Étiquette : ville durable

La Siloge lance les jardins familiaux des Noés

La Siloge, les Jardins de Neustrie et l’association Éco Citoyenneté Rolivaloise se sont retrouvés fin mai pour lancer les Jardins familiaux des Noés, basés dans l’écovillage et ouvrir ainsi la réservation de 18 parcelles.  Elles ne sont pas encore toutes louées…

Des jardins familiaux au coeur de l'écoquartier
Des jardins familiaux au coeur de l’écoquartier

La Siloge, constructeur du Hameau des Noés, premier éco village de Normandie à être labellisé « Écoquartier », est engagée dans une démarche vertueuse et durable et  propose à ses habitants 18 parcelles de 50 m² avec un récupérateur d’eau pluviale pour deux et la possibilité d’utiliser  le puits avec  pompe manuelle au milieu des jardins pour 50€ par an.

Lancement des Jardins Familiaux des Noés
Lancement des Jardins Familiaux des Noés

Objectif : faciliter le lien social dans ce nouveau quartier et valoriser ce magnifique espace naturel.

Peggy Abert, directrice adjointe de la Siloge précise que « ce sont les premiers jardins familiaux que la Siloge a créés dans l’Eure ; cette opération, qui n’aurait pu se faire sans le soutien de la ville, est une valeur ajoutée pour la vie du programme même et de ses habitants. Si pour le démarrage la location est réservée aux habitants de l’écoquartier, l’idée est que ces jardins soit à terme un lieu en lien avec le reste de la ville, notamment  avec le hameau de l’Andelle et le clos Mathilde. L’essentiel est que la motivation du loueur soit le jardinage écologique. » Pour les novices en jardinage, la Ferme de l’Avenir (association de formation des  Jardins de Neustrie) va détacher deux jours par semaine Chloé Mottet, le mercredi et le samedi toute la journée, pour aider à l’apprentissage des modes écologiques de culture et transmettre aux futurs jardiniers ses savoirs et conseils.

La Maison des jardiniers
La Maison des jardiniers

Une mise en vie du quartier

Pour Philippe Dandeville, directeur général d’Ysos-Les Jardins de Neustrie, dans ce partenariat avec la Siloge  « Il s’agit plus de parler de mise en vie du quartier et d’une nouvelle vision de la place et du rôle des habitants plutôt que de parler d’animation… l’aide apportée par l’association permettra d’apprendre la permaculture et des techniques venues du Japon pour optimiser les mètres carrés et incitera les enfants à expérimenter par eux-mêmes et à se sentir « des pionniers » ;  par ailleurs il y aura une aide matérielle avec  un don de plants bio pour démarrer ». L’écovillage, Philippe Madec, l’architecte, l’avait pensé aussi comme un lieu de lien social. C’est ainsi que près des parcelles a été érigée la « Maison du jardinier », un lieu ouvert mais sécurisé où peuvent  se retrouver enfants et parents, où l’on peut discuter, se mettre à l’abri en cas de pluie… C’est un lieu de choix pour Emilie Desmoulins, présidente de l’association Éco Citoyenneté Rolivaloise (ECR), qui y propose des activités  telle la fête des voisins  et qui invite tous ceux qui souhaiteraient participer ou proposer de nouveaux projets à la contacter. Toujours dans une démarche éco-citoyenne,  l’ECR participe  au nettoyage des berges de l’Eure avec le club Pagaie Passion ainsi qu’à de nombreuses manifestations de la ville.  Alors si vous voulez participer  à la vie du quartier et si le travail écologique de la terre vous intéresse : à vos binettes et plantoirs !

Renseignements :

Siloge
Résidence Voie Blanche 27100  Val-de-Reuil
02 32 59 14 38 https://www.siloge.fr/

Eco Citoyenneté Rolivaloise
1, rue de la Nature 27100 Val-de-Reuil
06 84 91 53 73
ecocitoyenneterolivaloise@gmail.com

Les Jardins de Neustrie
Sente Maraîchère 27100 Val-de-Reuil
02 32 63 08 47
https://www.facebook.com/lesjardinsdeneustrie/

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La bière bio “made in” Val-de-Reuil !

A 36 ans, Bruno Couchaud vient de créer sa propre bière, artisanale et bio. Brassée à Val-de-Reuil, elle séduit déjà de très nombreux amateurs. Nous l’avons goûtée pour vous.

