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Val de Reuil_Infos N°8 Juin-Juillet-Août 2018

En une de ce numéro
4 grands chantiers majeurs qui démarrent «L’Anru a donné son feu vert pour leur démarrage, ils changeront la vie de nombreux Rolivalois»

Val de Reuil_Infos N°8 Juin-Juillet-Août 2018
Val de Reuil_Infos N°8 Juin-Juillet-Août 2018

à lire également

* Page 6 Spécial rénovation urbaine : ces quatre grands chantiers qui démarrent
* Page 9 Siloge change de quartier
* Page 10 Le commerce en plein boom
* Page 12 Crée ta boîte… sans embûche
* Page 13 Emploi : un coup de pouce pour les jeunes
* Page 14 Cantines, crèches… payer en ligne, c’est possible
* Page 15 En mémoire de Noëlle Boudart
* Page 16 Que faisiez-vous en mai 68 ?
* Page 21 Cocktail d’activités à savourer cet été
* Page 28 Tous au feu de la Saint-Jean, Repas partage : 10 ans de fête
* Page 31 Fête de la Ville avec Shy’m

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Les habitants au coeur de la rénovation urbaine

Les habitants et les acteurs de la ville sont associés à la construction de la future rénovation urbaine. Le cabinet chargé de l’étude urbaine est actuellement en ville et multiplie les rencontres. 

Rencontre avec le conseil citoyen pour la réalisation de l’étude urbaine

« Quand on travaille sur une ville, on ne peut pas mener un projet correctement en restant dans son bureau ». C’est pourquoi Magali Volkwein, directrice du pôle urbanisme chez Devillers & Associés, accompagnée d’un architecte urbaniste, de deux paysagistes, deux sociologues, deux programmistes et un ingénieur viennent de poser leurs valises pour trois jours à Val-de-Reuil.

Objectif ? S’imprégner de la ville et rencontrer ses habitants, ses professionnels… pour réaliser le plus pertinente étude urbaine qu’elle doit réaliser dans le cadre du futur NPNRU.

Tester les idées

L’équipe entière du cabinet parisien Devillers & Associés travaille depuis quelques semaines déjà sur le dossier ; ils sont déjà venus à Val-de-Reuil « et nous serons là encore quelques mois. Il faut que nous sentions la ville et que nous testions nos idées ».

Particularité de son séminaire rolivalois ces jours-ci : c’est une immersion totale dans la vie rolivaloise à laquelle se prête l’équipe de professionnels.

Balade urbaine

Arrivés mercredi matin, ils ont débuté leur séminaire par une balade urbaine en compagnie de représentants de la ville, des bailleurs et de l’Etat. « Nous avons besoin de savoir quels sont les endroits où il y a des problèmes ; de comprendre un peu mieux le rapport entre la dalle et le reste de la ville qu’on peut appeler le sol », précise Magali Volkwein.

Déambulation en ville pour comprendre son fonctionnement et identifier les problèmes

Place ensuite aux ateliers techniques autour de la dalle, des équipements scolaires, des équipements sportifs… avant de rencontrer mercredi et jeudi en fin de journée associations et habitants.

Les habitants ont la parole

Hier soir, c’est avec le conseil citoyen que le cabinet avait rendez-vous. Un moment de très riches échanges autour de trois orientations : le vivre ensemble ; la poursuite du réaménagement de la dalle et l’harmonisation des différents quartiers…

Le cabinet chargée de l’étude urbaine donne la parole aux habitants

Pendant près de deux heures, les habitants ont notamment donné leur vision de la dalle, son évolution, les raisons de son déclin, les solutions qu’ils imaginent pour la faire revivre… A charge maintenant pour le cabinet de se nourrir de toutes ces réflexions pour proposer le scénario le plus adapté pour bâtir les grands chantiers de la future rénovation urbaine.

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Val-de-Reuil lauréate catégorie innovation

La Ville de Val-de-Reuil a été retenue pour faire partie du « Club ANRU+ » en étant lauréate du volet « Innover ».

Dispositif d’accompagnement renforcé sur l’innovation et l’investissement économique, le « Club ANRU+ » réunira les lauréats des volets « Innover » et « Investir », les collectivités d’ores et déjà accompagnées par le PIA « Ville durable et solidaire » ainsi que leurs partenaires, mais aussi 24 des 74 candidats à l’AMI « ANRU+ ».

