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COP 21 – Val-de-Reuil dernière née des villes nouvelles, première confirmée des communes durables

«Val-de-Reuil, qui fête ses 40 ans, reste à travers les objectifs de transition écologique et dans le respect des contraintes de la COP 21, fidèle à l’esprit novateur et écologique qui marqua sa création»

>Communiqué de Marc-Antoine JAMET,
Maire de Val-de-Reuil,
Vice-président du Conseil régional de Haute-Normandie

Val-de-Reuil, plus jeune commune de France, mieux qu’une autre, doit s’associer aux objectifs de la COP 21.

1) La Ville, dès sa conception en 1967, participait par anticipation de la philosophie écologique qui guide la COP 21. Sa construction fut orientée Nord/Sud pour profiter d’un ensoleillement supérieur, de ce fait, de 10% à celui de ses voisines. Il s’agissait, au prix d’un équipement tout électrique censé être économique, de réduire la facture énergétique des habitants. En faisant le choix des immeubles de hauteur et d’un habitat groupé, la densité urbaine fût préférée au mitage foncier et conserva les zones humides ou de lisière favorables à la biodiversité. Les premières pompes à chaleur et les maisons solaires (suivant l’exemple de Marne-la-Vallée), des murs anti-bruits devenus végétalisés et des alignements d’arbres (1 planté pour 100 nouveaux m² occupés ou exploités) pour couper le vent d’hiver et créer des points d’ombre l’été, ainsi que les liaisons douces, y furent expérimentés de manière novatrice avec l’arrivée du premier habitant en 1975. Aujourd’hui Val-de-Reuil possède une surface arborée une fois et demie supérieure à la superficie du Vatican.

2) La Ville, consciente de cet héritage aujourd’hui cohérent avec les orientations de la COP21, en a fait, entre 2000 et 2015, un des axes de sa renaissance. Il était en effet normal que Val-de-Reuil adopte une démarche «développement durable» à la faveur des deux opérations de renouvellement urbain (ORU et ANRU) qu’elle a menées depuis 2001. Lors de la rénovation des immeubles du germe de ville, initiative forte et qui se poursuit, une attention particulière a donc été portée à la maîtrise des énergies à travers la production d’eau chaude sanitaire à 48% pour 1.167 logements des patrimoines d’Eure Habitat et d’IBS, à l’isolation thermique de 2 035 logements, à l’ouverture vers d’autres sources d’énergies (notamment le gaz avec des chaudières à condensation peu émettrices de gaz à effet de serre) de 1418 logements pour un mode de chauffage évolutif, à l’adaptation des bâtiments communaux au chauffage à circuit d’eau d’ici 2017. Symbole de cet effort marqué, 82 logements d’Eure habitat forment maintenant, au sein du Bâtiment K, l’ensemble d’immeubles le plus écologique de l’Eure (eau chaude sanitaire solaire, double vitrage, bardage isolant en façade, utilisation du bois, végétalisation du toit, récupération des eaux de pluie pour l’arrosage les espaces verts, utilisation des panneaux photovoltaïques pour la production d’énergie électrique destinée à l’éclairage permanent des parties communes, lampes à faible consommation). Le changement du mode d’éclairage public sur la plupart des artères de la ville a également été conduit grâce à l’installation de ballasts électroniques et d’une télégestion permettant de réaliser 30% d’économies d’énergie. 4.250 points d’éclairage, dont 1.000 neufs, bénéficient de ce dispositif novateur. Le plan de circulation de la commune a impliqué le rétrécissement des voies, la création de cheminements piétons qualitatifs et de pistes cyclables, la mise en place de noues paysagères permettant une gestion alternative des eaux de ruissellement, la création d’agrafes piétonnes et de passages sécurisés pour les piétons, l’installation de places de stationnement et d’arrêts de bus paysagers, l’équipement en bornes électriques pour automobiles, la mise aux normes d’accessibilité PMR.

Aujourd’hui, la Ville de Val-de-Reuil s’inscrit résolument dans la perspective de la COP 21 à travers 5 projets :

1er projet : Associée à la SILOGE, bailleur social, sous la houlette de l’architecte/urbaniste Philippe Madec, la Ville propose un nouveau mode d’habitation respectueux de l’environnement : l’éco-village des Noés. S’étendant sur 4,9 hectares, il rassemble 98 logements écologiques, parfois sur pilotis, dans un esprit de village et renforce l’extension, déjà engagée, de la commune vers sa façade naturelle : les rives de l’Eure. L’opération comprend une chaufferie et un parc écologique, une crèche, une place de marché, une maison des jardiniers permettant une activité de maraîchage biologique (avec une association d’insertion) installée et développée en coeur du quartier. Les logements, individuels et collectifs, isolés ou reliés, en accession ou en location, favoriseront la citoyenneté et la convivialité. Les équipements permettront de renforcer la mixité sociale. Les choix architecturaux, de forme contemporaine, s’intègrent avec soin aux quartiers les plus proches et leurs habitants seront associés au processus d’aménagements (liaisons, accès, etc.). Les choix énergétiques, les matériaux utilisés (souvent le bois), sont les plus modernes, s’inscrivant dans les objectifs de division par 4 des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050, objectifs prévus par le Grenelle de l’environnement. Cette conception permettra de maîtriser le niveau de charges pour les habitants. Après avoir obtenu la « labellisation » one planet living par le WWF (le seul en France) et remporté le Prix Energies Citoyennes dans la catégorie « villes de moins de 20 000 habitants », la Ville s’engagera à inscrire ce projet dans la démarche de labellisation internationale Biodivercity portée par le Conseil International Biodiviersité et Immobilier. Grâce à ce label, l’éco-quartier de Val-de-Reuil entrera dans le cercle fermé des 5 projets immobiliers français et européen jugés à très haut niveau de performance dans leur prise en compte de la biodiversité urbaine. Une reconnaissance et une valeur ajoutée supplémentaires pour l’ensemble de ces 98 maisons et appartements.

2ème projet : La Ville favorise la création de deux parcs écologiques de promenades liant la commune à la base de loisirs et aux territoires Natura 2000 qui la bordent, l’un en prolongation de l’éco-quartier de la Siloge, l’autre sur d’anciennes ballastières de la société CEMEX et à ses frais.

3ème projet : EDF souhaite valoriser les déperditions de chaleur provenant de son data center de Val-de-Reuil. L’entreprise nationale va investir dans des projets allant dans ce sens (norme ISO 50 001). La Ville lui propose d’alimenter des serres et de chauffer des entreprises pharmaceutiques proches avec le flux de chaleur produit par le data center d’EDF puis celui d’Orange. Dalkia est en mesure de fournir l’appui technique pour assurer la liaison entre la source d’énergie et les serres.

4ème projet : Un chantier va être étudié pour remettre en fonction le moulin/turbine de l’ile du Roi entre deux bras de l’Eure afin de produire de l’électricité, ainsi cette friche industrielle disposant d’un droit d’eau non exploité permettra l’installation d’une petite centrale hydroélectrique, non loin de la frayère à brochets.

5ème projet : La Ville installera une série de ruches-sentinelles sur le toit de la mairie. Premier pollinisateur et première espèce assurant la reproduction des plantes sur notre planète, le nombre des abeilles a reculé de 30 à 40% en France comme en Europe. Un projet en faveur d’une plus large protection de la biodiversité et qui, par la production et la vente du premier miel rolivalois, pourrait assurer le financement de projets éducatifs et associatifs ayant pour objet la découverte et la préservation de l’environnement à Val-de-Reuil.

Peu de villes dans l’Eure peuvent présenter un tel bilan et de tels projets. C’est ainsi que Val-de-Reuil, qui fête ses 40 ans, reste à travers les objectifs de transition écologique et dans le respect des contraintes de la COP 21, fidèle à l’esprit novateur et écologique qui marqua sa création, dernière née des villes nouvelles.

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Subvention exceptionnelle de 1,1 million d’euros pour Val-de-Reuil

L’Etat vient d’accorder à la plus jeune ville nouvelle de France deux subventions exceptionnelles de 873.456,63 euros et de 218.934,30 euros

Communiqué de Marc-Antoine JAMET,
Maire de Val-de-Reuil,
Vice-président du Conseil régional de Haute-Normandie

Le chef de bureau des finances et des investissements des collectivités locales auprès du Préfet de l’Eure vient d’en avertir la commune. Ce million cent mille euros sera affecté au financement du PNRU 2, pour renforcer le centre-ville. Il sera également dédié à la réduction de la dette de la Ville, priorité engagée depuis 2000 par notre municipalité qui est parvenue à la faire passer de 65 à 35 millions d’euros en moins de quinze ans. Il s’ajoute au million d’euros de recettes foncières acté lors du dernier conseil municipal. Il permettra à la Ville de continuer, comme depuis quinze ans, à ne pas augmenter les impôts des rolivalois tout au long de la mandature.