Bruno Couchaud fabrique sa bière bio à Val-de-Reuil
Bruno Couchaud fabrique sa bière bio à Val-de-Reuil

Raoul, Robert, Mathilde… tous les trois, à leur façon, mettent nos papilles en émoi. Le premier séduit par son style américain, plutôt exotique ; le second pour son allure plutôt fine et sèche ; la troisième grâce à sa douceur et son parfum très floral ! Raoul, Robert et Mathilde… Retenez bien ces prénoms : où que vous soyez, vous risquez bien d’en entendre beaucoup parler !

La légende des Deux Amants

C’est en effet les noms que Bruno Couchaud a choisis pour baptiser les trois bières – toutes bio – à qui il vient de donner vie. « Elles portent les prénoms des personnages de la légende de la côte des Deux amants ». Rien d’étonnant puisque « Les deux Amants », c’est justement le nom de sa toute nouvelle brasserie (laboratoire où l’on brasse la bière) qui a ouvert ses portes mi novembre au sein même du pôle d’agriculture biologique des hauts Prés, à Val-de-Reuil.

Un vieux rêve qui se réalise pour ce Rhodanien d’origine : « Je faisais déjà moi-même de la bière dans mon petit appartement lorsque j’étais étudiant ». Son diplôme d’ingénieur qualité / sécurité / environnement en poche, Bruno Couchaud comprend très vite que ce milieu n’est pas pour lui. Il décide alors de faire de sa passion son métier et intègre l’école de brasseur de la Rochelle.

D’abord salarié dans une brasserie bretonne, il rejoint ensuite une grosse structure parisienne… Mais le jeune homme a un rêve : voler de ses propres ailes. « Depuis début 2017, je cherchais un lieu où créer ma brasserie ; j’ai eu un déclic en découvrant les Hauts Prés ». Le site idéal pour celui qui a bien l’intention de développer sa bière bio et d’utiliser des matières premières exclusivement bios.

“C’est comme faire de la cuisine”

Dans son labo aux Hauts-Prés, Bruno Couchaud a créé Raoul, Robert et Mathilde
Dans son labo aux Hauts-Prés, Bruno Couchaud a créé Raoul, Robert et Mathilde

Début septembre, le nouveau brasseur s’est donc installé dans un box de 200m2 aux Hauts Prés. Après deux mois de travaux, sa brasserie était opérationnelle  mi-novembre.

« Créer une bière, c’est comme faire de la cuisine. Pendant six mois, je n’ai pas arrêté de tester, de mélanger des tas d’ingrédients. Au final, j’ai abouti à Raoul, Robert et Mathilde ».

Robert est une bière ambrée, fine et sèche. Sa particularité : elle dégage des notes de banane et de bonbons.

Quant à Mathilde, c’est une bière blonde, plutôt légère avec ses 4,2°. Très facile à boire, elle dégage un parfum floral.

Raoul enfin est également une bière blonde, mais plus costaude (6°). Son style américain lui donne un côté exotique très séduisant.

« Aujourd’hui, je propose trois bières différentes mais bientôt, je vais aussi créer des bières éphémères qui pourront surprendre les consommateurs ».

Cinq semaines de fabrication

En attendant, c’est une petite fourmilière qui s’active jour après jour dans le box des Hauts Prés où l’on peut découvrir l’univers fascinant de la fabrication de la bière. Un breuvage fabriqué en 5 semaines : création du jus de céréales, passage en cuve de brassage pendant quelques heures, insertion du houblon (et des épices), passage en cuve de fermentation pendant trois semaines (à 20°C d’abord puis à 3°C pour finir) avant de rejoindre la cuve de resucrage et la phase ultime de refermentation.

Les Deux Amants fabriquent exclusivement des bières artisanales et bios
Les Deux Amants fabriquent exclusivement des bières artisanales et bios

Pour l’heure, Bruno Couchaud vend exclusivement sa bière en bouteilles (bouteilles de 33 cl et 75 cl) ; il envisage prochainement de la proposer en fûts de 30 litres.

3 bières différentes
3 bières différentes

La brasserie des Deux Amants ouvre ses portes au public chaque samedi de 9h à 12h au pôle d’agriculture biologique des Hauts Prés (Voie des Vendaises) à Val-de-Reuil.
Elle est également disponible au magasin des maraîchers, sur le même site, le mercredi toute la journée et le samedi après-midi.

Les Deux Amants – 06 75 98 96 50 ou www.lesdeuxamants.com

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Grand Prix Ville durable pour l’écoquartier des Noés

L’écoquartier des Noés vient de remporter un nouveau prix national : le « Grand Prix Ville Durable » du concours Green Solutions Awards 2017. La distinction la plus élevée pour la France. 

