La vie continue à l’ESPAGES

L’équipe de l’ESPAGES se plie en quatre pour continuer à donner de la joie aux résidents. Depuis le 30 octobre, de nouvelles mesures sanitaires sont entrées en vigueur pour limiter la propagation du COVID-19, mais les sourires des ainés ne se sont pas effacés pour autant.

La joie, les rires, le contact humain… Des moments qui donnent du baume au cœur aux 44 personnes âgées et 26 jeunes qui partagent les chambres de la résidence l’ESPAGES. Afin de rompre l’isolement des résidents, la directrice, Christine Lebrun, a tout mis en œuvre pour que la vie au sein de l’établissement se passe au mieux sans dégâts psychologiques et physiques.

Limiter la perte de mobilité

Patricia et Denise ont décidé de se détendre les jambes à la fraiche.

Après un passage devant la caméra thermique de l’accueil, chaque personne qui rentre dans l’ESPAGES doit signer un registre avec ses coordonnées, son heure d’arrivée, l’heure de départ et la personne visitée. «C’est devenu une habitude pour tout le monde. Le registre permet de tracer chaque personne qui met un pied dans la résidence afin de protéger et d’alerter s’il y a des suspicions de COVID,» explique Christine Lebrun qui est aux petits soins des aînés. Contrairement au premier confinement, les visites et les balades en extérieur sont autorisées. Un élément essentiel et indispensable pour les seniors qui doivent continuer à prendre l’air selon la directrice : «Les résidents sortent peu, pour faire leurs courses notamment. C’est bénéfique pour eux de voir du monde, surtout en hiver. Il faut limiter la perte de mobilité sans prendre de risque sanitaire. On les emmène faire un tour autour de la résidence en faisant très attention.»

Lecture, coup de fil et visio

Évelyne est bien entourée !

Ainsi, pour venir rendre visite à sa grand-mère, son père, son oncle ou sa cousine rien de plus simple ! Il suffit de passer un coup de fil pour réserver un rendez-vous. «Pas plus d’une heure et deux fois par semaine  avec masques, distance de sécurité et désinfection des mains d’entrée.» précise la charte qui est fournie aux familles qui sont accueillies dans une salle spécialement prévue à cet effet. D’ailleurs, Évelyne, 70 ans, a déjà demandé à voir sa fille : «On n’a pas le choix alors il faut s’occuper. En attendant de revoir mes enfants, je tricote, lis et j’appelle aussi une amie, qui habite un peu plus loin de mon appartement, avec qui je partage beaucoup de choses.» Depuis le re-confinement, cette résidente ne se renferme pas sur elle-même et peut compter sur le personnel interne et externe de l’ESPAGES. «Quand on a une baisse de moral, on peut compter sur eux. Ils sont toujours là pour nous faire changer les idées et ne plus penser à la situation actuelle» se ravit-t-elle autour de ses deux chats qui lui tiennent compagnie quand elle n’est pas en visio avec ses enfants sur MSN.

Des repas qui changent de l’habitude

Chaque repas est servi un par un avec toutes les précautions sanitaires

Le midi, pas question de rester le ventre vide. Comme en mars et avril derniers, la restauration collective a été arrêtée. Néanmoins, des plateaux-repas sont livrés à tous ceux qui le souhaite en choisissent parmi une palette de plats et d’entrées mêlant poisson, viande, légumes et petite douceurs sucrées. «On va leur faire livrer des pizzas. Ça permettra de changer de la routine et de les faire sourire davantage car le plaisir de manger permet de les faire déstresser.» projette Christine. Le repas, c’est un vrai moment de sérénité pour Ginette Piednoël, qui vient de recevoir son déjeuner. «Elles arrivent ! Alors, aujourd’hui on a des tomates avec des œufs mimosa, en plat des saucisses de Toulouse avec de la purée de brocolis, du fromage et un yaourt ! C’est bon, surtout quand c’est bien cuisiné.» s’exclame la résidente de 85 ans qui a prévu de faire un peu de ménage et de scrabble en attendant que son fils vienne lui rendre visite.

«Après le COVID on va danser la Java Bleue»

L’après-midi, chacun vaque à ses occupations sans s’isoler de son côté. Christine essaye de faire son petit tour après la sieste pour s’assurer de la santé de chacun. Lundi, elle a retrouvé Christian, un de ses résidents, en train de s’improviser chanteur : «Il avait mis la Java bleue de Fréhel. Pour rigoler je lui ai dit qu’après le COVID on va danser ensemble cette Java bleue !» Certains sont dans l’attente des résultats du test PCR qui est régulièrement réalisé. Depuis, aucun cas positif n’a été détecté. Encore une fois, l’humour dépasse les inquiétudes. Élise, 88 ans, s’est même étonnée de voir sa directrice dans une tenue à l’allure de cosmonaute : «Vous êtes drôlement habillée ! Vous qui avez de jolies robes d’habitude, là c’est très plastique !» Les charlottes, sur-blouses et les masques font barrière au COVID, mais pas aux éclats de rires !

L’amour à distance

14h30, Laurence a dévalé la côte de Saint-Pierre du Vauvray en vélo pour rendre visite à sa mère Bernadette.Un coup de stylo sur la fiche d’émargement, deux gouttes de gel, et c’est parti pour papoter pendant une heure dans la salle de restauration !Ça fait vraiment plaisir de la voir, j’essaye de venir au maximum et on parle de tout, ce qu’elle mange, des fleurs car je suis jardinière… Et parfois, elle boude alors on lui remonte le moral !” souligne-t-elle souriant sous son masque. Un bonheur pour sa mère qui réside depuis 12 ans dans l’établissement : “Le premier confinement c’était dur mais là ça va beaucoup mieux car ma petite fille attend son premier bébé ! Alors je tricote des vêtements pour lui. Et, mes enfants viennent toutes les semaines me voir donc tout va bien !”

Les blagues et les petites attentions semblent être les clés pour surfer sur cette deuxième vague en bonne santé !

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