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Brevet et Baccalauréat : félicitations à la promotion 2018 !

Avec le mois de novembre est venu le temps de la traditionnelle remise des diplômes, fruit de longues années de travail pour les collégiens et les lycéens. Petit tour d’horizon des résultats de la promotion 2018 à Val-de-Reuil.

Collège Alphonse Allais : 95,95 % de réussite !

Grande satisfaction pour tous, anciens collégiens, parents et toute l’équipe administrative et enseignante du collège Alphonse Allais vendredi 17 novembre. La promotion 2018  du Diplôme National du Brevet (DNB)  a en effet été exceptionnelle ! D’un point de vue comportemental, comme le soulignait la principale Estelle Morin, mais aussi des résultats avec 95,95% d’admis, alors que le taux de réussite dans le département de l’Eure a été de 86,36 % !

Une cérémonie où se succédaient nominations et applaudissements de parents très fiers venus en nombre récupérer le premier diplôme de leurs enfants. A noter que 81,69% des admis ont décroché une mention dont 35% de très bien, 22,54% de bien et 23,94% d’assez bien.

Lycée Marc Bloch : 19,91 de moyenne pour le major de la promotion !

La semaine suivante c’est la joie des retrouvailles qui imprimait l’ambiance au lycée Marc Bloch. Six mois sans se voir… L’occasion de cette remise du diplôme du Baccalauréat, et du dossier scolaire de l’élève depuis le Cours préparatoire, a permis à chacun de prendre des nouvelles de ses anciens camarades, permis de faire des comparaisons entre les différentes facs, les différents cursus, de revoir ses photos portraits de primaire. Elle a surtout permis d’applaudir à tout rompre les 28 lauréats de la mention très bien pendant la cérémonie organisée à cet effet par le proviseur Joël Garnier et toute  l’équipe pédagogique.

La série Générale a en effet obtenu 93,25 % de réussite (91,10% en moyenne au niveau national) et la série technologique 82,25%. Sur 201 admis, 84 bacheliers ont été reçus avec mention :  28 assez bien, 28 bien et 28 très bien. Félicitations particulières au 3 premiers qui ont obtenu leur diplôme avec plus de 19 de moyenne dont le major de la promotion Adrien Sarg (photo ci-dessus), en série ES, avec 19,91 !

Marc-Antoine Jamet à la dernière promotion du collège Pierre Mendès France : Que chacun d’entre-vous réussisse !

Ambiance solennelle et empreinte d’émotion  un peu plus tard au collège Alphonse Allais qui a accueilli la remise du DNB de la dernière promotion du collège Pierre Mendès France (fermé en juin sur décision du Conseil départemental) devant une assistance très nombreuse. Sur 67 inscrits à l’épreuve, 47 ont été reçus dont 30 avec mention (12 assez bien, 10 bien et 8 très bien).

Marc-Antoine Jamet, maire de la ville, a félicité enseignants, parents  et élèves, prodiguant à ces derniers quelques conseils : « J’espère que vous continuerez ce travail…Vous avez franchi un grand pas. Ce Brevet est une petite feuille mais un grand pas pour vos familles et j’en suis fier pour vous et pour Val-de-Reuil ».  Et d’ajouter « Je suis triste aussi car ce Brevet ne vous est pas remis dans votre collège de proximité…c’était plus d’intérêt général et d’éducation dans le quartier… On a fermé PMF, c’est dommage !  Mais je vais vous dire, je suis surtout heureux et je laisse ma tristesse de côté car ce qui compte pour moi et c’est le plus important : que chacun de vous réussisse ! »

L’enfance et la jeunesse à Val-de-Reuil

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L’éducation et la formation : une priorité de tous les instants

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1000 MASQUES INCLUSIFS : FAIRE BARRAGE AU VIRUS SANS QUE LE MASQUE NE SOIT UNE BARRIÈRE

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6-15 ans : à chaque semaine, son stage pendant tout l’été !

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Val de Reuil_Infos n°17 - Mai - Juin -Juillet 2020

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Dès 7h30 le matin, les enfants peuvent être accueillis au centre de loisirs de la Trésorerie

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Fermeture du collège PMF : Val-de-Reuil saisit le Conseil d’Etat

Le recours en référé contre la fermeture du collège PMF a été rejeté. La Ville a donc  décidé de porter l’affaire devant le conseil d’Etat. Le combat continue !

La Ville de Val-de-Reuil prend acte de la décision du tribunal administratif de Rouen qui a rejeté la demande qu’elle lui soumettait en référé de suspendre la décision du Conseil départemental de l’Eure et l’arrêté préfectoral, autorisant de fait la fermeture du collège Pierre Mendès France.

Le juge (qui ne jugeait en aucun cas le dossier sur le fond) a conclu que l’urgence du dossier ne justifiait pas qu’il accélère le cours de la procédure. Nous le regrettons.

La Ville a donc décidé de se pourvoir aujourd’hui  devant la juridiction administrative suprême.

C’est devant le Conseil d’État que sera maintenant contesté le choix, à la fois injuste et infondé, du Conseil départemental de fermer un collège de ZEP au contraire de la volonté de proximité encore rappelé par le chef de l’Etat dimanche soir.

En attendant que ce dossier soit jugé sur le fond, la Ville s’en remet désormais à la juridiction administrative suprême pour empêcher la fermeture du collège PMF à la rentrée prochaine.

 

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PMF : Les recours devant le tribunal administratif sont déposés !

Comme nous l’avions écrit le 11 Décembre 2017 la Ville de Val-de-Reuil a déposé 2 recours devant le Tribunal Administratif. Le premier contre la délibération du Conseil Départemental du 11 Décembre 2017, le second contre l’arrêté préfectoral pris en vertu de cette délibération le 12 Décembre 2017.

Depuis 18 mois, ils se mobilisent pour sauver leur collège
Depuis 18 mois, ils se mobilisent pour sauver leur collège

Le communiqué publié par la Ville de Val-de-Reuil le 11 Décembre 2017 exposait : «Elle déposera dans les prochains jours un recours devant le tribunal administratif de Rouen pour faire annuler cette décision qualifiée par tous de « contraire à l’intérêt général ». Arguments erronés, statistiques incomplètes, données écartées, irrégularité, autant d’éléments que la Ville compte bien dénoncer devant la justice afin de prouver que les conseillers départementaux ne disposaient pas des éléments nécessaires à un vote éclairé… Dans l’impossibilité de faire entendre ses arguments par la voie du dialogue et de la concertation, la Ville de Val-de-Reuil n’a pas d’autre choix que de s’en remettre à la justice pour défendre ses enfants et tous ceux du territoire de son agglomération.»

Vous trouverez ci-dessous à lire ou télécharger, les requêtes en référé suspensif déposés au Tribunal Administratif de Rouen au nom de la Ville de Val-de-Reuil et de ceux qui se sont associés à ces recours.

Le recours contre la délibération du Conseil Départemental du 11 Décembre 2017

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Le recours contre l’arrêté préfectoral du 12 Décembre 2017

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Fermeture de PMF : Val-de-Reuil déposera un recours en justice

Malgré la mobilisation de centaines de parents d’élèves, malgré l’opposition de toute une Agglomération et de l’ensemble de ses maires, quelle que soit leur opinion politique, malgré les arguments qui concluaient, tous, à la nécessité de maintenir ce collège, situé au cœur d’un réseau d’éducation prioritaire, le Conseil départemental de l’Eure a voté ce matin la mort de PMF. La Ville de Val-de-Reuil, parce qu’elle sait qu’elle a raison, parce qu’elle défend les enfants, les siens comme ceux des autres communes, voisines et amies, parce qu’elle donne priorité à l’éducation déposera un recours devant le tribunal administratif pour faire annuler cette décision.

Depuis 18 mois, ils se mobilisent pour sauver leur collège
Depuis 18 mois, ils se mobilisent pour sauver leur collège

Communiqué

Jusqu’au bout, les défenseurs du collège PMF, de plus en plus nombreux au fil des semaines, ont espéré que le Conseil Départemental sortirait de son entêtement politique.

Jusqu’au bout, ils ont voulu se convaincre que la raison l’emporterait sur cette obstination irrationnelle qui a poussé une poignée de conservateurs locaux, n’étant plus pour beaucoup d’entre eux- par leur âge ou par leur statut – en situation d’accompagner eux-mêmes un petit enfant de dix ans en sixième, à fermer un établissement scolaire indispensable et qu’une commission de sécurité venait de déclarer « bon pour le service ».

Qui oserait prendre des enfants en otages, qui penserait à maltraiter des familles pour satisfaire ses ambitions politiques ?

Qui voudrait que son fils ou sa fille soit balloté dans un car de l’aube à la nuit tombée ?

Qui, sans avoir la moindre compétence en matière de pédagogie, prendrait une décision nuisible au renouvellement urbain, à la mixité sociale, à un vivre-ensemble citoyen d’une agglomération entière ?

Qui pourra se regarder demain dans une glace après avoir porté un aussi mauvais coup à des gens en incapacité de se défendre et dont le suffrage universel vous a confié la protection ?

Qui sans cynisme ou hypocrisie ?

36 maires, 7 conseils d’administration unis

L'agglomération vient de faire une nouvelle proposition au département
L’agglomération vient de faire une nouvelle proposition au département

Il est rare que 36 municipalités concernées se retrouvent unanimes pour rejeter une décision du conseil départemental qui les finance. Il est rare que la totalité des parents d’élèves d’un territoire refuse une décision alors qu’on leur promet monts et merveilles s’ils courbent l’échine.

Il est exceptionnel que sept conseils d’administration de collège, pourtant répartis sur trois communes théoriquement concurrentes, s’opposent à une décision qui frappe l’un d’entre eux, alors qu’on les prévient qu’ils ne l’emporteront pas au paradis.

Mais surtout, on n’a jamais vu une décision qui, par son amateurisme, sa brutalité, son absence de pertinence, ne recueille, si ce n’est l’approbation, au moins l’assentiment d’un seul professionnel, d’un seul observateur, d’un seul spécialiste.

A contrario un rapport d’un cabinet d’études indépendant, homologué par l’Education nationale, rendu en octobre 2017, prévoyait 300 nouveaux collégiens supplémentaires à PMF d’ici 2020 !

Mensonges, approximations, confusions…

Dès lors, avez-vous vu une seule main se lever pour dire que cette fermeture était fondée ? Aucune. Aucune en un an. Aucune dans l’Eure, aucune à l’académie d’Evreux, aucune au Rectorat de Rouen, aucune rue de Grenelle.

Il est vrai qu’on n’a jamais vu, dans la forme et sur le fond, une assemblée locale mise à ce point devant ses mensonges, ses approximations, ses confusions, tournoyer, virer et revirer dans ses arguments, et persévérer -sur instruction- dans l’erreur.

Il est vrai qu’il n’est pas fréquent de voir le ministre d’un Gouvernement choisi par lui faire le contraire absolu de ce que dit le Président de la République lorsqu’il parle de politique de la ville et des quartiers de grande pauvreté ?

Il est vrai qu’il n’est pas commun de voir celui qui prône la diminution des émissions de gaz à effet de serre jeter sur les routes des écoliers dans des bus polluants. Ce genre de décision vous colle à la peau et à la réputation.

Volte-face

Le CD 27 était bien décidé à fermer PMF
Le CD 27 était bien décidé à fermer PMF

Ce matin, le Conseil Départemental de l’Eure, réuni en séance plénière, sur ordre, a donc bel et bien condamné PMF, dont son toujours Président, Sébastien Lecornu, avait pourtant assuré, sur place, à la rentrée 2015, qu’il soutiendrait l’expérience éducative.

Ce matin, le Conseil Départemental de l’Eure, réuni en séance plénière, sur ordre, a tenté de valider, sans la soumettre aux instances compétentes, une carte scolaire où l’absurde le dispute au grotesque, le plus faible des exemples n’étant pas les fameuses dix minutes que le rapporteur du projet pensait suffisant pour rallier Val-de-Reuil à Louviers ou à Pont-de-l’Arche. Comme s’il n’y avait pas d’autres priorités !

