration, devoir, j’ai demandé aux services municipaux sous l’égide de Patrice Caumont de réfléchir à des actions sectorielles.
Le second danger serait de confondre ces trois assassins, embrigadés dans une secte meurtrière, après l’avoir été dans la délinquance et, pour l’un d’entre eux, dans la pédo-pornographie, avec des millions de gens paisibles, nos voisins, nos amis, nos agents et, pour certains, mes collègues, avec une religion qui a sa beauté, ses particularités et ses qualités. En vertu de cela, il faut, selon moi qui ne croit pas, se garder de parler trop rapidement de guerre, ni choc de civilisations. Il ne faut pas oublier tout ce que la culture arabo musulmane a apporté au monde occidental et combien, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, y compris entre 1830 et 1962, y compris par l’immigration, la société française qui est une société d’intégration s’est ouverte à des femmes et à des hommes, à leurs enfants nés français, qui en sont membres à part entière, singulièrement ici, et qui, en faisant leur vie, ont édifié la nôtre.

A Val-de-Reuil, je ne renoncerai pas à faire confiance. Je ne renoncerai pas à délivrer un permis de construire à un projet de Mosquée que j’approuve, pour peu qu’il soit aux standards de notre architecture moderne. Cette construction permettra tout simplement à des centaines de Rolivalois, nos concitoyens actifs et mobilisés à nos côtés -lorsqu’il le faut- y compris dans cette période où les repères deviennent incertains, de se réunir dans des conditions dignes. C’est indispensable, pour entendre la voix d’un Imam qui doit veiller, notamment auprès des plus jeunes, car c’est, avec celle de leurs parents, sa responsabilité personnelle, à répandre un Islam à la fois authentique et républicain. Sur ce point, attention, je ne pratiquerai ni l’angélisme, ni l’ amalgame. Moi je suis du côté de Lassana Bathily, de la légion d’honneur et de la France.

Dire cela n’empêche aucunement d’avouer un troisième danger, celui de voir renaître en France l’antisémitisme, cette abjection totale qui puise dans ce qu’il y a de plus absurde et de plus cruel. Qui peut oser partager la démence des nazis, nier la Shoah et choisir le camp de la Gestapo ? Et qu’on ne vienne pas parler pour justifier le refus odieux d’une minute de silence de ce qui se passe à Jérusalem et à Gaza car les Juifs de France sont chez eux dans un pays qui, depuis des siècles, est le leur et auquel ils ont tant donné. C’est une réalité qui ne doit pas être ignorée dans notre lycée qui s’appelle Marc Bloch, notre collège qui se nomme Pierre Mendès France, notre école hommage à Léon Blum. Je le dis d’autant plus fortement qu’il apparaît qu’il n’y a pas eu cent incidents dans les établissements scolaires de l’hexagone au moment du recueillement à la mémoire des victimes des attentats, mais cent par rectorat, ce qui signifie des milliers de cas de mômes qui ne comprennent même pas ce que sont la douleur et la compassion.

Il ne faut pas non plus oublier d’autres conflits dans lesquels la France, avec ses jeunes soldats, expérimentés et dévoués, est engagée au Sahel ni taire les massacres commis par Boko Haram. Il ne faut pas pour autant oublier l’absence de paix au Moyen Orient et le drame palestinien, car la morale civique que nous défendons commande de n’avoir qu’une seule attitude face à l’injustice.

Plus difficile à formuler, même si le Pape François, cet homme qui nous étonne tous les jours et qui vaut mieux que son prédécesseur, en a dit un mot. Il est complexe de vouloir d’un unanimisme paradoxal qui exigerait que l’expression de toutes les opinions soient libres, mais qui s’imaginerait également que leur formulation ne choque personne, que non seulement nous soyons « tous Charlie », mais que nous imposions que chacun le soit sans possibilité de choix. Je ne fais pas allusion au pantin millionnaire Dieudonné qui fait la politique de Mme Le Pen, ni à la foule anti-française manipulée à Niamey ou au Pakistan, mais à ceux qui, à côté de vous, jusque dans cette salle, vous disent qu’il est parfois dur de voir traité en dérision ce qui est, pour eux, le plus précieux et le plus sacré. Il y a encore beaucoup d’explications à donner, beaucoup de discussions à avoir sans être péremptoire pour que nous vivions ensemble.

Enfin, je ne veux pas voir la France, notre pays, l’Europe qui reste notre avenir se radicaliser entre fanatiques embrigadés par des sectes, d’un côté, et extrémistes arriérés, de l’autre, surfant stupidement sur les peurs, les angoisses, les colères nées de ces crimes pour développer leur petit commerce de la haine ordinaire. C’est un risque à la veille de deux élections importantes. De ce point de vue nous aurons tous, en mars et en décembre, une responsabilité politique dans le choix de nos mots, de nos actions, de notre vote.

Avec le conseil municipal de Val-de-Reuil, à notre très modeste échelle, nous avons – avec vous – une mission qui est de préserver un territoire où 15.000 personnes nous font confiance. Je dis toujours que notre Ville est un petit paradis en raison de la concorde, de l’harmonie, du calme qui règnent dans nos rues, dans nos associations, dans nos écoles. Continuons tous ensemble. Ne devenons pas un petit paradis perdu. Les incendies se sont éteints qui trahissaient un mal-être. Les tags se sont effacés qui portaient un message de haine. Pour moi un habitant de ma ville ne se caractérise pas parce qu’il est propriétaire ou locataire, célibataire ou à la tête d’une large famille, salarié, agent public, rentier ou chômeur. Il n’est pas blanc, noir, chinois, jeune ou vieux, proche ou pas de la mosquée ou de l’église, de sexe féminin ou masculin. Il ne se distingue pas parce qu’il serait nouvellement arrivé ou premier résident. Je ne calcule pas le nombre de kilomètres qui le séparent de la Ville où il est né, Paris, Taza, Dakar, Rouen, Erbil, Phnom-Penh, Caen, Alger, Brazza, Marseille, Ho Chi Minh Ville, Tizi-Ouzou ou Kinshasa, ce qui serait une discrimination particulièrement imbécile. Il est rolivalois. Il n’y a ici qu’une seule communauté fondée, dans la diversité, sur une seule identité.

C’est cette communauté qui s’est recueillie autour de deux hommes qui nous ont quittés en 2014. Je sais que nous ayons tous une pensée pour eux. Notre ami et collègue Daniel Moreau, d’abord, parti si brutalement. A l’aube de sa retraite, après avoir travaillé chez Matra, EADS, Cassidian, il voulait donner son temps à ceux qui n’ont pas d’emplois et, après s’être lancé dans l’arène de la campagne avec sa probité qui lui faisait s’indigner de telle ou telle attaque, il apportait dans notre maison sa gentillesse, sa sérénité et son dynamisme. Nous construisons, dans le respect de son souvenir, ce qu’il avait commencé de bâtir.

