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la foule réunie pour rendre hommage à Noëlle Boudart

Ils étaient près de 300, de toutes générations, ce mardi à rejoindre le monument Mémoire & Paix pour rendre hommage à Noëlle Boudart, maire-adjointe disparue en janvier dernier. Un rosier a été planté à sa mémoire.

« Pas une seule fois Noëlle n’avait manqué de cérémonie patriotique au monument Mémoire & Paix », rappelait le maire en préambule de son éloge. Lui rendre hommage en telle circonstance est donc apparu pour lui et pour l’équipe municipale comme une évidence. « Dans ces cérémonies, elle venait dire son amour pour la république dans laquelle elle retrouvait ses valeurs de gauche, de justice, de partage de solidarité mais aussi sa passion pour sa ville ».

Tous autour de ses enfants

Une gerbe en hommage à Noëlle a été déposée avec ses deux enfants
Une gerbe en hommage à Noëlle a été déposée avec ses deux enfants

Que ce soit ses collègues de la Sécurité Sociale, les agents de la ville de Val-de-Reuil, ses amis politiques, toutes celles et ceux qu’elle a aidés au fil de sa carrière professionnelle ou de sa vie d’élue rolivaloise… ils étaient très nombreux à vouloir être là ce matin aux côtés de ses deux enfants, venus tout spécialement des environs d’Avignon et de Beyrouth (Liban).

Au milieu de cette foule et devant le portrait riant de Noëlle, Marc-Antoine Jamet le reconnaissait très sincèrement : « Noëlle est une femme qui a compté dans la saga rolivaloise de ces 30 dernières années, une femme tout simplement importante ». Une femme dont l’engagement était si profond que, jusqu’à son dernier souffle, elle a œuvré pour que les autres vivent mieux : « La ville entière porte aujourd’hui le deuil ».

Le portrait riant de Noëlle accompagnait la cérémonie
Le portrait riant de Noëlle accompagnait la cérémonie

Depuis sa disparition, les souvenirs de tous ceux qui l’ont côtoyée, de tous ceux qui l’ont aimée, émergent jour après jour. Impossible pour Nabil Ghoul, également conseiller municipal, d’oublier son humanité alors qu’elle travaillait à la sécurité sociale : « dans ce service public, elle était une femme intègre, droite, souriante, traitant chacun quels que soient sa couleur de peau, sa religion, son origine, sur un même pied d’égalité ».

Chaleureux témoignages

Impossible pour Fadilla Benamara d’oublier ce jour de décembre 2010 où dans un froid glacial, « Noëlle est venue soutenir les salariés de M-Real qui allaient bientôt perdre leur emploi ; elle a eu pour chacun d’eux un mot consolant, rassurant ; empêchant comme elle pouvait que la panique de la perte de l’emploi n’envahisse chacun ».

Ce matin, Benoît Balut, Christophe Coplo, Bernard Beaufrère, Catherine Duvallet et bien d’autres encore souhaitaient également partager quelques souvenirs du temps passé avec leur amie. C’est par la voix de Marc-Antoine Jamet que ces moments inoubliables ont résonné dans le monument Mémoire et Paix.

Près de 300 personnes assistaient à la cérémonie
Près de 300 personnes assistaient à la cérémonie

L’enthousiasme, la curiosité, l’ouverture aux autres, la morale… resteront irrémédiablement gravés dans les mémoires de chacun, comme a tenu à le soulignait Janick Léger, conseillère départementale.

« L’injustice et la cruauté de la maladie l’ont emportée trop jeune », concluait finalement Marc-Antoine Jamet avant de planter un rosier qui fleurira chaque au monument Mémoire & paix et nous rappellera que Noëlle restera longtemps, très longtemps, parmi nous, parmi les Rolivaloises et les Rolivalois.

