Passer Sciences-Po à Val de Reuil

Un atelier Sciences-Po existe au lycée Marc Bloch depuis septembre 2008. Cette création est la conséquence majeure de la signature, l’année précédente, entre la ville et le célèbre établissement universitaire parisien, à la suite d’un accord entre son directeur Richard Descoings et le Maire de la Ville, d’une Convention d’Education Prioritaire. Cette procédure spéciale permet à des lycéens issus des zones d’éducation prioritaire d’intégrer la rue Saint-Guillaume par une sélection où entrent en compte, à côté des connaissances académiques, la motivation et le projet personnel du candidat.

Deux élèves du lycée Marc Bloch de Val-de-Reuil ont donc présenté leur candidature et vaillamment défendu leurs chances vendredi dernier devant le jury d’admissibilité à Sciences-Po. Celui-ci, présidé par Marc-Antoine Jamet, qui renouait pour l’occasion avec son long passé de président du jury de Grand’Oral de la section “service public” de l’IEP de Paris, était composé, selon les voeux de Jean-Pierre Cantrelle, le proviseur du lycée Marc Bloch qui sait donner force et élan à son établissement, de Jean-Marc Goglin, docteur en histoire de la philosophie et agrégé d’histoire, professeur au Lycée Marc Bloch, de Guillaume Lefebvre, directeur adjoint du Crédit Agricole Normandie-Seine et grand mécène autant qu’ami de l’établissement, de Valérie Reber-Adler, directrice d’Evol’Action, cabinet de consultants en management des ressources humaines en entreprise.

L’année dernière, sept candidats avaient passé l’épreuve et cinq l’admission finale. Deux d’entre eux, Assia Hassani et Quentin Gossent, ont intégré l’école et y obtiennent d’excellents résultats. Leurs ainés, les premiers à avoir réussi l’entrée, achèvent bientôt leur cycle de formation. Ainsi Grâce Loubassou, l’une des premières Rolivaloises étudiantes de Sciences Po, membre du Bureau des étudiants de l’école, que le magazine Elle a interrogée ces jours-ci sur l’actualité présidentielle (Voir l’article ICI), termine actuellement sa quatrième année à San Francisco chez Séphora, tandis que Kahdija Atif, la pionnière, après une année passée chez LVMH à New York, termine sa cinquième année. Faut-il démontrer autrement que, venant de la plus jeune commune de France, on peut devenir un pilier d’une grande école ?

Leurs noms et ceux de ses camarades qui ont connu la même réussite sont cités en exemples dans les couloirs et du lycée et à Val-de-Reuil. Le plus important, néanmoins, c’est qu’ils ne soient plus des exceptions. A Val-de-Reuil, aujourd’hui, on passe Sciences Po. A Val-de-Reuil, aujourd’hui, on réussit Sciences Po.

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