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Vente de terrains à Val-de-Reuil : un million d’euros pour la Ville

Au cours du Conseil municipal du 24 novembre 2015, la Ville de Val-de-Reuil a vendu plus de 100.000 m² de terrains constructibles à six investisseurs. Le produit de ces cessions dépasse le million d’euros

Au-delà de sa dimension budgétaire, au-delà de ce témoignage supplémentaire de l’attractivité retrouvée de la plus jeune commune de France, cette opération permet la construction d’une centaine de maisons qui participeront à atteindre l’objectif de 1000 logements construits d’ici 2020, condition d’une vraie mixité sociale, du rééquilibrage entre logements sociaux et propriétés privées, de la constitution de parcours locatifs sur le territoire communal. Plusieurs projets importants n’attendaient donc que le feu vert du Conseil Municipal.

La Ville en retirera, premièrement, un gain démographique. Sur le terrain de l’ancien Foyer des Horizons, aujourd’hui « désaffecté » et dont l’entretien permanent demeure, sur près de 5200m², à la charge des services techniques de la Ville, la société AMEX propose la réalisation de 14 logements. La société Altitude Lotissement souhaite quant à elle racheter deux vastes parcelles de 86.226m² actuellement en friche entre l’éco-quartier des Noés et l’avenue des Falaises afin d’y aménager 77 lots à bâtir. Ces 100 logements apportent à la commune 100 nouvelles familles dont les enfants rejoindront les écoles, dont les parents fréquenteront les commerces, dont les loisirs animeront les installations sportives et culturelles, dont les contributions abonderont les recettes communales.

La Ville en retirera, deuxièmement, un gain économique. Une offre de commerces et de services plus riche, la présence d’entreprises plus nombreuses seront la conséquence de cette décision municipale. C’est ce que permet, par exemple, la vente d’un terrain de 5000m², voie des Clouets, à la société de géomètre-expert AGEOS, actuellement locataire de locaux devenus vétustes et exigus voie du Futur. C’est ce que permet également l’installation d’une boulangerie-pâtisserie près du nouvel écoquartier des Noés. C’est ce que permet aussi l’acquisition, avenue des Falaises, à côté de la maison du département, d’un terrain d’une superficie de 1600m² sur lequel s’implantera un cabinet de médecins. C’est ce que permet enfin la construction d’un centre de formation en soins paramédicaux porté par le F4S. Grâce à ces investissements, c’est tout un quartier qui se construit autour du nouveau théâtre, de la gare modernisée et des nouveaux ateliers municipaux.

La Ville en retirera, troisièmement, un meilleur aménagement urbain. Le conseil municipal a accueilli, en effet, les représentants du groupement IMMOCHAN/NACARAT/Jacques FERRIER Architectures retenu qui ont décrit leur projet pour l’Ilot 14, vaste parcelle qui accueillera de nouveaux logements, de nouveaux commerces, de nouvelles offres de services et de formations, un véritable centre-ville pour que Val-de-Reuil poursuive sa marche en avant.

Outre qu’ils seront la base d’investissements futurs considérables, ce million d’euros est un moyen, à l’heure du redressement des comptes publics, de maintenir la bonne santé financière de la Ville, de ne pas augmenter sa fiscalité, de diminuer sa dette, de poursuivre son développement et de tenir le cap des 20 000 habitants.

Le reportage vidéo sur France 3

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Lieu(x) de Valeur : inauguration de la fresque photographique vendredi 6 février à 18h00 à la médiathèque

L’association « Cités m’étaient contées… » serait heureuse de vous accueillir à la Médiathèque « Le Corbusier » de Val-de-Reuil le vendredi 6 février prochain à partir de 18h

Pour une présentation des ateliers du projet « Lieu(x) de Valeur » et l’inauguration de la fresque photographique réalisée par et avec les Rolivalois.

Contact association “Cités m’étaient contées…”
Téléphone : 09 54 34 52 10
lieudevaleur@free.fr

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500 partenaires au Voeux de Marc-Antoine Jamet

10 priorités pour Val-de-Reuil, et un tour d’horizon de l’année à venir : l’intervention de Marc-Antoine Jamet devant les partenaires de la ville

Discours des vœux aux partenaires
de Marc-Antoine Jamet,
Maire de Val-de-Reuil
Vice-président du Conseil régional de Haute-Normandie
le Jeudi 22 janvier 2015 au stade Jesse OWENS

Chers amis,
Les voix que vous venez d’entendre sont celles d’un groupe de notre territoire : Amazing Blue. C’est une formation du SIEM, notre école de musique, devenue un conservatoire reconnu par l’Etat, grâce au travail accompli par son directeur Laurent Meunier, à la volonté farouche de Nathalie Covacho-Bove et peut-être aussi  à l’action de la municipalité auprès du Ministère de la Culture, du département qui nous donna l’ancien collège Alphonse Allais pour héberger musiciens et élèves et de la région qui équipa nos studios de musique actuelle. L’union fait la force. Cette labellisation était une des nombreuses bonnes nouvelles de 2014.

Pourquoi cette sérénade ? La réponse est simple. A la différence de Fidel Castro, dont seul ce point me sépare comme chacun sait, je ne souhaitais pas uniquement partager un discours avec vous, mais vous montrer, comme nous le faisons chaque année, une des facettes de la vie rolivaloise.

Un mot également sur les images que vous avez aperçus. Ce sont les quatre actrices du film de Céline Sciamma « Bande de filles » dansant loin de leurs soucis et des difficultés de leur vie sur « Diamonds in the sky », la chanson de Rihanna. Elles ont une force, un dynamisme et une sérénité communicatives qui fait du bien en ce début d’année troublée.

Je suis, comme depuis 15 ans, à pareille époque, très heureux de vous accueillir, malgré une météo glaciale. Nous sommes au stade Jesse Owens de Val-de-Reuil. Ce lieu que vous ne connaissiez peut-être pas encore porte le nom d’un bel athlète noir américain, afro-américain pour employer les termes d’aujourd’hui, d’un homme intelligent, élégant et convainquant. Hitler refusa de lui serrer la main à Berlin en 1936. Le dictateur nazi ne supportait pas que, en montant sur la première marche d’un podium olympique, ce sprinter établisse, par la simple couleur de sa peau, la stupidité de la théorie des races et rétablisse une vérité éternelle et universelle qui est l’égalité entre tous les hommes.

C’est un symbole de ce que, avec mes 32 collègues de la majorité, de la dissidence et de l’opposition, que vous me permettrez de saluer sans attendre pour leur dévouement général à l’égard de nos concitoyens et pour leur bienveillance particulière à mon endroit, nous tentons de faire vivre, quotidiennement, dans notre Ville aux 6000 élèves, aux 60 nationalités, aux 4000 hectares, aux 22000 heures d’ouverture des équipements sportifs, aux seulement cinq naissances puisque nos berceaux sont à Elbeuf ou à Louviers, qui fêtera en 2015 les quarante années de sa jeune existence…

Cet équipement est exceptionnel, d’abord parce qu’il nous abrite, et ensuite en raison de stature régionale, si ce n’est nationale. Il possède une piste de 100 mètres indoor dont on me dit qu’elle n’a pas d’équivalent en Europe sauf à Helsinki. Notre commune, parce qu’elle ne croit plus au Père Noël et qu’elle n’est pas infestée de moustiques, a d’ailleurs récemment décliné l’honneur d’être la capitale de la Finlande. Je dois vous avouer également que nous ne sommes pas non plus encore entièrement certains de devenir, devant Rouen et Caen, avec seulement 15.000 habitants, la capitale de la Normandie unie. Je peux vous confier cependant, car nous sommes entre nous, que notre dossier a été secrètement déposé auprès du seul candidat connu et reconnu à ce jour à la fois par la Basse et la Haute régions, je veux parler de mon ami Mayer-Rossignol qui examine cette éventualité concurremment avec notre projet de port en eau profonde et notre idée de terminal pétrolier, dont les oléoducs, avec la permission de son maire, passeraient au Vaudreuil.

Tout comme le meilleur président de Conseil Général que l’Eure a connu, mon autre ami Destans, j’espère qu’ils seront réélus en mars et en décembre prochains. J’ai bon espoir. Je crois au mérite. Leur bilan est excellent. Leur équipe est remarquable. Leur programme est le meilleur et, c’est un pur jugement de valeurs, je trouve la concurrence plutôt pâlichonne, pour ne pas dire faiblarde. Dans combien de mairies de Droite ou de Gauche, du Centre ou de nulle part, ai-je entendu saluer de la même façon le charisme de Jean Louis et la compétence de Nicolas ? A mes yeux, en toute objectivité, sans le moindre parti pris, sans le moindre préjugé, ce ne serait que justice s’ils l’emportaient. C’est mon vœu pour 2015.