L’écoquartier des Noés vient de remporter un nouveau prix national : le « Grand Prix Ville Durable » du concours Green Solutions Awards 2017. La distinction la plus élevée pour la France
L’écoquartier des Noés vient de remporter un nouveau prix national : le « Grand Prix Ville Durable » du concours Green Solutions Awards 2017. La distinction la plus élevée pour la France

Construction21 vient de dévoiler lors d’une cérémonie à l’Hôtel de Ville de PARIS les lauréats français des Green Solutions Awards 2017. Parmi eux, l’éco-village du Hameau des Noés, 1er éco-quartier labellisé en Normandie, construit par SILOGE, a reçu le « Grand Prix Ville Durable », distinction la plus élevée pour la France. Ce prix récompense l’ambitieuse volonté de la Ville de VAL-DE-REUIL et de SILOGE de proposer un nouveau mode d’habiter, et les 7 années de conception nécessaires à la réalisation de ce quartier unique.

Finale internationale le 15 novembre

Le résultat: un village exemplaire composé de 98 logements passifs chauffés au bois d’approvisionnement local, dont 14 logements en location-accession réalisés avec son partenaire HABITAT COOPERATIF DE NORMANDIE, d’une éco-crèche et d’une cuisine municipale, au sein d’un parc écologique de 4,5 hectares, le tout animé par des activités de jardinage et maraîchage biologique par l’insertion.

Ce titre lui permettra de se confronter, lors d’une finale internationale, aux vainqueurs des autres pays sur cette même catégorie
Ce titre lui permettra de se confronter, lors d’une finale internationale, aux vainqueurs des autres pays sur cette même catégorie

Cette distinction valorise la démarche volontaire de SILOGE en faveur de la réduction de son empreinte écologique, engagée depuis près de 15 ans et formalisée par une stratégie de Responsabilité Sociétale d’Entreprise, impactant aussi bien son activité de construction que sa gestion.

Ce titre lui permettra de se confronter, lors d’une finale internationale, aux vainqueurs des autres pays sur cette même catégorie. La remise des prix aura lieu le 15 novembre 2017 à BONN (Allemagne) lors de la Conférence mondiale sur le climat COP23.

Que sont les Les Green Solutions Awards ?

Concours international organisé par le réseau Construction21, les Green Solutions Awards mettent en avant des bâtiments, des infrastructures et des quartiers exemplaires, contribuant à lutter contre le changement climatique. Répartis en 7 jurys, 36 experts du bâtiment et de la ville durable ont évalué les 79 candidatures françaises dans le but d’en désigner les plus inspirantes. Leurs critères de choix : le caractère innovant et la performance des projets bien sûr, mais aussi la reproductibilité et le coût.
Les jurés ont ainsi été très attentifs au message adressé au marché, les lauréats du concours devant permettre de démontrer aux professionnels qu’il est possible de construire ou rénover autrement.

Respectueux, économe et solidaire

Avec l’éco-village des Noés, SILOGE a en effet souhaité proposer un nouveau mode d’habiter à ses clients : respectueux, économe et solidaire ; mais aussi une nouvelle façon de construire, en impliquant des partenaires innovants et des équipes pluridisciplinaires
Avec l’éco-village des Noés, SILOGE a en effet souhaité proposer un nouveau mode d’habiter à ses clients : respectueux, économe et solidaire ; mais aussi une nouvelle façon de construire, en impliquant des partenaires innovants et des équipes pluridisciplinaires

Avec l’éco-village des Noés, SILOGE a en effet souhaité proposer un nouveau mode d’habiter à ses clients : respectueux, économe et solidaire ; mais aussi une nouvelle façon de construire, en impliquant des partenaires innovants et des équipes pluridisciplinaires de l’Architecture, du Bâtiment et de l’Environnement. Ils ont tous souhaité relever ce défi pour l’avenir, particulièrement l’Atelier d’Architecture Philippe MADEC et l’entreprise mandataire BOUYGUES BATIMENT GRAND OUEST qui a accepté de faire évoluer ses pratiques.
Cette opération, pensée par SILOGE et ses partenaires comme un laboratoire de ce que pourrait être l’habiter de demain, a d’ores et déjà été déclinée sur le département de l’Eure, à travers plusieurs projets d’éco-quartiers, en construction et en réhabilitation.

Acteur du développement territorial et 1er constructeur du département de l’Eure, SILOGE s’attache à apporter des réponses concrètes et locales aux enjeux planétaires liés au réchauffement climatique, dans le but de contribuer au bien-vivre de ses habitants.

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La chasse au gaspillage à l’école Louise Michel

Les écoliers de Louise Michel mènent la vie dure au gaspillage alimentaire. Depuis plusieurs mois, ils participent à un vaste projet pour réduire le volume de leurs déchets alimentaires. Et ça marche !