 L’agglo et la Ville mettent la main à la poche 

Alors que éléments chiffrés, volonté de la communauté éducative, silence pesant de la tutelle valaient à sa majorité le pire des désaveux, M. Lehongre, qui ne disposait sans doute pas de la moindre autonomie et ne s’est jamais rendu officiellement dans la plus jeune commune de France, n’a pas profité de la porte de sortie qui lui avait été ouverte : financement à hauteur de 75 % la construction d’un nouveau collège (50 % par l’Agglomération et 25 % par la Ville), prise en charge de l’ensemble des coûts de fonctionnement de l’actuel établissement jusqu’à sa reconstruction. Il en portera personnellement la responsabilité.

Tout cela pour solder une vieille guerre entre le centre, très présent sur le territoire Seine-Eure à la droite classique pour partie récemment ripolinée Le conseil départemental aura été à la fois sous sa présidence une assemblée qui sacrifie sans sourciller les plus petits de ceux dont elle a la charge, qui n’attache aucune attention à l’enseignement et aux conditions dans lequel il est proposé, mais aussi qui fait preuve d’une compétence gestionnaire des plus faibles.

Décrochage, absentéisme…

Comment refuser au nom d’un parti pris, d’un aveuglement idéologique – s’en prendre aux territoires les plus pauvres de son département parce qu’ils ne votent pas pour vous – une telle opportunité budgétaire ?

Comment ne pas comprendre que les familles les plus déshéritées n’auront pas les moyens de payer à leurs fils, à leurs filles, cantine et transports ?

Comment ne pas voir que l’éloignement facilitera le décrochage, la radicalisation, l’absentéisme, la délinquance, empêchera les activités culturelles, sociales et sportives qui forment un citoyen, qui permettent de passer à l’âge adulte ?

Comment ne pas craindre une baisse des résultats, la fuite vers le privé, la fin de la renaissance d’une Ville Nouvelle et du travail fait par ses habitants depuis quinze ans ?

Comment ne pas appréhender un accident qui, un jour, pèsera sur la conscience de ceux qui l’ont rendu possible ? Si on n’y voit pas un aveuglement coupable, on y discernera la bêtise la plus lourde, un manque de vision dramatique.

Le recours déposé dans les prochains jours

Des centaines de Rolivalois réunis ce matin devant le collège PMF

C’est pourquoi la Ville de Val-de-Reuil continuera de se battre pour ne pas être la seule commune de plus de 15.000 habitants ne disposant que d’un seul collège, pour sauver un établissement situé au cœur d’un réseau d’éducation prioritaire essentiel à l’équilibre de son territoire.

Elle déposera dans les prochains jours un recours devant le tribunal administratif de Rouen pour faire annuler cette décision qualifiée par tous de « contraire à l’intérêt général ». Arguments erronés, statistiques incomplètes, données écartées, irrégularité, autant d’éléments que la Ville compte bien dénoncer devant la justice afin de prouver que les conseillers départementaux ne disposaient pas des éléments nécessaires à un vote éclairé.

Dans l’impossibilité de faire entendre ses arguments par la voie du dialogue et de la concertation, la Ville de Val-de-Reuil n’a pas d’autre choix que de s’en remettre à la justice pour défendre ses enfants et tous ceux du territoire de son agglomération.

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Le Département signe la mort de PMF

Ce matin, au terme de deux longues heures de débats, le conseil départemental a entériné l’impensable : la fermeture du collège PMF. Un triste jour pour Val-de-Reuil et toute l’agglomération.

Derrière le slogan "Le CD 27 nous fout à poils", des opposants ont manifesté en nuisettes et torse nu
Derrière le slogan “Le CD 27 nous fout à poil”, des opposants ont manifesté en nuisettes et torse nu

Jusqu’au bout, ils ne pouvaient croire à l’impensable ! Jusqu’au bout, les défenseurs du collège PMF voulaient s’en convaincre : la raison l’emporterait forcément sur une irrationnelle obstination à vouloir fermer l’établissement scolaire, quoi qu’il en coûte.

Pourtant, ce matin, le Conseil Départemental, réuni en séance plénière, a bel et bien entériné la fermeture de PMF et, de ce fait, validé la nouvelle carte scolaire. 31 conseillers départementaux ont validé cette carte ; 11 s’y sont opposés et 4 se sont abstenus.

Le CD 27 était bien décidé à fermer PMF
Le CD 27 était bien décidé à fermer PMF

Que ce soit du côté des 36 maires de l’Agglomération Seine-Eure et leurs élus, des parents d’élèves, des enseignants ou des acteurs locaux mobilisés au nom de la réussite éducative des enfants du territoire, c’est à la fois l’incompréhension, le désarroi et un effroyable sentiment d’injustice qui dominent aujourd’hui : comment se résigner à voir leurs enfants sacrifiés au nom d’une logique « obscure » ?

Avant le vote pourtant, plusieurs conseillers départementaux – opposés à l’hypothèse du CD27 – avaient pris la parole, une dernière fois, pour tenter de convaincre Sébastien Lecornu & Pascal Lehongre et leur majorité. De Janick Léger qui d’emblée rappelait que cette décision reposait sur une série de mensonges : que ce soit le nombre limité de collèges dans le département, les problèmes de sécurité du bâtiment de PMF ou encore le fait qu’il soit un établissement dit « Pailleron ».

Le plaidoyer des élus opposés à la fermeture de PMF

« Cette décision est injuste : alors même que dans la SNA (communauté d’agglomération de Vernon où Sébastien Lecornu est élu) dispose du même nombre de places vacantes que dans l’agglomération Seine-Eure, on y reconstruit là-bas un collège. Vous imposez un traitement inéquitable entre les territoires ».

De son côté Marie-Annick Deshayes (conseillère départementale canton de Pont de l’Arche). « Vous allez déraciner encore un peu plus des enfants fragiles et favoriser leur échec scolaire alors que la logique voudrait qu’on donne plus à ceux qui ont moins ». Et la conseillère départementale d’ajouter que cette nouvelle carte scolaire imposera « 35335 km en plus de bus pour transporter tous les enfants ».

Egalement opposé à la fermeture de PMF, Francis Courel (conseiller de Montfort sur Risle) et ancien vice-président du conseil général chargé des collèges (sous la mandature de JL Destans) réclamait pour sa part un report de ce vote pour approfondir le sujet et rendre une décision éclairée.

Jean-Jacques Coquelet enfin mettait le doigt sur « les conséquences de cette décision sur la vie quotidienne de centaines de familles. L’écosystème éducatif risque d’être tout simplement rompu ». C’est en effet tout un parcours éducatif qui est mis en place à Val-de-Reuil pour favoriser la réussite des petits Rolivalois.

Pour celui qui est également adjoint au maire de Val-de-Reuil, cette décision est par ailleurs un non-sens eu égard aux 660 constructions neuves prévues sur la ville d’ici 2020.

Malgré la mobilisation, rien n’y a fait !

Symboliquement, les manifestants ont brandi le chèque de 10 millions d'euros issu de la proposition de l'agglo
Symboliquement, les manifestants ont brandi le chèque de 10 millions d’euros issu de la proposition de l’agglo

Autant d’arguments qui n’ont malheureusement pas suffi à infléchir la position du Conseil départemental, bien décidé à fermer le collège PMF tout comme le collège Neruda à Evreux.

C’est ainsi qu’il avait balayé d’un revers de main l’ensemble des propositions concrètes mises sur la table par l’Agglomération et la mairie de Val-de-Reuil, de financer à hauteur de 75 % la construction du nouveau collège (50 % par l’Agglo et 25 % par la Ville) mais aussi d’assurer l’ensemble de ses coûts de fonctionnement jusqu’à la reconstruction (proposition de l’agglomération).

La bataille est donc finie autour du collège PMF ? Il semble bien que non… Plus de détails dans les prochaines heures !

En attendant, jusqu’au bout, les opposants se seront fait entendre. Ils étaient plusieurs centaines ce matin, alors que les débats s’intensifiaient dans l’hémicycle à crier leur colère devant l’Hôtel du Département.

Banderoles déployées, parents d’élèves, enseignants, habitants… voulaient garder l’espoir jusqu’au bout. Lorsqu’à 13h30, le couperet est tombé : les cris, les larmes, la colère ont redoublé dehors… et surtout l’inquiétude et la détresse pour les mois et les années à venir !

Les photos
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Collège PMF : l’Agglo fait une ultime proposition

L’Agglo Seine-Eure abat ses dernières cartes avant la décision du CD27 lundi : elle propose désormais de financer l’ensemble des frais de fonctionnement du collège PMF jusqu’à sa reconstruction. Cette proposition fera-t-elle infléchir le Département ?

L'agglomération vient de faire une nouvelle proposition au département
L’agglomération vient de faire une nouvelle proposition au département

J-3 avant la décision du conseil départemental. Lundi, en séance plénière, les conseillers départementaux entérineront ou non la fermeture du collège PMF et la nouvelle carte scolaire.

Manifestation devant le lycée Galilée
Manifestation devant le lycée Galilée

En attendant, sur le terrain, la mobilisation ne faiblit pas : après l’opération escargot sur l’A154 mardi et « l’intrusion » des manifestants à l’Hôtel du Département, les opposants à la fermeture de PMF ont réservé ce matin un « comité d’accueil » un peu particulier au ministre de l’Education nationale en visite au lycée de Franqueville saint-Pierre. En tenue de panda (référence à Brigitte Macron qui a baptisé lundi le bébé panda du zoo de Beauval), les manifestants ont déployé banderoles et clamé leurs slogans pour sauver le collège rolivalois.

Lundi, ils devraient être très nombreux à Evreux pour s’opposer à cette décision injuste et incompréhensible.

Proposition exceptionnelle

En attendant, les élus mouillent également la chemise pour tenter d’éviter le pire. A Val-de-Reuil, depuis 18 mois, ils multiplient les initiatives. Ils sont désormais soutenus par les 35 autres communes (et maires) de l’Agglo.

Hier jeudi, Bernard Leroy, président de l’Agglo Seine-Eure, a annoncé avoir posé sur la table une nouvelle proposition. « Nous nous engageons à prendre en charge l’ensemble des frais de fonctionnement du collège jusqu’à sa reconstruction ». Concrètement, chaque année, le Département verse au collège PMF une dotation globale de fonctionnement de 110 000 €. A compter d’aujourd’hui, l’Agglomération s’engage à assumer cette dépense à sa place.

Bernard Leroy propose que l'agglo se substitue au Département pour financer le fonctionnement du collège
Bernard Leroy propose que l’agglo se substitue au Département pour financer le fonctionnement du collège

Déjà, l’agglomération s’était engagée ces dernières semaines à financer 50 % de la reconstruction du collège PMF. De la même manière, la ville de Val-de-Reuil avait proposé d’abonder à cette reconstruction à hauteur de 25 %.

Aucun problème de sécurité

Les arguments financiers, avancés jusque-là par le Conseil départemental, n’ont donc plus de raison d’être. Tout comme ceux avancés précédemment concernant la sécurité du collège. « Il ne s’agit pas d’un établissement Pailleron et la commission de sécurité, qui est passée fin septembre, a donné un avis favorable pour 3 ans ». Composée en partie par des membres du service départemental d’incendie et de secours (SDIS), cette commission vient donc confirmer ce que Marc-Antoine Jamet avançait depuis de longs mois : « Le collège PMF ne pose pas de soucis de sécurité ».

Désormais, c’est sur le champ de la mixité sociale que se place le Département pour justifier la fermeture de PMF et la nouvelle carte scolaire. « La mixité sociale ne se décrète pas ; elle se construit », poursuit le président de l’Agglo. Comment ? « Avec des logements diversifiés qui correspondent aux besoins réels des salariés des entreprises du territoire ».

15 maisons voie Bachelière en construction au 1er trimestre 2018
15 maisons voie Bachelière en construction au 1er trimestre 2018

A Val-de-Reuil, cette mixité est en marche : de nombreux logements en accession à la propriété sont en cours de construction ou sur le point d’être construits. Un rapport d’un cabinet indépendant évalue d’ailleurs à 300 le nombre supplémentaire de collégiens sur la ville en 2020, grâce – en grande partie – à ces nouveaux logements.

C’est pour toutes ces raisons que Bernard Leroy a entrepris depuis le début de la semaine de contacter individuellement chaque conseiller départemental. « Beaucoup sont perplexes et découvrent la réalité du terrain. Une réalité qu’ils ne soupçonnaient pas quand ils ont voté la première fois en 2016 ». Tout cela finira-t-il par modifier la position du conseil départemental ? Réponse lundi matin !

