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Pour Val-de-Reuil, l’éducation, à l’école, c’est une priorité. Avec le Département et le Rectorat, au collège, au lycée, c’est une corvée.

Communiqué de Marc-Antoine Jamet
Maire de Val-de-Reuil
Président de la commission des finances de la Région Normandie
Pour Val-de-Reuil, l’éducation, à l’école, c’est une priorité.
Avec le Département et le Rectorat, au collège, au lycée, c’est une corvée.

Trop c’est trop. Quel est le grand ou le petit timonier qui, quelque part, a juré d’avoir la peau des enseignants de Val-de-Reuil, d’en décourager les parents d’élèves et, pour les enfants, d’y arrêter l’ascenseur social. On se souvient comment, par une décision purement politicienne, pour construire de nouveaux collèges là où les électeurs sont plus dociles, dans le sud de l’Eure, et en restaurer là où, plus près de nous, il y avait un risque que l’alliance LR/LREM perdre un canton, le département, manœuvré en catimini par le ministre Lecornu, avait rayé de la carte le collège Pierre Mendès France de Val-de-Reuil.

On mesure aujourd’hui l’incommensurable dose d’incompétence et la sombre bêtise que recélait cette injustice. Nous en payons les conséquences au prix fort : saturation des collèges voisins Michel de Montaigne et Hyacinthe Langlois, recul de la mixité sociale à Alphonse Allais, dégradation des résultats aux examens, fatigue et temps de trajet allongé pour les enfants. Il semble que cela ne suffise toujours pas à ceux qui ignorent (ou feignent d’ignorer) que les établissements situés dans les quartiers de la Politique de la Ville demandent plus de moyens, plus de crédits, plus d’attention, ainsi que l’avait pourtant souligné l’actuel chef de l’État dans un fameux discours qu’il prononça à Grenoble

Les démolisseurs de l’école laïque, gratuite et obligatoire ont donc jugé qu’il fallait passer la vitesse supérieure. Réveille-toi Jules Ferry, ils sont devenus fous ! En préparation de la rentrée scolaire 2021/2022, les prévisions d’effectifs et de moyens affectés aux établissements scolaires du second degré viennent d’être dévoilés. Classes surchargées, dotations horaires diminuées, conditions de sécurité des élèves non assurées, projets d’excellence sacrifiés, tel est le détonnant cocktail que devraient avaler collégiens et lycéens rolivalois en septembre prochain, telle est la voie ou plutôt l’impasse vers l’échec, que souhaitent tracer Département et Rectorat pour l’avenir des enfants de Val-de-Reuil, Léry, Pont de l’Arche, Poses ou du Vaudreuil. Incohérence, désinvolture et mépris se le disputent pour caractériser ces orientations néfastes auxquelles il doit être immédiatement remédié, comme je l’ai martelé, hier soir, au conseil d’administration du lycée Marc Bloch. Cette situation s’apparente à du sabotage en administration organisée. Elle ne peut durer.

Depuis 20 ans, la municipalité investit, chaque année, 2 millions d’euros en moyenne dans la réussite éducative des élèves Rolivalois. Écoles reconstruites, réhabilitées et modernisées, projets pédagogiques innovants, soutenus et financés, sorties scolaires subventionnées, classes numérisées, matériel acheté ou  remplacé, dédoublements des effectifs facilités, moyens humains renforcés avant, pendant et après les temps scolaires, davantage encore pendant les deux confinements : la Ville a fait de l’éducation la première de ses priorités. Il n’est pas un dispositif, une mesure ou une expérimentation proposée par le Ministère de l’Education Nationale en faveur de l’Education prioritaire que nous n’ayons intégré ou accompagnéCette politique partenariale volontariste, construite avec les Inspections de circonscription ou d’académie, grâce au remarquable travail du corps enseignant, s’est traduite dans notre Ville par une hausse continue du nombre d’élèves, de classes et de professeurs. Elle n’a qu’un seul objectif : permettre à chaque élève, quel que soit son origine ou son parcours de compenser, par l’école, les inégalités de la vie. Les statistiques le rappellent : celles-ci sont, hélas, à Val-de-Reuil plus criantes que partout ailleurs dans l’Eure. Notre engagement devrait être relayé par l’ensemble de la communauté éducative. Il ne semble plus trouver, chez ceux qui ont la responsabilité d’y veiller, la moindre volonté. Pour le Département et le Rectorat, assurer l’égalité des chances est devenu une corvée.

Avec 630 élèves, au moins, dans un établissement dont on a longtemps dit qu’il ne pouvait en compter que 500 et qui n’en abritait autrefois que 400, les effectifs du collège Michel de Montaigne, à la prochaine rentrée, vont exploser. Au-delà de l’inquiétante augmentation du nombre des élèves par classe, et d’un environnement pédagogique dégradé, c’est la sécurité même des enfants  qui n’est plus assurée. Faudra-t-il attendre qu’un accident se produise pour s’en inquiéter ? La commission de sécurité a eu l’occasion, à plusieurs reprises, d’estimer que les locaux actuels, par leurs circulations inadaptées, des couloirs étroits et des toilettes en nombre insuffisant (10 en tout et pour tout), ne peuvent accueillir autant d’enfants. La limite compatible avec un accueil de qualité, déjà dépassée cette année,  va continuer d’être franchie sans qu’aucun moyen d’encadrement supplémentaire ne soit prévu pour en neutraliser les effets. Silence dans les rangs du Rectorat et du Département. Le collège Michel de Montaigne n’est, hélas, pas le seul à faire les frais de cette politique de gribouille.