Lutte contre le gaspillage alimentaire à l'école Louise Michel
Lutte contre le gaspillage alimentaire à l’école Louise Michel

10 millions de tonnes : c’est le poids de produits alimentaires gaspillés chaque année en France. Soit près de 20 kg par habitant !  A l’école Louise Michel, on a donc décidé de prendre le taureau par les cornes. Depuis l’automne, les écoliers participent ainsi à un vaste projet lancé par l’Agglomération Seine-Eure et piloté par l’association Saveurs et Savoir.
« Nous sommes partis du constat qu’il y avait beaucoup de déchets issus du gaspillage alimentaire dans les cantines »,
indique Esther Demaegdt, de l’association Saveurs et Savoir.

Un plan d’actions collectif

Dès lors, animateurs, enseignants, parents, enfants et élus ont uni leurs forces pour stopper cette dérive et mettre en place un plan d’actions.

Depuis quelques semaines, l’aménagement de la salle de restauration a été revu et corrigé. « En ré-agençant les lieux, nous permettons aux enfants de prendre plus de temps pour déjeuner et par conséquent d’être plus enclins à finir leur assiette », indique Jamila Krim, directrice du centre de loisirs des Œillets Rouges.

Un véritable plan d'actions a été mis en place
Un véritable plan d’actions a été mis en place

Désormais, les animateurs servent les enfants : ils les connaissent individuellement, savent leurs goûts, leur appétit… et remplissent leur assiette en connaissance de cause.

De nombreuses animations ont également été organisées sur les temps périscolaires et en classe pour sensibiliser les écoliers.

Quel bilan ?

L'heure est au bilan
L’heure est au bilan

Depuis quelques jours, l’heure est au bilan du côté de la cantine. Quatre enfants ont été désignés ambassadeurs anti-gaspillage. Leur mission : « rassembler par type de déchets les restes des assiettes et les peser ensuite pour évaluer l’impact de ces trois mois de sensibilisation », précise Esther Demaegdt (NDLR : les déchets avaient été pesés sur plusieurs jours avant le démarrage de l’action).

Et le constat est éloquent : les restes se réduisent comme peau de chagrin dans les assiettes.

Nul doute que cette action collective aura porté ses fruits… reste donc maintenant à maintenir le cap sur le long terme. En attendant, une chose est sûre : à Louise Michel, on ne gaspille “presque” plus !

Reste à maintenir le cap sur le long terme
Reste à maintenir le cap sur le long terme
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La Ministre du logement dans la dynamique de Val-de-Reuil

La Ministre du Logement et de l’Habitat Durable s’est longuement arrêtée à Val-de-Reuil le 20 janvier. L’occasion pour elle de  sillonner la ville à la découverte des grands chantiers et projets mais aussi d’inaugurer l’écoquartier.

Sous le soleil de Val-de-Reuil
Sous le soleil de Val-de-Reuil

Jamais encore Emmanuelle Cosse n’avait foulé le sol rolivalois. C’est finalement une visite de plusieurs heures que la Ministre du logement et de l’Habitat Durable avait programmée dans la plus jeune commune de France le vendredi 20 janvier.

Et qu’importe le froid glacial de cette matinée d’hiver, elle s’est volontiers prêtée à une longue déambulation à travers la ville ; à commencer par un passage dans le quartier du Mail qui sera totalement reconfiguré dans le cadre de la prochaine opération de renouvellement urbain pour laquelle la ville a été retenue. «Il faut casser ici le sentiment d’enfermement”», indiquait Marc-Antoine Jamet.

15 ans de rénovation urbaine

Direction ensuite le gymnase Léo Lagrange dont la rénovation est également prévue dans le futur PNRU. Ici, Emmanuelle Cosse a pu découvrir un vaste panorama des réalisations menées au cours des 15 ans de rénovation urbaine. « Nous sommes parvenus à changer l’image globale de la ville ; à améliorer le cadre de vie », insistait le maire heureux de pouvoir bientôt achever cette transformation…

Une transformation dont Marc-Antoine Jamet rêve également pour la co-propriété La Garancière : une de ses grandes priorités ! Depuis de longues années, la ville et ses partenaires se mobilisent en effet pour trouver les financements nécessaires à la réhabilitation de ce bâtiment de 68 logements, construit dans les années 70 autour du Jardin de la Grosse Borne et très fortement dégradé.

