Demba Thiam, un artiste-peintre rolivalois plein de talent

Rencontre avec Papa Demba Thiam, cet artiste peintre rolivalois pour qui l’art est «le meilleur remède à la morosité en cette période de pandémie »

Il est de ces personnalités qu’on aimerait rencontrer surtout en ces temps de pandémie où l’approche de l’autre est si compliquée, une personnalité avec qui on aimerait partager un peu de ces moments magiques qui font perdre la notion du temps. Papa Demba Thiam est de celles-là. Sa peinture, ses portraits, sans masque, invitent au voyage dans les regards profonds de ses sujets et nous racontent une histoire.

En 2014, il rencontre Valérie. Peu disert sur son Art, c’est par les truchements de cet ami qu’elle découvre ce qu’il réalisait au Sénégal. Avec son appui, il se remet progressivement au dessin puis à la peinture en noir et blanc. Le couple s’installe en 2017 à Val-de-Reuil où Valérie avait vécu adolescente rue Climuche puis chemin Coulis : « Demba ne travaillant pas et n’ayant pas le permis, il fallait trouver une grande maison avec une aile indépendante et surtout à un prix attractif où nous trouverions tout à proximité y compris le médical. Le côté « ville nouvelle à la campagne » nous a séduit tous les deux : Val-de-Reuil est un coin tranquille où il fait bon vivre. »

« Les yeux, le regard, l’expression de l’âme… »

Le couple apprécie aussi les œuvres disséminées dans la ville contemporaine et plus particulièrement la Fontaine des Droits de l’Homme pour son côté calligraphique. C’est tout naturellement qu’ils s’y marient le 27 juin 2020 : « Notre mariage « Covid » comme nous l’appelons, s’est déroulé dans la joie et la bonne humeur avec Marc-Antoine Jamet que nous remercions vivement… Ce fut un moment fort sympathique. Quel humour ! Nous en avions bien besoin… »

Papa Demba peut enfin se livrer entièrement et sereinement à son Art et du noir et blanc qu’il maîtrise, il est passé aux tons chair. S’inspirant de photos et de sujets africains, même si « sur commande, il peut peindre également des sujets caucasiens », il travaille le portrait « parce que c’est très technique et précis » à la peinture à l’huile car « il a besoin de temps et que l’acrylique sèche trop vite » mais aussi parce que dans le visage humain il y a l’échange des regards entre le peintre et son œuvre « les yeux, le regard, l’expression de l’âme… »

Très exigeant envers lui-même, rarement satisfait de ce qu’il fait, toujours à vouloir progresser, Papa Demba n’aime pas forcément montrer ses créations même si, et comme il le dit sur son site Internet « L’art se partage, l’art doit être vu, l’art doit vivre et s’animer dans le regard de l’autre ».

Prix et expositions

Alors Valérie communique pour lui.  Il aurait été en effet dommage de ne pas partager, rencontrer ces regards, ces sourires, ces invitations aux voyages au-delà du temps, des lieux, des émotions. Et c’est le succès. En 2019, il reçoit le prix du public et le prix de l’association culturelle « Les Couleurs de Normandie » à Guichainville, participe à plusieurs expositions locales et au salon des Arts d’Evreux. Il devait exposer au célèbre Salon des Artistes Indépendants de la Halle aux Toiles à Rouen qui fut annulé à cause de la Covid. Aujourd’hui,  avec sagesse, Papa Demba Thiam profite de ce temps suspendu pour peindre et peindre encore, toujours en musique, en écoutant en permanence du jazz, son autre passion, sur une radio américaine. La peinture lui apporte « équilibre et sérénité » et il tient à adresser ce message aux Rolivalois : « lancez-vous dans l’art, n’hésitez pas, c’est le meilleur remède à la mélancolie et à la morosité en cette période de pandémie. »

En attendant une future exposition, retrouvez les œuvres de Demba Thiam sur son site https://www.artpal.com/demthiam ou sa page Facebook : senegal.1962

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