Noé Abou, le prodige du taekwondo qui conquiert le monde à 13 ans

Originaire de la Martinique et désormais Rolivalois, Noé Abou s’est hissé en à peine un an parmi l’élite mondiale de sa catégorie. À seulement 13 ans, ce jeune athlète cadet de -49kg allie maturité et plaisir de la compétition, tout en gardant les pieds sur terre notamment grâce à son entourage.

Né sous le soleil de la Martinique avant de rejoindre Rouen, c’est finalement à Val-de-Reuil que Noé Abou a véritablement grandi et se décrit comme Rolivalois. « C’est un retour aux sources », témoigne Julien Abou, son père. Son aventure sur les tatamis a débuté il y a six ans, presque par hasard en revenant en terre euroises. « Je cherchais un sport à pratiquer car mes parents voulait cela. J’ai vu qu’il y avait du taekwondo, je ne connaissais pas alors j’ai fait un test d’essai », confie-t-il. Depuis, le test s’est transformé en une ascension fulgurante. Aujourd’hui classé 18e mondial chez les cadets -49 kg, Noé enchaîne les performances de haut vol, notamment avec une première place à l’Open de Strasbourg en mars dernier et une médaille de bronze internationale en Belgique. « Il y a eu du stress mais ça va, je profite pleinement ! » affirme-t-il de manière apaisée.

Entre exigence du haut niveau et épanouissement personnel

Entre ses séances à Val-de-Reuil et ses entraînements à Poissy sous la houlette de son coach Hassan Ikhrazzen, qui exerce ses fonctions aussi en Ile-de-France, l’emploi du temps de Noé est rythmé par la musculation et la course. « Je ressens l’exigence, mais le plaisir est là. La musculation et la course c’est quand je combats moins. » Cette maturité est d’ailleurs soulignée par son père, qui décrit un adolescent réservé mais très à l’aise, porté par des valeurs solides. « On est là pour lui, ça reste un épanouissement. C’est un enfant mature, réservé et plein de valeurs » livre Julien avec émotion.

Actuellement freiné par une blessure aux ischios qui l’a tenu éloigné des tapis pendant six semaines, Noé Abou reste prudent. S’il espère briller à la compétition de Béthune dans une semaine, il ne compte pas se faire davantage mal s’il n’est pas à 100%. Conscient de la chance qu’il a de voyager dans des pays comme l’Albanie, les Pays-Bas et la Belgique, il profite pleinement de chaque instant. Avec un projet professionnel déjà tourné vers les métiers du sport, Noé prouve que l’on peut avoir la tête dans les étoiles du classement mondial tout en gardant une lucidité exemplaire sur le chemin qu’il reste à parcourir.

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