Souvenons nous de ce 8 mai 1945

On a également célébré le 73e anniversaire de la fin de la guerre
On a également célébré le 73e anniversaire de la fin de la guerre

La cérémonie de ce matin, en présence de nombreuses personnalités et forces de l’ordre, était également l’occasion de fêter dignement le 73e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Une cérémonie à laquelle assistait également le conseiller du chef du service économique de l’ambassade de Russie en France, Dimitry Plakhotnyuk.

Plusieurs gerbes ont été déposées au fil de la cérémonie haute en couleurs et forte en émotions.

Dimitri Plakhotnyuk (au centre) assistait à la cérémonie
Dimitri Plakhotnyuk (au centre) assistait à la cérémonie
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Mardi 8 mai : hommage à Noëlle Boudart

La municipalité de Val-de-Reuil a choisi ce mardi 8 mai pour rendre hommage à Noëlle Boudart, maire-adjointe décédée en janvier 2018. Toute la population est invitée à participer à cette cérémonie.
Noëlle Boudart est décédée en janvier 2018 des suites d'une douloureuse maladie
Noëlle Boudart est décédée en janvier 2018 des suites d’une douloureuse maladie
La cérémonie du 73e anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945 aura lieu au monument Mémoire et Paix de Val-de-Reuil le mardi 8 mai à 10h45. Comme c’est la tradition à chaque cérémonie patriotique dans la plus jeune commune de France, une foule de Rolivalois, de toutes générations, issus de toutes cultures, se retrouvera pour ce rassemblement haut en couleurs.
Cette cérémonie prendra cependant une dimension toute particulière : cette date a été choisie pour rendre un hommage à Noëlle Boudart, maire-adjointe de Val-de-Reuil, décédée le 24 janvier 2018, des suites d’une douloureuse maladie.
 
Noëlle Boudart restera dans le cœur de très nombreux Rolivalois.
 
Elle était une grande figure de la ville, un repère pour de nombreux habitants : « disponible », « toujours tournée vers les autres », « qui aimait rendre service ».
C’est pourquoi toutes celles et tous ceux qui l’ont rencontrée, côtoyée, aimée, que ce soit à Val-de-Reuil ou ailleurs, dans sa vie professionnelle, son engagement politique ou associatif, sont invités à se joindre à la cérémonie qui se déroulera en présence de ses enfants et au cours de laquelle un rosier sera planté à sa mémoire.
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Le vibrant hommage à Noëlle Boudart

Marc-Antoine Jamet a souhaité rendre hommage à Noëlle Boudart, « la dame de la sécurité sociale », comme il se plaisait à l’appeler. Élue à Val-de-Reuil depuis 2001, elle est décédée le 24 janvier.

Élue de Val-de-Reuil depuis presque vingt ans, Noëlle Boudart nous a quittés. Notre collègue, notre amie, est décédée mercredi 24 janvier, dans la matinée, des suites de la douloureuse maladie qui lui avait été diagnostiquée quelques semaines auparavant. Cruel, le mal l’a emportée très rapidement. Trop rapidement. Elle venait juste d’avoir 69 ans et ne demandait qu’à vivre. Pour être utile. Pour aider les autres. Pour voir grandir les siens.

Un engagement sans faille

Noëlle était pour notre équipe une mémoire et une vigie. Des deux dernières décennies de la Ville nouvelle, elle avait connu chacun des instants, surmonté tous les obstacles, participé aux réussites.

Dès 2000, elle avait rejoint avec enthousiasme – elle aurait voulu que nous le rappelions – notre liste « Changer la Ville, améliorer la Vie ». Elle était persuadée que Val-de-Reuil, qu’elle aimait et où elle vivait depuis les années quatre-vingts, à deux pas de la route des Sablons, devait évoluer, se transformer ou bien sombrerait.

Très attachée à la Cité Contemporaine, elle ne voulait y voir prospérer ni la misère, ni la violence, ni le chaos. Pour les combattre, elle s’était donc engagée à nos côtés. Spontanément. Elle s’était mobilisée. Entièrement.

