Collège PMF : l’Agglo fait une ultime proposition

L'agglomération vient de faire une nouvelle proposition au département

L'agglomération vient de faire une nouvelle proposition au département

L’Agglo Seine-Eure abat ses dernières cartes avant la décision du CD27 lundi : elle propose désormais de financer l’ensemble des frais de fonctionnement du collège PMF jusqu’à sa reconstruction. Cette proposition fera-t-elle infléchir le Département ?

L'agglomération vient de faire une nouvelle proposition au département
L’agglomération vient de faire une nouvelle proposition au département

J-3 avant la décision du conseil départemental. Lundi, en séance plénière, les conseillers départementaux entérineront ou non la fermeture du collège PMF et la nouvelle carte scolaire.

Manifestation devant le lycée Galilée
Manifestation devant le lycée Galilée

En attendant, sur le terrain, la mobilisation ne faiblit pas : après l’opération escargot sur l’A154 mardi et « l’intrusion » des manifestants à l’Hôtel du Département, les opposants à la fermeture de PMF ont réservé ce matin un « comité d’accueil » un peu particulier au ministre de l’Education nationale en visite au lycée de Franqueville saint-Pierre. En tenue de panda (référence à Brigitte Macron qui a baptisé lundi le bébé panda du zoo de Beauval), les manifestants ont déployé banderoles et clamé leurs slogans pour sauver le collège rolivalois.

Lundi, ils devraient être très nombreux à Evreux pour s’opposer à cette décision injuste et incompréhensible.

Proposition exceptionnelle

En attendant, les élus mouillent également la chemise pour tenter d’éviter le pire. A Val-de-Reuil, depuis 18 mois, ils multiplient les initiatives. Ils sont désormais soutenus par les 35 autres communes (et maires) de l’Agglo.

Hier jeudi, Bernard Leroy, président de l’Agglo Seine-Eure, a annoncé avoir posé sur la table une nouvelle proposition. « Nous nous engageons à prendre en charge l’ensemble des frais de fonctionnement du collège jusqu’à sa reconstruction ». Concrètement, chaque année, le Département verse au collège PMF une dotation globale de fonctionnement de 110 000 €. A compter d’aujourd’hui, l’Agglomération s’engage à assumer cette dépense à sa place.

Bernard Leroy propose que l'agglo se substitue au Département pour financer le fonctionnement du collège
Bernard Leroy propose que l’agglo se substitue au Département pour financer le fonctionnement du collège

Déjà, l’agglomération s’était engagée ces dernières semaines à financer 50 % de la reconstruction du collège PMF. De la même manière, la ville de Val-de-Reuil avait proposé d’abonder à cette reconstruction à hauteur de 25 %.

Aucun problème de sécurité

Les arguments financiers, avancés jusque-là par le Conseil départemental, n’ont donc plus de raison d’être. Tout comme ceux avancés précédemment concernant la sécurité du collège. « Il ne s’agit pas d’un établissement Pailleron et la commission de sécurité, qui est passée fin septembre, a donné un avis favorable pour 3 ans ». Composée en partie par des membres du service départemental d’incendie et de secours (SDIS), cette commission vient donc confirmer ce que Marc-Antoine Jamet avançait depuis de longs mois : « Le collège PMF ne pose pas de soucis de sécurité ».

Désormais, c’est sur le champ de la mixité sociale que se place le Département pour justifier la fermeture de PMF et la nouvelle carte scolaire. « La mixité sociale ne se décrète pas ; elle se construit », poursuit le président de l’Agglo. Comment ? « Avec des logements diversifiés qui correspondent aux besoins réels des salariés des entreprises du territoire ».

15 maisons voie Bachelière en construction au 1er trimestre 2018
15 maisons voie Bachelière en construction au 1er trimestre 2018

A Val-de-Reuil, cette mixité est en marche : de nombreux logements en accession à la propriété sont en cours de construction ou sur le point d’être construits. Un rapport d’un cabinet indépendant évalue d’ailleurs à 300 le nombre supplémentaire de collégiens sur la ville en 2020, grâce – en grande partie – à ces nouveaux logements.

C’est pour toutes ces raisons que Bernard Leroy a entrepris depuis le début de la semaine de contacter individuellement chaque conseiller départemental. « Beaucoup sont perplexes et découvrent la réalité du terrain. Une réalité qu’ils ne soupçonnaient pas quand ils ont voté la première fois en 2016 ». Tout cela finira-t-il par modifier la position du conseil départemental ? Réponse lundi matin !