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Après 33 ans à Léon Blum, la directrice de l’école tire sa révérence

Elle est arrivée à Léon Blum en 1987, depuis elle ne l’a jamais quittée. Cet été, Christine Desbois, directrice de l’école maternelle, fera ses valises pour une retraite bien méritée. Portrait. 

Elle a appris à enseigner sur le terrain. Des projets, elle en a réalisé des milliers. À 60 ans, Christine Desbois signe son départ en retraite, fatiguée mais heureuse des écoliers qu’elle a accompagné tout au long de sa carrière.

Institutrice à 20 ans 

“À la base je voulais enseigner les langues. J’ai fait deux ans d’études en Licence de langues étrangères appliquées et je me suis dit que ce n’était pas pour moi. Alors je suis passée par la petite porte” , se souvient la directrice de Léon Blum, les yeux pétillants en se rappelant ses premiers remplacements dans les écoles locales : “J’ai répondu à l’appel de recrutement massif en 1981. À l’époque, on passait un simple entretien.” C’est ainsi que Christine débute sa carrière à 20 ans en remplacement dans plusieurs écoles, sur le plateau du Roumois d’abord, puis à Igoville, Louviers et Thuit-de-l’Oison (anciennement Thuit-Signol)  : “Je me rapprochais de plus en plus de Val-de-Reuil”, sourit-elle dans le couloir qui mène à son bureau. Son métier, elle l’a appris sur le terrain appuyée par ses collègues et son passé d’animatrice qui lui est chère :  “Je faisais partie des Francas, un mouvement de formation populaire. À 15 ans j’étais animatrice dans les centres de loisirs. Ça m’a beaucoup aidé dans mon métier !” 

“C’est l’ouverture culturelle qu’il faut prôner” 

Christine lors de son dernier projet "au bout du rouleau" lors des fêtes de fin d'année
Christine lors de son dernier projet « au bout du rouleau » lors des fêtes de fin d’année

Titularisée, elle pose ses valises à Val-de-Reuil en 1985. Même à cette époque, la ville avait déjà une attractivité culturelle exemplaire face aux autres communes. “Il y avait, et encore aujourd’hui, tout ! Une médiathèque, un théâtre, des commerces…” , se souvient la Rolivaloise en sortant d’anciennes photos de classe lors de sa prise de fonctions à l’école Jean-Moulin la même année. Après deux ans à enseigner dans une classe de maternelle, elle est nommée à Léon Blum. Sa force de proposition et ses projets qui fédèrent les jeunes, lui ont permis de prendre la direction de l’école en 1994. Tout au long de sa carrière, Christine a toujours prouvé qu’à Val-de-Reuil tout était possible, que rien n’est inatteignable : “Je pense que la culture, c’est la base de tout. On s’amuse, on s’autorise des choses, on ne s’arrête jamais ! Je me souviens du premier projet de danse qu’on avait eu avec la compagnie Beau geste en 2003, c’était incroyable ! C’est ça, l’ouverture culturelle qu’il faut prôner à l’école.”

Pour les dernières heures de cours de ses 123 écoliers, avec ses collègues, elle n’a pas manqué d’idées. Un travail d’équipe qu’elle compte bien affirmer jusqu’à la fin de l’été où elle tournera une page de sa vie pour enfin se reposer et voyager. “Je vais pouvoir profiter des miens et partir hors vacances scolaires. C’est sur ça va me faire un grand vide , mais je viendrais leur apporter des biscuits !”, projette-t-elle se hâtant de passer du temps avec ses deux enfants infirmiers et ses petits enfants, pour un nouveau chapitre loin des pupitres… 

 

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La Directrice de l’école Coluche prend sa retraite

Après 25 ans à diriger l’école Coluche, Nathalie M’Bongo M’Bappe tire sa révérence avec émotion. Portrait.

Son humanisme et sa curiosité avérée font de Nathalie un modèle pour tous les élèves qu’elle a accompagnés pendant plus d’un tiers de siècle. À 63 ans, cette travailleuse acharnée, à la tête de l’école Coluche, part en retraite à la fin de l’été.