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Brevet des collèges : 81 % de réussite à PMF

L’émotion était palpable vendredi 24 novembre au collège Pierre Mendès France pour la remise du Diplôme National du Brevet (DNB). Une émotion particulière ressentie par Jean-Jacques Coquelet, Conseiller départemental et adjoint au maire « de savoir si on sera là l’année prochaine… je vous promets de continuer à me battre avec vos parents et vos enseignants pour sauver ce collège, acteur de votre réussite. »

La session 2017 des collégiens de PMF avec leur diplôme
La session 2017 des collégiens de PMF avec leur diplôme
Marc-Antoine Jamet, entouré du Principal Etienne Crétu et de son adjointe Kattel Gaillardou, est venu saluer les élèves
Marc-Antoine Jamet, entouré du Principal Etienne Crétu et de son adjointe Kattel Gaillardou, est venu saluer les élèves
Une belle réussite en effet, à hauteur de 81 %, rappelée par le Principal Etienne Crétu, dont 6 mentions très Bien, 7 bien et 12 assez bien sur les 58 élèves qui se sont présentés à l’épreuve.

« Ce qui compte c’est de faire ce dont vous rêvez » et  Catherine Duvallet, 1ère adjointe au maire de les féliciter au nom du Conseil municipal et de leur souhaiter tous ses vœux de réussite scolaire et professionnelle.

Après avoir signé le registre les élèves ont apposé une seconde fois leur signature sur leur diplôme remis par leurs professeurs… assorti de deux places de cinéma en signe de récompense. Un petit souvenir  culturel, pour ces jeunes « fierté de cette commune qui mise sur la jeunesse ».

 

Joie et fierté à la remise du dipôme
Joie et fierté à la remise du dipôme
 

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700 personnes main dans la main pour sauver PMF

Retour sur la grande marche citoyenne organisée à Pont de l’Arche samedi matin contre la fermeture de PMF. Plus de 700 personnes avaient répondu présent.

Symboliquement, la marche citoyenne s'est achevée devant le collège de Pont de l'Arche
Symboliquement, la marche citoyenne s’est achevée devant le collège de Pont de l’Arche

La mobilisation enfle au fil des semaines pour défendre le collège PMF. Samedi, ils étaient plus de 700 à se retrouver – non pas à Val-de-Reuil mais à Pont de l’Arche – pour s’opposer à la fermeture du collège rolivalois. Des habitants, des parents, des enseignants, des élus… venus de Val-de-Reuil bien-sûr mais aussi de Pont-de-l’Arche, Poses, les Damps, Alizay, Criquebeuf, Léry et des communes alentours.

Un chassé-croisé inacceptable

Bonnet de père noël sur la tête pour certains (espérant que le CD27 leur ferait ce cadeau de Noël de laisser ouvert le collège PMF), banderoles déployées… ils ont marché à travers la commune, remontant sur une partie de la D6015 avant d’achever leur périple, et de manière symbolique, devant le collège Hyacinthe Langlois de Pont de l’Arche.

De nombreux élus de l'agglomération ont ouvert la marche
De nombreux élus de l’agglomération ont ouvert la marche

« Ce collège a une capacité d’accueil de 550 places ; à la rentrée, le CD27 prévoit d’y affecter 780 élèves… c’est tout bonnement inadmissible », martelait d’emblée le maire de Pont de l’Arche avant de dénoncer le redéploiement annoncé.

« Aujourd’hui, les enfants des Damps viennent à pied ou à vélo au collège de Pont de l’Arche ; demain, on les envoie à Val-de-Reuil. Les enfants de Criquebeuf passeront devant le collège de Pont de l’Arche pour aller jusqu’à Val-de-Reuil alors que les enfants de Val-de-Reuil viendront à Pont de l’Arche ». Aux arguments de mixité sociale invoqués par le CD27, Richard Jaquet revendique pour sa part la réussite éducative.

Même levée de bouclier de la part des maires des Damps et de Criquebeuf, très en colère contre une décision qu’ils jugent « irresponsable », « inique » et « absurde ».

Les Rolivalois étaient nombreux à Pont de l'Arche
Les Rolivalois étaient nombreux à Pont de l’Arche

Quant à Fadila Benamara, élue rolivaloise, elle rappelait aux manifestants que l’Agglo et la Ville de Val-de-Reuil sont prêtes à mettre 10 millions euros sur la table sur leur budget pour financer la reconstruction du collège PMF.  « Mais ces 10 millions €, le CD27 n’en veut pas ! Il veut fermer le collège PMF, mettre les enfants sur les routes et les familles dans la panique » 

La vidéo dans laquelle Fadila Benamara dénonce la décision du CD27

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Au final, les manifestants, très remontés, se sont promis de poursuivre plus que jamais leur mobilisation d’ici le 11 décembre, jour où le CD27 a prévu d’entériner sa décision de fermer PMF et sa nouvelle carte scolaire.

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#sauvonsPMF – Pierre Mendes France doit rester ouvert !

Les 36 maires de l'agglo s'opposent à la fermeture de PMF
Les 36 maires de l’agglo s’opposent à la fermeture de PMF

Maintenant que l’on sait, Pierre Mendes France doit rester ouvert ! – réaction de Marc-Antoine Jamet

Maintenant que nous savons que le Ministre compétent est contre, que le Préfet de l’Eure est contre, que le recteur de Normandie est contre, que le directeur académique de notre département est contre, que les conseillers départementaux de notre canton sont contre, que le Maire et le conseil municipal de Val-de-Reuil sont contre, que le chef d’établissement et les professeurs du collège Pierre Mendès France sont contre, que les parents des 350 élèves inscrits (qui seront 450 l’année prochaine) sont contre.

Maintenant que nous avons été informés que la principale du collège Alphonse Allais prévoit des effectifs pour la rentrée 2018 de près de 500 élèves, ce qui met son établissement dans l’incapacité d’accueillir un enfant de plus.

Maintenant qu’il est de notoriété publique que le Collège Michel de Montaigne a refusé l’inscription de plusieurs enfants issus des CM2 de Val-de-Reuil à la rentrée 2017 alléguant qu’il était saturé et que c’est la vérité.

Maintenant qu’il est établi que jamais le collège Pierre Mendes France n’a été un collège du type Pailleron et que le prétendre était un grossier mensonge ou une la preuve d’une parfaite ignorance de la réalité.

Maintenant que l’on se souvient que M. Sébastien Lecornu, jeune exécutif départemental devenu jeune secrétaire d’Etat au prix d’une grande souplesse idéologique, rompant avec la gestion brutale et secrète du dossier qui avait prévalu, avait indiqué, par une lettre reçue à la Communauté d’agglomération, qu’il fallait, localement, pendant un an, en engageant la concertation avec tous les acteurs, mener une réflexion sur le principe même de la fermeture de cet établissement plutôt qu’un autre et que ce travail n’a connu aucun début de concrétisation, ce qui pourrait montrer, chose impossible à croire, que les promesses varient d’un exécutif à un exécutant départemental en seulement quatre mois.

Maintenant que l’on se rappelle que l’agglomération Seine Eure, unanime, a voté en juin dernier un moratoire d’au moins deux ans reportant toute décision tant une fermeture paraissait déstabilisatrice pour notre territoire, que cette volonté politique rassemble localement Gauche et droite, et qu’il faut respecter cette unité.

Maintenant que nul n’ignore que le Conseiller départemental LR de Louviers M. Jubert, convaincu de sa stupidité, avait fait son affaire du retrait rapide de la mesure décriée.

Maintenant que l’on constate que les 200 logements annoncés à Val-de-Reuil (AMEX, Extraco, Nexity, Altitude) sont en train de se construire pour la prochaine rentrée et que 500 autres sont lancés.

Maintenant que l’on observe que Val-de-Reuil est lancé dans un nouvel ANRU, le PNRU2, et que le but de ce projet est précisément d’éviter les friches administratives grâce à la participation budgétaire du département que la fermeture de PMF par le même département créerait, schizophrénie pour le moins ubuesque, voire kafkaïenne.

Maintenant que, sous l’autorité du Président de la République Emmanuel Macron que je vais saisir, le Gouvernement de Edouard Philippe, que je vais saisir, a donné la priorité au soutien des élèves de ZEP et que, comme pour le Collège Pablo Neruda d’Evreux, le ressort du Collège Pierre Mendès France de Val-de-Reuil est le plus directement concerné par cette initiative, initiative à laquelle on imagine mal que le Conseil Départemental de l’Eure s’oppose, puisque c’est le département de M. Bruno Le Maire, département qui compte cinq députés En Marche (tous muets sur ce sujet qui va pourtant contre le programme de leur Majorité Parlementaire).

Maintenant qu’une rumeur folle prétend qu’il s’agira pour M. Le Hongre d’envoyer les enfants qui allaient naguère à Louviers à Michel de Montaigne au Vaudreuil pour mieux envoyer sur des routes encombrées de camions les petits rolivalois (dont on sait qu’ils sont évidemment pauvres, étrangers, en difficulté, et sans doute un peu bêtes !) à Pont de l’Arche ou à Louviers (deux heures de trajet/jour et, hélas, potentiellement des accidents dont M. Le Hongre sera personnellement responsable) avec les répercutions que l’on sait sur la santé, le sommeil, les résultats d’enfants de 10 à 14 ans, laissant place à toutes les stratégies familiales de contournement qui asphyxieront Montaigne, sans parler du coût faramineux du transport pour la collectivité publique.

Maintenant qu’on s’aperçoit que rompre la chaîne éducative d’excellence qui unit les écoles rolivaloises au meilleur lycée du département, Marc Bloch, via le collège Pierre Mendes France est une absurdité sans nom, l’exemple même du mauvais service public.

Maintenant que l’on discerne que ceux qui mettent en oeuvre cette décision ont certainement des qualités, mais n’ont aucune légitimité pédagogique (en tant que Président actuel du CNED et ancien président de la commission paritaire d’un de nos établissements universitaires les plus prestigieux, j’en ai à peine…) et n’agissent qu’au nom d’une logique comptable que, en magistrat de la Cour des comptes, je recommanderais fermement à mes collègues de la Chambre Régionale des Comptes, de juger comme une politique de Gribouille ou une stratégie du sapeur Camembert.

Maintenant que l’ont sait que le bailleur social IBS est prêt à affecter le bâtiment mitoyen du collège à un internat.

Maintenant que le Ministre de l’éducation a demandé que le dossier soit évoqué à son cabinet.

Il apparaît évident, à tous les esprits logiques, éclairés, républicains, qu’il faut ajourner sine die le conseil d’administration du Collège Pierre Mendès France du 2 octobre 2017. C’était au cours de cette réunion que la décision sans aucun fondement de fermer l’établissement devait être prise. A contrario, il est temps de se mettre enfin à travailler sérieusement, entre professionnels, sans politiciens, et d’examiner le maintien du Collège Pierre Mendes France grâce à la création d’un Internat d’Excellence (astucieusement à 1000 mètres d’une gare !) piste que, sur la suggestion des services de Jean-Michel Blanquer alors directeur de l’enseignement scolaire au Ministère de l’éducation, le département de l’Eure avait étudié lorsqu’il était –bien- géré par Jean Louis Destans.

Marc-Antoine JAMET
Maire de Val-de-Reuil

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Le 21 Novembre 2017 : Marie Nimier au secours de PMF
Le 10 Novembre 2017 : PMF plus déterminés que jamais !
Le 6 Novembre 2017 : Le collège PMF mis en vente sur Le Bon Coin
Le 13 Octobre 2017 : Énorme mobilisation pour sauver PMF
Le 11 Ocotbre 2017 : Grande journée d’action à Val de Reuil ce vendredi
Le 4 Octobre 2017 : Mobilisation générale contre la fermeture du Collège PMF
Le 13 Juin 2016 : La fermeture du Collège Pierre Mendès France à Val-de-Reuil, une décision injuste, inepte, irréfléchie, et irresponsable

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Marie Nimier au secours de PMF

Marie Nimier, célèbre romancière et parolière, est très attachée à sa ville : Val-de-Reuil. Dans un texte qu’elle vient de diffuser, elle défend avec conviction le collège Pierre Mendès France qu’elle refuse de voir fermer. 

Marie Nimier s'oppose à la fermeture de PMF
Marie Nimier s’oppose à la fermeture de PMF

«Je suis la mère de deux enfants, anciens élèves du collège Pierre Mendès France de Val de Reuil, et c’est à ce titre que je vous écris. À ce titre, et parce que je me souviens du jour où le cadet est revenu à la maison avec des champignons – leur professeur de sport avait profité d’une belle journée d’automne pour aller avec ses élèves, à pied, en forêt de bord. Il leur avait expliqué, en prime, comment non seulement reconnaître, mais aussi préparer les champignons. 