« Volonté, sincérité, loyauté »

Prenant naturellement la place qui était sienne, elle s’est alors jetée sans retenue, sans réticence, sans réserve, dans une aventure où tout, diminuer la dette, stopper les impôts, relancer l’investissement, tenir notre rang, ramener la sécurité, paraissait pourtant, à l’époque de ces temps héroïques, incertain et compliqué.

Dans cette lutte, sa volonté, sa sincérité et sa loyauté ne se sont jamais démenties. Elle ne voulait pas, en dépit des années, du plaisir qu’elle avait à rejoindre sa fille près d’Avignon, son fils au Proche-Orient, quitter le bateau ou lever le pied. Il lui restait du travail. Elle voulait le faire. Ce n’était pas une occupation, mais une nécessité et une passion. Tout simplement.

Elle appréciait aussi les voyages de jumelages au cours desquels elle représentait notre pays et sa culture à Workington ou à Ritterhude. Nos interlocuteurs demandaient à ce qu’elle revienne plus fréquemment. Elle participait avec un plaisir non dissimulé à ces journées républicaines où, au bureau de vote (qu’elle tenait avec un mélange de fermeté et de sourire), on voit défiler les électeurs qui déposent dans l’urne un bulletin. Elle n’aurait pas manqué une fête, un repars partage ou une manifestation de solidarité. Elle était fière d’appartenir au Parti Socialiste, celui de Jaurès, Blum et Mitterrand, poursuivant une vie professionnelle bien remplie par une vie militante qui ne l’était pas moins. Nous partagions les mêmes valeurs. En me souvenant de nos derniers mots au CHU de Rouen, mots que, obstinément, nous avions voulu légers, gais, amusants, je regrette que ces moments aient été trop brefs.

Mais Noëlle ne nous avait pas rejoints pour regarder passer les trains. Elle comprenait ce qu’était l’action, les sacrifices qu’il fallait faire, les conversations auxquelles il faut renoncer, le temps personnel qui s’amenuise, et, elle-même, souhaitait avoir un rôle moteur. C’est ainsi qu’elle avait accepté de s’occuper de la vie scolaire et de la petite enfance tout au long de notre premier mandat et, depuis 2008, d’avoir en charge l’état-civil afin, pour notre communauté, de veiller à ce que soit tenue, scrupuleusement, la chronique des naissances, des unions et des disparitions.

Référente du conseil municipal pour l’école Léon Blum, elle était aimée des élèves et de leurs maîtres. N’était-elle pas la grand-mère aimée de cinq petits enfants ?  Ce sentiment ne faiblissait pas au passage des générations et en témoigne la peine des deux directeurs de ce Groupe Scolaire lorsqu’ils ont appris qu’ils ne la verraient plus.

Noëlle Boudart aimait les campagnes électorales
Noëlle Boudart aimait les campagnes électorales

Noëlle était donc une figure importante de notre vie municipale. Mais, au-delà, elle était un repère et un recours pour de nombreux habitants qui venaient lui confier leurs problèmes matériels en Mairie. Dans le cadre institutionnel du CCAS où elle siégeait ou, de manière conviviale, à la volée, au rez-de-chaussée de la Mairie, toujours disponible, elle les écoutait, attentive et bienveillante, mettant tout en oeuvre afin de faire disparaître leur peine, de soulager leurs angoisses, de trouver des solutions.

Pendant longtemps, autant, sinon plus que maire-adjointe, elle est restée aux yeux de beaucoup la « dame de la sécurité sociale », celle que l’on va voir quand la maladie, la vieillesse ou la famille préoccupent. Il est vrai que, dans un métier exigeant, elle avait intégré la caisse de l’Eure, en 1978, à Gaillon d’abord, puis à Évreux et à Louviers, enfin à Val-de-Reuil, recevant au fil d’une carrière tournée vers les autres des milliers de normands.