Gérard Thurnauer, « Thurno », également, jeune homme de 88 ans, architecte, urbaniste, environnementaliste avant l’heure qui a fondé notre Ville et qui, pendant un demi-siècle, l’a toujours défendue avec ses utopies et ses acquis, ses balbutiements et ses achèvements. Comme au premier jour, il y croyait dur comme fer et nous apportait à chaque échéance son soutien, son appui, voyant dans nos efforts, dans notre renouveau, non pas une contradiction avec son œuvre, le prolongement de son propre dessein. Avec Jean-Paul Lacaze, il a rejoint Jeanne et Michel Doucet…

Ils seraient heureux de voir aujourd’hui, je le crois, nos projets, ces grandes directions, ces orientations que nous voulons donner à la plus jeune commune de France pour qu’elle se développe et apporte davantage à ses enfants. Ce que je dis à cet instant n’est pas éloigné de ce par quoi j’ai commencé. Comme elle était celle de Raymond Aron, selon ce que l’on apprenait de lui à la Fac, ma conviction politique est que seule une humanité heureuse peut tourner le dos à la violence qu’elle soit criminelle ou sociale, collective ou individuelle, qu’on ne peut négliger ou mépriser les onze millions de Français qui vivent dans des quartiers de grande précarité, que la solidarité nationale et locale, c’est à dire de l’argent mieux réparti, mieux partagé, doit briser les ghettos et créer l’unité. C’est en ce sens que le Premier Ministre a parlé d’apartheid ou de relégation.

Aussi est-ce, une fois encore, le but que nous avons assigné au programme municipal de ce troisième mandat. Il est déjà prêt et nous l’avons défendu en mars. Il nous conduira ensemble à la veille de 2020. Il est mis en œuvre par une équipe jeune, sympathique, renouvelée, présente, exigeante, cohérente, diverse et paritaire avec qui j’ai un grand plaisir à travailler. Grace, Nabil, Jeanne, Ousmane, Olivier, Mohamed, Benoît, vous êtes notre relève pour demain. De ce point de vue, sans même évoquer l’aide extraordinaire que m’apporte notre première adjointe Catherine Duvallet, j’ai énormément de chance.

Lors de l’élection, il y a moins d’un an, cette dynamique et notre cohésion, ont été des atouts. Dans une conjoncture nationale difficile pour la formation que je représente, en dépit du renouveau de l’opposition dans l’Eure qui, derrière son leader, installe un système qui fait, parfois, froid dans le dos et des équipes qui peuvent prêter à sourire, ce qui n’est pas une insulte, malgré le score du Front National aux européennes qui, localement encore plus que dans l’hexagone, m’a horrifié, notre sérieux et notre ambition pour la Ville ont convaincu, dès le premier tour, deux électeurs sur trois. Même le quarteron habituel de mécontents, d’incompétents, de dissidents, qu’on trouve partout dès que les choses vont mieux, ne m’a pas empêché d’être, parmi ceux qui partagent mon engagement militant, le maire le mieux réélu de notre région. Je veux en remercier une fois encore et de tout cœur les rolivalois qui, sans aucune exception, qu’ils m’aient soutenu ou pas, peuvent compter sur moi. Sans eux, je ne serai pas là où je suis avec mon enthousiasme, mon énergie et mon envie.

C’est ce qui explique qu’aux prochaines élections départementales, je soutiendrai évidemment Janick Léger, qui a tant fait pour notre Ville, pour l’éducation, pour l’action sociale, pour le développement, et Jean-Jacques Coquelet en qui j’ai entièrement confiance et qui tient les finances de la Ville. Avec cette femme et cet homme, j’ait tant de choses en partage. Je sais qu’ils travailleront au bien commun. Je voterai pour eux, tout comme j’aurais voté Richard Jacquet à Alizay ou Acquigny, Leslie Cléret à Louviers ou Vironvay.

J’ai noté une légère difficulté puisque, pour une candidature de témoignage, vouée à l’échec, comme celle de Jean-Pierre Perrault, le président du conseil des sages voici six ans, une autre de mes adjointes se présente contre eux. C’est une erreur et un handicap pour notre Ville. Néanmoins c’est une jeune femme élue que je respecte et que tous ses collègues apprécient. Je ne l’approuve pas. Pourtant, contrairement à ce qui ce serait passé dans bien d’autres contrées, je ne la sanctionnerai pas. Nous avons besoin d’unité au service du progrès et le Front de Gauche y a toute sa place.

«10 priorités»

Avec mon équipe, je mettrais donc en œuvre dix priorités :

1) La plus importante est le renouvellement urbain à travers le PNRU2.
D’une certaine façon, nous pourrions presque considérer que nous avons rempli notre contrat dès lors que nous l’avons obtenu. Un millier de communes et de quartiers avaient fait acte de candidature. Grâce à notre travail, à celui de Fabrice Barbe, aux réunions de quartiers, aux diagnostics en marchant de Bernard Cancalon, Val-de-Reuil a été retenu à la mi-décembre, parmi les 200 sites à « enjeu national » qui vont bénéficier de ce dispositif. Certes le Président de la République nous l’avait promis, mais ce n’était pas dans la poche. La concurrence a été terrible. Mais, comme Myriam El Khomri, Secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la ville, s’est rendu, le mercredi 7 janvier, dans notre « cité contemporaine » a pu le constater, les progrès réels que nous avons accomplis lors des deux premières opérations de rénovation urbaine (ORU, puis ANRU), étaient réels. Avec un peu plus de 100 millions d’Euros, nous avons pu changer notre Ville.

Il faut jeter maintenant les bases des quatre étapes du nouveau plan de rénovation : 1) désigner une équipe de maîtrise d’œuvre et un comité de pilotage en bonne entente avec la Case sans retomber dans les errements passés, ni voir comme les fameux carabiniers telle ou telle qui doit encore faire ses preuves, s’autoproclamer sans légitimité particulière, sans compétence particulière chargée de ce dossier 2) envisager ce que pourra être l’enveloppe dévolue à Val-de-Reuil, enveloppe qui avait été estimée entre 35 et 50 millions d’euros. 3) interroger les partenaires publics (Caisse des Dépôts, CAF, etc), les collectivités locales (agglomération, département, région) et bailleurs sociaux sur ce que pourra être la répartition du budget nécessaire et leur niveau d’engagement. 4) définir une liste d’opérations prioritaires.

Parmi ces dernières, la municipalité souhaite naturellement inclure les 150 logements du Quartier du Mail, dont la rénovation par Eure Habitat a été évaluée à une dizaine de millions d’Euros et qui auraient dû figurer parmi les deux premières vagues de réhabilitation dès 2001, s’ils n’avaient été hors des limites administratives d’intervention de l’ANRU, la copropriété dégradée de la Garancière sur la Grosse Borne, les interstices des plans précédents et je pense notamment aux rues Payse et Bonvoisin, la transformation du « Théâtre des chalands » en « Maison des chalands » réservée aux jeunes et aux associations, les friches urbaines que constitue le site de l’ancienne ESITPA, ainsi que l’accompagnement du quartier de la Gare et de celui de l’Ilot 14. Tous ces projets seront aidés par la baisse de la TVA à 5,5% sur les constructions de la Ville Nouvelle et son classement en zone B2 au titre de la Loi Duflot qui font déjà revenir les promoteurs.