Val de Reuil lauréate de l'appel à projet ANRU+ Innover Val de Reuil lauréate de l’appel à projet ANRU+ Innover

Ce sont au total plus de 60 collectivités du NPNRU qui intégreront ce Club et ses groupes de travail thématiques (développement économique, urbanisme éphémère, économie circulaire, performance énergétique, mobilité, approche égalitaire de l’urbanisme, santé, diversification fonctionnelle…). Ils bénéficieront de temps collectifs d’expertise, d’échanges, de réflexions, pour accompagner la réalisation des opérations d’innovation et d’investissement privé, et enrichir la culture de l’innovation dans le renouvellement urbain. Lire sur le site l’Agence Nationale pour la rénovation urbaine

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ANRU REUSSI : LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ET TROIS MINISTRES VISITENT VAL-DE-REUIL

L’agglomération Seine-Eure est doublement à l’honneur puisque le Président de la République, M. François HOLLANDE, sera à Val-de-Reuil samedi 5 janvier au matin où il arrivera, à 9h00, par l’esplanade de la Mairie afin que lui soit réservé le traditionnel accueil républicain et repartira, de Louviers, en fin de matinée, après y avoir été reçu par la municipalité.

Visite de François Hollande
Visite de François Hollande

Il s’agit pour le chef de l’Etat d’associer au bel hommage qu’il veut rendre à Pierre Mendès France, proposition qui lui avait été faite, voici fort longtemps, par le maire de la cité drapière, M. Franck Martin et par le député de la circonscription M. François Loncle, une “visite de terrain” sur le thème de la politique de la Ville et d’évaluer les résultats concrets d’une opération de renouvellement urbain qui lui a été présentée comme réussie. Quatre thèmes seront plus précisément développés à cette occasion : la rénovation de la dalle rue Grande avec les architectes Jean-Jacques Ory et Emmanuelle Lego, la réhabilitation du logement social avec Thierry Sure, directeur général de l’Immobilière Basse Seine et l’architecte Bernard Malecamp, rue Traversière, le développement économique avec la construction, par Quille, de l’Hôtel d’entreprises qui va remplacer le foyer des Quatre Soleils, la réorganisation de l’espace urbain au Jardin de la Grosse Borne avec Gilles Gal, directeur général d’Eure Habitat, l’urbaniste Lydie Chamblas et l’architecte Nathalie Régnier, ainsi que Laurent Machet, deux fois de suite lauréat du PUCA, qui a réfléchi à la réhabilitation de la copropriété dégradée “La Garancière”.

Afin d’envisager la poursuite de ce projet, fil rouge de la municipalité depuis 2000, et, notamment, les suites à donner au plan stratégique local que Val-de-Reuil, validant ainsi une décennie de travaux, parmi les dix villes de France qui pouvaient y prétendre, a mené à bien, M. François Hollande sera accompagné du Ministre de la Ville, M. François Lamy. Depuis la signature de la première convention “ORU” par Claude Bartolone, tous les titulaires de ce portefeuille ont consacré des réunions de travail au dossier de la “plus jeune commune de France”, la plupart d’entre elles ayant eu lieu sur le site même.

La partie rolivaloise de cette visite, en présence du Ministre des Affaires étrangères, M. Laurent Fabius, et en présence du Ministre du redressement productif, M. Arnaud Montebourg, s’effectue à la demande de l’Elysée qui l’avait déjà envisagée au début du mois de décembre, ainsi que l’a indiqué le Ministre de la Ville. Elle a été concrètement évoquée voici deux semaines par le chef de cabinet de la Présidence de la République avec la direction générale des services de la Commune, définitivement validée par les services de la présidence au lendemain de Noel et confirmée le 31 décembre par le M. le Préfet de l’Eure qui, dès l’origine, avait veillé à sa bonne organisation.
C’est donc à la fois un honneur de recevoir, dans de telles circonstances, le Président de la République, mais aussi, symboliquement, une récompense pour tous ceux qui, collectivement y ont pris leur part, consacrant leur temps et leur énergie à cette initiative d’intérêt général, expérience pilote au service des habitants de Val-de-Reuil, de ses voisins de la CASE et de tous ceux qui y travaillent.
C’est une occasion de se réjouir et de se rassembler autour de notre intercommunalité ainsi mise en exergue par deux fois, à travers ses deux principales villes, ce qui est exceptionnel, par le Président de la République en ce début d’année.