Le Collège Alphonse Allais n’a, lui, conservé de son appellation REP+ que le nom. Seul collège du département de l’Eure à entrer encore dans cette catégorie, après la mise en coupe réglée de Pablo Neruda à Evreux, toute personne censée aurait pensé, sans imaginer se tromper, qu’il ferait l’objet d’une attention plus soutenue. Les élèves de Criquebeuf et des Damps, que le Département, déconnecté de toute réalité, obstinément enfermé, avait cru voir intégrer l’établissement pour diversifier les origines sociales des enfants, s’en sont allés vers l’enseignement privé. Pari perdu. En matière d’éducation, il vaut mieux tenir la barre que naviguer au hasard et jouer à la loterie. Le gâchis vire à la gabegie. La proportion de catégorie sociale défavorisée, près de 80%, n’a jamais été aussi élevée dans ce collège. Une révision immédiate de la carte scolaire est indispensable. Elle permettrait de rapatrier les élèves brinquebalés plus d’une heure dans les transports, de Pont de l’Arche à Louviers, soumis à un rythme journalier effréné, contraire à toutes les recommandations pédagogiques en matière de rythme de l’enfant, partant de chez eux à 7h15 pour n’en revenir qu’à 18h15. Ils retrouveraient ainsi, dans un établissement qui a la capacité de les recevoir, des conditions d’études favorables à leur réussite. La Ville, les parents et les enseignants le demandent. Personne ne répond.

Comme si cela n’était pas assez, les mêmes irresponsables s’en prennent maintenant au Lycée Marc Bloch. Celui-ci, il y a trois ans encore, affichait des résultats au Baccalauréat parmi les meilleurs de l’Académie et faisait pâlir les établissements rouennais assis sur leur réputation. C’était trop beau. L’établissement subit désormais la réduction de ses dotations horaires, la fermeture d’une division de seconde et des effectifs programmés pour atteindre 35 à 36 élèves par classe dès leur entrée au lycée. Pour les trois prochaines années, ce sont 163 heures d’enseignement qui seront retranchées du quota annuel dont est doté le lycée. Comment, dans ces conditions, à l’oral, en langues étrangères, dans les enseignements scientifiques, pour lesquels toutes les études internationales s’accordent à dire que nous accusons un retard important, un élève peut-il s’exprimer ? L’établissement de Val-de-Reuil, le seul, dans l’Eure, à être directement rattaché à un réseau d’éducation prioritaire renforcé, dans lequel étudient 300 élèves issus d’un Quartier Politique de la Ville, serait celui qui perdrait le plus d’heures de tous les établissements du département. Scandaleux.

Depuis trois ans, les signaux d’alarme ont tous été tirés : baisse de la réussite aux épreuves du Baccalauréat, suppression des heures d’aide personnalisée en langues, en mathématiques et en français, fin du dédoublement des heures d’enseignement moral et civique, renoncement à de nombreux projets impliquant des rémunérations en heures supplémentaires effectives. On prétexte, pour justifier rabais et coup de rabot, une baisse progressive des effectifs. Qui veut noyer son chien dit qu’il a la rage. C’est la perte d’attractivité et la baisse des moyens qui sont la cause de ce recul. Non l’inverse. Que sont devenus les programmes d’excellence, l’originalité, la rareté, la spécialité qui permettaient d’attirer des élèves de l’Agglomération et du département ? Pour combattre les inégalités, il faut éviter l’appauvrissement ou la banalité. Ce sont ces programmes, ces options, en langues rares ou anciennes par exemple, ces projets, culturels et internationaux, qui, demain démantelés, permettaient d’élever, d’émanciper, d’ouvrir à de nouveaux horizons des lycéens qui, à défaut de revenus familiaux suffisants, pouvaient en bénéficier. C’est aussi se prémunir qu’on assassine d’autres Samuel Paty. Je connais le dévouement et l’engagement sans faille des enseignants. Leur ambition est intacte. Celle, du Rectorat, en revanche, fait cruellement défaut. Il faut un réveil et un sursaut.

Alors que chacun s’inquiète des risques de décrochage et des conséquences de la crise sanitaire sur l’avenir de notre jeunesse, que le gouvernement, hier soir, par la voix du Premier ministre Jean Castex, annonçait des moyens renforcés pour les quartiers de grande précarité, je demande, que, sous l’autorité de la Rectrice d’Académie, sans prétexter pour ne rien faire l’imminence d’élections locales, qu’une réunion visant à accélérer la révision de la carte scolaire du second degré, garante de la sécurité des élèves et de l’équilibre et la mixité des effectifs dans les collèges de Val-de-Reuil, Pont de l’Arche et Louviers, soit organisée et que l’on en finisse sans délai avec les coupes budgétaires, les fermetures de division en seconde, l’absence de vision et d’ambition dont souffre actuellement notre Lycée.

