A la veille de l’été, alors qu’il inspectait le centre de la deuxième chance (EPIDE) implanté dans la ville nouvelle, Pierre de Bousquet, le nouveau Préfet de la région Haute-Normandie, avait fait part de son intention de visiter Val-de-Reuil avec son collègue de l’Eure Dominique Sorain à la rentrée. Ce n’est pas une visite anodine. L’Etat et la Ville Nouvelle sont liés. Par leur histoire commune, faite de hauts et, parfois, de bas, depuis plus de trente ans. Par l’importance de la présence des services de l’Etat dans la ville : le centre de détention qui est un des  premiers employeurs publics du département, le bassin d’essai des carènes qui, pour la DGS et le ministère de la défense, continuent de se développer, le second SDIS de l’Eure, le commissariat de circonscription fleuron des services départementaux de la police, l’EPIDe, un des rares établissement public d’insertion de la Défense, qui plus est l’un des plus importants de France en taille, parmi d’autres exemples. Val-de-Reuil est également pour l’Etat un partenaire exemplaire d’une opération de renouvellement urbain souvent citée en exemple par l’ANRU et l’ACSé.

Cette visite intervient à un moment clé. La rentrée 2012/2013 marquera un tournant pour la plus jeune commune de France. Dans les cycles urbains, au cours d’un mandat municipal, il y a les années pour les prospections et pour les études. Puis il y a les années pour les constructions et les chantiers. L’année qui s’ouvre appartient à la seconde catégorie. Avec l’aide de la Région Haute-Normandie et du Conseil général de l’Eure, à la rentrée 2013/2014, Val-de-Reuil aura de nouveau changé de visage. Dès lors l’enjeu de cette visite était d’obtenir quitus du travail réalisé, quitus nécessaire pour que les représentants de l’Etat partagent et accompagnent l’équipe municipale dans la réalisation de ses nouveaux objectifs. C’est un examen de plus pour une ville qui doit relever des challenges puisque rien ne lui est jamais acquis.

Après un traditionnel accueil républicain en mairie, cinq étapes ont été programmées sur le parcours des préfets qui ont rencontré, au fil des étapes, les acteurs de la rénovation urbaine et de la vie rolivaloises. Ces haltes ont donné un aperçu et constitué un témoignage des enjeux d’urbanisme, de technologie, de service public, d’emploi, de logement, de vivre-ensemble qui sont les axes de travail de la commune depuis 2001. Ils demeurent les fondements de la politique municipale pour les années à venir.

– Etape 1 : Devant le nouveau Centre technique municipal, les “Ateliers de Val-de-Reuil”, en présence de l’architecte américain Jim Cowey qui les a réalisés, la première halte a présenté une vue d’ensemble du futur quartier Est de la Ville, autour de la gare SNCF qui sera rénovée à partir de janvier 2013, autour du projet d’internat d’excellence, de l’éco-quartier qui verra le jour sur les bords de l’Eure à partir de fin 2012, du futur théâtre de l’Arsenal qui deviendra le deuxième voire le premier théâtre de l’Eure et dont les plans ont été commentés par leur concepteur, l’architecte Jean-François Bodin, préfigurant la future zone tertiaire des Noés.

Etape 2 : Une des places structurantes de la dalle piétonne, la place aux jeunes, accueillera dans les mois à venir, les travaux ont débuté, le CCAS rénové et le nouveau poste de Police municipale, tandis que la piscine verra la fin de sa rénovation. Les maquettes et projections de synthèse, réalisées par l’architecte-décoratrice Emmanuelle Lego, ont servi de socle à la discussion.

Etape 3 : Un des grands paris du renouvellement urbain à Val-de-Reuil est la réimplantation d’activités économiques en cœur de ville. Bernard Malecamp, architecte, a présenté l’édification d’un nouvel hôtel d’entreprises. Il accueillera notamment médecins, architectes et notaires qui, pour la plupart, ont déjà réservé leur emplacement.

Etape 4 : Le logement est la première réussite du travail mené depuis 2001. Il doit être poursuivi, en particulier dans les quartiers de copropriétés dégradées comme celle de La Garancière dans le quartier de la grosse borne qui fait aujourd’hui l’objet de projets de réhabilitation.

Etape 5 : la visite s’est achevée  Place des Quatre Saisons, à deux pas du futur centre-ville de la cité contemporaine, un centre-ville qui n’existe pas aujourd’hui de manière satisfaisante. Il y sera question de projets de mixité urbaine et fonctionnelle regroupant commerces, logements, équipements publics et activités de services.

Sur chaque halte, une photographie du site “avant travaux” a témoigné des changements, avancées et transformations réalisés en 10 ans. Ces éclairages ont vocation à être pérennisés par l’installation de bornes sur l’histoire de la ville. Val-de-Reuil n’est pas Rouen, Dieppe, Le Havre ou Paris mais mérite que son histoire, son identité, même récentes, soient partagées et connues des visiteurs comme des habitants.

Cette visite est une marche supplémentaire dans le travail commun entre la Ville Nouvelle et l’Etat vers un PNRU 2 (programme de rénovation urbaine de seconde génération). La prochaine visite préfectorale est déjà inscrite. Elle aura lieu le 24 septembre pour la tenue d’un Comité local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD). Tous les partenaires sociaux, éducatifs et de sécurité de la Ville, services de l’Education Nationale, de la protection judiciaire de la jeunesse, du Conseil général, entre autres, y participeront sous la présidence de M. le Préfet de l’Eure et de Mme la Sous-préfète des Andelys. Les élus des communes voisines, parce que ce travail exige coopération et proximité, seront comme à l’accoutumée associés. La confiance des partenaires de Val-de-Reuil à son égard est pour elle un gage de réussite. L’Etat n’est pas des moindres. Il est, historiquement, le premier partenaire de la Ville.

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