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L’avenir de Val-de-Reuil dessiné aux Etats généraux de la ville

L’avenir de Val-de-Reuil dessiné aux Etats généraux de la ville


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Pour dresser le bilan et envisager les prochaines étapes du mouvement de rénovation urbaine qui a marqué la décennie dans la Ville Nouvelle , l’ANRU a choisi la ville de Val-de-Reuil pour expérimenter un dispositif de Plan Stratégique Local (PSL). Comme dans une dizaine d’autres villes qui ne l’ont pas encore achevé ou mené à bien, ce processus de “démocratie participative” a été lancée le 16 septembre 2011 lors de la dernière revue de projets « ANRU » organisée à Val-de-Reuil par les partenaires de l’opération.


Mars 2012-Atelier Plan Stratégique Local

C’est ainsi que les participants aux ateliers de ce PSL, tous ceux qui « font la ville », bailleurs, entreprises, administrations, commerçants, architectes, collectivités et surtout les habitants ont réfléchi ensemble, depuis septembre dernier, à faire la part des acquis et des manques de ce grand chantier et à imaginer la ville de demain. Logement, activité, commerce, toutes les orientations ont été examinées. A l’occasion d’états généraux, ils ont présenté le résultat de ce travail important qui dresse également la « feuille de route » du développement de la Ville Nouvelle pour les 10 ans à venir.

Cette séance de travail a eu lieu le 9 juillet dernier sous la présidence de M. le Préfet de l’Eure, sur l’îlot 14 de la ZAC des Coteaux, futur centre de la ville. Tous ceux qui s’intéressent à Val-de-Reuil, à son histoire, à son avenir, ont ainsi pu prendre la parole et participer à la Ville de demain.

« Le renouvellement urbain de Val-de-Reuil est l’une des transformations les plus spectaculaires que j’ai vue de ma vie d’architecte. Alors qu’une mutation de ville demande vingt ans en moyenne, celle entamée ici s’est déroulée dans un laps de temps très rapide. (…) Plus jeune commune de France, Val-de-Reuil est un lieu dans lequel je crois énormément, où grâce au travail d’une toute petite équipede nouvelles perspectives s’ouvrent pour les enfants de la ville. »

Manuel Guislain, architecte urbaniste (2012)

« Les quelques circonstances récemment passées me donnent à penser que, du côté de Val-de-Reuil, ça pourrait bien se remettre à bouger dans le bon sens. (…) Il y a à nouveau de l’essence dans le moteur et donc, même à petite vitesse, le vaisseau redevient pilotable. Je me suis mis à rêver d’un nouveau séminaire (40 ans après) qui pourrait être suivi d’une charte de développement pour Val-de-Reuil dans les 20 ans à venir. »

 Gérard Thurnauer, architecte urbaniste de l’Atelier de Montrouge, fondateur de la ville (2011). 

 

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Les rencontres de Val-de-Reuil sur les enjeux de l’Anru

Les rencontres de Val-de-Reuil sur les enjeux de l’Anru

La Maison de l’Architecture de Haute-Normandie proposait durant le mois de mars un regard pluriel sur l’architecture contemporaine et l’urbanisme, à travers près de 100 évènements programmés dans une trentaine de villes et collectivités. La conférence sur “Les enjeux de l’Anru” clôturait ce mois attendu dorénavant chaque année, tant par les professionnels que par les habitants.

Déconstructions, constructions de nouveaux logements et d’équipements publics, requalifications de voiries, autant de projets aux conséquences tant résidentielles, urbanistiques, environnementales qu’esthétiques. Les concepteurs, acteurs de terrain et élus ont témoigné de leur expérience et de leurs projets autour de Chantal Talland, anthropoloque urbaine, directrice des Ecoles de la rénovation urbaine et de Marc-Antoine Jamet, maire de Val-de-Reuil.

(Contact Maison de l’Architecture de Haute-Normandie : 02 35 71 85 45 et contact@mdahn.fr)

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LE PSL (plan stratégique local) : trois lettres pour un avenir, celui de la Ville !

LE PSL (plan stratégique local) : trois lettres pour un avenir, celui de la Ville !

