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Huit nouveaux cas de Covid recensés à Val-de-Reuil : obligation du port du masque largement étendue. 

Communiqué de Marc-Antoine JAMET, 

Maire de Val-de-Reuil 

Président de la commission des finances de la Région Normandie 

 

Comme dans nombre de villes de France et d’Europe, la période estivale, les déplacements et les rencontres qui l’accompagnent, ont favorisé l’apparition de cas de Covid-19 sur notre territoire.

Plusieurs, moins d’une dizaine, ont, en effet, été suspectés à Val-de-Reuil au milieu de la première semaine d’août. Huit cas ont été confirmés, voici 48 heures, par l’Agence Régionale de Santé de Normandie et la Préfecture de l’Eure, partenaires avec lesquels la Mairie rolivaloise travaille en confiance et en transparence.

L’origine de cette contamination groupée, considérée comme un « cluster » puisque touchant plus de trois personnes, est une simple réunion festive de jeunes gens au domicile de l’un d’entre eux. Ce sont leurs parents, eux-mêmes, qui ont spontanément fait part de leurs inquiétudes aux autorités locales. Toutes les personnes concernées ont été aussitôt soumises à quarantaine. L’évolution de cette situation, circonscrite et limitée, est désormais maîtrisée. 

La Normandie est une des régions les moins touchées par l’épidémie de Covid-19. Le virus semble ne circuler que lentement dans le département de l’Eure, singulièrement dans notre Ville. Néanmoins, en application d’un principe de prudence que chacun peut comprendre et devra respecter, la municipalité, après que le Maire en a référé au Préfet samedi matin, a pris les décisions suivantes qui seront exécutoires à partir de lundi 10 août et ce jusqu’à nouvel ordre. 

1) Le port d’un masque sera obligatoire pour les piétons dans les zones commerciales suivantes : 

  • sur tout le périmètre de la Place des Quatre Saisons et alentours (entre la Chaussée de la Voie Blanche, la Route de Louviers, la Chaussée du Parc et l’Avenue des Falaises),
  •  sur tout le périmètre du Centre Commercial des Falaises (entre Chaussée du Village, Avenue des Falaises et Voie de l’Equerre), 
  • sur tout le périmètre du Centre Commercial de la rue Courtine (entre Chaussée du Village et Voie de la Nation), 
  • sur tout le périmètre du centre commercial de la Fringale (entre Avenue des Métiers, Rue de la Forêt et Rue de Léry / partie Val‑de‑Reuil),
  • pour accéder et circuler au sein des établissements d’hôtellerie / restauration installés autour du Rond-Point des Clouets. 

2) Le port d’un masque sera obligatoire pour accéder aux marchés des mercredis et vendredis aussi bien pour les commerçants que pour les clients.

3) Le port d’un masque sera obligatoire pour les piétons circulant sur toute la longueur de la Rue Grande ou de la Route des Falaises (y compris les esplanades de la Gare, de la Mairie et des Chalands).

4) Le port d’un masque sera obligatoire dans tout espace collectif couvert qu’il soit public (mairie, CCAS, MJA, gymnases) ou privé (lieux de culte, commerces, cafés, cinémas). 

5) Le port d’un masque sera obligatoire pour l’ensemble des participants et encadrants des activités de petite enfance et de jeunesse (notamment « vacances apprenantes / vacances de la réussite »). 

6) Le port du masque sera obligatoire pour les agents publics au contact des administrés et / ou travaillant dans des bureaux partagés. 

7) Les aires de jeux et le « Jardin Sportif » seront fermés.

8) À leur entrée, une prise de température sera effectuée pour permettre aux agents et aux administrés d’accéder aux services publics (mairie et CCAS notamment).

9) Les responsables d’activités publiques ou privées dans des espaces clos devront mettre à disposition de ceux qui y participent du gel ou des solutions hydro-alcooliques. 

10) Le rappel des gestes-barrière, notamment l’exigence du respect d’une « distanciation sociale » de 1 mètre entre les personnes qui n’appartiennent pas au même groupe familial, devra être systématiquement effectué et affiché dans tous les espaces collectifs qu’ils soient publics ou privés. 

NB : les enfants de moins de 11 ans peuvent être dispensés du port du masque. 

Le non-respect de ces dispositions fera l’objet d’une contravention qui sera majorée en cas de récidive.