“Ici, c’est comme ma seconde maison”

Dès qu’elle pousse la porte de son école, Nathalie M’Bongo M’Bappe est chez elle.“Je suis à l’aise partout ici, c’est comme ma seconde maison. J’y reste toute la journée, des fois tard le soir ”, confie-t-elle en se souvenant de ses premiers pas dans l’Éducation Nationale : “Je suis arrivée à Val-de-Reuil en 1982, remplaçante au Pivollet puis aux Dominos, je suis ensuite nommée aux Cerf-Volants où je reste pendant 5 ans. » Mais avant d’enseigner, Nathalie n’était pas destinée à devenir maîtresse. Originaire d’Évreux, elle a d’abord entrepris une année de littérature à l’université de Caen avant de se tourner vers la culture en partant à l’IUT de Bordeaux puis en psychologie et sociologie.“J’adore apprendre, j’aurais pu faire des études toute ma vie !”, souligne-t-elle sans savoir à l’époque, qu’un concours allait changer sa vie. “L’école a toujours eu une grande place à la maison, mon père était enseignant et principal. Mais au début je n’étais pas en accord avec le système. Un jour, mon ancienne maîtresse de CP m’a parlé d’un concours organisé pour créer des postes dans les écoles locales. Je me suis dit pourquoi pas.” Ni une ni deux, elle obtient le concours et débute dans les écoles rolivaloises en adoptant une pédagogie personnelle qui lui tient à cœur.

À Coluche depuis sa création

En 1988, une nouvelle école est ouverte à Val de Reuil : l’école Coluche. Nathalie y est nommée dès la première rentrée. Elle en deviendra la directrice en 1996. Depuis le début, elle apporte ses idées, concrétise des projets pour les élèves de maternelle et plus particulièrement de grande section. “ J’ai toujours voulu une école où l’on pouvait vivre, apprendre, sans jugements ni barrière institutionnelle. Un lieu en lien avec mes valeurs qui permet aux enfants et aux parents de se sentir bien » déclare-t-elle le sourire aux lèvres. Un espace de partage qu’elle a réussi à instaurer avec sa grande complice Nathalie Suzeau, enseignante en maternelle : “Nous avons eu de nombreux projets ensemble, notre lien est très fort. Toutes les deux, nous sommes complémentaires ! ”

Nathalie M’Bongo (à droite) avec son acolyte Nathalie Suzeau (à gauche)

Le 31 août, elle refermera la porte de son école pour la dernière fois. Les larmes coulent déjà mais elle est loin de s’arrêter et continuera toujours à transmettre ses connaissances et ses valeurs : «  Je pense peut-être à donner des cours de français aux femmes et aux mineurs isolés. Je suis également passionnée de cinéma, je passe des journées à lire, j’aime apprendre, découvrir de nouveaux univers. »

 En plus de quitter ses fonctions, Nathalie déménage pour se rapprocher de sa famille. Même si elle ne pourra pas être là lors de la rentrée car l’émotion sera trop vive, elle laisse derrière elle des enfants, des collègues, une ville, qui aura toujours le souvenir d’une directrice aux valeurs symboliques, contribuant au développement de nombreux petits rolivalois.

 

 

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Marie-France Tardif : une carrière vouée à l’éducation

Après trente-six ans de carrière,  trente-quatre à l’école du Pivollet dont cinq en tant que directrice de l’école maternelle, Marie France Tardif invitait jeudi 28 juin la municipalité, ses collègues, parents et amis à partager le verre de l’amitié pour son départ à la retraite.

Pot de départ de Marie-France Tardif
Marc-Antoine Jamet, maire, élèves, anciens ou de l’année,  collègues et amis ont tenu à être présents pour le départ de Marie-France Tardif

A cette occasion, ses collègues et anciens élèves, dont Nabil Ghoul conseiller municipal délégué,  avaient préparé des surprises, joyeuses et surprenantes mais toujours émouvantes, pour cette jeune retraitée de 55 ans.

Toutes les photos des classes
Toutes les photos des classes de sa carrière depuis l’année scolaire 1982-1983 jusqu’à cette année étaient exposées !

Maîtresse de maternelle, Marie-France Tardif a eu l’occasion de se retrouver une dernière fois dans la ronde grâce à ses collègues et parents d’élèves qui lui ont entonné un « pirouette cacahouète » revisité pour le plus grand bonheur de tous !

Une dernière ritournelle
Une dernière, et joyeuse, ritournelle…

Après un discours élogieux pour « cette carrière dévouée à l’éducation, au bien-être de plus petits mais aussi des parents »,  Marc-Antoine Jamet, maire de commune, a offert au nom de la municipalité la médaille de la Ville gravée de la Marianne de l’artiste calligraphe Christian Zimmermann.

Marie-France Tardif reçoit la médaille de la ville
Marie-France Tardif reçoit la médaille de la ville des mains de Marc-Antoine Jamet, maire de la commune

Tout le monde s’accorde à dire que Marie-France Tardif a beaucoup œuvré pour l’unité de l’école et, de nature rassurante, elle a fait en sorte que les parents s’y sentent chez eux en  initiant même un « café des parents ». Souhaitons à celle qui laisse ainsi une marque indélébile dans l’esprit et le coeur de tous une longue et bonne retraite !

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