Faute de moyens financiers, la plupart des propriétaires sont dans l’incapacité d’assurer le financement du ravalement de la façade, des travaux de chauffage et d’isolation…

Des solutions pour la Garancière

Interpellée sur le sujet alors qu’elle se rendait sur le site de la Garancière, la Ministre a pris le problème à bras le corps. « Je demande au Préfet de réunir rapidement tous les partenaires, collectivités et propriétaires pour accélérer le dispositif », a-t-elle assuré aux propriétaires présents ce matin-là avant de s’engager à prendre personnellement attache auprès de l’ANAH (agence nationale pour l’amélioration de l’habitat) pour qu’elle s’investisse dans ce dossier.

Une bonne nouvelle donc pour la Ville très impliquée pour trouver une solution rapide à ce problème mais aussi pour les habitants qui pourraient bientôt voir le bout du tunnel. « Ses propos nous rassurent. On espère maintenant que les choses vont aller vite », confie Mohamed Boukhssaye, un des membres du conseil syndical de la Garancière.

Un message que la Ministre a clairement fait sien: « Il faut agir vite », a –t-elle conclu ! (lire tout le détail sur la Garancière sur www.valdereuil.fr dès lundi).

1000 nouveaux logements

Agir vite, c’est justement le credo des investisseurs privés de plus en plus présents sur Val de Reuil où 1000 nouveaux logements devraient très prochainement fleurir. C’est à  l’Hôtel d’entreprises des 4 soleils, qu’ont ainsi été présentés à Emmanuelle Cosse les nombreux programmes immobiliers privés prévus. Amex, Altitudes, Nexity… sont mobilisés autour de ces chantiers tous azimuts « qui permettront de favoriser plus encore la mixité et inciter les salariés des parcs d’activités à s’installer à Val-de-Reuil », précisait le maire.

C’est finalement à l’écoquartier des Noés, inauguré en fin de matinée, que la Ministre a salué l’action municipale : « Je suis convaincue que le dynamisme de la ville et l’envie de faire avancer les projets explique pourquoi d’aussi grands architectes sont venus ici ». Philippe Madec, qui a dessiné l’écoquartier des Noés, fait partie de ceux-là.

Ecoquartier des Noés: «Un site extraordinaire»

Une chose est sûre: la ministre a véritablement été séduite par l’écoquartier : « Il fait partie des rares écoquartiers labellisés en France. C’est un site paysager extraordinaire ». Après avoir visité l’un de ses logements et rencontré ses occupants, Emmanuelle Cosse n’a pas manqué de saluer la qualité des usages de ces espaces, l’architecture comme la dimension écologique des logements, le développement de l’horticulture bio…

Pas étonnant donc qu’il soit la fierté de Marc-Antoine Jamet et de son équipe. « Nous sommes fiers notamment de sa mixité : les gens qui vivent ici viennent de Val-de-Reuil ou d’ailleurs, sont en accession à la propriété ou en location ; sont mélangés à la crèche et au parc écologique… ». Fiers aussi de la reconnaissance de tous les partenaires qui ont contribué au financement de ce programme d’exception.

Autant dire que cet écoquartier restera longtemps dans les mémoires. « C’est le premier quartier écologique du département et le premier écoquartier labellisé dans la région », indiquait Pierre Bibet, président de la Siloge. Un quartier tellement hors du commun que 8 ans auront été nécessaires pour venir à bout du projet.

Les photos

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Portes ouvertes à l’éco-quartier des Noés

Ce vendredi et ce samedi, Habitat Coopératif de Normandie, en partenariat avec la Ville de Val-de-Reuil, vous propose deux journées portes ouvertes de son éco-quartier des Noés.

Au programme notamment la visite des logements du parc de logements le plus écologique du département de l’Eure. Les équipes d’Habitat Coopératif de Normandie vous attendent pendant deux jours de 10 heures à 18 heures rue du Lièvre à Val-de-Reuil.

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La mise en place du futur bus à haut niveau de service – des interrogations avant les inquiétudes

Mercredi 2 mars 2016 s’ouvrait la phase de concertation publique sur la ligne de transport en commun à haut niveau de service entre Louviers et Val-de-Reuil

Intervention de Marc-Antoine Jamet

Elle s’étendra dans les prochains jours sur l’ensemble des communes inclues dans le périmètre du futur tracé pour s’achever le 22 mars prochain. Y ont notamment été présentées les différentes phases d’un projet né sous les présidences successives de Franck Martin et Patrice Yung et repris par Bernard Leroy et ses équipes dans une volonté partagée d’en faire un levier de développement en termes de mobilité, d’accès facilité au transport en commun et d’amélioration du cadre de vie de l’ensemble de ses acteurs, habitants, services publics et entreprises. Cette ligne devrait être opérationnelle à l’horizon 2020.