Deuxième objectif essentiel, le développement du commerce.
Nous avons pour cela de très nombreux projets aidés par la disparition d’une partie de la fiscalité sur ces activités que permet le classement d’une partie de notre territoire en quartier de la politique de la Ville. Des cases commerciales se construisent donc partout : a) sur la Voie Blanche au rez-de-chaussée de l’immeuble signal, b) avec Merzhad Korangi qui veut doubler la superficie du petit centre commercial de la Trésorerie devant le lycée, c) aux Clouets qui continuent de se développer, d) au point commerce de la Gare pour lequel nous avons des candidats, e) dans un immeuble de 18 logements qui abritera aussi une clinique vétérinaire et quelques cases à la place de l’ancienne maison du directeur de l’EPV au croisement des Falaises et de la voie Blanche, mais notre principale projet demeure l’ilot 14 qui doit s’entendre de la Galerie Vivaldi à Rue Courtine.

Pour offrir aux rolivalois et à leurs voisins, les commerces dont ils ont besoin, ce terrain en centre ville, dont nous ne sommes devenus propriétaires qu’en 2012, a fait l’objet d’une compétition. Depuis trois mois, nous avons accompagné deux équipes, l’une menée par Carrefour, l’autre par Immochan, qui nous ont présenté deux projets qui renforceront l’attractivité de notre Ville. Nous touchons au bout. D’ici un mois, nous aurons choisi celui qui sera l’opérateur de ces 10.000m2  de commerces, des ces 450 places de parking et de ces 120 logements, environ, dont le chantier commencera en 2016. Cela changera la donne.

Troisième objectif : développer le logement.
Nous le savons depuis des années. Pour des raisons fiscales, budgétaires et sociales, l’équilibre démographique de la ville se situe à 20 000 habitants et il nous faut après être passé de 93% à 63% de logements sociaux, continuer de bâtir les conditions d’un parcours résidentiel et de la mixité sociale pour les habitants. Il fait donc construire à Val-de-Reuil. C’était une tâche ingrate jusqu’en 2001. La ville avait mauvaise réputation et présentait un « visage urbain » peu avenant.

Depuis les choses sont devenues plus faciles. 700 logements ont été construits au cours des 10 dernières années. 500 autres devraient sortir de terre avant cinq ans. Pour ne prendre que quelques exemples, le lotissement de la SECOMILE sera fini dans quelques semaines ; l’éco-quartier et ses  98 logements sont en chantier en nous efforçant de protéger les habitants de ses nuisances. Demain, si les fouilles archéologiques qui vont nous coûter 200.000 euros ne font pas apparaître les restes d’un homme préhistorique muni de l’ancêtre d’un sac Vuitton, comme au Cavé, voici quatre ans, 60 villas à proximité du Parc des sports et 50 maisons de ville, près de la gare, devraient également voir le jour.

Quatrième objectif, aménager notre Ville et continuer d’en remodeler le périmètre le long d’un axe est/ouest par la reconquête des rives de l’Eure auxquelles nous tournions le dos.
Réaliser ce rééquilibrage et oublier le développement nord/sud qui prévalait avant 2000 exige la construction d’un nouveau quartier à l’Est de la ville, à l’image de celui que nous continuons d’édifier autour du lycée. Pour cela nous avons des atouts, le nouveau visage de la gare a déjà séduit Spie Batignoles. Plus accueillante, plus moderne, plus accessible avec ses ascenseurs, sa passerelle rénovée -j’en aurais préféré une neuve mais à plus d’un million d’euros l’unité, je me suis fait une raison car, contrairement à ce qui se passe pour la gare de Bernay, nous payons déjà plus que notre écot- son parking de 463 places de parking, livré fin 2015, la firme de BTP veut y bâtir 4 bâtiments de bureaux. Ils seront le cœur d’un quartier numérique de 6.000m2 :
–    entouré de nouveaux logements,
–    organisé autour du centre technique municipal, du petit complexe de jeux Toukyland, de la future salle de futsal (je félicite d’ailleurs l’ASVVP pour ses remarquables résultats) et du théâtre de l’Arsenal, car il faut des équipements pour qu’il y ait de la vie.
–    aéré par les deux grands parcs de promenade écologiques qui vont être aménagés à proximité, l’un par la SILOGE et la région, l’autre par CEMEX non loin de la prison en contrepartie de l’extraction de granulats.

Nous mériterions la quatrième fleur que MM Aurières, Duconseille et Prestot se battent pour nous faire avoir, si  cette qualité de notre cadre de vie était un tant soit peu compatible avec la construction d’une autoroute qui défigurerait nos paysages. Je déplore donc que la Ministre en charge de l’environnement en ait accepté son démarrage. Je veux croire sur ce dossier à la parle de Dominique Sorain et René Bidal, nos Préfets qui ont toujours défendu nos causes. Sans cela il faudra en tirer toutes les conséquences… Enfin, en termes d’aménagement, surtout depuis qu’elle est refaite, la Rue Grande vers laquelle reviennent un ou deux commerçants reste pour nous une immense préoccupation.

Cinquième objectif : la modernisation  par le savoir.
Cette volonté est traduite à travers trois chantiers essentiels. Celui du Théâtre et, hier soir, mon collègue de la Cour des comptes, Fabrice Bakhouche, directeur de cabinet de Fleur Pellerin, me disait comme Myriam El Khomry nous l’a rappelé que notre théâtre est un outil essentiel pour la diffusion des idées et la démocratisation de la culture. Si nous faisons un outil d’ouverture, il sera subventionné. Au nouveau directeur qu’un concours retiendra à la fin du mois d’entendre cet appel.

Deuxième front de la modernisation, le déploiement du réseau fibre optique dans lequel, la ville s’est engagée, dès 2011. Au-delà de la performance technique de la SOGIRE et de la Spie, au-delà du progrès technologique que cela apportera, plus que les 24 kilomètres de fibre installés, ce qu’il faut retenir ce sont les usages que ce réseau va permettre et l’attractivité que cela va donner à notre commune. Demain, chaque famille, chez elle, sera connectée et la commune réfléchit à une offre d’internet sociale qui leur sera proposée.

Dernière bataille, celle des écoles, bastion de la laïcité que font vivre les associations de parents d’élèves comme celle de Louise Michel, de Léon Blum, les centres de loisirs comme celui des dominos et son extraordinaire fête à laquelle j’ai assisté, ou auxquelles a tant donné Geneviève André. La meilleure arme pour faire reculer la bêtise c’est le savoir et il a besoin d’être dopé avec les moyens que les jeux vidéos, les consoles, les mobiles développent pour le concurrencer. Nous continuerons de booster PMF en tant que collège numérique, d’équiper les écoles de tablettes, et dans 6 semaines, l’ensemble des écoles de la Ville, des collèges et notre lycée bénéficieront du très haut débit.

Sixième axe, l’accroissement de la sécurité.
Nous avons déjà des résultats, moins 50% de faits constatés depuis 2008, mais augmenter encore la sécurité de nos concitoyens passe par la mise en place de 4 nouvelles mesures.

Premièrement, il faut pour la sécurité routière construire le rond point des sablons autour de l’œuvre de Zimmerman, de trottoirs, de pistes cyclables.

