Un saut dans le futur avec Rob Hopkins !


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Mercredi 27 mars, plus de 250 personnes venues des 4 coins du territoire ont assisté à la conférence inédite du scientifique au théâtre de l’Arsenal. 2h de voyage dans le temps tout en remettant les pieds sur Terre. 

Une gymnastique de la pensée. C’est un peu ce que Rob Hopkins pratique à travers ses conférences. En partenariat avec le média Sans transition !  qui défend depuis 15 ans les initiatives de Transition sur les territoires, Rob Hopkins était mercredi à Val-de-Reuil pour la première fois. Auteur de plusieurs ouvrages, protagoniste du film Demain de Cyril Dion et Mélanie Laurent ayant fait plus d’1 million d’entrées en salle, scientifique, enseignant, son travail a eu un impact significatif sur la promotion de la durabilité et de la résilience communautaire à travers le monde. Son engagement en faveur du mouvement de transition continue d’inspirer et de catalyser le changement à l’échelle locale et mondiale. Avec son traducteur, un micro et une projection de photos, le cofondateur Britannique du premier groupe de Transition a déroulé son voyage aux spectateurs. 

À quoi ressemblera le monde en 2030 ? 

Comment notre Terre va évoluer en 6 ans ? Une question que Rob a posée aux jeunes et moins jeunes venus nombreux écouter son analyse. Partant de l’urgence climatique et de la baisse de l’imagination (scientifiquement documentée), il a déroulé ses solutions à travers des exemplaires imaginaires (du moins, c’est ce que nous pensions au début), car finalement, 2030, c’est demain. Par le biais d’exercices en duo, le public a eu l’occasion de s’interroger et d’imaginer leur monde parfait sans avoir peur « d’être ridicule, parce qu’aujourd’hui, il faut être ridicule », a-t-il introduit en citant Jim Dator une célèbre futurologue. À l’image d’une jeune fille qui n’a pas hésité à lever la main : « J’imagine un monde calme, tranquille, plein de beauté » ou encore un quinquagénaire : « J’imagine des vélos sur les autoroutes ! » 

Notre ville a déjà plus de 6 ans d’avance ! 

Avec humour et légèreté, Rob Hopkins a montré que 2030 n’allait pas être semé d’embuches. En effet, le scientifique sait de quoi il parle. En 2005, il cofonde le premier groupe de transition à Totnes, au Royaume-Uni, dans sa propre ville. Selon lui, il est essentiel de réorienter l’action humaine autour de gestes écologiques forts et qui ne peut s’exercer que si le travail émane à la fois de l’imagination des citoyens, des entreprises et des municipalités. Il s’agit d’inciter les citoyens d’un territoire, à prendre conscience, d’une part, des profondes conséquences que vont avoir sur nos vies la convergence du pic pétrolier et du dérèglement du climat et, d’autre part, de la nécessité de s’y préparer concrètement : « Dans ma ville, quand je vous ai dit qu’on se projette dans le temps ! »

Si au début de sa prise de parole, tout était imaginaire, les exemples se sont transformés en réalité. À l’image des embouteillages de vélo à Amsterdam ou encore des parkings souterrains transformés en parking à vélo dans sa ville : « À chaque fois qu’on investit 1 million d’euros en infrastructures pour les cyclistes, ce sont 19 millions d’économies en santé publique ! » Des actions d’ailleurs déjà en place à Val-de-Reuil avec près d’une centaine d’arceaux vélo disséminés dans notre ville, de la vélothèque située au centre technique municipal, le bonus pour l’achat d’un vélo ou encore nos 12 km de voies cyclables qui atteindront un total de 25 km en 2026. Second exemple, les nouveaux matériaux utilisés dans la construction des bâtiments : « Maintenant en 2030, nous pouvons ériger des bâtiments de plusieurs étages en bois. » Une nouvelle fois, le plan de rénovation urbaine de Val-de-Reuil s’inscrit parfaitement dans cette idée en utilisant du bois, privilégiant les halos de lumière, en utilisant des panneaux solaires ou encore en mettant un point d’orgue à l’aménagement paysager. « Val-de-Reuil est un très bel exemple d’anti-désertification avec la cour d’école des Dominos, ici, cette cour est naturelle, on a planté des arbres.. Un succès ! », a lancé le scientifique qui a également visité l’écoquartier quelques heures avant, un symbole Rolivalois durable et écologique dans sa totalité. 

2030 pour Rob, c’est aussi l’émergence de nouveaux métiers pour assurer la Transition. Sur une Une du futur du magazine Forbes, on constate que les « stylistes bio », les « architectes low-tech » ou encore les « protecteurs des océans » sont les métiers en vogue pour les nouvelles générations. Un peu comme la création d’un nouveau poste dans notre collectivité, celui d’énergéticien recruté cette année pour travailler à la réduction des déperditions de chaleur dans les bâtiments publics (à l’image du système de géothermie installé dans la nouvelle école Victor Hugo). « Dans 6 ans, c’est aussi la généralisation du circuit court avec la transformation de parkings souterrains en champignonnières », a continué l’auteur. Encore une action en étude dans notre ville avec 2 300 m2 de parkings souterrains inutilisés du côté de la Grosse Borne, un dispositif à l’étude avec l’aide de l’ANRU+ et Cycloponics qui verra bientôt le jour si l’analyse est pertinente. 2030, c’est aussi éduquer les plus jeunes face au changement climatique en : « cultivant leurs propres potagers. » Encore une fois, cette initiative est en place depuis de nombreuses années dans plusieurs écoles, crèches et centres de loisirs de la Ville.

Une conférence qui s’est terminée par une pluie de questions démontrant que chaque problème à une solution ! Comme quoi, confronter l’imaginaire à la réalité fait avancer ! 

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