Contact presse : Thomas TOUTAIN – 06.13.80.45.49thomas.toutain@valdereuil.fr

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Communiqué : La Ville solidaire des salariés du site de SANOFI de Val-de-Reuil

Communiqué de la Ville de Val-de-Reuil

 

La Ville solidaire des salariés

du site de SANOFI de Val-de-Reuil

sanofi-val-de-reuilDepuis 5 heures, ce matin, une majorité de salariés de Sanofi/Val-de-Reuil participent, sur le site rolivalois du géant pharmaceutique, au mouvement de grève national visant à refuser les 3000 réductions d’emplois récemment décidés par la direction de l’entreprise et qui ont pour conséquence, en France notamment, de diminuer ses effectifs affectés à la R&D. Aucune des suppressions de poste annoncées ne concernera le site rolivalois tourné vers la production des vaccins.

C’est pourquoi cette journée, sur le site normand, a également pour objectif de dénoncer une politique salariale qui, cette année, ne proposerait aucune augmentation aux salariés de l’entreprise, tout en versant 4,7 milliards de dividendes à ses actionnaires, aucune prime à des femmes et des hommes qui, malgré leurs inquiétudes et deux confinements, n’ont jamais cessé le travail, et qui continue, pour recruter le quart de son personnel, parfois davantage dans certains services et métiers, à privilégier la précarité de l’intérim.

Marc-Antoine Jamet, Maire de Val-de-Reuil, par ailleurs Président de la commission des finances de la Région Normandie, et Jean-Jacques Coquelet, conseiller départemental de l’Eure, ont donc rencontré, en Mairie, pendant plus d’une heure, les représentants de l’intersyndicale de Sanofi.

Ils ont rappelé le lien particulier qui unit à la plus jeune commune de France, l’entreprise implantée en 1973, dès la création de la Ville. Celle-ci, qui ne comptait que 150 « pasteuriens » à l’origine, en emploie plus de 2000 aujourd’hui. Sanofi est devenu, en près de 50 ans, la première entreprise de Val-de-Reuil et la plus grande usine du département de l’Eure, 11ème département industriel de France. Certes, cela tient aux 700 millions d’euros que la société a investi sur le site aux cours des dix dernières années auxquels s’ajouteront 120 millions d’euros en 2021. Mais cet effort financier, qu’il faut saluer, a été rendu possible grâce aux mécanismes du crédit d’impôt recherche proposé par l’État et que supporte les contribuables. Il faut aussi souligner qu’il a servi à renouveler, et pas toujours à accroitre, les capacités de production du site.

Les étapes de ce développement et les perspectives qu’il offre en termes d’emploi, croissance que la municipalité entend accompagner, ne sauraient justifier la réelle détérioration des conditions de travail que subissent actuellement tous les salariés de l’entreprise. Mobilisés depuis le début de la pandémie pour maintenir le niveau de production du site et permettre la vaccination contre la grippe, les salariés ont participé au véritable effort de guerre, parfois la peur au ventre de se contaminer et de contaminer leur famille, qu’impose encore la lutte contre le coronavirus.sanofi-val-de-reuil3

Au terme d’échanges denses et constructifs avec la délégation syndicale venue partager avec la municipalité les revendications des salariés, Jean-Jacques Coquelet et Marc-Antoine Jamet ont souhaité, dans l’esprit de dialogue qui a toujours caractérisé l’action de la Ville, pour défendre l’emploi et préserver l’activité industrielle à Val-de-Reuil, réaffirmer la totale solidarité de la municipalité aux 2200 salariés qui travaillent quotidiennement sur le site Rolivalois. La municipalité soutiendra donc officiellement auprès de la direction du groupe.

1)            l’ouverture de discussions sur la revalorisation de la politique salariale appliquée aux employés du site et une répartition équitable de ses profits entre actionnaires et salariés ;

2)            la résorption de la précarité et la fin du recours systématique aux contrats d’intérim pour abaisser la proportion de celui-ci de 25% à 8%.

3)            le versement d’une prime exceptionnelle aux salariés.

Au cours de l’année passée, 170 personnes, employées du site de Val-de-Reuil, ont bénéficié, à la suite d’un ou plusieurs contrats courts ou en intérim, d’un contrat à durée indéterminée. Ce travail, déjà, engagé doit se poursuivre et s’accélérer pour permettre à chacun une plus grande stabilité et un environnement professionnel apaisé.

La direction du site de Val-de-Reuil a indiqué, dans l’après-midi, au Maire de Val-de-Reuil qu’elle allait faire baisser son taux de précarité à 15% en 2021, qu’elle affirmait avoir versé une prime à 2100 salariés, (de 1500€ pour 1400 d’entre eux) et qu’elle entendait proposer aux salariés des augmentations de salaire sur une base allant au-delà du double de l’inflation.