Je me souviens du professeur d’anglais qui, en plus de ses cours, menait avec un enthousiasme contagieux les ateliers de théâtre d’improvisation. Ce fut une véritable découverte pour l’aîné – avant, il voulait être pizzaïolo – président de la République. Après, comédien. Ou acteur, selon les jours.

Je me souviens du correspondant anglais et du dîner où il nous a appris à imiter le cri de la chouette. Il se promenait toujours en tee-shirt, il n’avait jamais froid.

Je me souviens du rendez-vous au petit matin pour partir vers le nord de l’Angleterre, et découvrir la petite ville où il habitait. Nous, les parents, courant derrière le car en agitant les bras.

Je me souviens du projet « Les couleurs du vide », sélectionné par le CNES pour envoyer dans l’un de ses avions gravité zéro une expérience artistique conçue par les élèves.

Je me souviens de Madame Brassier, professeur de latin, français et histoire, les larmes quand elle a pris sa retraite.

Je me souviens de la jeune professeur de chinois qui a vidé les classes d’allemand – et des heures, des heures à copier les idéogrammes.

Je me souviens des allers à vélo, des retours à vélo. Un collège, ce ne sont pas seulement des murs. On ne peut pas s’en débarrasser comme ça.

Mes enfants ont poursuivi leurs études au lycée Marc Bloch, ils sont maintenant tous les deux étudiants, l’un commence une thèse en informatique, l’autre a intégré l’École normale supérieure de Cachan, en économie publique, et moi je suis toujours ici, j’ai vu les chaussées rétrécir, les arbres pousser, le théâtre sortir de terre à la place de l’ancienne caserne des pompiers, le marché se couvrir, la dalle se piquer d’étoiles.

Quand je passe aujourd’hui à côté du collège, je n’arrive pas à imaginer qu’il puisse être fermé. Tout aux alentours crie au contraire qu’il faut le laisser ouvert, et lui donner les moyens de se développer. De nouvelles maisons voient le jour, la passerelle vers la gare prend ses marques, les familles s’installent dans l’éco-village. On a besoin, là, d’un établissement scolaire de proximité. Un endroit où l’on est attentif aux jeunes, où ils peuvent apprendre, dans des classes aux effectifs raisonnables, sans perdre leur temps dans les transports.

S’il n’existait pas, il faudrait le construire. Mais il existe, alors pourquoi le rayer de la carte ? J’ai entendu parler d’un projet d’internat attenant au collège, c’est une bonne idée, non ?

Quand on est menacé de disparition, la meilleure façon de s’en sortir, c’est de grandir.»

 

Marie Nimier

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L’Agglo fait bloc pour sauver le collège PMF

Les 36 maires de l’agglomération sont aujourd’hui hostiles à la fermeture de PMF. Ils l’ont publiquement fait savoir hier en se rassemblant rue PMF à Louviers. Ils font également des propositions au Département.  

Les 36 maires de l'agglo s'opposent à la fermeture de PMF
Les 36 maires de l’agglo s’opposent à la fermeture de PMF

Du jamais vu ! L’agglomération Seine-Eure a manifesté une extraordinaire unité hier soir à Louviers. Un peu moins d’un mois avant que le Conseil départemental n’entérine sa décision de fermer le collège PMF à Val-de-Reuil, les 36 maires de l’Agglo se sont réunis pour dire NON d’une seule voix !

Revêtus de leur écharpe tricolore, ces femmes et ces hommes de toutes tendances politiques confondues, ont donc fait fi de leurs divergences pour se rassembler autour de ce combat collectif au nom de l’avenir des enfants de Val-de-Reuil et de l’ensemble du territoire.

Des milliers de nouveaux logements

"On ne ferme pas un collège dans le 1er pôle économique du département"
“On ne ferme pas un collège dans le 1er pôle économique du département”

« On ne ferme pas un collège dans le 1er pôle économique du département. Les 7 collèges de l’Agglo Seine-Eure sont essentiels pour le développement de notre territoire ». Pour appuyer ses propos, le président de l’Agglo, Bernard Leroy rappelle que 2000 emplois ont été créés ces trois dernières années sur le territoire ; que 2000 nouveaux habitants sont arrivés. « Dont 700 habitants sur un an : c’est un record ! ».

A Val-de-Reuil, ce sont pas moins de 1000 nouveaux logements qui, jusqu’en 2020, sortiront de terre. « Alors pourquoi fermer ce collège ?», s’indigne Marc-Antoine Jamet.

De longs trajets en bus

Une chose est sûre : la fermeture du collège Pierre Mendès France aurait un impact majeur sur la majorité des communes de l’Agglo. Jeu de chaise musicale oblige, de nombreux enfants seraient en effet contraints – selon la nouvelle carte scolaire présentée par le Département – de changer d’établissements et faire de longs kilomètres en bus pour rejoindre leur nouvel établissement.

« Cela coûterait 300 000 € supplémentaires en transports alors que l’Etat demande aux collectivités de faire des économies », s’insurge François Xavier Priollaud. Bien plus grave, c’est toute la politique éducative qui serait mise à mal en cas de validation de cette nouvelle carte.

Qu'ils soient de gauche ou de droite, front uni pour sauver PMF
Qu’ils soient de gauche ou de droite, front uni pour sauver PMF

L’éducation prioritaire ébranlée

« La majorité des collèges en France abrite 300 élèves. Ici, le département veut créer des unités de 700 ou 800 élèves, particulièrement difficiles à gérer », insiste Marc-Antoine Jamet très inquiet par ailleurs de la disparition de ce collège situé en REP +. « Le réseau d’éducation prioritaire fonctionne autour d’un collège. S’il ferme, c’est toute l’éducation prioritaire qui est ébranlée ».

Une absurdité pour le maire de Val-de-Reuil qui rappelle la politique éducative nationale de dédoublement des CP. « D’un côté, le gouvernement fait en sorte qu’en CP-CE1, les écoliers soient 12 par classe ; de l’autre, le Département fait en sorte qu’à 10 ans, on les entasse dans des classes surchargées… »

Sans compter ces très longues journées imposées par les trajets ; organisation qui, confirme le maire, priverait les enfants d’activités sportives et extrascolaires. « Pour des enfants issus de quartiers fragiles, ce serait une catastrophe ».

Les propositions de l’agglomération

L'agglo propose de financer 50 % de la reconstruction de PMF, la Ville 25 %
L’agglo propose de financer 50 % de la reconstruction de PMF, la Ville 25 %

Au final, l’Agglomération met plusieurs propositions sur la table pour sauver coûte que coûte le collège PMF tout en répondant aux soucis économiques du Département. « PMF a besoin d’être reconstruit ; comme Alphonse Allais l’a été dans les années 2000, rappelle Bernard Leroy. L’Agglomération s’engage donc à financer 50 % de la construction de ce nouveau collège ».

Un effort financier substantiel que la Ville de Val-de-Reuil est également prête à consentir. « La Ville est prête à se ré-endetter pour aider au financement du collège PMF. Nous pourrions abonder à hauteur de 20 ou 25 % ». Une belle opération pour le département qui n’aurait alors plus qu’à assumer 25 % du financement de l’établissement rolivalois (hors financements annexes).

Comment réagira le CD 27 ?

En attendant, alors que le CD 27 estime que le fonctionnement actuel de PMF est beaucoup plus coûteux que la moyenne des autres collèges du Département, Bernard Leroy propose que l’Agglomération prenne à sa charge le surcoût financier annuel jusqu’à la reconstruction du collège.

Tous ces arguments suffiront-ils à interrompre la procédure en cours  ? La balle est en tout cas dans le camp du Département à qui toutes les mesures sont proposées pour répondre aux arguments économiques justifiant la fermeture de PMF.

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PMF : plus déterminés que jamais !

Grosse mobilisation pour sauver PMF : plus de 200 personnes se sont rassemblées ce matin avant de rejoindre l’école Louise Michel où ils ont “accueilli” l’Inspecteur d’académie.

Plus de 200 personnes rassemblées contre la fermeture de PMF
Plus de 200 personnes rassemblées contre la fermeture de PMF

La visite était fixée de longue date : l’inspecteur d’académie (DASEN) Laurent Le Mercier avait organisé une rencontre à l’école Coluche où les CP ont été dédoublés à la rentrée ; il devait ensuite poursuivre sa visite à l’école Louise Michel sur la thématique du numérique, très largement utilisé dans les écoles rolivaloise.

RESISTANCE

Hasard du calendrier… ce vendredi 10 novembre était justement une grosse journée de mobilisation pour protester contre la fermeture du collège PMF à la rentrée prochaine.

Pas de classe aujourd’hui à PMF (bloqué depuis le début de la semaine) ni à Alphonse Allais (bloqué aujourd’hui)… Pas de classe non plus à l’école Jean Moulin où l’on a découvert mardi que les écoliers prendraient le chemin du collège de Pont de l’Arche l’année prochaine. Très en colère, les parents ont bloqué l’école ce matin avant de rejoindre le cortège de la contestation.

Plus de 200 personnes étaient donc réunies devant la maison du Département dès 8h30, banderoles déployées, aux sons de « A ceux qui veulent fermer le collège PMF, on répond : RESISTANCE », hurlés par les enfants eux-mêmes. Des parents et des enseignants tellement désemparés qu’ils ont choisi de crier leur colère et leur incompréhension sous les fenêtres de l’école Louise Michel où devait se rendre l’inspecteur.

Face à face avec l’Inspecteur

A son arrivée en fin de matinée, c’est un imposant comité d’accueil qui était posté devant l’établissement. Comité qui refusait d’abord de laisser entrer la délégation emmenée par Laurent Le Mercier.

Marc Antoine Jamet essaie de convaincre les manifestants de laisser entrer l'inspecteur
Marc Antoine Jamet essaie de convaincre les manifestants de laisser entrer l’inspecteur

C’est finalement après avoir écouté Marc-Antoine Jamet, assurant que le DASEN était un soutien, que le combat était à mener contre le conseil départemental que les manifestants ont finalement accepté de le laisser pénétrer dans l’école de la voie Marmaille.

En fin de visite, Laurent Le Mercier a toutefois accepté de recevoir une délégation d’enseignants et de parents d’élèves.

 

Les maires de l’agglo entrent en scène

Quant à ce combat contre la décision du conseil départemental, il pourrait prendre un nouveau tournant ces prochains jours. Les 37 maires de l’agglomération Seine-Eure sont désormais solidaires et hostiles, à l’unanimité, à cette nouvelle sectorisation qui découlera de la fermeture de PMF. Ils le feront publiquement savoir ces prochains jours et promettent d’ores et déjà d’user de tout leur poids pour faire renoncer le Département. Il reste un mois pour sauver le collège (le Conseil départemental doit entériner la nouvelle carte scolaire le 11 décembre) !

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Le collège PMF mis en vente sur le boncoin !

Les enseignants du collège PMF ont symboliquement mis en vente leur établissement sur le boncoin aujourd’hui alors que le conseil départemental de l’éducation nationale doit rendre demain son avis sur la fermeture du collège.

Le collège PMF en vente sur le boncoin
Le collège PMF en vente sur le boncoin

Les enseignants de PMF sont en colère. « Pour le conseil départemental, notre collège n’est pas un service public de l’Education Nationale mais uniquement un bien immobilier. Alors, en tant que bien immobilier, il a toute sa place sur le boncoin ».

Collège à vendre !
Collège à vendre !

Fort de ce constat, l’équipe éducative de l’établissement menacé de fermeture à la rentrée prochaine, a donc décidé de mettre en vente le collège sur le boncoin ! Une annonce loin d’être passée inaperçue sur le site de vente entre particuliers… D’autant que les instigateurs n’ont pas manqué d’indiquer les coordonnées de Ms Lehongre et Lecornu (respectivement président et ex-président du conseil départemental) pour répondre aux sollicitations des éventuels acheteurs.

Ce que dit l’annonce

Le collège PMF en vente sur le boncoin
Le collège PMF en vente sur le boncoin

« Le CD 27 cherche à céder les charmants locaux du collège de zone REP Pierre Mendès France, 59 rue Grande, à Val de Reuil (27100). Situé au cœur de la ville, proche de la gare et tous commerces, dans un quartier en pleine expansion. Inclus : les 280 élèves, l’ensemble des personnels enseignants et non enseignants. Repreneur non sérieux s’abstenir », peut-on lire sur l’annonce.