Au centre d’un parcours reliant sa Gare, tout juste rénovée, à la Place Thorel de Louviers, Val-de-Reuil profitera de ce nouvel aménagement. A l’occasion de cette réunion, j’ai ainsi tenu à rappeler l’importance d’un tel investissement pour l’amélioration de la qualité de vie de ses usagers et insister sur son impact positif pour le développement économique et commercial de la commune. Si la reconnaissance de Val-de-Reuil comme l’une des deux communes-centres de Seine-Eure était bien inscrite dans la communication déployée par l’Agglomération, force est de constater qu’elle ne se traduit pas encore de manière ostensible dans tous les aspects prévisionnels de ce projet. Aussi, plusieurs points ont particulièrement retenu mon attention. Pour l’intérêt de la commune et la qualité du service public rendu à ses habitants, des interrogations et des incertitudes demeurent. Elles ne doivent pas devenir des inquiétudes. Cette phase de concertation, autant souhaitée qu’imposée, doit être en mesure les dissiper. Elles tiennent principalement au choix du parcours, aux aménagements et investissements sur l’ensemble de la ligne, aux matériaux employés pour les réaliser, à la qualité du matériel roulant à acquérir, au nombre et au positionnement des futurs arrêts.

1) Le prolongement de la Voie de l’Orée devra nécessairement avoir la même qualité d’aménagement  et être antérieur ou simultané aux aménagements prévus sur l’Avenue des Falaises afin qu’il puisse jouer tout son rôle dans le désengorgement de l’axe allant du rond-point du Monument Mémoire et Paix à celui des Fantômes. J’ai ainsi demandé à Bernard Leroy que la vigilance soit accrue dans la réalisation de ces deux projets structurants pour la commune. Ils devront être parfaitement coordonnés pour que ne puissent s’accentuer, sur cet axe, des difficultés de circulation déjà fréquentes, notamment aux heures d’entrée et de sortie des salariés de ses parcs d’activités. C’est un préalable indispensable au début des travaux qui débuteront en 2018.

2) Le projet actuellement proposé à la population prévoit un tracé excluant la desserte de la zone d’activités des Clouets. S’en écarter c’est à l’évidence prendre le risque de se priver d’un potentiel économique et commercial majeur pour l’Agglomération et oublier une zone qui regroupe son offre de services, de restauration et d’hôtellerie la plus riche et la plus variée. C’est également ne pas saisir l’opportunité de faire de ce carrefour stratégique un emplacement pour une aire de covoiturage qui apparaitrait, par sa proximité avec l’autoroute A13, comme plus cohérent et pertinent que celui envisagé jusqu’à présent en bordure du Centre d’Incendie et de Secours. C’est enfin continuer à voir des piétons errer sur ce tronçon sans trottoirs.

3) Les investissements consentis dans le cadre de ce projet de modernisation devront être équitablement répartis entre les différentes communes traversées. Tant en termes d’infrastructures que d’aménagements routiers. Ainsi ai-je souhaité rappeler la volonté de la municipalité, partagée par Bernard Leroy en d’autres lieux, en d’autres temps, de faire de la Gare et de son Pôle d’échanges multimodal, financé en partie par la ville, un axe de développement économique pour d’activités tertiaires liées à l’économie numérique et collaborative. C’est un levier décisif pour l’Agglomération et un enjeu économique de premier plan à côté duquel nous ne devons pas passer. Ce serait, au départ de la ligne de bus, le pendant du projet de réaménagement et d’embellissement fort coûteux, précédé de nombreuses expropriations que la CASE prend à sa charge, annoncé, à l’arrivée, sur la Place Thorel à Louviers.

4) Le nombre des arrêts et leur emplacement devra être étudié pour que correspondent les dessertes des actuelles zones d’habitation et d’activités avec celles qui, demain, seront amenées à se développer dans le cadre des mutations sociologiques et économiques du territoire. Un équilibre devra enfin être trouvé entre la nécessité de proposer des arrêts accessibles et de proximité et l’impératif de ne pas segmenter le tracé ce qui nuirait à sa fluidité et rendrait plus difficile l’objectif de passage des bus toutes les 10 minutes aux heures de pointes et 20 minutes aux heures les plus creuses. Par ailleurs, le problème de la faiblesse des trajets pendulaires Léry/Val-de-Reuil/Louviers n’est toujours pas réglé.

5) Le choix des matériaux utilisés pour la transformation du tracé devra respecter la charte d’aménagement et l’identité urbaine de chacune des communes. L’objectif ne doit pas être d’uniformiser les cadres urbains mais de respecter ce qui fait leur singularité, leur spécificité, leur attrait, leur atout. Que cela soit dans le choix des éclairages publics ou de la chaussée qui en sont des composantes essentielles.