L’industrie de la Santé est au cœur de la réussite économique de Val-de-Reuil. Avec des salariés, à l’implication valorisée, à l’effort mieux rétribué, bénéficiant de meilleures conditions de travail, elle participera davantage au recul l’épidémie et de la crise qui l’accompagne.

sanofi-val-de-reuil2À titre personnel, Marc-Antoine Jamet a déclaré :

« Sur le fond, je suis catastrophé par le ratage industriel que constitue le retard pris dans la mise sur le marché du vaccin anti-covid que devait mettre au point Sanofi. Je ne peux m’empêcher de rapprocher ces délais non prévus, non seulement de la pénurie de doses que connaît notre pays actuellement et de la lenteur inacceptable des campagnes de vaccination, mais aussi de la pression économique et sociale que fait peser l’entreprise sur ses salariés. Sans méconnaître les difficultés en termes de validation réglementaire et de propriété industrielle qu’entraînerait cette coopération inédite, je souhaiterais que les capacités de production, qui seraient inemployées dans l’industrie française de santé, soient utilisées à la fabrication du vaccin Pfizer. Dans la forme, par ailleurs, ceux qui, comme moi, rencontrent les salariés de Sanofi chaque semaine et les défendent depuis des années, s’interrogent sur la présence miraculeuse sur le piquet de grè ve, durant quelques brèves minutes, à la veille des élections départementales et régionales, d’un soutien de la 25ème heure, entouré de caméras, plus connu pour être « l’idiot utile » de la Macronie qu’un atout dans les luttes sociales ».

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Val-de-Reuil fête Noël : un mois spectaculaire, magique et solidaire

Avalanche de surprises et d’animations jusqu’au 3 janvier

A Val-de-Reuil, chacun est mobilisé par Noël. Déjà depuis longtemps et de bien des façons !

Il en est ainsi depuis le 23 novembre. Que chacun se souvienne. A cette date automnale devaient être lancées par le Maire et les enfants de la Ville, comme le veut la tradition, les fameuses illuminations rolivaloises dont on sait que, bien que abondantes, parce que entièrement conçues en Leds, elles ne sont guère énergivores.

Impossible en raison de ce satané Covid-19. Ce soir-là, il se produisit un miracle en rouge et blanc. En provenance sans escale du cercle polaire, transporté vers la Normandie depuis les confins de la Laponie et du pays des lutins grâce aux rennes de son traineau, un vieil homme à barbe blanche, ce monsieur que tous les enfants du monde, suspendus aux 12 coups de minuit, attendent impatiemment le soir du 24 décembre, déboulait rue Grande, dans la Maison des Jeunes et des associations, pour faire derechef irruption au beau milieu d’une séance du conseil municipal programmée à cette date. Chaudement emmitouflé dans son grand manteau rouge, muni de son attestation de déplacement, le Père Noël avait ainsi décidé de donner lui-même, en direct, le coup d’envoi des illuminations de Noël 2020 pour la plus grande joie de plusieurs centaines de Rolivalois connectés derrière leur écran et qui ne s’attendait pas, entre deux délibérations rébarbatives (avouons-le !) à pareille fête.

Depuis, chaque soir, dès la nuit tombée, la Ville brille et scintille de mille feux. Sur l’avenue des Falaises, rue Courtine, chaussée de la Voie Blanche ou devant la Mairie, sapins, étoiles et flocons lumineux forment un décor féérique et annoncent les fêtes de fin d’année.

Nous avons également souhaité nos classiques passer en revue. À cette incandescence électrique se sont rapidement ajouté une palanquée de remarquables sapins hauts de 8 mètres (au moins !). À la fin de la semaine dernière, soigneusement décorés et installés par les agents du Centre Technique Municipal, ils se dressaient à l’orée des principaux espaces commerciaux de Val-de-Reuil (centre commercial des Falaises, rue Courtine, place des Quatre Saisons) tandis qu’ils accueillaient parents et enfants à l’entrée des écoles et des bâtiments municipaux ouverts au public.


Qu’on se le dise, Noël ne serait pas Noël si nous ne demeurions pas fidèles aux bonnes vieilles traditions. Devenus célèbres par la magie du timbre de Tino Rossi, de Bing Crosby et de Franck Sinatra, les plus grands airs de Noël, enveloppent la Ville, de la rue Grande à la rue Courtine, de la Place des 4 Saisons et au Centre commercial des Falaises. Là, les commerçants rolivalois ont souhaité mettre les petits plats dans les grands pour accueillir leurs clients. Entre deux de ces chants magiques qui nous font retomber en enfance, prêtez une oreille attentive aux messages diffusés chaque jour par la Ville afin vous faire profiter de toutes les promotions, jeux-concours et produits de fêtes proposés dans les 120 commerces de la Cité Contemporaine à travers l’opération « Pour fêter Noël, achetons rolivalois ». C’est une formidable initiative mise sur pied par l’association des commerçants de Val-de-Reuil grâce au soutien financier exceptionnel décidé par la municipalité renforcée par l’application et au site VdR e-market en ligne depuis un mois.

Des festivités exceptionnelles et innovantes

En cette période si particulière où gestes barrières, distanciation sociale et port du masque doivent continuer à s’appliquer, la Ville a souhaité rivaliser d’imagination, néanmoins, pour que ces festivités, auxquelles tous les Rolivalois sont attachés, puissent s’adapter aux impératifs de santé et de sécurité. Nos fêtes de Noël seront, soyez-en assurés, à la fois exceptionnelles, magiques et spectaculaires ; comme l’avait été, le 21 juin, une fête de la musique unique en son genre où des dizaines de musiciens avaient imprimé leur rythme depuis les toits des principaux bâtiments de la Ville, nos fêtes patriotiques retransmises sur Internet  ou encore, pour un 14 juillet d’anthologie, afin que brille la Fête Nationale, lorsque 14 feux d’artifice simultanés de 7 minutes chacun, tirés des quatre coins de la ville, avaient fait briller les yeux des Rolivalois et des habitants de l’Agglomération Seine-Eure qui pensaient en être privés.