La seconde consiste à ouvrir avec Dominique Lego le nouveau poste de police municipale sur la dalle à proximité de la médiathèque. Le chantier a commencé il y a plus d’un an. Il est interminable. Il va se terminer. Parce que nous avons souhaité un lieu accueillant, chaleureux où les plaignants, les usagers, les fonctionnaires se sentent protégées, nous avons choisi, pour la façade, avec l’architecte Emmanuelle Lego, un procédé et un matériau le corian qui est une première mondiale. C’est un hasard et nous ne le souhaitions pas. Parce que l’architecte a du talent, parce que Dupont de Nemours, le fournisseur, s’investit pour que ce projet aboutisse, parce de nombreux bureaux d’études nous accompagnent, avant l’été, nos policiers municipaux, pourront s’y installer.

Troisième décision,  l’installation de la  vidéo-vigilance sur la voie publique sera poursuivie. La ville compte actuellement une trentaine de caméras. Elle en comptera 12 supplémentaires à la fin de l’année.

Quatrièmement, un nouvel policier municipal sera recruté en remplacement de M. Avollé à qui, comme à d’autres agents essentiels, comme Marie-Joëlle Bogaczyk.

En plus de ces mesures fortes, des actions sont mises en place en faveur des jeunes identifiés comme personnes fragiles (car en décrochage scolaire et pour certains connus des services de police). La veille éducative s’accompagnera d’actions d’aide à la parentalité, de la mise en œuvre de la procédure de rappel à la loi dès le prochain conseil, de la création d’un conseil pour les droits et les devoirs de la famille. Enfin le directeur de la sécurité publique m’a convié à une réunion de travail sur les conséquences locales des événements que nous avons connus à laquelle je me rendrai.

Le maintien des grands équilibres économiques est un but qui sera poursuivi. Nous allons continuer de contenir la dette déjà divisée par deux et, aujourd’hui, moins élevée que celle de Louviers. Je dois d’ailleurs rendre hommage à François Merle, devenu breton, à Sylvain Lecornet, devenu languedocien pour le soin avec lequel, grâce à Marie-Claude Marien, ils ont veillé sur nos finances. Une information récente a illustré les qualités de cette équipe. Notre prêt en franc suisse aurait fait exploser notre trésorerie s’il avait été indexé sur l’Euro. Il l’est sur le dollar. Un vert et un médecin, cela vaut tous les banquiers. Dès lors, il n’y aura pas d’augmentation des impôts pour la quinzième année consécutive. Nous développerons un fort investissement pour maintenir l’activité et le dynamisme. Mais nous accentuerons également les économies auxquelles la baisse des dotations nous oblige. Cela passera par des commandes passes au peigne fin (nous versons chaque année 3 millions d’Euros à Id Verde, Cofely, Spie, ODS et Eurest), des délais de carence, des non remplacements car chaque mois nous faisons entrer 1,8 M, mais nous en reversons 1 à nos 400 agents.

De ce point de vue là, j’insisterai une fois encore sur les charges de centralité que nous assumons au profit de nos voisins. Les frais liés à l’utilisation de nos équipements culturels (le SIEM) ou  sportifs (le stade, la piscine), aux centres sociaux, aux entreprises, sont entièrement supportés par la commune alors même qu’ils bénéficient aux habitants de toute l’agglomération. Dans le contexte financier que nous connaissons, cet effort doit être bien mesuré alors même que nous allons librement donner une partie de nos recettes foncières à l’agglomération.

L’amélioration de la qualité et de l’accessibilité des services publics est un huitième objectif.
Des services ont été récemment rénovés pour améliorer l’accueil des usagers. C’est le cas du CCAS cher à Maryline Niaux, Yvette Rebours et à Pascale Samson, qui reçoit 18.000 usagers, et du CMPP, l’objectif étant de recevoir un public souvent démuni, en difficulté, dans des conditions dignes. C’est aussi le cas de la piscine dont la rénovation des bassins, des vestiaires et du hall d’accueil s’accompagne de l’informatisation du système d’encaissement. Le service public, c’est la propriété de ceux qui n’en ont pas et il faut encore l’améliorer comme le dira un petit livret d’accueil des habitants de la Ville.

Dans les prochains jours, un portail numérique famille sera mis en place et permettra aux usagers de réaliser de nombreuses démarches comme l’inscription des enfants en centre de loisirs de payer leurs factures par internet, ou de consulter un dossier en ligne. Notre chaine comptable sera elle aussi entièrement dématérialisée.

Enfin, avec le préfet retenu par la période réserve qui commence avant les élections, mais avec lequel nous avons travaillé tout lundi, nous allons mettre en œuvre la maison des services publics promise par Bernard Cazeneuve et inscrite au contrat d’agglomération.

Avant dernière cible, le dynamisme économique.
Il est le fait des partenaires privés. Je vois que nous sommes devenus, devant Evreux, le pôle économique de l’Eure le plus dynamique et notre vitalité attire un nombre croissant d’entreprises. Il y en a désormais 600 à Val-de-Reuil, réparties au sein de 7 parcs d’activités, dans un bassin d’emploi de 10 000 salariés. Nous construisons depuis une décennie chaque année en moyenne de 29 000m² de nouveaux locaux construits par an. Nous avons la chance d’abriter de grands leaders comme Jansen qui nous a donné cette année à Val-de-Reuil le meilleur chercheur européen avec Jérôme Guillemont pour ses travaux sur la tuberculose comme Sanofi qui va installer un important fournisseur à côté de lui. Mais nous voyons d’autres acteurs comme Airbus Cassidian ne pas toujours jouer le jeu et trainer à conclure avec un repreneur pour pourrir la situation, laisser les meilleurs éléments par précaution quitter l’entreprise et les autres se désespérer. Ce n’est pas normal et j’en ai alerté une fois de plus Emmanuel Macron.

Le développement économique, c’est aussi l’agglomération et Jean-Marc Moglia. De bonnes choses sont en train d’être faites. L’Hôtel d’agglomération a été repris par Ternet, même si je regrette toujours que le conseil communautaire ait migré, malgré tous les accords, vers Louviers. La voie de l’Orée devrait être prolongée jusqu’au stade et elle deviendra notre voie sacrée. Une crèche d’entreprise va être construire route de Maigrement ce qui tombe bien car notre fécondité est en berne, comme me le reproche, sans que je me sente vraiment concerné, Noëlle Boudart. Il ne vous reste plus cher Bernard Leroy qu’à reprendre le superbe hôtel d’entreprises des quatre soleils qui se remplit rue du Pas des Heures.

Enfin le développement économique, c’est d’abord et avant tout la région et je suis heureux que nous travaillions ensemble, moi qui en suis le Vice-président aux finances, et en bonne intelligence sur une énorme opportunité.