En attendant ce jour bénit, pour rester pragmatique, je voudrais vous préciser que la plus jeune commune de France assure, seule, les coûts de fonctionnement du bâtiment qui nous reçoit. Val-de-Reuil en est ainsi devenu, année après année, le premier financeur et, sans une parfaite gestion, des économies permanentes, des mutualisations avec d’autres missions, la compétence des agents du service des sports sous la direction éclairée de Yannick Mesnil que je remercie, puis de Pascale Ravaux qui lui a succédé récemment sous l’autorité de Rachida Dordain, notre Ville Nouvelle ne serait jamais parvenue à supporter un tel choc budgétaire. Pour autant, nous ne désirons pas spécialement persister dans la performance. Si, d’aventure, elle le proposait, nous accepterions avec joie que la communauté d’agglomération Seine-Eure, certes après la quintuple piscine de Louviers, après la patinoire de Louviers cela va de soi, après le ball-trap de Louviers rien de plus normal, après le boulodrome de Louviers, comment pourrait-il en être autrement, après la priorité au sinodrome, à la piste de curling, au stade de diabolos de Louviers, c’est évident, donne un petit coup de main à l’athlétisme rolivalois et prenne notre relais avant Rio 2016 où courra, épaulé par GDF Suez, notre grand champion Michael Zézé – que nous espérons voir revenir couvert d’or.

Vous l’aurez également compris. Si nous nous sommes réfugiés ici, c’est parce que le Théâtre des Chalands est désormais devenu trop coûteux et pas assez sécurisé pour accueillir notre cérémonie annuelle. Nous l’avons laissé aux comédiens qui y résident et à son directeur Benoît Geneau que je salue pour ce qu’il a fait à Val-de-Reuil et qu’il pourrait continuer sous une autre forme. «Arma togae cedant». Que les armes cèdent à la toge, disait-on à Rome pour manifester la soumission du pouvoir militaire au pouvoir civil. « Civitas artis cedat » se dit donc à Val-de-Reuil pour signifier que la politique s’efface devant la culture et, par les temps qui courent, ce n’est pas la plus mauvaise des idées.

Les plus anciens de mes collègues auront compris que cette petite incise n’est qu’un prétexte pour intégrer dans mon propos quelques citations latines exactes ou fabriquées et conserver ainsi sur notre territoire la tradition chère à Franck Martin qui, avec Patrice Yung et Christian Renoncourt, sût incarner pendant 20 ans notre voisine, la cité drapière, en puisant allègrement dans les pages roses du dictionnaire.

Pour en revenir à notre quête d’un toit, voici seulement trois semaines nous étions à la rue. L’idée de nous réfugier dans un cirque, si elle n’effraie pas certains, m’a paru symboliquement aventureuse. J’entends déjà les commentaires. J’en ai même lu certains dans La Dépêche ce matin. Vous accueillir dans le nouveau théâtre de l’Arsenal, malgré l’achat de 500 casques de chantier, restait audacieux au regard de la commission de sécurité sauf à vouloir me débarrasser de quelques-uns d’entre nous. Réserver le théâtre d’Evreux que mon collègue ébroïcien veut libérer de la scène nationale qui est, dans son budget et peut-être dans son esprit, un poids inutile, aurait été diversement interprété puisque j’entends partout que cette troupe trouverait asile, bientôt, sur notre plateau. Il ne restait plus que cet espace. Entre salle d’échauffement et salle de musculation, il ne m’a pas paru inadapté à l’exercice oratoire et sportif qui nous réunit avant que nous partagions un pot que la conjoncture a rendu plus frugal.

Quoi qu’il en soit, compte tenu de ce déménagement impromptu, auquel s’ajoutent les rigueurs de l’hiver, qui nous apportera la neige de Noël en janvier, je ne peux que davantage vous remercier, vous les entrepreneurs, les associatifs, les partenaires, les voisins, les habitants, de votre fidélité, de votre assiduité, à ce rendez-vous annuel. Je veux aussi remercier la famille des élus de Seine-Eure, les maires de Pont-de-l’Arche, la Haye-Malherbe, d’Heudebouville, de Saint-Pierre et Saint-Etienne du Vauvray, de Vironvay et de Andé, de Louviers et de Léry, de s’être ainsi rassemblés autour de nous.

Pour des raisons autrement plus graves que le froid, nous aurions pu annuler ce rendez-vous. Nous l’avons, au contraire, maintenu parce que nous avons pensé, avec mes collègues du Conseil Municipal, qu’il était bien de se retrouver, de se réunir, de se réchauffer. Nous ne pouvons pas, en effet, ne pas dire un mot sur l’actualité la plus récente, sur ces jours terribles qui ont bouleversé, ébranlé et endeuillé notre pays.

Ils suscitent en moi qui suis aussi le premier responsable d’un parti politique dans le département de l’Eure différentes réactions :

Il faut avant tout songer, après ces attentats comme après ceux de Londres et de Madrid qu’on ne saurait pas oublier, aux victimes de cette violence aveugle, aux blessés, à leur famille qui souffrent et s’interrogent. Ces 17 morts, même si certains – rappelait il y a peu l’écrivaine Marie Nimier – parlent de 20 morts en y incluant les terroristes manipulés par leur fanatisme, par l’obscurantisme, par des donneurs d’ordre qui, comme eux, autant qu’eux, davantage encore, sont coupables de cette tuerie et qu’il faut, pour cela, chasser et traquer, ces 17 morts sont à l’image de la société française :
•    Les trois assassins ont tué, indifféremment, des journalistes, des policiers, des employés communaux, des étudiants, des clients, des commerçants, des femmes et des hommes, pour la plupart désarmés et tous innocents, des Français que nous aurions pu croiser dans la rue. Ne nous trompons pas. En faisant feu sur leurs cibles, ils ont voulu tirer sur notre société pour l’abattre. C’est pour cela qu’il faut résister debout.
•    Les trois assassins ont tué des octogénaires et des jeunes gens, puis retenus en otages un bébé, un enfant et une femme enceinte au mépris de toute humanité. Ils sont l’inhumanité.
•    Les trois assassins ont tué des catholiques, des juifs, des athées et des musulmans. Il faut rappeler que le Djihad qui, dans son délire, prétend tuer des chrétiens et les enfants d’Israël, verse chaque jour le sang de l’Islam et a tué des dizaines de milliers de Syriens, de Nigériens, de Nigérians et d’Afghans, de Libyens, de Maliens de Kurdes et d’Irakiens, parfois des Tunisiens, des Algériens et des Marocains, tous leurs frères en religion. Quelle hypocrisie !
•    Les trois assassins ont tué un policier d’origine arabe, Ahmed Merabet, 42 ans, un fils modèle, un homme exemplaire, qui suppliait ses bourreaux de l’épargner, alors que, déjà atteint, il était au sol, une policière d’origine martiniquaise, Clarissa Jean-Philippe qui n’avait que 27 ans, abattue par traitrise à Montrouge alors qu’elle faisait son devoir, un policier d’origine normande Franck Brinsolaro, 49 ans, fonctionnaire valeureux, professionnel, déterminé, qui après avoir risqué sa vie pour protéger nos ambassades dans des pays en guerre, voulait, à Bernay, profiter de sa femme et de sa petite fille. Par leur sang versé pour nous, nos trois compatriotes, face à la lâcheté de leurs agresseurs, se sont tous comportés en héros. Je veux reprendre la phrase de Clémenceau à propos des combattants de la Grande Guerre. « Ils ont des droits sur nous ». Nous ne les oublierons pas.

C’est pourquoi il ne faut pas mesurer notre admiration pour le courage, le dévouement et la détermination des forces de l’ordre engagées dans cette opération. Il me revient une image, celle de cet homme du Raid qui se glisse, le premier, le rideau de fer à peine levé, dans le petit supermarché casher pour protéger les otages de son corps et de son bouclier. Combien d’entre nous auraient eu le cran de le suivre ? Devant la mort de leurs collègues, nous adressons, sincèrement, nos condoléances à ceux qui, dans l’Eure et à Val-de-Reuil-Louviers, policiers, gendarmes, policiers municipaux et pompiers, risquent aussi, leur vie pour nous préserver du danger et à qui il faut dire -plus souvent- notre gratitude pour leur formidable travail et l’implication dont ils font preuve dans leur mission, sans limiter notre soutien au traumatisme qui suit les grandes épreuves, mais en en faisant un réflexe républicain, un réflexe permanent.

Je veux dire également, comme beaucoup d’entre vous l’ont fait, ma reconnaissance au Président de la République, au chef de l’Etat François Hollande, au Premier Ministre Manuel Valls, que j’accompagnerai en Chine la semaine prochaine, et à son Gouvernement, notamment à Bernard Cazeneuve, pour leur efficacité, leur comportement digne, la fierté qu’ils nous ont communiquée, mais aussi pour leur ton mesuré, leurs paroles apaisantes afin de préserver la cohésion nationale, de créer face à nos ennemis l’indispensable union sacrée que nos parlementaires, je pense à François Loncle, ont relayée en chantant, dans l’hémicycle, une Marseillaise entonnée par Serge Grouard, le député-maire UMP d’Orléans, et reprise par Claude Bartolone, le président de l’Assemblée nationale.