À Val-de-Reuil on ne renonce jamais. C’est même la marque de l’esprit rolivalois. Parce que d’un obstacle peut jaillir quelques merveilles, préparez-vous à plonger, dès les prochains jours, dans une féérie de Noël inégalée !

Une ville de lumières du 12 décembre 2020 au 3 janvier 2021

Du samedi 12 décembre au lundi 3 janvier inclus, un arc-en-ciel de couleurs animées, un défilé de lumières éphémères, des fresques scénographiées viendront sublimer notre Beffroi (qui surplombe la place des Quatre Saisons) et les murs extérieurs du Théâtre de l’Arsenal magnifiant les courbes de bois qui se chevauchent en façade grâce au trait ferme, au dessin virtuose, à l’inspiration, à la précision et à l’expérience de Jean-François Bodin, architecte de grand talent, ami de la Ville, à qui l’on doit la réussite de cet équipement en attendant qu’il fasse sortir de terre la nouvelle école Victor Hugo.

Chaque soir, dès 17h00, au pied de leur Beffroi, les Rolivalois pourront découvrir un univers féérique en lumières et en couleurs, plonger au-dessus des récifs de la Grande Barrière de Corail, voir apparaitre un sapin géant, s’aventurer dans le paysage verdoyant de la forêt amazonienne ou se laisser porter par le courant de gigantesques cascades. Quelques centaines de mètres plus loin, au carrefour de la chaussée de Léry et la route des Falaises, ce sont les façades du plus grand Théâtre de l’Eure qui scintilleront de mille feux dans une averse de lumières rouges, blanches, vertes, dorées composant les pigments d’un tableau aux couleurs des fêtes de fin d’année.

Sur ces deux sites, toutes les 10 minutes, une projection immersive, d’une durée de 5 minutes, sera diffusée de manière à ce que chacun, une fois encore Covid oblige, pour écarter tout risque de rassemblement ou d’attroupement, puisse profiter de cette expérience inédite. Elle prendra fin à 20h00 pour respecter les mesures de couvre-feu applicables à tout le territoire national à partir du 15 décembre.

Pour réaliser cette performance technique, la Ville de Val-de-Reuil a fait appel à un chef d’orchestre à l’expertise et au savoir-faire reconnus : la société d’allumeurs d’images « Spectaculaires ». Après le Palais des Papes à Avignon, Notre-Dame de Paris, les Cathédrales de Chartres et de Rennes, le festival Nuit des Lumières à Lyon, la Ville rejoint – il faut l’espérer – la liste des références nationales et internationales de cette grande entreprise de spectacles.

Les aventures d’Heikki au fil de 10 superbes vitrines rétroéclairées

Il fallait ensuite retrouver l’émerveillement dans les yeux des petites filles et des petits garçons. Souvenons-nous de nos émotions devant les vitrines des grands magasins de la rue du Gros Horloge à Rouen ou du Boulevard Hausmann à Paris. Un petit renne au nez rouge a donc décidé de poser ses valises à Val-de-Reuil depuis le 10 décembre. Venez découvrir la belle histoire du facétieux « Heikki » sur l’avenue des Falaises, le long de l’Ilôt 14 (face au supermarché Auchan). Déambulant entre les 10 vitrines de bois verni, illuminées dès la nuit tombée, les plus petits des Rolivalois seront plongés de station en station dans les incroyables aventures du fidèle compagnon du Père Noël malencontreusement perdu dans un immense jardin parisien quelques jours seulement avant Noël. Pour profiter davantage encore de ce merveilleux conte de Noël, la Ville a choisi d’offrir à 1500 petits Rolivalois le livret permettant de suivre les péripéties du cervidé finlandais. Il sera distribué à partir de ce lundi à tous les écoliers des classes de CP et de CE1 de Val-de-Reuil.

La tournée du Père Noël dans les quartiers

À Val-de-Reuil, le Père Noel est chez lui. Il a même choisi, privilège rare réservé aux plus disciplinés, la plus jeune commune de France pour faire une étape de mise-en-jambe, escalade de toits, descente de cheminées, avant de débuter sa grande tournée. Quelques jours avant son départ vers les foyers du monde entier, quittant exceptionnellement son chalet tenu secret du village de Rovaniemi, dans les neiges septentrionales, il sillonnera l’ensemble des quartiers de la ville, installé dans son traîneau tiré par deux chevaux imposants, pour distribuer des friandises aux enfants les plus sages. S’il réfléchit encore au calendrier de sa tournée anticipée, soyez certains que personne ne sera oublié. Surveillez les réseaux sociaux de Val-de-Reuil Infos,nous vous donnerons tous les détails de sa virée rolivaloise dans les prochains jours.