Si cette action symbolique fait sourire la toile, elle n’en est pas moins lourde de sens. « Nous sommes tout bonnement de la marchandise pour le CD 27 », s’insurgent les enseignants qui étaient en grève ce lundi toute la journée.

Pas de classe pour les collégiens

Aucun élève n’avait donc classe au collège PMF aujourd’hui ; établissement qui devrait par ailleurs être bloqué par les parents d’élèves, demain mardi, alors que le conseil départemental de l’Education nationale rendra dans la matinée son avis (simplement consultatif) sur la fermeture de PMF et de Pablo Neruda à Evreux.

« Sur le fond, ce n’est pas nous qui sommes le plus à plaindre, confient les grévistes. Si le collège ferme, on sera recasés, on aura toujours notre salaire… mais les enfants ? A la fin, ce seront eux les grands perdants ». 300 collégiens qui devront prendre le chemin de Louviers ou de Pont-de-l’Arche chaque matin pour poursuivre leur scolarité alors que le deuxième collège rolivalois (Alphonse Allais) est arrivé à une telle saturation qu’il ne pourra accueillir le moindre jeune Rolivalois de PMF.

300 000 € de car

Les chiffres sont éloquents : six cars devront être mis à disposition chaque matin et chaque soir pour transporter les jeunes. « Un seul car coûte 50 000 € par an. Cette décision stupide revient donc à 300 000 € par an », s’indigne Catherine Duvallet, enseignante à PMF et première adjointe au maire de Val-de-Reuil, raillant au passage l’incohérence de Sébastien Lecornu. « A Paris, M.Lecornu, secrétaire d’Etat à la transition énergétique, défend la planète ; dans l’Eure, il met six cars par jour sur les routes… sans aucune raison ».

Jusqu’au bout du combat

Les enseignants de PMF en grève
Les enseignants de PMF en grève

Si l’espoir s’amenuise de sauver le collège PMF, enseignants et parents d’élèves sont bien décidés à aller jusqu’au bout ; à tout donner pour l’avenir des enfants. « Le seul qui peut nous entendre aujourd’hui, c’est le ministre de l’Education nationale. Il ne peut pas laisser fermer un collège de REP alors qu’il dédouble actuellement les CP et CE1 de REP et REP + pour donner à ces enfants de meilleures chances de réussite ». Ils veulent encore croire que la raison l’emportera !

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Enorme mobilisation pour sauver PMF !

Le “vendredi de la colère”, pour dénoncer le projet de fermeture du collège PMF, a été très fortement suivi aujourd’hui : grève des enseignants, rassemblement devant le collège ce matin et plus de 500 personnes réunies cet après-midi devant la maison du Département. 

Des centaines de Rolivalois réunis ce matin devant le collège PMF

« C’est maintenant qu’il faut se battre : il faut que tout le monde le comprenne. Après, on n’aura que nos yeux pour pleurer parce que nos enfants devront faire des kilomètres pour aller au collège. ». Devant les établissements scolaires ce matin, les parents d’élèves martèlent le message à qui veut l’entendre. Pas question pour eux de laisser le Département fermer le collège Pierre Mendès France.

83 % des enseignants en grève

L’heure semble si grave à Val-de-Reuil que partout, la mobilisation enfle. Dans les écoles maternelles et élémentaires de la ville, les enseignants ont pris la mesure de l’événement : 83 % d’entre eux ont choisi de faire grève ce vendredi. Pas de cours non plus au collège Alphonse Allais et au collège Montaigne : l’éducation est en berne à Val-de-Reuil aujourd’hui !

les enseignants des écoles de Val-de-Reuil se sont associés au mouvement

« Il faut que les gens comprennent que ce n’est pas que le collège PMF qui est concerné… Nous le sommes tous : parents et enseignants de Val-de-Reuil », glissait une enseignante de Louise Michel, en arrivant devant le collège Pierre Mendès France ce matin où des centaines de personnes étaient réunies dès l’aube.

« Si Pierre Mendès France – collège de REP – ferme, les écoles qui en dépendent ne seront plus dans le réseau d’éducation prioritaire : ça veut dire jusqu’à 30 élèves par classe en maternelle, finis les CP à 12 élèves… Ca veut dire des fermetures de classe, des moyens en moins ».

Dès 7h30 ce matin, les parents d’élèves avaient déployé les banderoles devant chaque établissement ; aux alentours de 9h00, les cortèges ont tous convergé vers le collège Pierre Mendès France où des centaines de personnes se sont massés une partie de la matinée, en attendant le grand rassemblement prévu à 13h30.

Les commerçants solidaires

Solidarité des commerçants rolivalois

Grand mouvement de solidarité aussi du côté des commerçants qui se sont engagés, nombreux, à baisser symboliquement leur rideau pour quelques minutes à 14h00.

Alexandre Olivier, fleuriste sur la place des 4 saisons, est même allé plus loin encore en affichant sur sa vitrine son total soutien à PMF, en fermant sa boutique pendant plusieurs heures et en participant au rassemblement !

500 personnes devant la maison du Département

500 personnes devant la maison du département cet après-midi

Dès 13h30, des centaines de Rolivalois mais aussi de Lovériens et d’habitants des communes environnantes affluaient de partout devant la Maison du Département, face à PMF pour crier leur soutien à Pierre Mendès France. Au son des percussions, sous l’égide de la vache (symbole du verre de lait offert par Pierre Mendès France chaque matin pendant 50 ans aux écoliers), sous le slogan “Lecornu m’a tuer”, toutes banderoles déployées… enseignants, parents, habitants, enfants, élus de Val-de-Reuil, Poses, Pont de l’Arche, Alizay ont manifesté une extraordinaire communion dans ce combat contre la décision du Département. Au final, ils étaient plus de 500 cet après-midi sur l’avenue des Falaises.

Marc-Antoine Jamet expose ses propositions

Les propositions du Maire de Val-de-Reuil

L’occasion pour Marc-Antoine Jamet de leur exposer ses trois propositions  “Je demande un débat avec Lehongre (NDLR : président du département), où il voudra, sur les vrais arguments de sa volonté de fermer PMF”; je propose d’étudier avec le ministère de l’Education Nationale la création d’un internat d’excellence ici à PMF, une proposition qui est aujourd’hui sur toutes les tables. Enfin je propose de réfléchir à un financement différent pour la reconstruction du collège : l’Anru est d’accord pour financer, l’agglomération est d’accord pour financer, la ville aussi… il n’y a plus aucune raison de fermer PMF. Nous avons l’impression d’être dans l’arbitraire. Ce sont des enfants, ce ne sont pas des euros”, martelait le maire de Val-de-Reuil devant la foule.

Quant aux représentants du collège des Fougères à Louviers, présents cet après-midi, ils ont renouvelé haut et fort leur soutien à PMF. “Les collèges de Louviers sont tous concernés par ce projet désastreux prévu ici. Comme vous, nous refusons la fermeture de PMF; on reste mobilisés; on vous soutient”.

Avant de clore cette grande manifestation, la maison du Département devant laquelle tous étaient rassemblés a été symboliquement débaptisée pour devenir “Maison de l’éducation sacrifiée” !

Toutes les photos de l’évènement

13 Octobre 2017 : Journée D’action Contre La Fermeture De PMF

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Grande journée d’action à Val-de-Reuil ce vendredi !

Vendredi 13 octobre : journée noire à Val-de-Reuil. Les parents d’élèves du collège PMF et des groupes scolaires organisent une grande journée d’actions pour s’opposer à la fermeture du collège rolivalois.  

Le tract diffusé partout à Val-de-Reuil et dans les communes environnantes depuis 24 heures

Pas question pour les parents d’élèves comme pour la communauté éducative du collège Pierre Mendès France de laisser le Département fermer l’établissement à la rentrée 2018 ! Ils le clameront haut et fort ce vendredi 13 octobre, dit « vendredi de la colère » à Val-de-Reuil.

Grand rassemblement à 13h30 devant PMF

Pour cela, l’accès au collège sera bloqué dès 7h15 ce matin-là, et ce pour la journée entière. De la même manière, les parents d’élèves de plusieurs écoles primaires de la ville ont décidé de s’associer à cette action coup de poing en organisant également une journée « école morte ». La plupart des groupes scolaires rolivalois risquent donc d’être bloqués ce jour-là.

Temps fort de cette journée d’action : tous les opposants à la fermeture de PMF sont invités à manifester leur colère en se rassemblant à 13h30 ce vendredi 13 octobre, devant la maison du Département, face au collège PMF à Val-de-Reuil.

Un tract partout en ville

A l’école Louise Michel, les banderoles ont déjà été accrochées ces dernières heures

« Stoppons cette fermeture insensée qui nuira à l’avenir de vos enfants », peut-on lire sur les tracts diffusés partout en ville depuis 24 heures. « Des frais de cantine en plus, des frais de transport en plus, des classes saturées y compris en primaire, moins de dispositif d’aide aux élèves »… 

Par ces tracts comme par cette action d’envergure, les parents et la communauté éducative de PMF comptent bien sensibiliser toutes les familles rolivaloises : « Les élèves des écoles de Val de Reuil seront affectés dans d’autres collèges de l’agglomération, le plus souvent éloignés de leur domicile. Plus spécifiquement, les élèves des écoles de Louise Michel, Les Dominos et Le Pivollet seront affectés à des collèges de Louviers. Mais les élèves de Val de Reuil ne sont pas les seuls concernés. La nouvelle carte scolaire concerne 18 communes du territoire de l’agglomération et bon nombre de parents ignorent encore ce qui les attend ».

700 € par an et par famille

Au-delà des “graves conséquences éducatives” d’une telle décision sur les enfants (suppression des classes de CP à 12, des liens entre école et collège…), des conséquences logistiques au quotidien, le collectif dénonce le coût financier pour les familles : « La nouvelle sectorisation entraînera un coût supplémentaire pour les familles pour couvrir les transports et la cantine estimé à 700€/an.
 La déconstruction du collège devra forcément avoir lieu et est actuellement programmée pour 2020. Elle est estimée à 1,5 millions d’€, soit l’équivalent de 6 années de fonctionnement de l’établissement ».

Autant d’arguments qui, espèrent-ils, inciteront un maximum de familles à venir les rejoindre vendredi. Pour tenter de sauver coûte que coûte leur collège !

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Mobilisation générale contre la fermeture du collège PMF

Plus de 200 parents d’élèves étaient réunis au collège PMF hier soir pour s’opposer à sa fermeture et mettre en place des actions coup de poing. Parmi elles : une grosse journée de mobilisation le 13 octobre.

Les actions sont votées les unes après les autres !

L’inquiétude et la colère étaient sur tous les visages hier soir au collège Pierre Mendès France. Alors que le Département de l’Eure campe sur ses positions de fermer l’établissement rolivalois à la rentrée 2018, plus de 200 personnes avaient répondu présent à l’invitation du collectif « Sauvons PMF » pour une assemblée générale de mobilisation.

Parents d’élèves et futurs parents d’élèves, enseignants de plusieurs établissements, élus… tous étaient réunis pour crier leur incompréhension, leur sentiment d’injustice et sonner l’heure de la mobilisation générale !

Les faux prétextes

Le ton monte chez les parents. Il faut agir, vite et fort !

La veille, jour du conseil d’administration du collège PMF, les représentants du Département avaient présenté à l’assemblée leurs propositions d’organisation pour la rentrée scolaire prochaine. Propositions qui se sont soldées par un vote unanime d’opposition (vote similaire au conseil d’administration du collège Montaigne).

« On a voulu nous expliquer que le collège PMF était énergivore, bourré d’amiante, vétuste… », indiquait d’emblée une enseignante, rappelant – non sans ironie – que la commission de sécurité avait par ailleurs rendu un avis favorable quelques jours plus tôt.

« Nous savons tous aujourd’hui que le collège PMF n’a pas plus d’amiante que les autres collèges de l’agglo », rappelait un autre enseignant. « En fait, ils trouvent tous les prétextes pour fermer le collège ».