Enfin, et ce sera la dernière de nos actions, la bataille de l’emploi est la résultante ou le socle de toutes les autres.
Le fléau du chômage touche 1600 rolivalois soit 10% de la population locale et bien 25% de la population active. Qui pourrait vivre avec un tel taux ? Nous avons donc lancé un plan concret avec Géraldine Deliencourt et Mohamed Fliou pour relancer l’employabilité de la Ville. En décidant de dédier 3 équivalents temps plein à la mission d’accompagnement des demandeurs d’emploi. En organisant le 6 octobre dernier, les « Etats généraux de l’emploi », réunion de travail au cours de laquelle les acteurs de l’emploi, pôle emploi, mission locale, les agences d’intérim mais aussi les entreprises locales ont apporté des solutions qui permettraient aux rolivalois d’accéder aux emplois locaux. En nous inscrivant dans le programme des emplois d’avenir et en facilitant l’insertion professionnelle durable des  jeunes sans diplôme ou peu diplômés -32 à ce jour- notamment par la formation.  En demandant aux entreprises de nous communiquer leurs effectifs de salariés habitant Val-de-Reuil, l’objectif étant de les inciter à recruter davantage de rolivalois.  Enfin, en organisant un forum des métiers chaque année -le premier se tiendra le 21 avril- en faveur des lycéens et demandeurs d’emploi.

C’est ainsi que tiendra à Val-de-Reuil le lien social que Anne-Marie Chamouma fait vivre à chaque Jumelage, Michèle Combes par l’association Vivre ensemble et les repas partage ou la maison des mots, Nabil Ghoul par l’excellence de ses initiatives pour les marchés nocturnes et artisanaux, avec le Noël de la solidarité, les puces motos de Patrick Huon, le marché de Noël, l’écran géant de la coupe du Monde, Cin’été, qui vit surtout et enfin grâce à la communauté des amis de Val-de-Reuil que je remercie car ils sont réunis ce soir ici… L’unité nationale, c’est vous et votre cœur bat ce soir pour nous. Restons groupés. Demain, les illuminations de fin d’année s’éteindront Avenue des Falaises. Bonne année à vous, belle année à vous et à ceux que vous aimez.

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Gérard THURNAUER 1926/1975/2014

L’architecte et urbaniste Gérard Thurnauer vient de mourir, peu avant Noël, à l’âge de 88 ans

Gérard Thurnauer, toujours présent pour la Ville, lors d'une réunion du Plan Stratégique Local en mars 2012
Gérard Thurnauer, toujours présent pour la Ville, lors d’une réunion du Plan Stratégique Local en mars 2012

. C’était un grand homme, à la fois très beau et très bon. Son regard limpide en imposait. Son intelligence également. Sa simplicité aussi. Il pétillait d’esprit et de charme. Son charisme ne laissait personne indifférent.

Né aux confluents du judaïsme et du protestantisme, résistant à 15 ans, élève des Beaux-Arts de Paris à 20 ans, à l’origine de travaux sur l’agencement moderne de Karachi, au Pakistan, à 25 ans, avant de se passionner pour le renouveau de quartiers populaires de Paris (La Villette, en 1984, ou la Goutte d’Or, en 1986), la transformation de Bagnolet (en 1986) ou, plus récemment, en 2000, pour l’aménagement de la baie de Tarhazoute, au Maroc, auteur, parmi d’innombrables projets de logements ou d’équipements, du siège d’EDF à Issy-les-Moulineaux (auquel une exposition à la Cité de l’Architecture avait rendu hommage avant sa destruction), de la Petite Bibliothèque Ronde de Clamart (Hauts-de-Seine) qu’il affectionnait, du bâtiment 264 d’Aubervilliers, du centre des Mureaux ou du Village de Vacances du Merlier à Cap Camarat (Var) qui devait précéder d’importantes réflexions sur l’Île de Porquerolles ou, encore, artisan du choix de l’Arche de Spreckelsen pour conclure le quartier d’affaires de La Défense, grand prix national d’architecture en 1981, il était, avec l’atelier de Montrouge (fondé avec Jean Renaudie, Pierre Riboulet et Jean-Louis Véret), le concepteur de Val-de-Reuil.

Influencé évidemment par Le Corbusier, inventeur de son plan de voirie en grille, adepte d’une construction de forme scandinave, passionné d’écologie avant l’heure voulant une « ville-pilote en matière de qualité environnementale« , il avait toujours soutenu la « cité contemporaine ». Elle occupait dans son coeur une place à part et, comme au premier jour, il y croyait dur comme fer, s’enthousiasmant de chacune de ses réalisations, même les plus récentes ou les plus lointaines. Comme Jean-Paul Lacaze, ancien directeur de l’établissement public du Vaudreuil-Ville Nouvelle et autre père fondateur de notre commune, décédé l’année dernière, dont la sévérité amère à l’égard de notre Commune avait peu à peu disparu devant ses efforts, il y voyait le renouveau ou la prolongation de son propre dessein. A grands pas, veste de tweed, pantalon de velours, chemise écossaise, épaisses et élégantes chaussures de marche, écharpe de laine, il arpentait la dalle qu’il voulait poursuivre jusqu’à la Gare nouvelle pour donner de l’urbanité à l’Eure, pour lui extension naturelle, sur l’eau, de Val-de-Reuil. Il y était chez lui. Chaque année amenait une de ses visites de chantier. C’était une tradition sacrée. Nous nous réunissions autour de lui. Ce n’était ni un prophète, ni un oracle, encore moins un des ces pénibles gardiens du temple implorant qu’on ne change rien à rien. Pourtant ce n’était pas un témoin. Il était resté un acteur proposant des solutions, des évolutions, des réparations. Jamais il ne critiquait. Il commentait. Il conseillait. Il corrigeait. Avec bienveillance. L’humain était au coeur de sa démarche. Le renouvellement urbain, celui de l’ORU, celui de l’ANRU, celui du PNRU2, n’avait pas de plus grand partisan. Il en demandait des nouvelles, guettait ses avancées, constatait, avec délectation, ses résultats. Subtil, moderne et drôle, il était tout sauf un conservateur et détestait qu’on enveloppe son oeuvre dans une naphtaline imbécile.

La Ville Nouvelle se souvient de sa participation au dernier débat d’orientations budgétaires de la municipalité, en février 2014, où, déjà malade, il avait donné à chacun une leçon de courage, de force, d’engagement. Le Monde du 26 décembre rappelle que c’est à Val-de-Reuil, évoquant une donation d’une soixantaine d’oeuvres qu’il souhaitait faire aux Rolivalois, qu’il avait déclaré : « les sociétés modernes ne peuvent survivre sans l’art et sans regarder le passé« . Il était, en effet, notre avenir. Depuis le 22 décembre et son départ, la plus jeune commune de France est orpheline. Nous portons tous ce chagrin et ce deuil.

Marc-Antoine JAMET

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Jamais deux sans trois : Val-de-Reuil parmi les 200 quartiers prioritaires du nouveau programme national de renouvellement urbain !

Il est des tournants qu’une Ville doit savoir prendre, qu’elle ne peut pas manquer qu’elle n’a pas le droit de rater. Par trois fois en quinze ans seulement, le destin, la place, l’avenir de Val-de-Reuil, se seront joués autour du dossier de son renouvellement urbain.

En 2001, la plus jeune commune de France se relève à peine d’une situation financière dramatique qui lui fait cumuler une dette colossale, une fiscalité brutalement et massivement augmentée à la demande conjointe du préfet et de la chambre régionale des comptes, une adhésion à Seine-Eure, qui n’est alors qu’une communauté de communes, marquée par la cession à l’établissement public nouvellement créé et en position de force de l’ensemble de ses terrains disponibles et jusqu’à l’instruction des permis de construire. L’inscription de la dernière-née des Villes Nouvelles parmi les premières opérations de renouvellement urbain, décision fondamentale prise par Claude Bartolone, va desserrer l’étau qui enserre Val-de-Reuil en lui redonnant une capacité d’investissement, et en la dotant de trente millions d’Euros, de procéder aux aménagements, aux réparations, aux améliorations que ses habitants exigeaient.