1200 colis de Noël livrés au domicile de nos aînés

Loin de ne réserver leurs bienfaits qu’aux plus jeunes, les festivités rolivaloises ont aussi voulu faire la part belle à nos aînés. Alors que de bien des communes y renoncent, plus de 1200 Seniors rolivalois reçoivent depuis le milieu de la semaine dernière jusqu’au mercredi 16 décembre prochain le colis qu’ils attendent chaque année. Un colis gourmand, rempli de délicates victuailles, offertes par la municipalité permettra d’agrémenter un véritable repas de fêtes. Se dire solidaire ne suffit pas, il faut l’être.

 

Malgré la discipline et l’esprit de responsabilité dont les Rolivalois ont fait preuve pour ralentir la circulation du virus, on ne pouvait, contrairement à l’habitude, organiser de distribution à la Maison de la Jeunesse et des Associations. Pour ce Noël 2020 à destination des habitants de plus de 65 ans, la municipalité a opté pour une livraison à domicile. Chaque bénéficiaire a reçu dans sa boite aux lettres un courrier du Maire mentionnant le jour auquel on frappera à sa porte et les démarches à entreprendre en cas d’absence (appeler les équipes de la résidence municipale pour personnes âgées ESPAGES au 07.61.73.34.88 entre 8h30 et 18h00 ou écrire à seniors@valdereuil.fr).

Pour l’occasion, l’ensemble des élus du conseil municipal, reconvertis avec plus ou moins de facilités en petits elfes, aidés dans leur mission par les équipes de la Mairie, sillonnent chaque quartier pour rencontrer nos aînés. Déjà, en seulement quatre jours, preuve éloquente du bon fonctionnement du dispositif, 820 colis ont été remis personnellement aux personnes âgées. Jamais cette opération n’aura bénéficié aussi largement aux habitants.

A cela devait s’ajouter l’offre d’une place au cinéma communal à tous les habitants de la Ville, mais le père Castex, on le sait, en a décidé autrement.

Pour rêver et s’émerveiller, pour proposer à tous une parenthèse enchantée, pour les plus jeunes comme pour les plus âgés, la municipalité a souhaité faire des fêtes de fin d’année un moment de bonheur, de joie et de gaieté.

À Val-de-Reuil, entre innovation et respect des traditions, Noël sera bien spectaculaire, magique et solidaire.

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Huit nouveaux cas de Covid recensés à Val-de-Reuil : obligation du port du masque largement étendue. 

Communiqué de Marc-Antoine JAMET, 

Maire de Val-de-Reuil 

Président de la commission des finances de la Région Normandie 

 

Comme dans nombre de villes de France et d’Europe, la période estivale, les déplacements et les rencontres qui l’accompagnent, ont favorisé l’apparition de cas de Covid-19 sur notre territoire.

Plusieurs, moins d’une dizaine, ont, en effet, été suspectés à Val-de-Reuil au milieu de la première semaine d’août. Huit cas ont été confirmés, voici 48 heures, par l’Agence Régionale de Santé de Normandie et la Préfecture de l’Eure, partenaires avec lesquels la Mairie rolivaloise travaille en confiance et en transparence.

L’origine de cette contamination groupée, considérée comme un « cluster » puisque touchant plus de trois personnes, est une simple réunion festive de jeunes gens au domicile de l’un d’entre eux. Ce sont leurs parents, eux-mêmes, qui ont spontanément fait part de leurs inquiétudes aux autorités locales. Toutes les personnes concernées ont été aussitôt soumises à quarantaine. L’évolution de cette situation, circonscrite et limitée, est désormais maîtrisée. 

La Normandie est une des régions les moins touchées par l’épidémie de Covid-19. Le virus semble ne circuler que lentement dans le département de l’Eure, singulièrement dans notre Ville. Néanmoins, en application d’un principe de prudence que chacun peut comprendre et devra respecter, la municipalité, après que le Maire en a référé au Préfet samedi matin, a pris les décisions suivantes qui seront exécutoires à partir de lundi 10 août et ce jusqu’à nouvel ordre. 

1) Le port d’un masque sera obligatoire pour les piétons dans les zones commerciales suivantes : 

  • sur tout le périmètre de la Place des Quatre Saisons et alentours (entre la Chaussée de la Voie Blanche, la Route de Louviers, la Chaussée du Parc et l’Avenue des Falaises),
  •  sur tout le périmètre du Centre Commercial des Falaises (entre Chaussée du Village, Avenue des Falaises et Voie de l’Equerre), 
  • sur tout le périmètre du Centre Commercial de la rue Courtine (entre Chaussée du Village et Voie de la Nation), 
  • sur tout le périmètre du centre commercial de la Fringale (entre Avenue des Métiers, Rue de la Forêt et Rue de Léry / partie Val‑de‑Reuil),
  • pour accéder et circuler au sein des établissements d’hôtellerie / restauration installés autour du Rond-Point des Clouets. 

2) Le port d’un masque sera obligatoire pour accéder aux marchés des mercredis et vendredis aussi bien pour les commerçants que pour les clients.

3) Le port d’un masque sera obligatoire pour les piétons circulant sur toute la longueur de la Rue Grande ou de la Route des Falaises (y compris les esplanades de la Gare, de la Mairie et des Chalands).