Les enfants envoyés à Louviers

Le Conseil Départemental prévoit, dès la rentrée prochaine, de répartir les petits Rolivalois entre les collèges Montaigne (Le Vaudreuil), Ferdinand Buisson (Louviers), les Fougères (Louviers) et peut-être Yacinthe Langlois (Pont de l’Arche)…

Elus, enseignants, parents… même combat !

A cette annonce, impossible pour de nombreux parents de contenir leur colère. « J’ai deux enfants au collège ; je ne pourrais jamais payer les frais de transports et les frais de cantine chaque jour », s’indignait une maman la voix remplie d’angoisse.

Les actions programmées

Une chose est sûre : ce mardi soir, pas une personne dans l’assistance ne cautionnait ce choix aussi brutal qu’injustifié. D’où la décision d’organiser une grande mobilisation pour faire entendre leur voix. Une première action est programmée ce jeudi 5 octobre à 16h30 devant le collège Alphonse Allais où se tiendra son conseil administration. De même, une journée d’actions est programmée le vendredi 13 octobre ; toutes les écoles rolivaloises seront probablement sollicitées pour s’associer à un mouvement de grève collectif. Son organisation sera affinée dans les prochains jours.

Le lendemain, samedi 14 octobre, une manifestation commune sera organisée à Evreux où le collège Pablo Néruda est également menacé de fermeture…

La salle de réunion n’était pas assez grande hier pour accueillir tous les opposants à la fermeture de PMF
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Maintenant que l’on sait, Pierre Mendes France doit rester ouvert ! – réaction de Marc-Antoine Jamet

Maintenant que nous savons que le Ministre compétent est contre, que le Préfet de l’Eure est contre, que le recteur de Normandie est contre, que le directeur académique de notre département est contre, que les conseillers départementaux de notre canton sont contre, que le Maire et le conseil municipal de Val-de-Reuil sont contre, que le chef d’établissement et les professeurs du collège Pierre Mendès France sont contre, que les parents des 350 élèves inscrits (qui seront 450 l’année prochaine) sont contre.

Maintenant que nous avons été informés que la principale du collège Alphonse Allais prévoit des effectifs pour la rentrée 2018 de près de 500 élèves, ce qui met son établissement dans l’incapacité d’accueillir un enfant de plus.

Maintenant qu’il est de notoriété publique que le Collège Michel de Montaigne a refusé l’inscription de plusieurs enfants issus des CM2 de Val-de-Reuil à la rentrée 2017 alléguant qu’il était saturé et que c’est la vérité.

Maintenant qu’il est établi que jamais le collège Pierre Mendes France n’a été un collège du type Pailleron et que le prétendre était un grossier mensonge ou une la preuve d’une parfaite ignorance de la réalité.

Maintenant que l’on se souvient que M. Sébastien Lecornu, jeune exécutif départemental devenu jeune secrétaire d’Etat au prix d’une grande souplesse idéologique, rompant avec la gestion brutale et secrète du dossier qui avait prévalu, avait indiqué, par une lettre reçue à la Communauté d’agglomération, qu’il fallait, localement, pendant un an, en engageant la concertation avec tous les acteurs, mener une réflexion sur le principe même de la fermeture de cet établissement plutôt qu’un autre et que ce travail n’a connu aucun début de concrétisation, ce qui pourrait montrer, chose impossible à croire, que les promesses varient d’un exécutif à un exécutant départemental en seulement quatre mois.

Maintenant que l’on se rappelle que l’agglomération Seine Eure, unanime, a voté en juin dernier un moratoire d’au moins deux ans reportant toute décision tant une fermeture paraissait déstabilisatrice pour notre territoire, que cette volonté politique rassemble localement Gauche et droite, et qu’il faut respecter cette unité.

Maintenant que nul n’ignore que le Conseiller départemental LR de Louviers M. Jubert, convaincu de sa stupidité, avait fait son affaire du retrait rapide de la mesure décriée.

Maintenant que l’on constate que les 200 logements annoncés à Val-de-Reuil (AMEX, Extraco, Nexity, Altitude) sont en train de se construire pour la prochaine rentrée et que 500 autres sont lancés.

Maintenant que l’on observe que Val-de-Reuil est lancé dans un nouvel ANRU, le PNRU2, et que le but de ce projet est précisément d’éviter les friches administratives grâce à la participation budgétaire du département que la fermeture de PMF par le même département créerait, schizophrénie pour le moins ubuesque, voire kafkaïenne.

Maintenant que, sous l’autorité du Président de la République Emmanuel Macron que je vais saisir, le Gouvernement de Edouard Philippe, que je vais saisir, a donné la priorité au soutien des élèves de ZEP et que, comme pour le Collège Pablo Neruda d’Evreux, le ressort du Collège Pierre Mendès France de Val-de-Reuil est le plus directement concerné par cette initiative, initiative à laquelle on imagine mal que le Conseil Départemental de l’Eure s’oppose, puisque c’est le département de M. Bruno Le Maire, département qui compte cinq députés En Marche (tous muets sur ce sujet qui va pourtant contre le programme de leur Majorité Parlementaire).

Maintenant qu’une rumeur folle prétend qu’il s’agira pour M. Le Hongre d’envoyer les enfants qui allaient naguère à Louviers à Michel de Montaigne au Vaudreuil pour mieux envoyer sur des routes encombrées de camions les petits rolivalois (dont on sait qu’ils sont évidemment pauvres, étrangers, en difficulté, et sans doute un peu bêtes !) à Pont de l’Arche ou à Louviers (deux heures de trajet/jour et, hélas, potentiellement des accidents dont M. Le Hongre sera personnellement responsable) avec les répercutions que l’on sait sur la santé, le sommeil, les résultats d’enfants de 10 à 14 ans, laissant place à toutes les stratégies familiales de contournement qui asphyxieront Montaigne, sans parler du coût faramineux du transport pour la collectivité publique.

Maintenant qu’on s’aperçoit que rompre la chaîne éducative d’excellence qui unit les écoles rolivaloises au meilleur lycée du département, Marc Bloch, via le collège Pierre Mendes France est une absurdité sans nom, l’exemple même du mauvais service public.

Maintenant que l’on discerne que ceux qui mettent en oeuvre cette décision ont certainement des qualités, mais n’ont aucune légitimité pédagogique (en tant que Président actuel du CNED et ancien président de la commission paritaire d’un de nos établissements universitaires les plus prestigieux, j’en ai à peine…) et n’agissent qu’au nom d’une logique comptable que, en magistrat de la Cour des comptes, je recommanderais fermement à mes collègues de la Chambre Régionale des Comptes, de juger comme une politique de Gribouille ou une stratégie du sapeur Camembert.

Maintenant que l’ont sait que le bailleur social IBS est prêt à affecter le bâtiment mitoyen du collège à un internat.

Maintenant que le Ministre de l’éducation a demandé que le dossier soit évoqué à son cabinet.

Il apparaît évident, à tous les esprits logiques, éclairés, républicains, qu’il faut ajourner sine die le conseil d’administration du Collège Pierre Mendès France du 2 octobre 2017. C’était au cours de cette réunion que la décision sans aucun fondement de fermer l’établissement devait être prises. A contrario, il est temps de se mettre enfin à travailler sérieusement, entre professionnels, sans politiciens, et d’examiner le maintien du Collège Pierre Mendes France grâce à la création d’un Internat d’Excellence (astucieusement à 1000 mètres d’une gare !) piste que, sur la suggestion des services de Jean-Michel Blanquer alors directeur de l’enseignement scolaire au Ministère de l’éducation, le département de l’Eure avait étudié lorsqu’il était –bien- géré par Jean Louis Destans.

Marc-Antoine JAMET
Maire de Val-de-Reuil

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Le collège PMF fait tout de même la fête !

La 1ere fête du collège Pierre Mendès France avait lieu ce vendredi 2 juin en fin de journée. Collégiens, futurs collégiens et leurs familles s’y sont retrouvés pour une belle rencontre conviviale.

La fête au Collège Pierre Mendes France
La fête au Collège Pierre Mendes France

Oubliée la traditionnelle matinée portes ouvertes au collège Pierre Mendès France ! L’établissement rolivalois joue la carte de l’innovation et de la convivialité pour cette fin d’année scolaire 2017.

Pour la première fois, une fête du collège y était organisée hier vendredi 2 juin dès 15h30. « Jusqu’alors les portes ouvertes ne concernaient que les futurs 6e. Dorénavant, nous avons décidé qu’en plus des futurs collégiens, cette fête était aussi celle des élèves actuels pour créer un moment de convivialité et montrer tout ce qui a été fait ici cette année », indique le principal, Hocine Benhedane.

Présentations tous azimuts

Pléthore d'activités
Pléthore d’activités

Joli succès de cette première édition : à peine le visiteur pénétrait-il dans la cour qu’il était accueilli sur les rythmes de l’atelier rock, lequel proposait une démonstration des talents de ses participants.

Démonstrations sportives, présentation du journal du collège, projection du projet danse à l’Arsenal le 20 mai ou encore présentation des travaux réalisés en arts plastiques et en langues mais aussi dans le cadre des nouveaux EPI.

L’éolienne de Ludwig

L'éolienne de Ludwig
L’éolienne de Ludwig

C’est ainsi que Ludwig, un élève de 3e, présentait aux visiteurs une éolienne qu’il avait réalisée lui-même. « J’ai beaucoup aimé ce projet qui s’est tendu sur l’année ».

Et pour accueillir les visiteurs comme il se doit, des élèves délégués jouaient les guides-accompagnateurs au fil de ces quelques heures de fête.

Des guides hors du commun

Parmi eux, Maroua, Bouchra et Théresa, 3 élèves de 6e qui ont pris leur rôle très au sérieux. Les trois jeunes collégiennes aiment leur collège et ne le cachent pas. « On est bien ici. On n’a vraiment pas envie qu’il ferme. C’est vrai qu’on a un peu peur de ce qu’il va se passer ».

Des élèves qui aiment leur Collège !
Des élèves qui aiment leur Collège !

Mais pas question que cette épée de Damoclès ne vienne perturber la fête hier vendredi. Les élèves et les enseignants voulaient oublier, ne serait-ce que quelques heures, leurs inquiétudes.

 

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Rentrée 2017 : deux nouvelles classes

Une 8e classe ouvrira ses portes au Pivollet à la rentrée prochaine. A Jean Moulin, c’est une classe de tout-petits (moins de 3 ans) qui verra le jour.

Excellente nouvelle pour Val-de-Reuil, notamment pour les parents d’élèves de la Ville Nouvelle comme pour les 2000 écoliers qui fréquentent ses écoles primaires : le Conseil Départemental de l’Education Nationale (CDEN) a annoncé l’ouverture de deux classes supplémentaires à la rentrée prochaine dans les écoles rolivaloises.

Il s’agit une toute petite section (pour les enfants avant 3 ans) à l’école maternelle Jean Moulin et une 8e classe à l’école élémentaire du Pivollet. Cette décision portera à 10 le nombre d’ouvertures de classe à Val-de-Reuil en cinq ans, soit l’équivalent d’un petit collège.

Le poste supplémentaire créé au sein du groupe scolaire du Pivollet permettra bien-sûr, en ajustant les effectifs dans les classes, d’améliorer les conditions de travail et d’apprentissage des élèves.

60 tout-petits à la rentrée

L’ouverture de la toute petite section (il en existe 3 jusqu’alors à Val-de-Reuil), considérée comme un véritable atout dans la lutte contre la difficulté scolaire, permettra à d’autres petits Rolivalois de rejoindre les bancs de l’école dès 2 ans : ils sont aujourd’hui 45 à bénéficier de ce dispositif ; ils seront 60 dès la prochaine rentrée.

Pour consulter ou télécharger la brochure de présentation des classes de toute petite section, cliquez ici. 

Cette décision du CDEN vient confirmer la dynamique urbaine dans laquelle la ville de Val-de-Reuil est engagée. Elle s’appuie d’une part sur l’actuelle hausse constatée des effectifs, d’autre part sur la perspective d’évolution pour les prochaines années. Contrairement à d’autres administrations,  malgré l’absence de recensement de l’ensemble de la population, l’éducation nationale constate, en effet, l’accroissement de la population de la Ville, tendance confirmée cette année encore par les inscriptions sur les listes électorales ou par le nombre d’autorisations d’urbanisme délivrées.