En 2005, sélectionnée une fois encore, dès les premiers jours de son existence, par l’agence nationale de rénovation urbaine, l’ANRU, Val-de-Reuil, avec l’aide  du département, grâce à Jean Louis Destans toujours présent, de la région avec Alain Le Vern, puis Nicolas Mayer-Rossignol, fidèles entre les fidèles,  des Préfets, deus ex machina de ce miracle, Bernard Fragneau, Jacques Laisné,  Richard Samuel, Fabienne Buccio, Dominique Sorain, René Bidal, mais aussi de ses partenaires et de ses bailleurs, je songe à IBS, à Eure Habitat, à la Siloge, va prendre un nouvel essor. Il s’agit pour la Ville de redonner confiance aux milieux économiques, aux promoteurs et aux autorités administratives afin de relancer l’activité sur les parcs industriels à son profit comme à celui de ses voisines, de compenser un contrat d’agglomération plus que chiche à son égard et d’entamer, enfin, sa modernisation en utilisant au mieux les 100 millions d’euros que lui accorde alors Jean-Louis Borloo, Ministre de la Ville. Equipements publics (commissariat, collège Alphonse Allais, jardin sportif, théâtre, etc…), espaces publics (route des Falaises, dalle piétonne, place des Quatre Saisons, etc), habitat (déconstruction, réhabilitation, construction) qui verra 3.000 logements résidentialisés et réhabilités, une centaine disparaître et 500 être construits, cadre de vie et environnement (énergie solaire, chauffage au gaz, parkings, caméras de vidéo-vigilance, fibre numérique), une centaine d’actions urbaines, prolongées par l’effet multiplicateur de leur dynamique, vont accompagner la renaissance économique et démographique de Val-de-Reuil.

En 2014, cependant, la question se posait de voir la “cité contemporaine” rejoindre les agglomérations retenues pour le PNRU2, Plan National de Renouvellement Urbain de 2ème génération doté de 5 milliards d’Euros. Rien n’était sûr. La Ville était plus petite que les autres candidates. Leur liste est sur ce point éloquente. Peu de dossiers devaient être sélectionnés dans l’ouest français, ainsi que le démontre également la carte des villes retenues. L’Eure n’était pas la cible choisie par les concepteurs du plan. Alors que la Commune connaît encore de vraies difficultés et notamment le drame du chômage, certains disaient que la situation de Val-de-Reuil s’était déjà considérablement améliorée en termes d’implantations d’entreprises, de qualité du paysage, de sécurité garantie. Plus de la moitié des crédits étaient fléchés vers l’Ile-de-France et ses banlieues en difficulté : PACA soumis à la violence, la périphérie de la métropole lilloise, les bassins industriels de l’Est du pays confrontés à l’agonie de la sidérurgie et du charbon, les DOM-TOM oubliés des deux premières campagnes. On prédisait à la Ville qu’elle ne serait retenue, au mieux, que parmi les plans régionaux beaucoup plus limités, beaucoup moins dotés.

La sélection de Val-de-Reuil n’est donc que plus méritante et plus heureuse. Comment s’est-elle faite alors que Vernon, les Andelys et Louviers n’y sont pas, alors que Evreux-Nétreville profite de la porte ouverte par sa cadette de Gauche ? Sur trois arguments.

Sérieuse, solide et solidaire, Val-de-Reuil a joué le jeu qui lui était proposé, respecté les règles, privilégié l’efficacité et cela méritait récompense. Le parcours a été accompli tel qu’il avait été balisé par les architectes conseils de la Ville au premier rang desquels Philippe Vignaud. La maquette de l’ANRU a été scrupuleusement suivie ainsi qu’elle avait été définie avec l’agence jusqu’à la construction du théâtre devenue indispensable.

Le budget municipal a su donner la priorité aux opérations labellisées ORU quitte à retarder d’autres réalisations sans doute plus gratifiantes pour des élus, mais moins porteuses de subventions, moins indispensables. Lorsque des collectivités se sont montrées défaillantes ou réticentes, la Ville a pris leur relais devenant un des financeurs les plus importants de son propre redressement.

Enfin Val-de-Reuil a toujours accepté les audits, les vérifications, les contrôles de ses tutelles emportant leur confiance, acceptant que, chaque semaine, habitants, bailleurs, agents des services sociaux et techniques de la ville effectuent « un diagnostic en marchant » pour vérifier la bonne marche des chantiers, et réalisant un des cinq plans stratégiques locaux réalisés dans l’hexagone, dispositif créé par l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU) et l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ACSé), pour marquer la fin des travaux du renouvellement. La transparence était au rendez-vous.

Ouverte sur l’extérieur, citée en exemple par l’Agence, offrant la preuve par l’exemple d’une opération maîtrisée, la Ville a pu dans les derniers jours compter sur son réseau d’appuis et d’amis. Le Président de la République, en premier lieu, venu le 5 janvier 2013 inspecter une «opération de renouvellement urbain réussie» n’a pas oublié la promesse qu’il avait faite au maire qui le recevait. Laurent Fabius qui, depuis Grand Quevilly ou au Gouvernement, a toujours apporté à la commune son aide, ses conseils, sa force tranquille et son expérience unique, a mis, comme d’autres de ses collègues, son poids dans la balance

Les ministres de la Ville ont été décisifs :  Patrick Kanner évidemment qui a donné son feu vert, Myriam El Khomry qui annonce déjà sa venue prochaine dans la ville, Jean-Louis Borloo téléphonant et bondissant pour son “bébé rolivalois”, Claude Bartolone agissant et protégeant son action initiale. Combien de rencontres faites avec Fabrice Barbe, Catherine Duvallet, Fadilla Benamara, Jean-Jacques Coquelet, d’antichambres en bureaux parisiens, ont-elles permis de construire ce résultat collectif fondé sur le courage des habitants et la compétence des agents de la Ville ?

Que ferons-nous de cette chance ? Comment utiliserons-nous cet argent ? Vers la croissance, vers l’emploi, vers le développement, vers la modernité. Les immeubles du Mail pourront être refaits. Le prolongement de la dalle jusqu’à la Gare sera permis. La maison des services publics sera  réalisée.  « L’îlot 14 » sera enfin investi par des commerces.

Aujourd’hui Val-de-Reuil a gagné le droit d’envisager son existence avec optimisme pour les six prochaines années. À titre personnel, j’ai l’impression, en ayant réussi à qualifier ma Ville trois fois dans un processus difficile, d’avoir rempli précisément ma tâche, mérité la confiance que les Rolivalois ne m’ont jamais refusée, atteint l’objectif que je m’étais fixé : tout faire pour le bien de ma Ville et de ses habitants. J’en suis très fier. J’ai tenu mes promesses. J’ai rempli mon contrat. Retroussons-nous les manches et travaillons.