6) Écologique, durable, confortable sont autant de qualités auquel le futur matériel roulant devra répondre. Une étude sur le déploiement d’un matériel électrique, selon un modèle emprunté aux grandes agglomérations européennes, pourrait être envisagée. Il devra s’adapter à l’accueil des cyclistes répondant à l’objectif de raccorder les modes de transport doux (pistes cyclables et voies piétonnes) aux transports en commun. La totalité de l’avenue des Falaises devra être éclairée.

La démarche de concertation débutée hier soir doit permettre d’améliorer le projet, de l’adapter aux demandes exprimées par les élus et les habitants, de l’inscrire durablement dans le temps en tenant compte des futures mutations sociologiques et économiques de son territoire. C’est dans cet état d’esprit que je me suis exprimé hier soir et que je défendrai la mise en œuvre de ces propositions. Elles doivent être écoutées et ainsi venir étoffer un projet qui doit encore davantage satisfaire aux exigences d’intérêt général. Pour un même niveau de performance et de service, chacun, dans chaque Ville, doit être en capacité de faire entendre ses demandes. La concertation doit ainsi demeurer le mode d’action privilégié jusqu’à la mise en fonctionnement effective de cette nouvelle ligne et ne peut pas se limiter à une présentation introductive.

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COP 21 – Val-de-Reuil dernière née des villes nouvelles, première confirmée des communes durables

«Val-de-Reuil, qui fête ses 40 ans, reste à travers les objectifs de transition écologique et dans le respect des contraintes de la COP 21, fidèle à l’esprit novateur et écologique qui marqua sa création»

>Communiqué de Marc-Antoine JAMET,
Maire de Val-de-Reuil,
Vice-président du Conseil régional de Haute-Normandie

Val-de-Reuil, plus jeune commune de France, mieux qu’une autre, doit s’associer aux objectifs de la COP 21.

1) La Ville, dès sa conception en 1967, participait par anticipation de la philosophie écologique qui guide la COP 21. Sa construction fut orientée Nord/Sud pour profiter d’un ensoleillement supérieur, de ce fait, de 10% à celui de ses voisines. Il s’agissait, au prix d’un équipement tout électrique censé être économique, de réduire la facture énergétique des habitants. En faisant le choix des immeubles de hauteur et d’un habitat groupé, la densité urbaine fût préférée au mitage foncier et conserva les zones humides ou de lisière favorables à la biodiversité. Les premières pompes à chaleur et les maisons solaires (suivant l’exemple de Marne-la-Vallée), des murs anti-bruits devenus végétalisés et des alignements d’arbres (1 planté pour 100 nouveaux m² occupés ou exploités) pour couper le vent d’hiver et créer des points d’ombre l’été, ainsi que les liaisons douces, y furent expérimentés de manière novatrice avec l’arrivée du premier habitant en 1975. Aujourd’hui Val-de-Reuil possède une surface arborée une fois et demie supérieure à la superficie du Vatican.

2) La Ville, consciente de cet héritage aujourd’hui cohérent avec les orientations de la COP21, en a fait, entre 2000 et 2015, un des axes de sa renaissance. Il était en effet normal que Val-de-Reuil adopte une démarche «développement durable» à la faveur des deux opérations de renouvellement urbain (ORU et ANRU) qu’elle a menées depuis 2001. Lors de la rénovation des immeubles du germe de ville, initiative forte et qui se poursuit, une attention particulière a donc été portée à la maîtrise des énergies à travers la production d’eau chaude sanitaire à 48% pour 1.167 logements des patrimoines d’Eure Habitat et d’IBS, à l’isolation thermique de 2 035 logements, à l’ouverture vers d’autres sources d’énergies (notamment le gaz avec des chaudières à condensation peu émettrices de gaz à effet de serre) de 1418 logements pour un mode de chauffage évolutif, à l’adaptation des bâtiments communaux au chauffage à circuit d’eau d’ici 2017. Symbole de cet effort marqué, 82 logements d’Eure habitat forment maintenant, au sein du Bâtiment K, l’ensemble d’immeubles le plus écologique de l’Eure (eau chaude sanitaire solaire, double vitrage, bardage isolant en façade, utilisation du bois, végétalisation du toit, récupération des eaux de pluie pour l’arrosage les espaces verts, utilisation des panneaux photovoltaïques pour la production d’énergie électrique destinée à l’éclairage permanent des parties communes, lampes à faible consommation). Le changement du mode d’éclairage public sur la plupart des artères de la ville a également été conduit grâce à l’installation de ballasts électroniques et d’une télégestion permettant de réaliser 30% d’économies d’énergie. 4.250 points d’éclairage, dont 1.000 neufs, bénéficient de ce dispositif novateur. Le plan de circulation de la commune a impliqué le rétrécissement des voies, la création de cheminements piétons qualitatifs et de pistes cyclables, la mise en place de noues paysagères permettant une gestion alternative des eaux de ruissellement, la création d’agrafes piétonnes et de passages sécurisés pour les piétons, l’installation de places de stationnement et d’arrêts de bus paysagers, l’équipement en bornes électriques pour automobiles, la mise aux normes d’accessibilité PMR.

