Contre les violences faites aux femmes, Val-de-Reuil se mobilise !

Ce vendredi 25 novembre marque la journée internationale des luttes contre les violences faites aux femmes. Pour l’occasion, la Ville de Val-de-Reuil mène une série d’actions jusqu’au 2 décembre prochain. 

En 2021, 122 femmes en France ont payé de leur vie la violence de leur conjoint ou de leur ancien compagnon. Elles sont plus de 100 déjà cette année à avoir péri sous leurs coups. Soit une victime tous les trois jours. A cette insupportable réalité s’ajoute le nombre saisissant de femmes victimes d’insultes, de harcèlement ou d’agressions dans la rue, sur son lieu de travail ou dans la sphère privée : une femme sur deux a en effet subi ce type de déconvenues au cours de sa vie. Ce fléau, qu’elles sont de plus en plus nombreuses à dénoncer chaque année, réclame un combat de chaque instant de la part de toute la société.

Il y a tout juste un an, dans la continuité de son engagement quotidien auprès des femmes, la Ville de Val-de-Reuil adoptait officiellement le protocole départemental de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes. Elle s’engageait alors à poursuivre et intensifier sa mobilisation en menant des campagnes de sensibilisation, en organisant une veille auprès des publics vulnérables, en sensibilisant et formant ses agents à ces problématiques et en nommant, au sein de la police municipale, un référent pour être le relais de ces femmes auprès de la police nationale. Sur ce dernier point, la municipalité est même allée au-delà de ses engagements initiaux en désignant deux agents de police municipale (une femme et un homme) pour assurer la présence d’un relais permanent en cas de besoin.

Le violentomètre, un outil simple et efficace dans la lutte contre les violences faites aux femmes

Tout au long de l’année, le CCAS de Val-de-Reuil abrite par ailleurs des permanences hebdomadaires de professionnels du CIDFF (centre d’information sur les droits des femmes et des familles) et des consultations régulières d’avocats tandis que l’ensemble des services municipaux, au contact de la population, ont été sensibilisés pour accorder, au quotidien, une attention particulière à ces problématiques. Chaque Rolivaloise, enfin, dispose en libre accès, à l’accueil du CCAS, du « violentomètre », un outil simple et utile à glisser dans son sac, dont l’objectif est de mesurer si sa relation amoureuse est basée sur le consentement et ne comporte pas de violences. Présenté sous forme de règle, le violentomètre rappelle ainsi ce qui relève ou non des violences à travers une gradation colorée.

 

A cette mobilisation du quotidien, la Ville a choisi de s’appuyer sur la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre, pour mettre en œuvre une série d’actions et d’initiatives du mercredi 23 novembre au vendredi 2 décembre prochains. Pendant toute cette période, des violentomètres seront notamment déployés à grande échelle dans les commerces et les structures associatives de la Ville.

Une campagne d’affichage sur tous les supports d’information de la Ville




Fort du succès de la campagne d’affichage organisée l’an passé sur tous les supports d’informations municipaux (campagne qui lui avait valu d’être primée par le comité interministériel aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes), la municipalité a pris la décision de renouveler cette opération en installant à nouveaucette série de six affiches, de 1,20m x 1,80m, accessibles et visibles du plus grand nombre, en centre-ville comme dans les parcs d’activité. Il s’agit pour la municipalité de sensibiliser tous les publics aux violences subies par les femmes dans leur couple, au travail ou dans l’espace public ainsi qu’aux préjugés sexistes et au harcèlement de rue.

Sensibiliser les professionnels au contact de la population

Le mercredi 23 novembre, la Ville a accueilli au CCAS une rencontre animée par le CIDFF (centre d’information sur les droits des femmes et des familles), principalement destinée aux agents d’accueil de structures publics et privés, aux responsables d’associations, aux gardiens d’immeubles, aux aides à domicile… L’ensemble de ces professionnels et bénévoles qui exercent leur activité auprès d’un public potentiellement fragile ont bénéficié d’un même cadre de formation pour apprendre à mieux détecter et comprendre les situations de violence et à orienter les victimes vers les organismes d’accompagnement et de prise en charge.

Prévention renforcée auprès des plus jeunes

Mardi 29 novembre, trois comédiens de la compagnie la Pleine Lune interviendront au lycée Marc Bloch pour une après-midi de théâtre d’improvisation auprès d’une cinquantaine de jeunes, collégiens, lycéens, apprentis du CFA, volontaires de l’Epide…  Trois heures durant, ils travailleront par petits groupes sur des saynettes traitant du rapport entre les femmes et les hommes, de la notion de respect… Destiné à sensibiliser les jeunes générations à toutes ces problématiques, cette action de prévention s’achèvera par un temps d’échanges collectifs.

Soirée spéciale au cinéma le vendredi 2 décembre

2022-décembre-Cinema-SoiréeSpéciale
2022-décembre-Cinema-SoiréeSpéciale

En France, 100 000 femmes sont victimes chaque année de viols ou tentatives de viols. Mais seules 10 % d’entre elles osent rompre le silence, déposer plainte. Si la vague #metoo qui, depuis 5 ans, déferle à travers le monde a permis à de nombreuses victimes de parler, trop encore restent murées sous cette chape de plomb. C’est une des raisons qui a conduit Coline Lefèvre, journaliste à la mairie de Val-de-Reuil, à devenir le porte-voix de ces femmes au travers de « Bouche Cousue », un documentaire qu’elle vient de réaliser. Il sera diffusé le vendredi 2 décembre à 20h00 au cinéma les Arcades à Val-de-Reuil et suivi d’un débat avec divers spécialistes.

Dans ce film de 56 minutes qui fait suite à deux mois d’enquêtes, la jeune femme a recueilli de nombreux témoignages de victimes de viols et d’agressions sexuelles. Des psychologues, avocates, médecins, représentants de mouvements féministes y donnent également leur éclairage, leur analyse, leurs conseils.

Le vendredi 2 décembre, à l’issue de la diffusion de film, aussi bouleversant que combatif et plein d’espoir, interviendront Julie-Christine Duboc, psychologue, autrice et victime ; Gilles Tournel, médecin au CHU de Rouen ; Saliha Blazouz, avocate au Barreau de Rouen ; Jade Herstig, membre du collectif féministe Louviers + Nous toutes.

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