Une deuxième distribution gratuite de masques « grand public » sera organisée pour tous les habitants avant la fin du mois. Dans l’intervalle et pour faire face à des situations d’urgence, il sera possible d’en obtenir au CCAS / Centre Jacques Monod.

Le Maire et la Municipalité de Val-de-Reuil en appellent au sens de la responsabilité et de la solidarité de tous les Rolivalois.

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Fermeture du Laboratoire « Pharma » de Janssen-Cilag: Marc-Antoine Jamet monte au créneau

 Après l’annonce de la direction de l’entreprise Janssen de fermer son laboratoire de recherche à Val-de-Reuil, Marc-Antoine Jamet dénonce “une décision brutale, désinvolte et absurde”. Sa réaction :

La direction de l’entreprise Janssen vient de communiquer au comité social et économique de l’entreprise la décision de fermer le laboratoire de recherche pharmaceutique implanté sur son site de Val-de-Reuil.

C’est une décision brutale, désinvolte et absurde.

Brutale, parce qu’elle a été prise unilatéralement, secrètement, sans préavis, ni dialogue, sans recherche d’une solution négociée, en privilégiant à la fois une délocalisation/relocalisation en Belgique et un plan social aux conséquences sévères (puisque toutes les personnes concernées ne se verront pas proposer une évolution dans l’entreprise) et l’exil des salariés et de leurs familles à 600 km de la Normandie, à Beerse. Belge par naissance, européen par capillarité, Janssen reste bien, dans ces méthodes d’un autre âge, la filiale d’un groupe américain, Johnson & Johnson, qui suit une logique d’amélioration de ses résultats financiers et de protection des intérêts américains compréhensible pour ses actionnaires, mais indifférente aux conséquences sociales qu’elle entraîne en France. Il faut songer au choc qu’ont éprouvé les femmes et les hommes directement concernés, l’inquiétude, et l’incertitude qu’ils ressentent pour leur avenir personnel, celui de leurs enfants, mais aussi les doutes que fait germer une telle décision dans l’esprit des prestataires et fournisseurs du laboratoire de recherche également impactés par cette mauvaise décision.

Désinvolte, puisque Jansen-Cilag pratique la politique du coup de force et du fait accompli en ne prévenant les organisations syndicales qu’avec un minimum de préavis et en informant le Maire de la commune victime de cette décision que par un mail et un coup de téléphone 24 heures seulement avant qu’elle soit rendue publique.

20 nouveaux traitements mis au point ici

Absurde enfin parce qu’à l’heure des réseaux numériques, des vidéo-conférences et du télétravail, prétexter la nécessité de rapprocher des salariés – physiquement – sur un unique campus relève de la supercherie. C’est faire peu de cas de l’intelligence et de la compétence des chercheurs rolivalois qui ont été à la l’origine de découvertes majeures. 20 nouveaux traitements ont été mis au point depuis une décennie, dont 3 progrès essentiels sur le VIH, les tuberculoses multi-résistantes, le cancer de la vessie. Des récompenses internationales prestigieuses sont venus saluer leur réussite, dont la désignation du « chercheur européen de l’année » il y a dix ans et le Prix Galien 2016.

Outre la question des emplois et des vies, concernées par ce transfert que rien ne laissait prévoir, c’est une conception de l’avenir industriel, et stratégique de la France dont il s’agit, dans un domaine, l’industrie pharmaceutique, où, les investissements en la matière étant les plus élevés de l’industrie, la recherche est hautement stratégique.

C’est pourquoi j’ai décidé :

  1. d’apporter mon soutien plein et entier aux salariés de l’entreprise,
  2. de demander la solidarité des élus du département et de la région, ainsi que des membres du Gouvernement originaires de notre territoire
  3. de saisir sans attendre le nouveau préfet de l’Eure M. Jérôme Filippini,
  4. de demander l’intervention immédiate de M. Bruno Le Maire, Ministre de l’Economie et des Finances, si régulièrement attaché dans ses propos à l’indépendance industrielle et à la souveraineté économique de notre pays, de Mme Agnès Pannier-Rusacher, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, en qui j’ai confiance, et de Mme Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, tous dépositaires de l’intérêt national et que je sais attentifs à ces questions,
  5. d’exiger d’être reçu par la direction générale de l’entreprise pour examiner les compensations qui doivent se diriger vers le site de Val-de-Reuil.

Val-de-Reuil reste un des territoires les plus dynamiques de Normandie, le premier producteur de richesses, d’emplois et de brevets de l’Eure, une Ville où Jansen-Cilag compte encore près de 500 salariés et un centre de recherche mondialement performant en cosmétique sur un site dont le nombre des salariés progresse.