4) Le port d’un masque sera obligatoire dans tout espace collectif couvert qu’il soit public (mairie, CCAS, MJA, gymnases) ou privé (lieux de culte, commerces, cafés, cinémas). 

5) Le port d’un masque sera obligatoire pour l’ensemble des participants et encadrants des activités de petite enfance et de jeunesse (notamment « vacances apprenantes / vacances de la réussite »). 

6) Le port du masque sera obligatoire pour les agents publics au contact des administrés et / ou travaillant dans des bureaux partagés. 

7) Les aires de jeux et le « Jardin Sportif » seront fermés.

8) À leur entrée, une prise de température sera effectuée pour permettre aux agents et aux administrés d’accéder aux services publics (mairie et CCAS notamment).

9) Les responsables d’activités publiques ou privées dans des espaces clos devront mettre à disposition de ceux qui y participent du gel ou des solutions hydro-alcooliques. 

10) Le rappel des gestes-barrière, notamment l’exigence du respect d’une « distanciation sociale » de 1 mètre entre les personnes qui n’appartiennent pas au même groupe familial, devra être systématiquement effectué et affiché dans tous les espaces collectifs qu’ils soient publics ou privés. 

NB : les enfants de moins de 11 ans peuvent être dispensés du port du masque. 

Le non-respect de ces dispositions fera l’objet d’une contravention qui sera majorée en cas de récidive.

Une deuxième distribution gratuite de masques « grand public » sera organisée pour tous les habitants avant la fin du mois. Dans l’intervalle et pour faire face à des situations d’urgence, il sera possible d’en obtenir au CCAS / Centre Jacques Monod.

Le Maire et la Municipalité de Val-de-Reuil en appellent au sens de la responsabilité et de la solidarité de tous les Rolivalois.

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Fermeture du Laboratoire « Pharma » de Janssen-Cilag: Marc-Antoine Jamet monte au créneau

 Après l’annonce de la direction de l’entreprise Janssen de fermer son laboratoire de recherche à Val-de-Reuil, Marc-Antoine Jamet dénonce “une décision brutale, désinvolte et absurde”. Sa réaction :

La direction de l’entreprise Janssen vient de communiquer au comité social et économique de l’entreprise la décision de fermer le laboratoire de recherche pharmaceutique implanté sur son site de Val-de-Reuil.

C’est une décision brutale, désinvolte et absurde.

Brutale, parce qu’elle a été prise unilatéralement, secrètement, sans préavis, ni dialogue, sans recherche d’une solution négociée, en privilégiant à la fois une délocalisation/relocalisation en Belgique et un plan social aux conséquences sévères (puisque toutes les personnes concernées ne se verront pas proposer une évolution dans l’entreprise) et l’exil des salariés et de leurs familles à 600 km de la Normandie, à Beerse. Belge par naissance, européen par capillarité, Janssen reste bien, dans ces méthodes d’un autre âge, la filiale d’un groupe américain, Johnson & Johnson, qui suit une logique d’amélioration de ses résultats financiers et de protection des intérêts américains compréhensible pour ses actionnaires, mais indifférente aux conséquences sociales qu’elle entraîne en France. Il faut songer au choc qu’ont éprouvé les femmes et les hommes directement concernés, l’inquiétude, et l’incertitude qu’ils ressentent pour leur avenir personnel, celui de leurs enfants, mais aussi les doutes que fait germer une telle décision dans l’esprit des prestataires et fournisseurs du laboratoire de recherche également impactés par cette mauvaise décision.

Désinvolte, puisque Jansen-Cilag pratique la politique du coup de force et du fait accompli en ne prévenant les organisations syndicales qu’avec un minimum de préavis et en informant le Maire de la commune victime de cette décision que par un mail et un coup de téléphone 24 heures seulement avant qu’elle soit rendue publique.

20 nouveaux traitements mis au point ici

Absurde enfin parce qu’à l’heure des réseaux numériques, des vidéo-conférences et du télétravail, prétexter la nécessité de rapprocher des salariés – physiquement – sur un unique campus relève de la supercherie. C’est faire peu de cas de l’intelligence et de la compétence des chercheurs rolivalois qui ont été à la l’origine de découvertes majeures. 20 nouveaux traitements ont été mis au point depuis une décennie, dont 3 progrès essentiels sur le VIH, les tuberculoses multi-résistantes, le cancer de la vessie. Des récompenses internationales prestigieuses sont venus saluer leur réussite, dont la désignation du « chercheur européen de l’année » il y a dix ans et le Prix Galien 2016.

Outre la question des emplois et des vies, concernées par ce transfert que rien ne laissait prévoir, c’est une conception de l’avenir industriel, et stratégique de la France dont il s’agit, dans un domaine, l’industrie pharmaceutique, où, les investissements en la matière étant les plus élevés de l’industrie, la recherche est hautement stratégique.