La France n’a pas été seule pour affronter cette épreuve. Comme beaucoup d’entre vous, j’ai ressenti du bonheur et de l’honneur à voir le monde entier s’unir pour défiler entre la République et la Nation. La République et la Nation, ce sont  deux notions intimement liées, depuis la Révolution Française, comme la démocratie et la liberté, à notre histoire, à notre culture, à notre destin. C’est un message auquel 50 chefs d’Etat et de Gouvernement ont voulu dire leur attachement et qu’importe si quelques hypocrites se sont glissés dans le cortège parmi une immense majorité d’honnêtes gens. Paris était, par ce beau dimanche de manifestation, la capitale de la liberté.

Dans la foule, immobilisé à des centaines de mètres du cœur de la manifestation, en famille, j’ai éprouvé l’espoir, l’élan de se « vivre ensemble » que traduisait, partout en France, le beau mouvement citoyen qui a vu des millions de gens converger vers les esplanades et les places des Hôtels de Ville de France, jusque sur le perron de notre Mairie à l’appel de Fadilla Benamara ou pendant la projection de Timbuktu demain aux Arcades à laquelle nous invitent Nadia Benamara et Jean-Claude Bourbault.

Mais ce beau sursaut ne suffira pas. Nous sommes face à quatre dangers dont il faut avoir conscience :
Le premier, et comment ne pas y songer alors que nous vivons toujours sous le régime du plus haut niveau du plan Vigie Pirate, est que cela se reproduise. Il faut être lucide. Il faut être vigilant. Il faut être solidaire. Il faut être clair. Nul n’a le droit de tuer son frère. Pour rappeler les vertus de la laïcité qui n’est pas « que » neutralité mais règle de vie et garantie – justement – pour nos croyances privées, de la République qui n’est pas « que » tolérance mais force, aspiration, devoir, j’ai demandé aux services municipaux sous l’égide de Patrice Caumont de réfléchir à des actions sectorielles.
Le second danger serait de confondre ces trois assassins, embrigadés dans une secte meurtrière, après l’avoir été dans la délinquance et, pour l’un d’entre eux, dans la pédo-pornographie, avec des millions de gens paisibles, nos voisins, nos amis, nos agents et, pour certains, mes collègues, avec une religion qui a sa beauté, ses particularités et ses qualités. En vertu de cela, il faut, selon moi qui ne croit pas, se garder de parler trop rapidement de guerre, ni choc de civilisations. Il ne faut pas oublier tout ce que la culture arabo musulmane a apporté au monde occidental et combien, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, y compris entre 1830 et 1962, y compris par l’immigration, la société française qui est une société d’intégration s’est ouverte à des femmes et à des hommes, à leurs enfants nés français, qui en sont membres à part entière, singulièrement ici, et qui, en faisant leur vie, ont édifié la nôtre.

A Val-de-Reuil, je ne renoncerai pas à faire confiance. Je ne renoncerai pas à délivrer un permis de construire à un projet de Mosquée que j’approuve, pour peu qu’il soit aux standards de notre architecture moderne. Cette construction permettra tout simplement à des centaines de Rolivalois, nos concitoyens actifs et mobilisés à nos côtés -lorsqu’il le faut- y compris dans cette période où les repères deviennent incertains, de se réunir dans des conditions dignes. C’est indispensable, pour entendre la voix d’un Imam qui doit veiller, notamment auprès des plus jeunes, car c’est, avec celle de leurs parents, sa responsabilité personnelle, à répandre un Islam à la fois authentique et républicain. Sur ce point, attention, je ne pratiquerai ni l’angélisme, ni l’ amalgame. Moi je suis du côté de Lassana Bathily, de la légion d’honneur et de la France.

Dire cela n’empêche aucunement d’avouer un troisième danger, celui de voir renaître en France l’antisémitisme, cette abjection totale qui puise dans ce qu’il y a de plus absurde et de plus cruel. Qui peut oser partager la démence des nazis, nier la Shoah et choisir le camp de la Gestapo ? Et qu’on ne vienne pas parler pour justifier le refus odieux d’une minute de silence de ce qui se passe à Jérusalem et à Gaza car les Juifs de France sont chez eux dans un pays qui, depuis des siècles, est le leur et auquel ils ont tant donné. C’est une réalité qui ne doit pas être ignorée dans notre lycée qui s’appelle Marc Bloch, notre collège qui se nomme Pierre Mendès France, notre école hommage à Léon Blum. Je le dis d’autant plus fortement qu’il apparaît qu’il n’y a pas eu cent incidents dans les établissements scolaires de l’hexagone au moment du recueillement à la mémoire des victimes des attentats, mais cent par rectorat, ce qui signifie des milliers de cas de mômes qui ne comprennent même pas ce que sont la douleur et la compassion.

Il ne faut pas non plus oublier d’autres conflits dans lesquels la France, avec ses jeunes soldats, expérimentés et dévoués, est engagée au Sahel ni taire les massacres commis par Boko Haram. Il ne faut pas pour autant oublier l’absence de paix au Moyen Orient et le drame palestinien, car la morale civique que nous défendons commande de n’avoir qu’une seule attitude face à l’injustice.

Plus difficile à formuler, même si le Pape François, cet homme qui nous étonne tous les jours et qui vaut mieux que son prédécesseur, en a dit un mot. Il est complexe de vouloir d’un unanimisme paradoxal qui exigerait que l’expression de toutes les opinions soient libres, mais qui s’imaginerait également que leur formulation ne choque personne, que non seulement nous soyons « tous Charlie », mais que nous imposions que chacun le soit sans possibilité de choix. Je ne fais pas allusion au pantin millionnaire Dieudonné qui fait la politique de Mme Le Pen, ni à la foule anti-française manipulée à Niamey ou au Pakistan, mais à ceux qui, à côté de vous, jusque dans cette salle, vous disent qu’il est parfois dur de voir traité en dérision ce qui est, pour eux, le plus précieux et le plus sacré. Il y a encore beaucoup d’explications à donner, beaucoup de discussions à avoir sans être péremptoire pour que nous vivions ensemble.

Enfin, je ne veux pas voir la France, notre pays, l’Europe qui reste notre avenir se radicaliser entre fanatiques embrigadés par des sectes, d’un côté, et extrémistes arriérés, de l’autre, surfant stupidement sur les peurs, les angoisses, les colères nées de ces crimes pour développer leur petit commerce de la haine ordinaire. C’est un risque à la veille de deux élections importantes. De ce point de vue nous aurons tous, en mars et en décembre, une responsabilité politique dans le choix de nos mots, de nos actions, de notre vote.

Avec le conseil municipal de Val-de-Reuil, à notre très modeste échelle, nous avons – avec vous – une mission qui est de préserver un territoire où 15.000 personnes nous font confiance. Je dis toujours que notre Ville est un petit paradis en raison de la concorde, de l’harmonie, du calme qui règnent dans nos rues, dans nos associations, dans nos écoles. Continuons tous ensemble. Ne devenons pas un petit paradis perdu. Les incendies se sont éteints qui trahissaient un mal-être. Les tags se sont effacés qui portaient un message de haine. Pour moi un habitant de ma ville ne se caractérise pas parce qu’il est propriétaire ou locataire, célibataire ou à la tête d’une large famille, salarié, agent public, rentier ou chômeur. Il n’est pas blanc, noir, chinois, jeune ou vieux, proche ou pas de la mosquée ou de l’église, de sexe féminin ou masculin. Il ne se distingue pas parce qu’il serait nouvellement arrivé ou premier résident. Je ne calcule pas le nombre de kilomètres qui le séparent de la Ville où il est né, Paris, Taza, Dakar, Rouen, Erbil, Phnom-Penh, Caen, Alger, Brazza, Marseille, Ho Chi Minh Ville, Tizi-Ouzou ou Kinshasa, ce qui serait une discrimination particulièrement imbécile. Il est rolivalois. Il n’y a ici qu’une seule communauté fondée, dans la diversité, sur une seule identité.

C’est cette communauté qui s’est recueillie autour de deux hommes qui nous ont quittés en 2014. Je sais que nous ayons tous une pensée pour eux. Notre ami et collègue Daniel Moreau, d’abord, parti si brutalement. A l’aube de sa retraite, après avoir travaillé chez Matra, EADS, Cassidian, il voulait donner son temps à ceux qui n’ont pas d’emplois et, après s’être lancé dans l’arène de la campagne avec sa probité qui lui faisait s’indigner de telle ou telle attaque, il apportait dans notre maison sa gentillesse, sa sérénité et son dynamisme. Nous construisons, dans le respect de son souvenir, ce qu’il avait commencé de bâtir.