Val-de-Reuil a de la chance. Ou plutôt, elle a su ces dernières années la susciter. Elle fait partie des 10 villes de France qui ont été choisies pour expérimenter le Plan Stratégique Local, dispositif créé par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) et l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (Acsé). Celui-ci a pour but de  définir les orientations de développement de la ville pour pérenniser les investissements réalisés depuis 10 ans dans le cadre du renouvellement urbain.

Pour mener à bien ce projet, la commune organise régulièrement des rencontres d’habitants, d’élus, de professionnels, de partenaires pour imaginer ensemble ce qui pourrait être l’avenir de notre ville.

Les deux premiers ateliers furent un succès.

Le 8 mars, le premier atelier intitulé « urbanisme et habitat » a réuni plus de 40 personnes. Habitants, architectes, urbanistes, bailleurs, élus ont échangé durant deux heures sur les acquis du renouvellement urbain, ses limites et donc les nouveaux objectifs à atteindre : poursuivre le développement jusqu’au nouveau quartier de la gare, créer des lieux de convivialité, diversifier les fonctions et l’offre de logements…

Le 12 mars, le second atelier sur les politiques sociales a réuni 30 personnes : représentants du Conseil Général, de la CAF, de la DDCS, des organismes d’emploi mais aussi  élus, habitants et techniciens. Les forces et faiblesses de la situation sociale du germe de ville ont été évoquées et la discussion a permis d’identifier les objectifs que devra atteindre notre politique sociale dans les 5 à 10 ans à venir : créer des lieux ressources pour les nouveaux arrivants, lutter contre la précarité et le chômage, favoriser la mixité sociale dans les quartiers…

Le prochain atelier est programmé à la salle d’exposition de la Médiathèque et concerne le
développement économique et commercial. Ce sera le lundi 26 Mars à 18h00.

Au mois d’Avril enfin, le bilan de ces réunions sera présenté en séance plénière, c’est-à-dire à l’ensemble des personnes qui ont participé aux ateliers. Ce sera l’occasion de présenter le scénario de développement retenu pour notre ville. Vous pouvez y participer. Contactez-nous !

Renseignements : 02 32 09 51 70  – dkane@valdereuil.fr

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Visite de Dominique Sorain, Préfet de l’Eure

Visite de Dominique Sorain, Préfet de l’Eure

Visite de Dominique Sorain, Préfet de l’Eure, dans la plus jeune commune de France.

La longue visite de la ville, notamment du périmètre de l’ANRU (ici photo du tour de dalle), que le représentant de l’Etat avait tenu à inscrire dès le premier jour de son agenda 2012,  a permis de présenter les différentes opérations qui ont conduit à la réussite du projet mené depuis dix ans (rénovation de la moitié du parc de  logements de la commune, résidentialisations multiples, chauffage durable et économique, rénovation de très nombreux espaces et équipements publics, etc.) et les enjeux d’un second programme de rénovation urbaine sur Val-de-Reuil (réhabilitation du quartier du Mail, développement du commerce, emplois nouveaux…) qui prolongerait cette action.

Le Préfet a noté le taux d’achèvement des travaux de la ville nouvelle qui est de 95% et qui justifie que Val-de-Reuil est aujourd’hui chargée par l’ANRU de rédiger un « Plan stratégique local », visant à définir avec les habitants le scénario de développement urbain qui pourrait faire l’objet d’un second plan avec de nouveaux crédits du Ministère de la Ville. Val-de-Reuil est à ce jour la seule ville de France à avoir entamé cette démarche.

Les élus rolivalois ont également échangé avec le Préfet sur les dossiers en cours, dont l’internat d’excellence, la situation de M’Real et de Tyco. Ils ont enfin présenté le nouveau quartier qui s’étendra de la mairie jusqu’à la gare avec un éco-village de 100 logements, un espace résidentiel de 60 lots à construire, le futur théâtre de l’Arsenal, les nouveaux ateliers municipaux et une surface commerciale.