Cependant, même s’il ne concerne que 5% des effectifs, le plan de sauvegarde de l’emploi, évoqué par la direction du groupe Johnson & Johnson, loin d’apaiser mes craintes, me remplit d’inquiétude et renforce ma détermination à défendre les salariés concernés, comme je l’ai toujours fait, mais aussi à me battre pour que reste sur le sol français une structure intellectuelle et industrielle indispensable dans un secteur primordial pour notre pays et ses habitants : la santé.

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Réaction de Marc-Antoine Jamet suite à la diffusion d’un reportage consacré à Val-de-Reuil dans le Journal de 20h de France 2 le Mercredi 11 Avril

Réaction de Marc-Antoine JAMET,
Maire de Val-de-Reuil,
Président de la Commission des finances de la Région Normandie.

« Vision ou télévision »

Je regrette profondément le ton et les partis-pris erronés du reportage consacré à Val-de-Reuil que France 2 a diffusé mercredi 11 avril 2018 dans son édition de 20 heures. Ils ne peuvent demeurer, notamment à l’égard des Rolivalois et compte tenu du mandat qu’ils m’ont confiés, pour mettre en œuvre la renaissance et le développement de notre Ville, sans réponses ni rectifications.

Il est clair que j’avais pleinement accepté la proposition de Mme Valérie Astruc, figure réputée de cette rédaction, de réaliser un sujet sur la plus jeune commune de France. Elle souhaitait le faire à la veille de la remise au Président de la République, M. Emmanuel Macron, d’un rapport sur la Politique de la Ville. Cela m’apparaissait pertinent compte tenu de la personnalité de son auteur, M. Jean-Louis Borloo, à qui je ne dirais jamais assez notre reconnaissance pour le soutien rapide, fort et concret qu’il nous a apporté.

Je le referais si donc si cette journaliste me le demandait à nouveau. Parce que, plus que jamais, il est indispensable de ne pas ghettoïser les quartiers de la politique de la ville et de les réintégrer dans la vie de la Nation. Parce que je n’imagine pas qu’un tournage puisse se faire en démocratie sous un régime d’autorisation. Parce que je me fiais au discernement, au sens de la nuance, à la capacité d’évaluer les conséquences de ses actes et de ses propos, d’une professionnelle, chef de service adjoint du service politique de la première chaine publique de télévision française.

C’est dire mon étonnement, ma tristesse et ma déception lorsque j’ai découvert qu’elle avait choisi pour étayer sa démonstration un scénario digne de Dickens ou de Zola.

Il n’était pas indispensable (et naïf) de donner aussi largement la parole à une habitante malheureusement abonnée aux différents services de police pour représenter une population qui ne se reconnaît certainement pas en elle.

Il n’était pas nécessaire (et injuste) de s’attarder, sans les lui attribuer, sur les faillites du département de l’Eure (fermeture du collège Pierre Mendès France et débâcle d’Eure Habitat) sans évoquer les nombreuses réussites municipales.

Il n’était pas normal (et pas convenable) de laisser dire que « les gendarmes étaient partis » sans vérifier cette information, ni préciser que 100 policiers les avaient remplacés, que « les pompiers étaient partis » sans corriger cette affirmation fausse d’une très légère précision : les pompiers ont été regroupés dans une caserne… à Val-de-Reuil.

En définitive, ce reportage, loin de nous aider et de nous faire mieux connaitre, nous a décrits de manière caricaturale et, ce faisant, stigmatisés davantage.

Transformer une ville difficile qui progresse et qui relève la tête en ville qui sombre et l’accepte, c’était risquer de mettre à bas 15 ans d’efforts collectifs. C’est pourtant ce qui a été fait sans y réfléchir davantage.

Heureusement, la rage donne du courage, la colère de l’énergie et l’adversité de l’audace. On ne joue pas avec la pauvreté. On la combat. Malgré les obstacles, les oppositions et les ennuis, je ne me lasse jamais. Je ne renonce jamais. Je n’abandonne jamais. Je travaille. Beaucoup. Honnêtement. Je tire ma légitimité, ma crédibilité, mon efficacité des résultats que nous avons obtenus et auxquels nul autre ne serait parvenu. D’autres réussites viendront. L’avenir parlera pour Val-de-Reuil.

Marc-Antoine Jamet
Le 12 Avril 2018

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