Gérard Thurnauer, « Thurno », également, jeune homme de 88 ans, architecte, urbaniste, environnementaliste avant l’heure qui a fondé notre Ville et qui, pendant un demi-siècle, l’a toujours défendue avec ses utopies et ses acquis, ses balbutiements et ses achèvements. Comme au premier jour, il y croyait dur comme fer et nous apportait à chaque échéance son soutien, son appui, voyant dans nos efforts, dans notre renouveau, non pas une contradiction avec son œuvre, le prolongement de son propre dessein. Avec Jean-Paul Lacaze, il a rejoint Jeanne et Michel Doucet…

Ils seraient heureux de voir aujourd’hui, je le crois, nos projets, ces grandes directions, ces orientations que nous voulons donner à la plus jeune commune de France pour qu’elle se développe et apporte davantage à ses enfants. Ce que je dis à cet instant n’est pas éloigné de ce par quoi j’ai commencé. Comme elle était celle de Raymond Aron, selon ce que l’on apprenait de lui à la Fac, ma conviction politique est que seule une humanité heureuse peut tourner le dos à la violence qu’elle soit criminelle ou sociale, collective ou individuelle, qu’on ne peut négliger ou mépriser les onze millions de Français qui vivent dans des quartiers de grande précarité, que la solidarité nationale et locale, c’est à dire de l’argent mieux réparti, mieux partagé, doit briser les ghettos et créer l’unité. C’est en ce sens que le Premier Ministre a parlé d’apartheid ou de relégation.

Aussi est-ce, une fois encore, le but que nous avons assigné au programme municipal de ce troisième mandat. Il est déjà prêt et nous l’avons défendu en mars. Il nous conduira ensemble à la veille de 2020. Il est mis en œuvre par une équipe jeune, sympathique, renouvelée, présente, exigeante, cohérente, diverse et paritaire avec qui j’ai un grand plaisir à travailler. Grace, Nabil, Jeanne, Ousmane, Olivier, Mohamed, Benoît, vous êtes notre relève pour demain. De ce point de vue, sans même évoquer l’aide extraordinaire que m’apporte notre première adjointe Catherine Duvallet, j’ai énormément de chance.

Lors de l’élection, il y a moins d’un an, cette dynamique et notre cohésion, ont été des atouts. Dans une conjoncture nationale difficile pour la formation que je représente, en dépit du renouveau de l’opposition dans l’Eure qui, derrière son leader, installe un système qui fait, parfois, froid dans le dos et des équipes qui peuvent prêter à sourire, ce qui n’est pas une insulte, malgré le score du Front National aux européennes qui, localement encore plus que dans l’hexagone, m’a horrifié, notre sérieux et notre ambition pour la Ville ont convaincu, dès le premier tour, deux électeurs sur trois. Même le quarteron habituel de mécontents, d’incompétents, de dissidents, qu’on trouve partout dès que les choses vont mieux, ne m’a pas empêché d’être, parmi ceux qui partagent mon engagement militant, le maire le mieux réélu de notre région. Je veux en remercier une fois encore et de tout cœur les rolivalois qui, sans aucune exception, qu’ils m’aient soutenu ou pas, peuvent compter sur moi. Sans eux, je ne serai pas là où je suis avec mon enthousiasme, mon énergie et mon envie.

C’est ce qui explique qu’aux prochaines élections départementales, je soutiendrai évidemment Janick Léger, qui a tant fait pour notre Ville, pour l’éducation, pour l’action sociale, pour le développement, et Jean-Jacques Coquelet en qui j’ai entièrement confiance et qui tient les finances de la Ville. Avec cette femme et cet homme, j’ait tant de choses en partage. Je sais qu’ils travailleront au bien commun. Je voterai pour eux, tout comme j’aurais voté Richard Jacquet à Alizay ou Acquigny, Leslie Cléret à Louviers ou Vironvay.

J’ai noté une légère difficulté puisque, pour une candidature de témoignage, vouée à l’échec, comme celle de Jean-Pierre Perrault, le président du conseil des sages voici six ans, une autre de mes adjointes se présente contre eux. C’est une erreur et un handicap pour notre Ville. Néanmoins c’est une jeune femme élue que je respecte et que tous ses collègues apprécient. Je ne l’approuve pas. Pourtant, contrairement à ce qui ce serait passé dans bien d’autres contrées, je ne la sanctionnerai pas. Nous avons besoin d’unité au service du progrès et le Front de Gauche y a toute sa place.

«10 priorités»

Avec mon équipe, je mettrais donc en œuvre dix priorités :

1) La plus importante est le renouvellement urbain à travers le PNRU2.
D’une certaine façon, nous pourrions presque considérer que nous avons rempli notre contrat dès lors que nous l’avons obtenu. Un millier de communes et de quartiers avaient fait acte de candidature. Grâce à notre travail, à celui de Fabrice Barbe, aux réunions de quartiers, aux diagnostics en marchant de Bernard Cancalon, Val-de-Reuil a été retenu à la mi-décembre, parmi les 200 sites à « enjeu national » qui vont bénéficier de ce dispositif. Certes le Président de la République nous l’avait promis, mais ce n’était pas dans la poche. La concurrence a été terrible. Mais, comme Myriam El Khomri, Secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la ville, s’est rendu, le mercredi 7 janvier, dans notre « cité contemporaine » a pu le constater, les progrès réels que nous avons accomplis lors des deux premières opérations de rénovation urbaine (ORU, puis ANRU), étaient réels. Avec un peu plus de 100 millions d’Euros, nous avons pu changer notre Ville.

Il faut jeter maintenant les bases des quatre étapes du nouveau plan de rénovation : 1) désigner une équipe de maîtrise d’œuvre et un comité de pilotage en bonne entente avec la Case sans retomber dans les errements passés, ni voir comme les fameux carabiniers telle ou telle qui doit encore faire ses preuves, s’autoproclamer sans légitimité particulière, sans compétence particulière chargée de ce dossier 2) envisager ce que pourra être l’enveloppe dévolue à Val-de-Reuil, enveloppe qui avait été estimée entre 35 et 50 millions d’euros. 3) interroger les partenaires publics (Caisse des Dépôts, CAF, etc), les collectivités locales (agglomération, département, région) et bailleurs sociaux sur ce que pourra être la répartition du budget nécessaire et leur niveau d’engagement. 4) définir une liste d’opérations prioritaires.

Parmi ces dernières, la municipalité souhaite naturellement inclure les 150 logements du Quartier du Mail, dont la rénovation par Eure Habitat a été évaluée à une dizaine de millions d’Euros et qui auraient dû figurer parmi les deux premières vagues de réhabilitation dès 2001, s’ils n’avaient été hors des limites administratives d’intervention de l’ANRU, la copropriété dégradée de la Garancière sur la Grosse Borne, les interstices des plans précédents et je pense notamment aux rues Payse et Bonvoisin, la transformation du « Théâtre des chalands » en « Maison des chalands » réservée aux jeunes et aux associations, les friches urbaines que constitue le site de l’ancienne ESITPA, ainsi que l’accompagnement du quartier de la Gare et de celui de l’Ilot 14. Tous ces projets seront aidés par la baisse de la TVA à 5,5% sur les constructions de la Ville Nouvelle et son classement en zone B2 au titre de la Loi Duflot qui font déjà revenir les promoteurs.

Deuxième objectif essentiel, le développement du commerce.
Nous avons pour cela de très nombreux projets aidés par la disparition d’une partie de la fiscalité sur ces activités que permet le classement d’une partie de notre territoire en quartier de la politique de la Ville. Des cases commerciales se construisent donc partout : a) sur la Voie Blanche au rez-de-chaussée de l’immeuble signal, b) avec Merzhad Korangi qui veut doubler la superficie du petit centre commercial de la Trésorerie devant le lycée, c) aux Clouets qui continuent de se développer, d) au point commerce de la Gare pour lequel nous avons des candidats, e) dans un immeuble de 18 logements qui abritera aussi une clinique vétérinaire et quelques cases à la place de l’ancienne maison du directeur de l’EPV au croisement des Falaises et de la voie Blanche, mais notre principale projet demeure l’ilot 14 qui doit s’entendre de la Galerie Vivaldi à Rue Courtine.

Pour offrir aux rolivalois et à leurs voisins, les commerces dont ils ont besoin, ce terrain en centre ville, dont nous ne sommes devenus propriétaires qu’en 2012, a fait l’objet d’une compétition. Depuis trois mois, nous avons accompagné deux équipes, l’une menée par Carrefour, l’autre par Immochan, qui nous ont présenté deux projets qui renforceront l’attractivité de notre Ville. Nous touchons au bout. D’ici un mois, nous aurons choisi celui qui sera l’opérateur de ces 10.000m2  de commerces, des ces 450 places de parking et de ces 120 logements, environ, dont le chantier commencera en 2016. Cela changera la donne.

Troisième objectif : développer le logement.
Nous le savons depuis des années. Pour des raisons fiscales, budgétaires et sociales, l’équilibre démographique de la ville se situe à 20 000 habitants et il nous faut après être passé de 93% à 63% de logements sociaux, continuer de bâtir les conditions d’un parcours résidentiel et de la mixité sociale pour les habitants. Il fait donc construire à Val-de-Reuil. C’était une tâche ingrate jusqu’en 2001. La ville avait mauvaise réputation et présentait un « visage urbain » peu avenant.