Marc-Antoine JAMET

Le courrier de Patrick Kanner, Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports et de Myriam El Khomri, Secrétaire d’Etat chargée de la politique de la Ville informant Marc-Antoine Jamet, Maire de Val-de-Reuil, « que le quartier Germe de ville est retenu dans la liste des sites à enjeu national

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Sanofi fête ses 40 ans à Val-de-Reuil : emploi, santé, prospérité

Le groupe pharmaceutique Sanofi Pasteur vient de mettre en service une nouvelle unité de production de vaccins contre la fièvre jaune. Cet investissement de 25 millions d’euros va permettre de doubler la capacité de production qui s’élevait déjà à 50 millions de doses par an, dans un ancien bâtiment aujourd’hui en cours de reconversion

Sanofi : depuis 40 ans à Val-de-Reuil
Sanofi : depuis 40 ans à Val-de-Reuil

Le site de Val-de-Reuil produit et distribue des vaccins pour 7 des 21 maladies contre lesquelles les vaccins de Sanofi Pasteur luttent dans le monde entier. Il est par ailleurs aujourd’hui le premier producteur mondial de vaccin contre la grippe saisonnière et pandémique. Tous les ans, près de 150 millions de doses du vaccin saisonnier sont produites pour les hémisphères nord et sud. C’est aussi le plus grand producteur de vaccins contre la fièvre jaune. C’est enfin le centre de distribution mondial de tous les vaccins de Sanofi Pasteur et de Sanofi Pasteur MSD produits en France, avec 700 millions de doses expédiées dans le monde entier.

Le site de Val-de-Reuil a ouvert ses portes le 1er août 1973 et a fêté dignement ses 40 ans le 9 septembre 2014 dernier en présence de Matthias Fekl, Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur.

en présence de Mathias Fekl
en présence de Mathias Fekl

Marc-Antoine Jamet rappelait à cette occasion l’attachement de la Ville à la plus grande usine de l’Eure et les enjeux qui se présentent à elles, notamment pour l’emploi des Rolivalois :

“Je voudrais vous parler d’un partenariat, celui qui unit la plus grande usine du département, SANOFI et la plus jeune commune de France. Ce partenariat, il est originel et naturel. Jamais Pasteur Industries ne se serait installé ici s’il n’y avait pas eu la ville nouvelle. Sans doute n’aurions-nous pas les moyens de faire face à la crise de financement qui va frapper les collectivités locales sans la richesse que, comme Orange, EDF, Fareva, EADS, la DCN, suscite Sanofi ici. Nous pourrions être simplement condamnés à nous entendre. Nous sommes positivement heureux de nous associer.

Marc-Antoine Jamet rappelait à cette occasion l'attachement de la Ville à la plus grande usine de l'Eure
Marc-Antoine Jamet rappelait à cette occasion l’attachement de la Ville à la plus grande usine de l’Eure

Sanofi fait apparaître Val-de-Reuil sur des cartes du monde, celle de l’industrie, celle de l’innovation, celle de la santé où, sans votre société, elle ne serait pas discernable même avec une loupe et où notre Ville brille comme une capitale. Symétriquement, il y a probablement peu d’endroits même dans ces bourgades que sont Lyon et Paris où Sanofi ait autant et aussi bien été écoutée.

Vous nous inondez de permis de construire (pour notre bien commun d’ailleurs). Nous les traitons sans perdre un jour. Vous appelez des mesures de sécurité particulière. Nous les appliquons avec diligence. Vous désirez des infrastructures routières. Nous nous battons pour les construire. Vous suggérez un arbitrage difficile entre forêt et parking. Nous y consentons. Vos salariés jouent au football, montent à cheval, font du judo, pratiquent le golf dans des infrastructures que nous subventionnons, déjeunent dans les restaurants que nous attirons, prennent le train dans la gare que nous rénovons. Demandez, et vous serez exaucés.

Bref, Val-de-Reuil est un bon mari pour la jeune et jolie fiancée qu’il épousa voici quatre décennies. Notre lune de miel se poursuit et le domicile conjugal est pour vous un petit nid douillet qui contribue à réaliser tous les exploits que vous nous permettez aujourd’hui d’acheminer. Mais attention à la routine, à la crise de la quarantaine. Nous devenons un vieux couple. Or, il n’y a pas d’amour éternel sans quelques preuves d’amour conjoncturelles. Notre union est belle. Je la souhaiterais parfaite. Citoyenneté, sport, culture. Politique de la ville et pourcentage d’employabilité des rolivalois, nous avons des progrès considérables à accomplir. Près de 2 000 salariés ici, près de 2 000 chômeurs dans la cité. Le soleil qui brille une fois par mois en Normandie nous y incite.

Il brille sur vos victoires, vos exploits, vos avancées. Seuls les investissements considérables auxquels vous avez consentis les ont permis. Je voulais vous en féliciter et vous en remercier. Vous êtes un géant de l’économie mondiale. Nous sommes une des dix communes les plus pauvres de France. Pour nous adopter, nous apprivoiser, nous nous sommes inoculés des vaccins que vous avez développés : l’intelligence, la confiance et la bienveillance. Nous sommes prêts pour une piqure de rappel.”

Voir le reportage de France 3 Haute-Normandie “Val-de-Reuil (27) : une nouvelle unité de production de vaccin inaugurée pour les 40 ans de l’usine Sanofi-Pasteur”

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L’asinobus rolivalois : un exemple de transport durable pour la chaîne parlementaire

Lundi matin, la chaîne parlementaire était présente pour un reportage sur l’asinobus (ramassage scolaire pédestre, accompagné d’ânes pour porter les cartables) à l’école Louise Michel.

L'asinobus rolivalois
L’asinobus rolivalois

Intéressé par ce moyen de “transport doux et durable” le chroniqueur Gérard Feldzer a suivi le parcours emprunté chaque matin par les enfants et les deux ânes de l’association du “Chemin du halage”. L’asinobus pérennise l’action de la ville de Val‑de‑Reuil dans une démarche de développement durable, en développant ce mode de transport doux, économiquement viable, socialement rentable et écologiquement responsable dans toutes ses composantes : sociale (attractivité et lien social) ; économique  (création d’un emploi aidé à pérenniser et soutien à une association locale relevant de l’Économie Sociale et Solidaire) ; environnementale (respect des sols, économie d’énergie fossile, diminution des gaz à effet de serre).

Depuis 12 ans, Val-de-Reuil,  s’est en effet orientée délibérément, sous l’impulsion de la municipalité vers le développement durable en formant ses personnels aux gestes éco-responsables, en installant de l’éclairage public basse consommation, en favorisant pour les équipements publics, les logements publics ou privés des constructions peu énergivores, voire positives, avant les obligations réglementaires et favorisant la construction d’un éco quartier dont le chantier vient de débuter. Elle soutient également l’initiative d’une ferme maraîchère biologique avec l’accueil de l’association « Les jardins de Neustrie » C’est par ailleurs une ville aux multiples espaces verts détentrice de 3 fleurs au concours « Ville Fleurie ».  La ville continue de mener des actions et opérations favorisant la place de l’animal au cœur de la cité (installation de ruches sur les terrasses des immeubles…).