Aujourd’hui, la Ville de Val-de-Reuil s’inscrit résolument dans la perspective de la COP 21 à travers 5 projets :

1er projet : Associée à la SILOGE, bailleur social, sous la houlette de l’architecte/urbaniste Philippe Madec, la Ville propose un nouveau mode d’habitation respectueux de l’environnement : l’éco-village des Noés. S’étendant sur 4,9 hectares, il rassemble 98 logements écologiques, parfois sur pilotis, dans un esprit de village et renforce l’extension, déjà engagée, de la commune vers sa façade naturelle : les rives de l’Eure. L’opération comprend une chaufferie et un parc écologique, une crèche, une place de marché, une maison des jardiniers permettant une activité de maraîchage biologique (avec une association d’insertion) installée et développée en coeur du quartier. Les logements, individuels et collectifs, isolés ou reliés, en accession ou en location, favoriseront la citoyenneté et la convivialité. Les équipements permettront de renforcer la mixité sociale. Les choix architecturaux, de forme contemporaine, s’intègrent avec soin aux quartiers les plus proches et leurs habitants seront associés au processus d’aménagements (liaisons, accès, etc.). Les choix énergétiques, les matériaux utilisés (souvent le bois), sont les plus modernes, s’inscrivant dans les objectifs de division par 4 des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050, objectifs prévus par le Grenelle de l’environnement. Cette conception permettra de maîtriser le niveau de charges pour les habitants. Après avoir obtenu la « labellisation » one planet living par le WWF (le seul en France) et remporté le Prix Energies Citoyennes dans la catégorie « villes de moins de 20 000 habitants », la Ville s’engagera à inscrire ce projet dans la démarche de labellisation internationale Biodivercity portée par le Conseil International Biodiviersité et Immobilier. Grâce à ce label, l’éco-quartier de Val-de-Reuil entrera dans le cercle fermé des 5 projets immobiliers français et européen jugés à très haut niveau de performance dans leur prise en compte de la biodiversité urbaine. Une reconnaissance et une valeur ajoutée supplémentaires pour l’ensemble de ces 98 maisons et appartements.

2ème projet : La Ville favorise la création de deux parcs écologiques de promenades liant la commune à la base de loisirs et aux territoires Natura 2000 qui la bordent, l’un en prolongation de l’éco-quartier de la Siloge, l’autre sur d’anciennes ballastières de la société CEMEX et à ses frais.

3ème projet : EDF souhaite valoriser les déperditions de chaleur provenant de son data center de Val-de-Reuil. L’entreprise nationale va investir dans des projets allant dans ce sens (norme ISO 50 001). La Ville lui propose d’alimenter des serres et de chauffer des entreprises pharmaceutiques proches avec le flux de chaleur produit par le data center d’EDF puis celui d’Orange. Dalkia est en mesure de fournir l’appui technique pour assurer la liaison entre la source d’énergie et les serres.

4ème projet : Un chantier va être étudié pour remettre en fonction le moulin/turbine de l’ile du Roi entre deux bras de l’Eure afin de produire de l’électricité, ainsi cette friche industrielle disposant d’un droit d’eau non exploité permettra l’installation d’une petite centrale hydroélectrique, non loin de la frayère à brochets.

5ème projet : La Ville installera une série de ruches-sentinelles sur le toit de la mairie. Premier pollinisateur et première espèce assurant la reproduction des plantes sur notre planète, le nombre des abeilles a reculé de 30 à 40% en France comme en Europe. Un projet en faveur d’une plus large protection de la biodiversité et qui, par la production et la vente du premier miel rolivalois, pourrait assurer le financement de projets éducatifs et associatifs ayant pour objet la découverte et la préservation de l’environnement à Val-de-Reuil.

Peu de villes dans l’Eure peuvent présenter un tel bilan et de tels projets. C’est ainsi que Val-de-Reuil, qui fête ses 40 ans, reste à travers les objectifs de transition écologique et dans le respect des contraintes de la COP 21, fidèle à l’esprit novateur et écologique qui marqua sa création, dernière née des villes nouvelles.

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