Depuis les choses sont devenues plus faciles. 700 logements ont été construits au cours des 10 dernières années. 500 autres devraient sortir de terre avant cinq ans. Pour ne prendre que quelques exemples, le lotissement de la SECOMILE sera fini dans quelques semaines ; l’éco-quartier et ses  98 logements sont en chantier en nous efforçant de protéger les habitants de ses nuisances. Demain, si les fouilles archéologiques qui vont nous coûter 200.000 euros ne font pas apparaître les restes d’un homme préhistorique muni de l’ancêtre d’un sac Vuitton, comme au Cavé, voici quatre ans, 60 villas à proximité du Parc des sports et 50 maisons de ville, près de la gare, devraient également voir le jour.

Quatrième objectif, aménager notre Ville et continuer d’en remodeler le périmètre le long d’un axe est/ouest par la reconquête des rives de l’Eure auxquelles nous tournions le dos.
Réaliser ce rééquilibrage et oublier le développement nord/sud qui prévalait avant 2000 exige la construction d’un nouveau quartier à l’Est de la ville, à l’image de celui que nous continuons d’édifier autour du lycée. Pour cela nous avons des atouts, le nouveau visage de la gare a déjà séduit Spie Batignoles. Plus accueillante, plus moderne, plus accessible avec ses ascenseurs, sa passerelle rénovée -j’en aurais préféré une neuve mais à plus d’un million d’euros l’unité, je me suis fait une raison car, contrairement à ce qui se passe pour la gare de Bernay, nous payons déjà plus que notre écot- son parking de 463 places de parking, livré fin 2015, la firme de BTP veut y bâtir 4 bâtiments de bureaux. Ils seront le cœur d’un quartier numérique de 6.000m2 :
–    entouré de nouveaux logements,
–    organisé autour du centre technique municipal, du petit complexe de jeux Toukyland, de la future salle de futsal (je félicite d’ailleurs l’ASVVP pour ses remarquables résultats) et du théâtre de l’Arsenal, car il faut des équipements pour qu’il y ait de la vie.
–    aéré par les deux grands parcs de promenade écologiques qui vont être aménagés à proximité, l’un par la SILOGE et la région, l’autre par CEMEX non loin de la prison en contrepartie de l’extraction de granulats.

Nous mériterions la quatrième fleur que MM Aurières, Duconseille et Prestot se battent pour nous faire avoir, si  cette qualité de notre cadre de vie était un tant soit peu compatible avec la construction d’une autoroute qui défigurerait nos paysages. Je déplore donc que la Ministre en charge de l’environnement en ait accepté son démarrage. Je veux croire sur ce dossier à la parle de Dominique Sorain et René Bidal, nos Préfets qui ont toujours défendu nos causes. Sans cela il faudra en tirer toutes les conséquences… Enfin, en termes d’aménagement, surtout depuis qu’elle est refaite, la Rue Grande vers laquelle reviennent un ou deux commerçants reste pour nous une immense préoccupation.

Cinquième objectif : la modernisation  par le savoir.
Cette volonté est traduite à travers trois chantiers essentiels. Celui du Théâtre et, hier soir, mon collègue de la Cour des comptes, Fabrice Bakhouche, directeur de cabinet de Fleur Pellerin, me disait comme Myriam El Khomry nous l’a rappelé que notre théâtre est un outil essentiel pour la diffusion des idées et la démocratisation de la culture. Si nous faisons un outil d’ouverture, il sera subventionné. Au nouveau directeur qu’un concours retiendra à la fin du mois d’entendre cet appel.

Deuxième front de la modernisation, le déploiement du réseau fibre optique dans lequel, la ville s’est engagée, dès 2011. Au-delà de la performance technique de la SOGIRE et de la Spie, au-delà du progrès technologique que cela apportera, plus que les 24 kilomètres de fibre installés, ce qu’il faut retenir ce sont les usages que ce réseau va permettre et l’attractivité que cela va donner à notre commune. Demain, chaque famille, chez elle, sera connectée et la commune réfléchit à une offre d’internet sociale qui leur sera proposée.

Dernière bataille, celle des écoles, bastion de la laïcité que font vivre les associations de parents d’élèves comme celle de Louise Michel, de Léon Blum, les centres de loisirs comme celui des dominos et son extraordinaire fête à laquelle j’ai assisté, ou auxquelles a tant donné Geneviève André. La meilleure arme pour faire reculer la bêtise c’est le savoir et il a besoin d’être dopé avec les moyens que les jeux vidéos, les consoles, les mobiles développent pour le concurrencer. Nous continuerons de booster PMF en tant que collège numérique, d’équiper les écoles de tablettes, et dans 6 semaines, l’ensemble des écoles de la Ville, des collèges et notre lycée bénéficieront du très haut débit.

Sixième axe, l’accroissement de la sécurité.
Nous avons déjà des résultats, moins 50% de faits constatés depuis 2008, mais augmenter encore la sécurité de nos concitoyens passe par la mise en place de 4 nouvelles mesures.

Premièrement, il faut pour la sécurité routière construire le rond point des sablons autour de l’œuvre de Zimmerman, de trottoirs, de pistes cyclables.

La seconde consiste à ouvrir avec Dominique Lego le nouveau poste de police municipale sur la dalle à proximité de la médiathèque. Le chantier a commencé il y a plus d’un an. Il est interminable. Il va se terminer. Parce que nous avons souhaité un lieu accueillant, chaleureux où les plaignants, les usagers, les fonctionnaires se sentent protégées, nous avons choisi, pour la façade, avec l’architecte Emmanuelle Lego, un procédé et un matériau le corian qui est une première mondiale. C’est un hasard et nous ne le souhaitions pas. Parce que l’architecte a du talent, parce que Dupont de Nemours, le fournisseur, s’investit pour que ce projet aboutisse, parce de nombreux bureaux d’études nous accompagnent, avant l’été, nos policiers municipaux, pourront s’y installer.

Troisième décision,  l’installation de la  vidéo-vigilance sur la voie publique sera poursuivie. La ville compte actuellement une trentaine de caméras. Elle en comptera 12 supplémentaires à la fin de l’année.

Quatrièmement, un nouvel policier municipal sera recruté en remplacement de M. Avollé à qui, comme à d’autres agents essentiels, comme Marie-Joëlle Bogaczyk.

En plus de ces mesures fortes, des actions sont mises en place en faveur des jeunes identifiés comme personnes fragiles (car en décrochage scolaire et pour certains connus des services de police). La veille éducative s’accompagnera d’actions d’aide à la parentalité, de la mise en œuvre de la procédure de rappel à la loi dès le prochain conseil, de la création d’un conseil pour les droits et les devoirs de la famille. Enfin le directeur de la sécurité publique m’a convié à une réunion de travail sur les conséquences locales des événements que nous avons connus à laquelle je me rendrai.

Le maintien des grands équilibres économiques est un but qui sera poursuivi. Nous allons continuer de contenir la dette déjà divisée par deux et, aujourd’hui, moins élevée que celle de Louviers. Je dois d’ailleurs rendre hommage à François Merle, devenu breton, à Sylvain Lecornet, devenu languedocien pour le soin avec lequel, grâce à Marie-Claude Marien, ils ont veillé sur nos finances. Une information récente a illustré les qualités de cette équipe. Notre prêt en franc suisse aurait fait exploser notre trésorerie s’il avait été indexé sur l’Euro. Il l’est sur le dollar. Un vert et un médecin, cela vaut tous les banquiers. Dès lors, il n’y aura pas d’augmentation des impôts pour la quinzième année consécutive. Nous développerons un fort investissement pour maintenir l’activité et le dynamisme. Mais nous accentuerons également les économies auxquelles la baisse des dotations nous oblige. Cela passera par des commandes passes au peigne fin (nous versons chaque année 3 millions d’Euros à Id Verde, Cofely, Spie, ODS et Eurest), des délais de carence, des non remplacements car chaque mois nous faisons entrer 1,8 M, mais nous en reversons 1 à nos 400 agents.

De ce point de vue là, j’insisterai une fois encore sur les charges de centralité que nous assumons au profit de nos voisins. Les frais liés à l’utilisation de nos équipements culturels (le SIEM) ou  sportifs (le stade, la piscine), aux centres sociaux, aux entreprises, sont entièrement supportés par la commune alors même qu’ils bénéficient aux habitants de toute l’agglomération. Dans le contexte financier que nous connaissons, cet effort doit être bien mesuré alors même que nous allons librement donner une partie de nos recettes foncières à l’agglomération.

L’amélioration de la qualité et de l’accessibilité des services publics est un huitième objectif.
Des services ont été récemment rénovés pour améliorer l’accueil des usagers. C’est le cas du CCAS cher à Maryline Niaux, Yvette Rebours et à Pascale Samson, qui reçoit 18.000 usagers, et du CMPP, l’objectif étant de recevoir un public souvent démuni, en difficulté, dans des conditions dignes. C’est aussi le cas de la piscine dont la rénovation des bassins, des vestiaires et du hall d’accueil s’accompagne de l’informatisation du système d’encaissement. Le service public, c’est la propriété de ceux qui n’en ont pas et il faut encore l’améliorer comme le dira un petit livret d’accueil des habitants de la Ville.