 

Noëlle était née en Arles, le 12 janvier 1949, et aimait la terre de Provence qui était celle de ses parents, même si – disait-elle – la Normandie lui avait fait perdre son accent. La vie ne lui avait pas toujours été très tendre, mais elle ne se départissait pas pour autant de la bonne humeur qu’elle offrait aux visages qui lui étaient avenants. Du sud, elle avait conservé une élégance agréable et joyeuse dont on remarquait le caractère étudiée en la connaissant.

Sur ce point elle aimait les compliments. Elle pensait retourner « un jour » vers Saint-Pons-la-Calme, en Vaucluse, au nord-ouest d’Avignon, dans cette commune où reposent son père, sa mère et sa grand-mère Plagne. Elle parlait du Gard de sa aïeux Plantevin, du soleil et du mistral. C’est là qu’elle va reposer. Sur son cercueil, rappel du dévouement qui a été le sien pour Val-de-Reuil, du temps et de l’énergie qu’elle y a consacrés, ses enfants ont disposé une photo d’elle avec son écharpe devant la Mairie. Elle y tenait. Nous aussi.

Marc-Antoine Jamet

L’éditorial

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Noëlle Boudart nous a quittés

Noëlle Boudart, élue à Val-de-Reuil depuis 2001, est décédée mercredi. Agée de 69 ans, elle était une figure rolivaloise, très attachée à sa ville, toujours prête à rendre service.

Noëlle Boudart incarnait la joie de vivre
Noëlle Boudart incarnait la joie de vivre

Val-de-Reuil pleure Noëlle Boudart. L’élue rolivaloise, qui venait tout juste d’avoir 69 ans, est décédée dans la matinée du 24 janvier, des suites d’une douloureuse maladie qui l’a emportée trop rapidement.

C’est bel et bien une figure, un repère pour de nombreux habitants que vient de perdre la plus jeune commune de France. Ses collègues du conseil municipal évoquent une femme « disponible », « toujours tournée vers les autres », « qui aimait rendre service », « épurienne » aussi. « Noëlle était une bonne vivante, qui avait toujours le sourire ».

Très impliquée dans son mandat

Noëlle Boudart est décédée le 24 janvier; elle avait 69 ans
Noëlle Boudart est décédée le 24 janvier; elle avait 69 ans

Élue pour la première fois autour de Marc-Antoine Jamet en 2001, Noëlle était alors chargée de la vie scolaire tout au long de ce premier mandat. Depuis 2008, « elle avait en charge l’état-civil et, pour notre Ville, veillait à ce que soit tenu scrupuleusement, cette chronique des naissances, des unions et des disparitions, l’histoire de la vie des Rolivalois », se souvient le premier édile, très touché par sa disparition.

Référente scolaire pour l’école Léon Blum (où elle était très appréciée des enfants), elle siégeait également au conseil d’administration du CCAS et était de toutes les manifestations, de toutes les actions, dans sa ville de coeur.

«La dame de la Sécurité Sociale»

Native de Arles, « Noëlle aimait la terre de Provence qui était celle de ses parents, même si – disait-elle – la Normandie lui avait fait perdre son accent », se souvient Marc-Antoine Jamet. Installée depuis de très longues années à Val-de-Reuil et ses environs, Noëlle Boudart avait intégré la Sécurité Sociale en 1978, à Gaillon d’abord, puis à Evreux, à Louviers et enfin à Val-de-Reuil, avant de prendre une retraite bien méritée.

Maman de deux enfants, elle était grand-mère de cinq petits-enfants. La Ville de Val-de-Reuil leur adresse ses plus sincères condoléances.

Un office religieux sera prononcé le mardi 30 janvier à 15h30 à Saint-Pons-le-Calme (Vaucluse) dans l’intimité familiale.

Noëlle était de toutes les manifestations municipales
Noëlle était de toutes les manifestations municipales
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