Près de 300 personnes, élus locaux, salariés et syndicalistes se sont réunis, ce mercredi-midi, pour exprimer leur mécontentement et leurs inquiétudes suite à l’annonce faite par le géant Américain de fermer prochainement le centre de recherche « pharmaceutique » de Janssen-Cilag.

Des blouses au sol, d’autres accrochées sur le grillage de l’entrée de l’entreprise Janssen-Cilag… La récente annonce concernant la fermeture prochaine du centre de recherche pharmaceutique du site rolivalois qui emploie actuellement 42 personnes, ne passe pas. En effet, près de 300 personnes, élus locaux (dont de nombreux élus Rolivalois), salariés de tous les secteurs et syndicalistes se sont réunis, ce mercredi midi, pour exprimer leur mécontentement et leurs inquiétudes suite à l’annonce faite par le géant américain Johnson et Johnson de recentrer son pôle recherche sur son site de Beerse, en Belgique, à une quarantaine de kilomètres à l’est d’Anvers.

Incompréhension générale

« Nous nous sommes donnés rendez-vous aujourd’hui à l’occasion du deuxième Comité Social Économique (CSE) de notre entreprise afin de sensibiliser la direction, qui est présente actuellement, de notre incompréhension, de nos inquiétudes et mécontentements face à leur décision », explique Virginie Poncelet, Senior Associate Scientist en chimie médicinale depuis 28 ans chez Janssen-Cilag. Elle revient sur l’incompréhension générale régnant au sein des salariés et leur volonté d’obtenir « les vraies raisons » de la fermeture. « On nous a avancé un licenciement économique, ce qui n’est pas acceptable », précise-t-elle soulignant la bonne santé du site rolivalois. « Quand nous recevons des mails qui nous disent que l’on fait une progression à deux chiffres depuis dix ans et qu’en plus de cela nous sommes assujettis à un bonus qui est calculé par rapport aux bénéfices de l’entreprise et que ce dernier n’a jamais été aussi élevé que depuis cette année, on ne peut pas accepter le licenciement économique ».

Un site d’excellence

Un sentiment partagé par l’ensemble des salariés qui pointent également l’excellence de leur site en matière de recherches. « Bien que l’on ait des résultats super intéressants comme la mise sur le marché de trois médicaments issus du centre de recherches de Val-de-Reuil en dix ans, on décide de fermer notre site », ironise Laurence Queguiner, employée depuis 24 ans au centre de recherche pharmaceutique, au laboratoire support en analyses. « Et pourtant, c’est nettement mieux que nos collègues belges et espagnols qui n’ont rien produit ». En effet, il faut savoir que depuis une décennie, les chercheurs rolivalois sont à l’origine de découvertes majeures comme 20 nouveaux traitements mis au point dont 3 progrès essentiels sur le VIH, les tuberculoses multi-résistantes et le cancer de la vessie. Une excellence d’ailleurs saluée et reconnue au travers de nombreuses récompenses internationales prestigieuse, dont la désignation du « chercheur européen de l’année » il y a dix ans et le Prix Galien en 2016.

10 postes par an crées à l’échelle nationale

Enfin, au cœur des discussions la question du devenir des chercheurs inquiète. « Nous exerçons des métiers extrêmement spécifiques. Il y a tout au plus, dix créations de postes par an à l’échelle nationale », indique Virginie Poncelet rappelant la suppression prochaine de 42 postes soit 4 années d’embauche à l’échelle nationale, et qui attend comme tout le monde une attention, une écoute de la part de la direction. « On attend que les primes de licenciements soient en accord avec ce que nous avons donné à l’entreprise depuis toutes ces années, que les personnes embauchées récemment puissent repartir dignement, et que l’entreprise accompagne les personnes dans leur reclassement ou recherche d’emploi ». Une inquiétude, d’autant plus grande qu’à l’heure actuelle, cette annonce de fermeture a déjà des répercussions sur le tissu économique local avec la perte d’environ une vingtaine de postes chez les entreprises prestataires. Selon les réponses de la direction, les salariés de Janssen-Cilag se réservent le droit d’engager d’autres actions à venir. Affaire à suivre…

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