Dans les prochains jours, un portail numérique famille sera mis en place et permettra aux usagers de réaliser de nombreuses démarches comme l’inscription des enfants en centre de loisirs de payer leurs factures par internet, ou de consulter un dossier en ligne. Notre chaine comptable sera elle aussi entièrement dématérialisée.

Enfin, avec le préfet retenu par la période réserve qui commence avant les élections, mais avec lequel nous avons travaillé tout lundi, nous allons mettre en œuvre la maison des services publics promise par Bernard Cazeneuve et inscrite au contrat d’agglomération.

Avant dernière cible, le dynamisme économique.
Il est le fait des partenaires privés. Je vois que nous sommes devenus, devant Evreux, le pôle économique de l’Eure le plus dynamique et notre vitalité attire un nombre croissant d’entreprises. Il y en a désormais 600 à Val-de-Reuil, réparties au sein de 7 parcs d’activités, dans un bassin d’emploi de 10 000 salariés. Nous construisons depuis une décennie chaque année en moyenne de 29 000m² de nouveaux locaux construits par an. Nous avons la chance d’abriter de grands leaders comme Jansen qui nous a donné cette année à Val-de-Reuil le meilleur chercheur européen avec Jérôme Guillemont pour ses travaux sur la tuberculose comme Sanofi qui va installer un important fournisseur à côté de lui. Mais nous voyons d’autres acteurs comme Airbus Cassidian ne pas toujours jouer le jeu et trainer à conclure avec un repreneur pour pourrir la situation, laisser les meilleurs éléments par précaution quitter l’entreprise et les autres se désespérer. Ce n’est pas normal et j’en ai alerté une fois de plus Emmanuel Macron.

Le développement économique, c’est aussi l’agglomération et Jean-Marc Moglia. De bonnes choses sont en train d’être faites. L’Hôtel d’agglomération a été repris par Ternet, même si je regrette toujours que le conseil communautaire ait migré, malgré tous les accords, vers Louviers. La voie de l’Orée devrait être prolongée jusqu’au stade et elle deviendra notre voie sacrée. Une crèche d’entreprise va être construire route de Maigrement ce qui tombe bien car notre fécondité est en berne, comme me le reproche, sans que je me sente vraiment concerné, Noëlle Boudart. Il ne vous reste plus cher Bernard Leroy qu’à reprendre le superbe hôtel d’entreprises des quatre soleils qui se remplit rue du Pas des Heures.

Enfin le développement économique, c’est d’abord et avant tout la région et je suis heureux que nous travaillions ensemble, moi qui en suis le Vice-président aux finances, et en bonne intelligence sur une énorme opportunité.

Enfin, et ce sera la dernière de nos actions, la bataille de l’emploi est la résultante ou le socle de toutes les autres.
Le fléau du chômage touche 1600 rolivalois soit 10% de la population locale et bien 25% de la population active. Qui pourrait vivre avec un tel taux ? Nous avons donc lancé un plan concret avec Géraldine Deliencourt et Mohamed Fliou pour relancer l’employabilité de la Ville. En décidant de dédier 3 équivalents temps plein à la mission d’accompagnement des demandeurs d’emploi. En organisant le 6 octobre dernier, les « Etats généraux de l’emploi », réunion de travail au cours de laquelle les acteurs de l’emploi, pôle emploi, mission locale, les agences d’intérim mais aussi les entreprises locales ont apporté des solutions qui permettraient aux rolivalois d’accéder aux emplois locaux. En nous inscrivant dans le programme des emplois d’avenir et en facilitant l’insertion professionnelle durable des  jeunes sans diplôme ou peu diplômés -32 à ce jour- notamment par la formation.  En demandant aux entreprises de nous communiquer leurs effectifs de salariés habitant Val-de-Reuil, l’objectif étant de les inciter à recruter davantage de rolivalois.  Enfin, en organisant un forum des métiers chaque année -le premier se tiendra le 21 avril- en faveur des lycéens et demandeurs d’emploi.

C’est ainsi que tiendra à Val-de-Reuil le lien social que Anne-Marie Chamouma fait vivre à chaque Jumelage, Michèle Combes par l’association Vivre ensemble et les repas partage ou la maison des mots, Nabil Ghoul par l’excellence de ses initiatives pour les marchés nocturnes et artisanaux, avec le Noël de la solidarité, les puces motos de Patrick Huon, le marché de Noël, l’écran géant de la coupe du Monde, Cin’été, qui vit surtout et enfin grâce à la communauté des amis de Val-de-Reuil que je remercie car ils sont réunis ce soir ici… L’unité nationale, c’est vous et votre cœur bat ce soir pour nous. Restons groupés. Demain, les illuminations de fin d’année s’éteindront Avenue des Falaises. Bonne année à vous, belle année à vous et à ceux que vous aimez.

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Première étape du PNRU2 : Val-de-Reuil reçoit la Ministre en charge de la Politique de la Ville

Val-de-Reuil a été retenue parmi les 200 sites à « enjeu national » qui vont bénéficier du Nouveau Plan National de Rénovation Urbaine

Accueil républicain devant la mairie par M. Marc-Antoine Jamet, Maire de Val-de-Reuil, M. René Bidal, Préfet de l’Eure, M. Jean Louis Destans, Président du Conseil Général de l’Eure, Mme Janick Léger Conseillère générale du canton de Val-de-Reuil et la Municipalité
Accueil républicain devant la mairie par M. Marc-Antoine Jamet, Maire de Val-de-Reuil, M. René Bidal, Préfet de l’Eure, M. Jean Louis Destans, Président du Conseil Général de l’Eure, Mme Janick Léger Conseillère générale du canton de Val-de-Reuil et la Municipalité

Parmi ses premiers déplacements organisés dans cette perspective, Mme Myriam El Khomri, Secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la ville, a décidé de se rendre mercredi 7 janvier dans l’Eure et de visiter la plus jeune commune de France afin d’y constater les progrès accomplis lors des deux premières opérations de rénovation urbaine (ORU, puis ANRU), dont, pour un peu plus de 100 millions d’euros, a bénéficié la « cité contemporaine ».

Le programme de travail, dont cette visite devait marquer la première étape, a été également tourné vers l’avenir. Il a jeté les bases des quatre étapes essentielles au démarrage rapide de l’opération rolivaloise : 1) désigner une équipe de maîtrise d’ouvrage et un comité de pilotage. 2) envisager ce que pourra être l’enveloppe dévolue à Val-de-Reuil, enveloppe qui avait été estimée entre 35 et 50 millions d’euros. 3) interroger les partenaires publics (Caisse des Dépôts, CAF, etc.), les collectivités locales (Agglomération, Département, Région) et bailleurs sociaux sur ce que pourra être la répartition du budget nécessaire et leur niveau d’engagement. 4) définir une liste d’opérations prioritaires.

Visite du quartier du Mail
Visite du quartier du Mail
Quartier du Mail (suite) : Présentation cour des Mousquetaires du projet de restructuration par Eure-Habitat
Quartier du Mail (suite) : Présentation cour des Mousquetaires du projet de restructuration par Eure-Habitat

Au titre de ces dernières, la municipalité souhaite naturellement inclure les 150 logements du Quartier du Mail, dont la rénovation a été évaluée à une dizaine de millions d’euros et qui auraient dû figurer parmi les deux premières vagues de réhabilitation entamées dès 2001, s’ils n’avaient été hors des limites administratives d’intervention de l’ANRU, la copropriété dégradée de la Garancière sur la Grosse Borne, la Maison des services publics actuellement étudiée en collaboration avec la Préfecture de L’Eure ainsi que Bernard Cazeneuve, Ministre de l’Intérieur, s’y était engagé, le centre commercial de l’îlot 14, entre Avenue des Falaises et Route de la Voie Blanche, pour lequel les deux équipes finalistes présenteront en mairie le lundi 12 janvier un projet déjà aidé par la baisse de la TVA à 5,5% sur les constructions de la Ville Nouvelle, son intégration dans le contrat d’agglomération Seine-Eure et son classement en zone B2 au titre de la Loi Dufflot.

Présentation par le Maire de Val-de-Reuil des opérations de l’ANRU dans les locaux du nouvel Hôtel d’Entreprises des 4 Soleils
Présentation par le Maire de Val-de-Reuil des opérations de l’ANRU dans les locaux du nouvel Hôtel d’Entreprises des 4 Soleils
Les photos de Sylvain Bachelot phtographe ©
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Jamais deux sans trois : Val-de-Reuil parmi les 200 quartiers prioritaires du nouveau programme national de renouvellement urbain !

Il est des tournants qu’une Ville doit savoir prendre, qu’elle ne peut pas manquer qu’elle n’a pas le droit de rater. Par trois fois en quinze ans seulement, le destin, la place, l’avenir de Val-de-Reuil, se seront joués autour du dossier de son renouvellement urbain.