 

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Projets de rénovation urbaine – 2011

Projets de rénovation urbaine – 2011

 

Dernière revue de projets ANRU à Val-de-Reuil
2001-2011 : dix ans de renouvellement urbain et toujours des projets dans la ville nouvelle

Vendredi 16 septembre aura lieu sur l’esplanade de la Mairie de Val-de-Reuil, à partir de 14h00, la dernière des revues de projets ANRU du cycle de rénovation urbaine lancé il y a 10 ans par Claude Bartolone, Ministre de la Ville, et Marie-Noëlle Lienemann, Ministre du Logement, amplifié par Jean-Louis Borloo, Ministre de la Ville. Cette réunion sera placée sous la présidence de Mme Fabienne Buccio, Préfète de l’Eure, et se tiendra en présence de M. Patrick Gaubert, Président du Haut Conseil à l’Intégration.
Elle sera l’occasion, avec l’ensemble des professionnels et des partenaires du renouvellement urbain, de faire le bilan du processus engagé sur la ville depuis 2001. Rétrospectivement, il est clair qu’il a constitué le principal axe de travail de la municipalité sur cette période. Il s’agit donc de tirer le bilan de la décennie passée, mais aussi d’envisager la décennie à venir.
Car, à cette occasion, comme un signe prometteur, sera lancé le premier comité de pilotage du « plan stratégique local » de Val-de-Reuil, démarche inédite conjointe à l’ANRU et à l’ACSE  et qui vise imaginer la suite à donner au processus de renouvellement urbain. Val-de-Reuil est, parmi les 390 villes à avoir signé une convention ANRU, parmi les 100 villes dont la convention arrive à échéance, l’un des 10 seuls sites retenus pour cette expérimentation. Le comité de pilotage lancé vendredi 16 septembre sera le premier en France. Pour la Ville, pour ses équipes et pour ses habitants, c’est une récompense, celle du travail accompli depuis dix ans, c’est un encouragement, celui à continuer d’y consacrer ses forces et son énergie, c’est un signe, celui qui marque le succès partout reconnu de cette opération difficile, c’est un espoir, celui de l’obtention de nouveaux crédits dans le cadre d’un Programme national de rénovation urbaine de deuxième génération (PNRU 2) qui pourrait être annoncé par le Ministre de la Ville au mois d’octobre.

Qui a financé l’ANRU de Val-de-Reuil ?

Alors que le programme s’achève, c’est une question fondamentale. Les bailleurs sociaux ont financé leurs opérations respectives –essentiellement de la réhabilitation de logements- pour un montant total de 33 millions d’euros, mais c’est l’Agence nationale pour le renouvellement urbain qui s’impose comme le premier financeur de la rénovation urbaine de Val-de-Reuil avec 28,6 millions d’euros. La Ville de Val-de-Reuil vient en deuxième position, à hauteur de 10,8 millions d’euros, puis les collectivités locales partenaires : le Conseil général de l’Eure qui a financé 8,4 millions et la Région Haute-Normandie 4,3 millions d’euros. La Communauté d’agglomération Seine-Eure a financé 5,5, millions d’euros, auxquels s’ajoutent les 1,2 million provenant de l’excédent de l’Etablissement public de la Ville nouvelle. Il faut également comptabiliser, entre autres, les contributions du FEDER (malgré les fonds perdus pendant la brève période où la Ville ne gérait plus le projet) et de la Caisse des dépôts et consignations. Le coût global de l’opération est estimé en fin de convention à 93,4 millions d’euros.
 
Grâce à ces financements, ces dix années ont permis à la ville de se transformer, se recoudre, se moderniser et à ses habitants de se projeter vers l’avenir. Ceux-là se sont vus offrir une deuxième chance qui était aussi une réponse aux quatre objectifs fixés par l’ANRU : réhabiliter les logements et éviter la dégradation sociale, revaloriser l’ensemble urbain et faire de la dalle un espace de convivialité, modifier les équipements publics pour améliorer le cadre de vie, aider les publics en difficulté. Le renouvellement urbain à Val-de-Reuil a ceci de spécifique qu’il a porté, chose rare, sur un centre-ville, qui plus est d’une ville nouvelle. Val-de-Reuil, ville classée parmi les dix villes les plus pauvres de plus de 10 000 habitants, a gagné le droit d’envisager son développement avec optimisme.