C’est pourquoi j’ai décidé :

  1. d’apporter mon soutien plein et entier aux salariés de l’entreprise,
  2. de demander la solidarité des élus du département et de la région, ainsi que des membres du Gouvernement originaires de notre territoire
  3. de saisir sans attendre le nouveau préfet de l’Eure M. Jérôme Filippini,
  4. de demander l’intervention immédiate de M. Bruno Le Maire, Ministre de l’Economie et des Finances, si régulièrement attaché dans ses propos à l’indépendance industrielle et à la souveraineté économique de notre pays, de Mme Agnès Pannier-Rusacher, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, en qui j’ai confiance, et de Mme Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, tous dépositaires de l’intérêt national et que je sais attentifs à ces questions,
  5. d’exiger d’être reçu par la direction générale de l’entreprise pour examiner les compensations qui doivent se diriger vers le site de Val-de-Reuil.

Val-de-Reuil reste un des territoires les plus dynamiques de Normandie, le premier producteur de richesses, d’emplois et de brevets de l’Eure, une Ville où Jansen-Cilag compte encore près de 500 salariés et un centre de recherche mondialement performant en cosmétique sur un site dont le nombre des salariés progresse.

Cependant, même s’il ne concerne que 5% des effectifs, le plan de sauvegarde de l’emploi, évoqué par la direction du groupe Johnson & Johnson, loin d’apaiser mes craintes, me remplit d’inquiétude et renforce ma détermination à défendre les salariés concernés, comme je l’ai toujours fait, mais aussi à me battre pour que reste sur le sol français une structure intellectuelle et industrielle indispensable dans un secteur primordial pour notre pays et ses habitants : la santé.

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Réaction de Marc-Antoine Jamet suite à la diffusion d’un reportage consacré à Val-de-Reuil dans le Journal de 20h de France 2 le Mercredi 11 Avril

Réaction de Marc-Antoine JAMET,
Maire de Val-de-Reuil,
Président de la Commission des finances de la Région Normandie.

« Vision ou télévision »

Je regrette profondément le ton et les partis-pris erronés du reportage consacré à Val-de-Reuil que France 2 a diffusé mercredi 11 avril 2018 dans son édition de 20 heures. Ils ne peuvent demeurer, notamment à l’égard des Rolivalois et compte tenu du mandat qu’ils m’ont confiés, pour mettre en œuvre la renaissance et le développement de notre Ville, sans réponses ni rectifications.

Il est clair que j’avais pleinement accepté la proposition de Mme Valérie Astruc, figure réputée de cette rédaction, de réaliser un sujet sur la plus jeune commune de France. Elle souhaitait le faire à la veille de la remise au Président de la République, M. Emmanuel Macron, d’un rapport sur la Politique de la Ville. Cela m’apparaissait pertinent compte tenu de la personnalité de son auteur, M. Jean-Louis Borloo, à qui je ne dirais jamais assez notre reconnaissance pour le soutien rapide, fort et concret qu’il nous a apporté.

Je le referais si donc si cette journaliste me le demandait à nouveau. Parce que, plus que jamais, il est indispensable de ne pas ghettoïser les quartiers de la politique de la ville et de les réintégrer dans la vie de la Nation. Parce que je n’imagine pas qu’un tournage puisse se faire en démocratie sous un régime d’autorisation. Parce que je me fiais au discernement, au sens de la nuance, à la capacité d’évaluer les conséquences de ses actes et de ses propos, d’une professionnelle, chef de service adjoint du service politique de la première chaine publique de télévision française.

C’est dire mon étonnement, ma tristesse et ma déception lorsque j’ai découvert qu’elle avait choisi pour étayer sa démonstration un scénario digne de Dickens ou de Zola.

Il n’était pas indispensable (et naïf) de donner aussi largement la parole à une habitante malheureusement abonnée aux différents services de police pour représenter une population qui ne se reconnaît certainement pas en elle.

Il n’était pas nécessaire (et injuste) de s’attarder, sans les lui attribuer, sur les faillites du département de l’Eure (fermeture du collège Pierre Mendès France et débâcle d’Eure Habitat) sans évoquer les nombreuses réussites municipales.

Il n’était pas normal (et pas convenable) de laisser dire que « les gendarmes étaient partis » sans vérifier cette information, ni préciser que 100 policiers les avaient remplacés, que « les pompiers étaient partis » sans corriger cette affirmation fausse d’une très légère précision : les pompiers ont été regroupés dans une caserne… à Val-de-Reuil.

En définitive, ce reportage, loin de nous aider et de nous faire mieux connaitre, nous a décrits de manière caricaturale et, ce faisant, stigmatisés davantage.

Transformer une ville difficile qui progresse et qui relève la tête en ville qui sombre et l’accepte, c’était risquer de mettre à bas 15 ans d’efforts collectifs. C’est pourtant ce qui a été fait sans y réfléchir davantage.

Heureusement, la rage donne du courage, la colère de l’énergie et l’adversité de l’audace. On ne joue pas avec la pauvreté. On la combat. Malgré les obstacles, les oppositions et les ennuis, je ne me lasse jamais. Je ne renonce jamais. Je n’abandonne jamais. Je travaille. Beaucoup. Honnêtement. Je tire ma légitimité, ma crédibilité, mon efficacité des résultats que nous avons obtenus et auxquels nul autre ne serait parvenu. D’autres réussites viendront. L’avenir parlera pour Val-de-Reuil.

Marc-Antoine Jamet
Le 12 Avril 2018

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