De nouvelles classes encore à venir

Forte de ses 1000 nouveaux logements construits ces dix dernières années, la plus jeune commune de France n’a eu de cesse d’accueillir de nouveaux habitants, de nouveaux écoliers. Une tendance amenée à se poursuivre, comme en témoignent ces 1000 logements supplémentaires (en majorité des programmes privés et en accession à la propriété) attendus d’ici 2020. Les jeunes ménages comme les familles venus des communes extérieures devraient donc s’installer en nombre à Val-de-Reuil, favorisant ainsi l’accroissement démographique de la ville qui espère atteindre les 20 000 habitants en 2025.

Le Projet éducatif sur de bons rails
Le Projet éducatif sur de bons rails

En attendant d’atteindre cet objectif, la Ville de Val-de-Reuil mobilise tous les moyens nécessaires pour accueillir ses 2000 écoliers (répartis dans les sept groupes scolaires et 90 classes) dans les meilleures conditions, en consacrant chaque année 3,5 millions € à l’Education (premier budget de la ville), soit 10 % de son budget total.

Contradictions pour Pierre Mendès France

Cependant, si la rentrée 2017 s’annonce sereine côté primaire, demeurent les grandes inquiétudes qui pèsent sur le collège Pierre Mendès France, menacé de fermeture (à la rentrée 2018) par le Président du Conseil départemental.

On remarquera que cette position est en totale contradiction avec l’analyse du CDEN. Toutes les écoles de Val-de-Reuil, les collèges voisins Alphonse Allais et Montaigne ont une la motion de soutien au collège Pierre Mendès France. Les élus de Val-de-Reuil, avec les parents d’élèves et les équipes enseignantes, feront donc tout pour empêcher cette fermeture.

 

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“Faire le maximum de ce que nous pouvons”

Plus de 200 personnes s’étaient rassemblées hier au collège Pierre Mendès France pour la présentation des vœux de Marc-Antoine Jamet à la communauté éducative.

Les voeux à la communauté éducative
Les voeux à la communauté éducative

C’est une tradition à Val-de-Reuil. Chaque année, le maire présente ses vœux aux enseignants et à l’ensemble de la communauté éducative de la ville. Un moment de convivialité, de partage et de rencontres auquel Marc-Antoine Jamet tient tout particulièrement. Il faut dire qu’ici, à Val-de-Reuil, avec 6000 élèves accueillis dans les différents établissements scolaires, l’éducation prend une place toute particulière dans la vie de la commune.

“Une fortune intellectuelle”

Ce jeudi soir, l’équipe éducative avait répondu présent en nombre à l’invitation du maire. Plus de 200 personnes s’étaient ainsi rassemblées au collège Pierre Mendès France pour célébrer ensemble cette nouvelle année.

D’emblée, le maire a soulignait l’enjeu de l’école à Val-de-Reuil : enjeu urbain mais aussi enjeu social : « ici, il y a peu de fortune et peu de patrimoine. La fortune est intellectuelle et le patrimoine spirituel ».

Enjeu moral (morale laïque), enjeu politique mais aussi enjeu économique puisque la ville a fait le choix de donner la priorité budgétaire aux écoles : « Certaines communes ferment ou ne rénovent pas leurs écoles; ici, 25 % de l’investissement municipal est dirigé vers les écoles».

2016 : une année spéciale

Naturellement, Marc-Antoine Jamet a également tenu à tirer son chapeau aux enseignants rolivalois alors que vient de s’achever 2016, une année « spéciale où vous avez su faire face à l’inattendu». A commencer par mettre des mots auprès des enfants sur les atrocités des attentats mais aussi accueillir à Val-de-Reuil 30 enfants syriens venus d’Alep et de Homs. « Ca n’a pas toujours été facile mais vous avez su vous adapter et permettre d’intégrer ces enfants ».

 Les travaux 2017

Marc-Antoine Jamet le promet : 2017 sera à nouveau le reflet du dynamisme de la ville pour ses écoles. Après les 8 nouvelles classes ouvertes depuis 2013, deux classes supplémentaires pourraient à nouveau ouvrir en septembre prochain.

Cette année, de nombreux travaux sont prévus dans les écoles : le toit et les vitres de Jean Moulin pour 1 million € ; le parvis de l’école Léon Blum pour 500 000 €… Les études concernant le devenir des Cerfs-Volants seront lancées (reconstruction ou réhabilitation ou déplacement…) tandis que l’éco-crèche ouvrira ses portes dans quelques semaines.

Sans oublier les importants moyens mobilisés pour l’épanouissement des enfants. « Même s’il est regrettable que le Président du Département ait choisi de ne plus financer les classes découverte en dehors du département ». Qu’importe, Val-de-Reuil continuera à financer chaque année une classe de neige.

Sauvons PMF

Enfin, impossible de clore ces vœux sans un mot particulier pour le collège Pierre Mendès France que Sébastien Lecornu est bien décidé à fermer. « La méthode est scandaleuse. Il n’y a eu aucun dialogue, ni avec les parents, ni avec la communauté éducative, ni la municipalité ».

Le maire rappelle que 200 logements seront bientôt construits devant le collège. « C’est une erreur fondamentale de ne pas prendre en compte ces logements nouveaux ». Une commission se réunit le 17 janvier prochain pour étudier les solutions alternatives à la fermeture du collège. Car pas question ici de laisser fermer le collège Mendès France !

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Brevet : résultats encourageants à Pierre Mendès France !

Belle progression pour le collège Pierre-Mendès-France ! En seulement trois années, le taux de réussite de l’établissement rolivalois au brevet a grimpé de 18 %. Entre 2013 et 2016, il est ainsi passé de 62 à 80 %.

Un beau chiffre salué vendredi soir par Hocine BENHEDANE, le Principal, au cours de la cérémonie officielle de remise des diplômes 2016. « Un quart des élèves a même décroché une mention Bien ou Très Bien », insistait-il devant plusieurs dizaines de nouveaux diplômés et leurs familles.

Excellent cru 2016

Alors même que le Conseil départemental a annoncé son intention de fermer le collège à la rentrée 2018, pas question ici à Val-de-Reuil de baisser les bras. « L’année 2016 a été un excellent cru », insiste même Catherine Duvallet, adjointe au maire en charge de l’éducation. Nous continuerons à faire tout ce qu’il faut pour que cet établissement perdure ».

Des propos confirmés par Jean-Jacques Coquelet, conseiller départemental du canton de Val-de-Reuil, qui entend bien que les élèves qui suivront « continuent à obtenir leur brevet à Pierre-Mendès-France ». Le ton est donné !

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La fermeture du Collège Pierre Mendès France à Val-de-Reuil : une décision injuste, inepte, irréfléchie et irresponsable

On savait depuis son élection – et même avant – l’actuel conseil départemental fâché avec le monde de l’école.

Rassemblement devant la Maison du Département jeudi 9 juin 2016
Rassemblement devant la Maison du Département jeudi 9 juin 2016

Communiqué de Marc-Antoine JAMET
Maire de Val-de-Reuil, Conseiller régional de Normandie

On savait depuis son élection – et même avant – l’actuel conseil départemental fâché avec le monde de l’école. La preuve en est administrée depuis 15 mois : l’Eure, dirigée par la Droite, n’a eu de cesse, hélas, de diminuer les budgets de l’éducation comme elle s’en est prise à tous ceux des services publics locaux. On sentait la récente majorité par nature, par conviction conservatrice, peu amie des professeurs, des instituteurs et des maîtres. Il ne fallait pas être grand clerc pour le deviner : elle n’en compte quasiment aucun dans les rangs de ses élus départementaux. On mesurait, enfin, à chacun de ses gestes, à chacun de ses mots, le divorce qui existait entre le jeune Président du CD27 et toute idée de pédagogie, de culture ou d’enseignement : ressentiment personnel ou obscurantisme idéologique, il ne voulait manifestement pas d’une école républicaine, rempart contre le radicalisme et ascenseur social dans la République. L’extrême brutalité avec laquelle il s’en était pris, dès l’aurore de son règne, comme s’il n’y avait pas d’autres priorités, aux élèves désirant parfaire leur connaissance des langues par un séjour à l’étranger, supprimant les bourses qui leur étaient destinées, témoignait clairement de cet acharnement. Pourtant, cela ne lui a pas suffi.

Monsieur Lecornu vient avec la même violence de rayer de la carte scolaire plusieurs collèges de l’Eure, tous situés, comme par hasard, en zone d’éducation prioritaire, c’est à dire dans des quartiers de grande précarité qui, dans l’ensemble, ne votent ni pour lui, ni pour ses amis. Pierre Mendes France, à Val-de-Reuil, qu’il avait visité en septembre dernier pour en garantir la pérennité, en fait malheureusement partie. Cette décision est purement arbitraire. Le crypto-maire de Vernon, sans la moindre légitimité pour le faire, s’est manifestement arrogé un droit de vie ou de mort sur des établissements que, selon son bon vouloir ou son humeur du moment, alternativement, sont promis à la reconstruction ou à la démolition.

Deux étonnements d’abord devant ce comportement digne du sapeur Camembert connu pour reboucher un trou avec la terre d’un autre trou. Le premier est éthique. On veut espérer que ce n’est pas le nom d’un homme juste, efficace et intègre que le nouveau monarque départemental a voulu effacer. On aimerait que ce ne soit que, par ignorance, inadvertance ou désinvolture, bref involontairement, que, dans la circonscription qui l’a tant aimé, il fasse disparaître d’un claquement de ses doigts un symbole de l’intelligence et de grandeur de l’Eure. Cet exemple en forme de contrepoint ne lui était quand même pas à ce point insoutenable ? L’ombre du grand serviteur du pays lui était-elle autant préjudiciable ? Le patronyme de l’homme qui distribua un verre de lait aux enfants des écoles n’apparaîtra donc plus au fronton d’un collège. Le second est professionnel. On découvre, en cette piteuse occasion, les talents profondément cachés et les savoir-faire parfaitement insoupçonnés de l’ancien/toujours attaché parlementaire de M. Le Maire. Il s’enorgueillissait naguère d’être gendarme de réserve. Le voici également devenu recteur par auto-proclamation et par raccroc. En effet, cette décision sans doute improvisée un soir de banquet, sur le coin de table des primaires de l’ex-UMP, n’a fait l’objet d’aucune consultation, ni du terrain et on pense avant tout aux directeurs des écoles qui dépendent du collège Pierre Mendès France, ni des autorités académiques compétentes, rectorat et DASEN qui ont appris le caprice de l’exécutif/exécutant départemental en lisant le journal, ni des élus qui représentent au quotidien la population du territoire concerné et dont l’avais a été méprisé. Pas une minute de concertation avec la communauté éducative, les formateurs, les parents, les collégiens. Pas une seconde pour prendre le conseil ou consulter ceux qui, à l’éducation nationale, sont en charge de nos enfants. Un despotisme pas même éclairé. La méthode n’est pas seulement détestable. Elle est nulle.

Quoi qu’il en soit, après avoir juré, croix de bois, croix de fer, le 10 mai dernier, qu’il écouterait les arguments du Maire de Val-de-Reuil avant de faire son siège, après avoir promis d’attendre pour se déterminer les informations que lui donnerait les conseillers départementaux du Canton Jean-Jacques Coquelet et Janick Léger, après que l’un de ses directeurs généraux, David Mercier, a affirmé par mail, 24 heures seulement avant l’annonce de cette suppression qu’elle n’était pas à l’ordre du jour, une courte lettre en date du 2 juin a suffi au Jupiter ébroïcien pour accomplir son forfait. Il est vrai qu’il ne s’agit « que » de la formation de nos enfants. Pourquoi perdrait-on du temps ? Pourquoi prendre des gants ? Pédagogie, éducation prioritaire, réseau, soutien sont des gros mots manifestement inconnus de la collectivité départementale et du vocabulaire politique de son chef. Tout cela a donc été écarté d’une main molle et ennuyée.