Réhabiliter les logements et éviter la dégradation sociale

Avec un taux de réalisation supérieur à 90%, les 53 opérations retenues au titre du renouvellement urbain à Val-de-Reuil ont en effet permis de donner un nouveau visage à la ville. L’effort premier a porté sur le logement : 217 démolitions, 101 constructions de logements neufs, la réhabilitation de 2 035 logements sur les 4 867 existants (soit 40% de l’habitat défini dans le périmètre de l’ANRU sur Val-de-Reuil). Cette dynamique a généré un phénomène d’entrainement puisque 1 124 logements ont eux aussi été réhabilités hors ANRU. Ce sont donc 3 273 logements qui ont été réhabilités en dix ans, soit 67% de l’habitat de la ville.
Au-delà du travail réalisé par les bailleurs sociaux (Eure Habitat, IBS, Siloge, etc.) qui jadis, rappelons-le, avaient déserté la ville, Val-de-Reuil a retrouvé un marché dynamique d’accession à la propriété : 580 logements neufs ont été construits et 1 000 autres sont en projet. La ville tend désormais vers une mixité du logement puisque de 93% de logements sociaux en 2011, cette proportion a été réduite à 62%. Un cercle vertueux s’est ainsi enclenché, que l’on retrouve dans les chiffres d’une démographie en expansion, la plus dynamique des communes de l’Eure.  

Revaloriser l’ensemble urbain et faire de la dalle un espace de convivialité

L’espace public a également bénéficié du renouvellement urbain. 48 200 m² de voirie ont été réhabilités. 40 000 m² d’espaces verts ont été créés et 500 arbres ont été plantés. Un « jardin sportif » a été implanté au cœur de ville, ainsi qu’un nouveau parc, le parc des cerfs-volants.
Le chantier de la dalle fut central. La rue Grande, transformée en promenade paysagère et arborée en est le symbole. Un symbole de tranquillité. De sécurité. De sérénité. La dalle redevient un lieu où l’on se promène. Les meilleurs architectes, Philippe Vignaud, Jean-Jacques Ory, Manuel Guislain et bien d’autres nous y ont aidés.

Modifier les équipements publics pour améliorer le cadre de vie

1 167 logements ont été équipés de l’eau chaude sanitaire solaire et ont également bénéficié d’isolation thermique. Certains sont désormais considérés comme les logements les plus écologiques de l’Eure. Le chauffage au gaz en attendant la fibre optique a fait son apparition. Les paraboles individuelles ont été remplacées par des paraboles collectives. Des parkings sous-terrain ont été rénovés et sécurisés. L’ancien éclairage public, onéreux et peu esthétique, a été remplacé par des candélabres télé-gérés de façon à réduire, de 30%, la consommation énergétique de la ville.
La diversification des services publics a fait l’objet d’une attention prioritaire. Un commissariat de police a été créé, tandis que le centre de secours incendie rejoignait la Ville. Nombre de crèches, écoles, collèges et lycées a été réhabilité. Le collège Alphonse Allais, comme le fut l’école Louise Michel par l’architecte Jean-Michel Wilmotte, fut entièrement reconstruit. Le lycée Marc Bloch, réhabilité par Patrick Mauger, est régulièrement classé 1er lycée du département de l’Eure.
Les espaces culturels ont également profité de ce programme de renouvellement urbain. La création d’une école de musique moderne servant également de lieu d’enregistrement pour les musiciens professionnels et amateurs, tout comme la réhabilitation intégrale de la médiathèque au cœur de la dalle, où les ouvrages sont aujourd’hui gratuits pour l’ensemble des habitants de l’agglomération, en sont des exemples phares.  

Aider les publics en difficulté

La réhabilitation des logements a contribué dans le cadre du renouvellement urbain à l’insertion des habitants et répondu à une demande de logement très forte qui a été accompagnée par les services sociaux de la ville d’une politique de maintien dans les lieux. 6 postes de médiateur ont été créés en emplois-passerelles pour encourager un dialogue entre les habitants et les représentants des institutions et pour développer de nouvelles modalités d’animation et de prévention auprès des jeunes. Des permanences hebdomadaires ont été instaurées pour recevoir les habitants désireux d’obtenir des informations ou d’expliquer leurs éventuels problèmes liés à la durée des travaux. Un programme d’insertion a été mis en œuvre avec la création de 20 emplois sur les chantiers ANRU de la ville.

