Chahineize Kaneb, figure de l’arbitrage féminin à Val-de-Reuil

Arbitre officielle depuis la saison dernière et chargée de communication au FCVR, Chahineize Kaneb, 31 ans, s’affirme comme un modèle de rigueur et de passion dans le football féminin local.

Chahineize a démarré le football à 8 ans au RC Léry avant de partir pour Angers et de revenir aux sources, à Val-de-Reuil. Puis, la Rolivaloise a changé de perspective sans jamais s’éloigner des terrains. « Je suis gestionnaire en ressources humaines à l’armée de terre donc, j’aime les choses carrées. Quand je n’ai plus eu le goût de jouer, je me suis naturellement tournée vers l’arbitrage. C’est devenu une passion. Le fait de faire appliquer et respecter les lois est ancré en moi », confie-t-elle.

Licenciée au FCVR depuis 2 ans, pour Chahineize il était tout naturel de rejoindre le club. La question ne se posait même pas, elle y est chez elle. « Je connais tout le monde, c’est mon club, c’est ma ville. Je venais sur mes permissions les années précédentes mais j’étais licenciée à Angers. » Son engagement témoigne d’une volonté profonde de faire avancer le sport féminin et de montrer l’exemple sur et en dehors du terrain. Si le FCVR est si important à ses yeux, c’est parce qu’elle le décrit comme un club qui accompagne toute personne porteuse d’un projet tout en permettant à chacun de pratiquer.

L’arbitrage féminin, un engagement de terrain

Depuis ses débuts, Chahineize Kaneb a officié sur de nombreux matchs et surtout en R3 et D1, essentiellement masculins.  « Il y a eu des moments marquants comme arbitrer lors d’un tournoi national N3 de pompiers à Limoges où j’ai pu rencontrer un arbitre connu sur les réseaux sociaux ». La jeune femme se souvient longtemps aussi de cet arbitrage sur la RISLE CUP, tournoi de renommée internationale pour les équipes U11. « Il y avait des clubs professionnels comme le Real Madrid ou l’Olympique Lyonnais, ainsi que beaucoup de clubs normands. J’ai donc pu connaître des arbitres de la région d’un bon niveau, avoir leurs conseils ».

Autre moment fort et enrichissant pour Chahineize : sa participation «  à la finale féminine de la Coupe de l’Eure à Vernon où j’ai été désignée pour faire la touche quand j’étais stagiaire», raconte-t-elle.

La jeune femme sait que l’arbitrage féminin reste un défi, mais elle y voit une source d’inspiration. « Il y a de plus en plus d’arbitres féminines et nous sommes bien entourées, encouragées pour évoluer, que ce soit dans le football féminin ou masculin. Il n’y a pas de différences. »

Pour elle, rigueur, courage, équité et leadership restent les piliers de cette discipline. « Être arbitre, c’est incarner ces valeurs, positives dans le sport et dans la vie. Mon rêve est de faire de la Régional 1 voire de la Nationale. Il faut s’en donner les moyens !»

À travers sa détermination et son exemplarité, Chahineize Kaneb illustre un football féminin en plein essor, où l’arbitrage devient aussi un vecteur de reconnaissance et de progression. « Cela montre que les femmes ont toute leur place dans toutes les sphères du sport. Cela envoie un message fort aux jeunes filles : elles peuvent viser n’importe quel rôle, sur ou en dehors du terrain. Si moi j’y suis arrivée, pourquoi pas elles ? Il faut croire en ses rêves, ne pas se cacher derrière sa peur. Si elles ont envie d’essayer, qu’elles viennent nous rencontrer, on sera ravies de les renseigner. »

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