Fonctionnant comme l’asinobus, un vélobus a été mis en place depuis deux ans également au centre de loisirs de la Trésorerie rattaché au groupe scolaire Léon Blum. Le reportage sera diffusé dans le cadre de l’émission “Enfants à bord, les transports et les enfants” qui sera diffusée le vendredi 3 octobre à 21h30 sur LCP, la Chaîne Parlementaire.
Pour plus d’infos lire notre page «Connaissez-vous l’asinobus ?»

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Janssen : Jérôme Guillemont reçoit le Prix de l’inventeur européen pour son traitement contre la tuberculose

Félicitations à Jérôme Guillemont, qui travaille sur le site Janssen de Val-de-Reuil, a remporté le prix européen des inventeurs, remis à Berlin le 17 juin dernier, pour son travail et l’innovation qui en a résulté permettant aux patients de lutter contre la tuberculose multi-résistante

Jérôme Guillemont - Janssen
Jérôme Guillemont – Janssen

Voir l’article de Sciences et Avenir : Un français récompensé aux oscars de l’innovation européenne

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Lancement du chantier de l’Eco-quartier

projet d'écoquartier Les Noés
projet d’écoquartier Les Noés

La Ville de Val-de-Reuil et la SILOGE, bailleur social, se sont associées pour proposer aussi bien à des Rolivalois qu’à de nouveaux habitants, entre gare et mairie, sous la houlette et avec le talent de l’architecte/urbaniste Philippe Madec, spécialiste reconnu des éco-quartiers, un nouveau mode d’habitation respectueux de l’environnement : l’éco-village des Noés. Grâce à l’aide du Conseil Général et du Conseil Régional, s’inscrivant – parmi les premiers en France – dans la liste des terrains mis à disposition des collectivités locales par l’Etat, cette réalisation est le fruit d’un large partenariat.

S’étendant sur 4,9 hectares, il rassemblera 98 logements écologiques, parfois sur pilotis, dans un esprit de village et renforcera l’extension, déjà engagée, de Val-de-Reuil vers sa façade naturelle : les rives de l’Eure. Ce lancement de chantier est l’aboutissement de 4 années d’imagination et de travail. Le marché entre le bailleur et l’entreprise Quille permettra de démarrer l’opération. Il sera signé, sous la présidence du Maire de Val-de-Reuil, ce vendredi 31 janvier 2014 à 14h30 en salle du Conseil.

La construction de la première tranche débutera en mai 2014 avec 34 logements, la chaufferie et le parc écologique, complémentaire de celui  -entièrement aménagé- que CEMEX rendra dans deux ans à la Ville, pour une livraison en janvier 2016. Une seconde tranche comprenant 64 logements, une crèche, une place de marché, une maison des jardiniers permettant une activité de maraîchage biologique installée et développée en coeur du quartier, débutera en janvier 2015 pour une livraison mars 2016. Les logements, de type mixtes individuels et collectifs, isolés ou reliés, en accession ou en location, favoriseront la citoyenneté et la convivialité. Les équipements permettront de renforcer la mixité sociale de la plus jeune commune de France.

Les choix architecturaux, de forme contemporaine, s’intégreront avec soin aux quartiers les plus proches et leurs habitants seront associés au processus d’aménagements (liaisons, accès, etc.). Les choix énergétiques, les matériaux utilisés (souvent le bois), seront les plus modernes, s’inscrivant dans les objectifs de division par 4 des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050, objectifs prévus par le Grenelle de l’environnement. Cette conception permettra un faible niveau de charges pour leurs occupants et de baisser encore, dans la prolongation des travaux de rénovation énergétique des logements réalisés dans le cadre du renouvellement urbain, la facture énergétique des Rolivalois.

Avec cette signature, Val-de-Reuil, citoyenne, agréable et responsable, franchit un nouveau pas vers la ville de demain et continue d’innover, continue d’avancer.

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Les préfets de Région et de l’Eure visitent PHARMA PARC II, parc d’activités à la pointe de l’innovation

Les préfets de Région et de l’Eure visitent PHARMA PARC II, parc d’activités à la pointe de l’innovation

Après que le Conseil municipal et les partenaires de la Ville ont montré le 28 août dernier aux Préfets de Région, Pierre de BOUSQUET et de l’Eure, Dominique SORAIN, les dernières réalisations et les chantiers en cours dans la Ville Nouvelle, ses rénovations, ses créations, ses extensions, une nouvelle visite s’imposait sur le parc d’activités rolivalois à la pointe de l’innovation : Pharma Parc II.

Idéalement placées près des plus grandes entreprises pharmaceutiques : Aptar, JANSSEN Cilag, Valdepharm et Sanofi Pasteur, qui vient d’investir pour renforcer sa production de vaccin contre la fièvre jaune, soutenues par la Région et la SEINARI, l’agence de l’innovation en région Haute-Normandie, accompagnées par la Ville, les entreprises de pointe choisissent en effet Val-de-Reuil pour s’implanter et/ou s’agrandir. Ces entreprises ont attiré l’attention des représentants de l’Etat qui souhaitent, outre l’intérêt scientifique évident qu’elles suscitent, y trouver des recettes de dynamisme à appliquer ailleurs sur le territoire.

Sur « Pharma Parc II », six start-up, forment en effet un véritable pôle d’innovation : TF Chem, HOLODIAG, POLYINTELL, CRITT analyse et surfaces, QUIDD, le pôle recherche d’ALTIX, rejointes en 2012 par la société ANGANY Genetics, spécialiste du développement et de la production d’allergènes, où elle disposera à moyen terme d’une installation de 1000 m2 lui permettant de traiter plusieurs centaines de plantes par semaine.

Premières à s’implanter sur le site dans trois bâtiments très sobres et élégants signés par l’architecte Patrice VERHAEGHE (ARTEFAC), dont le permis de construire a été délivré en moins d’un mois, TF Chem, HOLODIAG, POLYINTELL, sont lauréates du concours national à la création d’entreprise et ont été inaugurées en septembre 2009.

A la fois à la pointe de la recherche dans le domaine de la chimie et exemple d’un savoir-faire exportable, TF CHEM (Therapeutic Fluorine Chemistry) a été fondée par Géraldine DELIENCOURT-GODEFROY en 2007. TF CHEM est spécialisée dans le développement de molécules de fluor destinées à la lutte contre le cancer. Les neuf chercheurs des laboratoires TFChem ont en effet breveté un antigène entrant dans la composition d’un vaccin contre le cancer. Après avoir fusionné avec la société canadienne Sirona BIOChem en 2011, l’entreprise a réalisé 500 K€ de CA l’an passé et a pu progressivement s’implanter sur le marché américain pour travailler sur des molécules aujourd’hui reconnues comme étant les prochains axes de traitement du diabète.

La société HOLODIAG, créée en novembre 2006, est une startup régionale spécialisée dans la cristallisation de composés moléculaire. Son créateur, Pierre Marchand, est régulièrement sollicité par les grandes entreprises du médicament. POLYINTELL, créée en juillet 2004 par Keynoush NARAGHI, est, quant à elle, spécialisée dans le développement de polymères innovants pour des applications dans le domaine de la pharmacie ou de l’agroalimentaire.

Une prochaine visite préfectorale est prévue le 24 septembre pour la tenue d’un Comité local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD).

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