Toujours des projets pour aujourd’hui et demain : vers un PNRU 2

La ville de Val-de-Reuil a encore de grands chantiers en cours avec, par exemple, son extension vers l’est. Plusieurs projets incarnent ce mouvement dont la construction de l’éco-village des Noës, un projet novateur de 100 logements conçus en basse consommation, zéro énergie et sans aucun impact sur l’effet de serre, avec, entre autres équipements, une nouvelle crèche entièrement écologique. Parce que la ville se prolongera jusqu’à ses pieds, la gare SNCF sera totalement rénovée à l’horizon 2013 et des bureaux autour devraient y être implantés. La première pierre du nouveau centre technique municipal, à proximité de la gare, dessiné par l’architecte américain James Cowey, sera posée à l’automne. Comme le futur théâtre de l’Arsenal, d’une capacité de près de 600 places qui deviendra le premier théâtre de l’Eure, cet équipement marquera l’entrée de la ville dans une nouvelle aire géographique mais aussi, par conséquent, dans une nouvelle ère, tout court.
L’harmonisation des quartiers rénovés et de ceux qui ne le sont pas encore est un objectif fondamental en termes de cohésion. Le quartier du Mail fera ainsi l’objet de toutes les attentions. Construit sur les mêmes principes que le Germe de Ville rénové, confronté aux mêmes problèmes que ce dernier il y a dix ans, avec une population socialement exposée, ce quartier serait la priorité d’un éventuel PNRU 2 à Val-de-Reuil.
La problématique d’harmonisation est la même s’agissant de l’état des logements. Il faut s ‘appuyer sur la réussite de ces dix ans pour rétablir un équilibre entre les 67% de logements réhabilités et les 33% restants (1 594 logements). La Garancière, un immeuble très détérioré où vivent de nombreuses familles immigrées devra faire l’objet d’une réhabilitation générale : requalification de la façade, des parties communes et des appartements, puis évolution énergétique. Plus qu’un symbole, ce bâtiment reste un point noir non résolu par la première vague de renouvellement urbain.  
Un nouveau projet social devra être mis au service de la poursuite du renouvellement urbain. Le centre communal d’action sociale a lui aussi été et sera réhabilité afin d’accueillir les habitants dans de meilleures conditions. Au-delà, des projets concrets, d’ingénierie et de pratique sociales seront déclinés en matière d’intégration, d’apprentissage de la langue, d’éducation, de santé, de parentalité, de lutte contre les discriminations.
Le retour de l’activité économique dans les quartiers de Germe de Ville sera une des clefs du développement futur de la ville. La transformation d’un des bâtiments actuellement les plus dégradés, l’ancien Foyer des quatre soleils, en un hôtel d’entreprises en plein cœur des logements de la dalle, y attirant de l’activité et accueillant avocats, médecins et très petites entreprises, montre la voie. Les travaux débuteront dans les semaines à venir. Le développement du commerce est également ciblé dans les axes de travail d’un futur PNRU 2.  
La ville s’est engagée dans la mise en place d’un grand réseau de fibre optique. En choisissant de prendre cette direction, Val-de-Reuil renoue étroitement avec son histoire faite de croyance dans l’innovation et le progrès technique. La fibre permet d’offrir aux habitants un vaste champ de services, dont l’étendue des possibilités n’est pas finie.   

Objectif 20 000 habitants

Ce sont là autant d’évolutions destinées à offrir à Val-de-Reuil le dynamisme nécessaire pour atteindre l’objectif démographique qu’elle s’est fixée, le seuil des 20 000 habitants. Ce n’est pas un objectif de communication. C’est le seuil d’équilibre fiscal que la ville atteindrait, pour la première fois. La municipalité n’ayant procédé à aucune augmentation d’impôts en 10 ans, l’enjeu démographique n’en est que plus central. Il permettrait qui plus est le retour d’une classe moyenne à Val-de-Reuil qui permettrait de partager davantage le poids des difficultés.  
Ces dix dernières années, le renouvellement urbain a permis à la ville nouvelle de reprendre son souffle. Les dix années à venir doivent nous permettre de « continuer Val-de-Reuil » en ayant les mêmes ambitions qu’avaient jadis ses fondateurs. Celles d’une ville moderne, humaine, aux fonctions multiples. Celles aussi d’une certaine normalité à laquelle les Rolivalois, si chahutés depuis trente-cinq ans, ont désormais droit. Notre feuille de route doit concilier l’utopie originelle et la banalité du quotidien. Nous en prenons semble-t-il le chemin.
 

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