Pour masquer sa très grande légèreté, Monsieur Lecornu évoque en vieux cheval de retour, malgré son âge encore tendre, en politicien roué, malgré sa relative virginité élective, dans un grand fourre-tout, censé camoufler son absence de jugeote, de jugement et de justice, à la fois l’héritage de son prédécesseur qu’il met décidemment sans la moindre élégance à toutes les sauces les plus nauséabondes, le danger que représentent les CES de type Pailleron que la déconstruction de Pierre Mendès France ne rendra pourtant pas moins inflammables, un nombre trop faible d’élèves et la sécurité du collège rolivalois. Ces deux derniers points méritent qu’on s’y arrête. « Qui veut noyer son chien dit qu’il a la rage ». PMF n’était pas le seul à connaître de faibles effectifs, mais il était aujourd’hui, cas unique dans le département, entouré de 265 logements en construction. Ajoutons que, depuis des lustres, on sait que de nombreux enfants habitant les communes voisines parcourent à des horaires déments des centaines de kilomètres en car chaque semaine simplement parce que la carte des transports scolaires n’a pas été ré-ajustée depuis la création de la Ville Nouvelle. Autant de solutions pour l’avenir. Quant à l’ordre et la discipline, il n’y avait aucun problème sur ce plan et avec mon équipe nous nous attachons avec assez de volonté à les maintenir pour trouver déplacé qu’un élu d’un territoire où la police nationale éprouve de lourdes difficultés m’en fasse la remarque incongrue. Non tout cela n’est que coquecigrues et billevesées. Cette décision reste irréfléchie, irresponsable, illogique et injuste

Ele est irréfléchie, parce qu’elle a été décidée, comme l’ont été nombre d’actes du département depuis deux ans, par un homme seul, sans expérience, sans évaluation, sans raison. Pas le moindre débat dans l’hémicycle d’Evreux. Pas le moindre vote de ce Plan Pluriannuel d’investissements. Pas d’autorisation de faire passer le nombre des collèges du département de 53 à 50. Il y a des lois dans ce pays. Quand M. Lecornu se décidera-t-il à les respecter ?

Elle est irresponsable parce qu’elle fait fi d’un réseau d’éducation prioritaire performant (et des crédits qui vont avec), parce que le collège Pierre Mendès-France était la colonne vertébrale d’un groupe d’écoles primaires qui travaillaient en liaison avec lui, parce qu’elle ignore que cet établissement avait été fait premier collège numérique du département, parce qu’elle passe sous silence qu’un collège de ZEP, s’il ne veut pas accumuler 30 élèves par classe ne doit pas atteindre son effectif théorique, parce que elle cache le fait que les équipements collectifs (cour, documentation) des deux collèges où elle veut envoyer les élèves de PMF ne permettront pas de les accueillir, parce qu’elle méprise l’engagement de professeurs qui, au plus près d’élèves venant d’une population souvent en situation de grande pauvreté, font un travail remarquable. Un flou certain entoure ce mauvais coup. Que feront les écoles qui effectuaient un travail de proximité avec le collège Pierre Mendès France ? Où scolarisera-t-on un élève qui ne pourra plus l’être à Alphonse Allais, l’autre collège de la Ville ?

Elle est illogique parce qu’elle créée sur la dalle que l’ANRU avait magnifiquement réhabilitée, au contact de la Gare où se construit le développement immobilier de la Ville, une friche administrative dont nul n’imagine le devenir. Avec un cynisme consommé, le président du Conseil Général propose même que, puisque le Maire de Val-de-Reuil lui avait proposé dans un ultime effort que ce soit sur l’enveloppe du Plan National de Rénovation Urbaine de Nouvelle Génération, le PNRU2, que soit pris le coût de la modernisation de PMF, que l’on ponctionne les crédits nécessaires non pas pour sauvegarder l’établissement, mais pour trouver un autre usage à ses bâtiments évitant ainsi de payer le coût d’une déconstruction qu’il a décidée.

Non, à moins d’un an de deux élections générales, cette décision est tout simplement injuste. C’est un mauvais coup porté à la Ville la plus pauvre du département. On renoue avec la vieille politique de droite prônée par le prédécesseur de Monsieur Lecornu, Monsieur Collard, qui, pour quelques mètres ridicules, préféra construire le troisième collège de Val-de-Reuil au Vaudreuil. Demain, ce qui est proposé, c’est que le collège de l’exclusion et des classes populaires soit à Val-de-Reuil, au collège Alphonse Allais transformé en ghetto, et que celui de la réussite et des milieux favorisés soit au Vaudreuil, au collège Michel de Montaigne où les Rolivalois sont déjà en majorité, mais qui n’est pas classé en ZEP. C’est n’avoir aucune idée de ce qu’est l’aménagement d’un territoire et comment on peut remédier par le service public à ses inégalités. C’est n’avoir qu’une vision étroitement comptable de l’école et ne pas comprendre qu’elle est un outil de promotion pour ceux qui n’ont pas connu l’aisance par la naissance ou un héritage. C’est ne rien comprendre aux difficultés urbaines. C’est agir en gribouille et penser en oiselet.

Parce que nous croyons en la nécessité d’une école forte et vivante, avec les professeurs, avec les parents d’élèves, avec tous les rolivalois, nous refusons cette mesure arbitraire et nous nous opposerons par tous les moyens à la fermeture du collège Pierre Mendès France.

La pétition de soutien au Collège Pierre Mendes France

Pétition Non à la fermeture du collège Pierre Mendès France

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Fermeture du collège Pierre Mendès France : Les élus de Val-de-Reuil disent non au président du Département

Le Conseil Municipal de Val-de-Reuil réuni le vendredi 10 juin exprime sa plus vive opposition à la fermeture du Collège Pierre Mendès France de Val-de-Reuil annoncée par le Président du Département Sébastien Lecornu


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Motion des élus de Val-de-Reuil
Votée à l’unanimité en séance le vendredi 10 juin 2016

Parce qu’il s’en prend au Réseau d’Education Prioritaire de la commune, le plus important du département. La fermeture simultanée des collèges Pierre Mendès France à Val-de-Reuil et Pablo Neruda à Evreux démontre que les « économies » revendiquées par le CD27 ne sont obtenues que sur les établissements situés dans les zones les plus fragiles socialement, instruments pilotes des réseaux d’éducation prioritaire du département. En décidant la suppression du Collège Pierre Mendès France, le Département de l’Eure brise un partenariat entre écoles et collège et enclenche la déconstruction des projets éducatifs élaborés entre enseignement primaire et secondaire. Il rompt la relation essentielle entre instituteurs et professeurs du collège. Il éloigne géographiquement ces écoles de leur établissement de rattachement. Cette décision constitue donc un préjudice réel pour les habitants de quartiers dont les difficultés sociales ne peuvent être corrigées qu’en faisant bénéficier leurs enfants d’un soutien éducatif personnalisé, d’un accompagnement pédagogique renforcé, d’un environnement et un cadre de vie scolaire stables, garants d’une réussite scolaire sereine et d’une vraie promotion sociale. Cette décision ne frappe pas qu’un seul collège. Elle fera également perdre au  Collège Alphonse Allais, fréquenté par le public le plus défavorisé du département, l’intégralité des bénéfices issus de son classement en ZEP ainsi que les moyens humains et financiers qui lui sont attribués. M. Lecornu applique strictement un programme conservateur bâti sur le désengagement des politiques sociales et l’atteinte au modèle éducatif.

Parce qu’il déstabilisera la carte scolaire des communes de Poses, Léry et du Vaudreuil. Cette suppression handicape une intercommunalité dont le développement économique et social doit être basé sur la proximité et la solidarité des services publics. Nous demandons à l’Agglomération Seine-Eure d’exercer pleinement la responsabilité qui est la sienne pour maintenir la cohésion de son territoire et d’empêcher qu’il ne puisse s’y créer un système éducatif à deux vitesses. La décision que dit vouloir prendre M. Lecornu emporterait, en effet, avec elle, la stabilité des deux autres collèges de notre bassin de vie créant inévitablement des déséquilibres et désordres au sein des deux autres établissements qui le desservent. Premièrement, elle fera exploser le nombre des élèves du Collège Alphonse Allais, engorgera ses salles de classe, ses couloirs et sa cour de récréation, l’entrainera dans un processus irrémédiable de ghettoïsation. Deuxièmement, elle déstabilisera le Collège Michel de Montaigne du Vaudreuil en augmentant ses effectifs d’une part et en y intégrant d’autre part des collégiens qui ne pourront être accompagnés, soutenus et aidés comme ils le sont aujourd’hui au sein du Collège Pierre Mendès France. Ne pas l’entendre c’est être en totale déconnection avec la réalité économique, sociale et urbaine de notre territoire.

Parce qu’il ignore les autorités éducatives compétentes en se privant délibérément de leur expertise et de leur expérience. C’est non seulement irresponsable mais aussi et surtout dangereux. On ne change pas une carte scolaire comme on manipule une carte routière. Les compétences d’un département en matière de gestion des collèges n’autorisent pas son représentant à rayer de la carte un établissement sans aucune consultation ni concertation avec celles et ceux, Rectorat, Inspection Académique, Principaux, Enseignants, Parents d’élèves qui forment la communauté éducative.

Parce qu’il méprise l’ensemble de la communauté pédagogique qui œuvre quotidiennement pour dispenser à l’ensemble des élèves une même qualité d’enseignement, un même niveau d’écoute et d’attention et qui font preuve de la plus grande exigence en travaillant au plus près de nos enfants, au contact permanent des parents et des familles. Cette décision démontre le manque profond de considération du Président du Département à l’égard de celles et ceux, qui, à Pierre Mendès France, à Alphonse Allais et à Michel de Montaigne, sont les fonctionnaires de l’Education Nationale.

Parce qu’il ignore les projets d’aménagement et de développement urbains de la plus jeune commune de France. Pierre Mendès France, aux portes du nouveau quartier des Noés dont les premiers logements sont déjà sortis de terre, pourra accueillir d’ici un à deux ans les enfants des familles nouvellement installées dans les 300 nouveaux logements construits à ses abords. Ils témoignent du développement d’un quartier au centre duquel le Collège Pierre Mendès doit continuer de constituer avec la nouvelle éco-crèche et l’école des Dominos une ossature éducative.

Nous ne pouvons nous résoudre à cette vision purement comptable de l’Éducation. Il n’est pas de moyen plus efficace que l’École de la République pour empêcher que les inégalités ne se transforment en fatalité. C’est pourquoi nous demandons à Sébastien Lecornu, Président du Conseil Départemental de l’Eure, de respecter notre territoire et ses habitants, de stopper un projet injuste socialement, déséquilibrée territorialement, méprisant pour le monde de l’enseignement, ses enseignants et ses parents, et de maintenir le Collège Pierre Mendès France.

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Le Goupe Up offre pour Noël 20 ordinateurs aux écoliers Rolivalois

Un Noël bien mérité pour les élèves d’une Ville engagée depuis 2005 dans un Programme de Réussite Educative (PRE), visant à assurer l’égalité des chances

20 ordinateurs offerts à des collégiens
8 ordinateurs offerts à des collégiens

C’est à Val-de-Reuil que le Père Noël a décidé d’entamer sa tournée. Sous l’impulsion d’Ousmane Ndiaye, adjoint municipal à la transition numérique, un lot de 10 nouveaux ordinateurs, offert aux écoles par le “Groupe Up” anciennement “Groupe Chèque Déjeuner”,vient d’être livré. Dans les prochaines semaines, un second lot identique portera à 20 le nombre total des ordinateurs offerts à Val-de-Reuil saluant ainsi l’engagement de la Ville, labellisée cette année « Ville Internet », en matière de développement du numérique pour tous.

Un Noël bien mérité pour les élèves d’une Ville engagée depuis 2005 dans un Programme de Réussite Educative (PRE), visant à assurer l’égalité des chances. Lutter contre la fracture numérique pour offrir à tous les mêmes chances de réussite dans leur parcours est un véritable défi que la municipalité relève au quotidien. Ecoles, collèges, lycée, l’ensemble des établissements scolaires de la commune est d’ores et déjà connecté au très haut débit. Une connexion dont bénéficiera progressivement l’ensemble des habitants de la cité contemporaine. Pour assurer sa maintenance au quotidien, la Ville procèdera dès le début de l’année 2016 au recrutement d’un agent technique supplémentaire. Par ailleurs, après l’opération « un ordinateur pour chaque collégien » qui a permis, pour la deuxième année consécutive, d’attribuer à 8 collégiens un ordinateur, la Ville s’apprête, après avoir doté 2 écoles en tablettes numériques dès 2013, à mettre à disposition des écoliers 108 nouvelles tablettes dès la rentrée de janvier.

À l’instar du premier collège « CoCon » de l’Eure, le collège connecté Pierre Mendès France, la transition numérique passe à Val-de-Reuil par la solidarité et la pédagogie ! Grâce à ces nouveaux outils, c’est un véritable pack éducatif et numérique qui attend l’ensemble des jeunes élèves rolivalois pour la nouvelle année.

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