En 2001, la plus jeune commune de France se relève à peine d’une situation financière dramatique qui lui fait cumuler une dette colossale, une fiscalité brutalement et massivement augmentée à la demande conjointe du préfet et de la chambre régionale des comptes, une adhésion à Seine-Eure, qui n’est alors qu’une communauté de communes, marquée par la cession à l’établissement public nouvellement créé et en position de force de l’ensemble de ses terrains disponibles et jusqu’à l’instruction des permis de construire. L’inscription de la dernière-née des Villes Nouvelles parmi les premières opérations de renouvellement urbain, décision fondamentale prise par Claude Bartolone, va desserrer l’étau qui enserre Val-de-Reuil en lui redonnant une capacité d’investissement, et en la dotant de trente millions d’Euros, de procéder aux aménagements, aux réparations, aux améliorations que ses habitants exigeaient.

En 2005, sélectionnée une fois encore, dès les premiers jours de son existence, par l’agence nationale de rénovation urbaine, l’ANRU, Val-de-Reuil, avec l’aide  du département, grâce à Jean Louis Destans toujours présent, de la région avec Alain Le Vern, puis Nicolas Mayer-Rossignol, fidèles entre les fidèles,  des Préfets, deus ex machina de ce miracle, Bernard Fragneau, Jacques Laisné,  Richard Samuel, Fabienne Buccio, Dominique Sorain, René Bidal, mais aussi de ses partenaires et de ses bailleurs, je songe à IBS, à Eure Habitat, à la Siloge, va prendre un nouvel essor. Il s’agit pour la Ville de redonner confiance aux milieux économiques, aux promoteurs et aux autorités administratives afin de relancer l’activité sur les parcs industriels à son profit comme à celui de ses voisines, de compenser un contrat d’agglomération plus que chiche à son égard et d’entamer, enfin, sa modernisation en utilisant au mieux les 100 millions d’euros que lui accorde alors Jean-Louis Borloo, Ministre de la Ville. Equipements publics (commissariat, collège Alphonse Allais, jardin sportif, théâtre, etc…), espaces publics (route des Falaises, dalle piétonne, place des Quatre Saisons, etc), habitat (déconstruction, réhabilitation, construction) qui verra 3.000 logements résidentialisés et réhabilités, une centaine disparaître et 500 être construits, cadre de vie et environnement (énergie solaire, chauffage au gaz, parkings, caméras de vidéo-vigilance, fibre numérique), une centaine d’actions urbaines, prolongées par l’effet multiplicateur de leur dynamique, vont accompagner la renaissance économique et démographique de Val-de-Reuil.

En 2014, cependant, la question se posait de voir la “cité contemporaine” rejoindre les agglomérations retenues pour le PNRU2, Plan National de Renouvellement Urbain de 2ème génération doté de 5 milliards d’Euros. Rien n’était sûr. La Ville était plus petite que les autres candidates. Leur liste est sur ce point éloquente. Peu de dossiers devaient être sélectionnés dans l’ouest français, ainsi que le démontre également la carte des villes retenues. L’Eure n’était pas la cible choisie par les concepteurs du plan. Alors que la Commune connaît encore de vraies difficultés et notamment le drame du chômage, certains disaient que la situation de Val-de-Reuil s’était déjà considérablement améliorée en termes d’implantations d’entreprises, de qualité du paysage, de sécurité garantie. Plus de la moitié des crédits étaient fléchés vers l’Ile-de-France et ses banlieues en difficulté : PACA soumis à la violence, la périphérie de la métropole lilloise, les bassins industriels de l’Est du pays confrontés à l’agonie de la sidérurgie et du charbon, les DOM-TOM oubliés des deux premières campagnes. On prédisait à la Ville qu’elle ne serait retenue, au mieux, que parmi les plans régionaux beaucoup plus limités, beaucoup moins dotés.

La sélection de Val-de-Reuil n’est donc que plus méritante et plus heureuse. Comment s’est-elle faite alors que Vernon, les Andelys et Louviers n’y sont pas, alors que Evreux-Nétreville profite de la porte ouverte par sa cadette de Gauche ? Sur trois arguments.

Sérieuse, solide et solidaire, Val-de-Reuil a joué le jeu qui lui était proposé, respecté les règles, privilégié l’efficacité et cela méritait récompense. Le parcours a été accompli tel qu’il avait été balisé par les architectes conseils de la Ville au premier rang desquels Philippe Vignaud. La maquette de l’ANRU a été scrupuleusement suivie ainsi qu’elle avait été définie avec l’agence jusqu’à la construction du théâtre devenue indispensable.

Le budget municipal a su donner la priorité aux opérations labellisées ORU quitte à retarder d’autres réalisations sans doute plus gratifiantes pour des élus, mais moins porteuses de subventions, moins indispensables. Lorsque des collectivités se sont montrées défaillantes ou réticentes, la Ville a pris leur relais devenant un des financeurs les plus importants de son propre redressement.

Enfin Val-de-Reuil a toujours accepté les audits, les vérifications, les contrôles de ses tutelles emportant leur confiance, acceptant que, chaque semaine, habitants, bailleurs, agents des services sociaux et techniques de la ville effectuent « un diagnostic en marchant » pour vérifier la bonne marche des chantiers, et réalisant un des cinq plans stratégiques locaux réalisés dans l’hexagone, dispositif créé par l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU) et l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ACSé), pour marquer la fin des travaux du renouvellement. La transparence était au rendez-vous.

Ouverte sur l’extérieur, citée en exemple par l’Agence, offrant la preuve par l’exemple d’une opération maîtrisée, la Ville a pu dans les derniers jours compter sur son réseau d’appuis et d’amis. Le Président de la République, en premier lieu, venu le 5 janvier 2013 inspecter une «opération de renouvellement urbain réussie» n’a pas oublié la promesse qu’il avait faite au maire qui le recevait. Laurent Fabius qui, depuis Grand Quevilly ou au Gouvernement, a toujours apporté à la commune son aide, ses conseils, sa force tranquille et son expérience unique, a mis, comme d’autres de ses collègues, son poids dans la balance

Les ministres de la Ville ont été décisifs :  Patrick Kanner évidemment qui a donné son feu vert, Myriam El Khomry qui annonce déjà sa venue prochaine dans la ville, Jean-Louis Borloo téléphonant et bondissant pour son “bébé rolivalois”, Claude Bartolone agissant et protégeant son action initiale. Combien de rencontres faites avec Fabrice Barbe, Catherine Duvallet, Fadilla Benamara, Jean-Jacques Coquelet, d’antichambres en bureaux parisiens, ont-elles permis de construire ce résultat collectif fondé sur le courage des habitants et la compétence des agents de la Ville ?

Que ferons-nous de cette chance ? Comment utiliserons-nous cet argent ? Vers la croissance, vers l’emploi, vers le développement, vers la modernité. Les immeubles du Mail pourront être refaits. Le prolongement de la dalle jusqu’à la Gare sera permis. La maison des services publics sera  réalisée.  « L’îlot 14 » sera enfin investi par des commerces.

Aujourd’hui Val-de-Reuil a gagné le droit d’envisager son existence avec optimisme pour les six prochaines années. À titre personnel, j’ai l’impression, en ayant réussi à qualifier ma Ville trois fois dans un processus difficile, d’avoir rempli précisément ma tâche, mérité la confiance que les Rolivalois ne m’ont jamais refusée, atteint l’objectif que je m’étais fixé : tout faire pour le bien de ma Ville et de ses habitants. J’en suis très fier. J’ai tenu mes promesses. J’ai rempli mon contrat. Retroussons-nous les manches et travaillons.

Marc-Antoine JAMET

Le courrier de Patrick Kanner, Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports et de Myriam El Khomri, Secrétaire d’Etat chargée de la politique de la Ville informant Marc-Antoine Jamet, Maire de Val-de-Reuil, « que le quartier Germe de ville est retenu dans la liste des sites à enjeu national

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La 1ère pierre de la nouvelle gare SNCF posée !

Le 13 novembre 2014, la première pierre de la nouvelle gare SNCF de Val-de-Reuil a été posée avec tous les partenaires qui ont contribué à sa « rénovation-reconstruction »

La 1ère pierre de la gare est posée !
La 1ère pierre de la gare est posée !

Etat, Région, Département, Agglomération Seine-Eure et Ville de Val-de-Reuil, SNCF et RFF se sont unis pour le bien commun. Au-delà des 1300 usagers de la gare de Val-de-Reuil qui l’empruntent chaque jour, c’est tout un territoire, une Région qui vont bénéficier de ce projet historique qui change la vie et la Ville.

Plus moderne, plus accessible, plus accueillante, répondant aux critères du développement durable, gagnant en convivialité et en services (ascenseurs, escalier couvert, 460 places de parking gratuites, commerces…), elle sera le point d’orgue d’un projet plus global voulu par la municipalité. Un nouveau quartier à l’Est de la Ville se créé en effet autour d’elle.

Un nouveau quartier avec :
une activité économique accrue : 4 bâtiments de 1500m² chacun, projet porté par SPie Batignolles dans le cadre du quartier numérique de la Caisse des Dépôts et Consignations  proposant une offre immobilière attractive pour les entreprises du numérique ;
des logements, locatifs ou en accession, la Chênaie, l’éco village des Noës, Altitude lotissement, dont le classement récent en zone « B2 » récompense le fruit de l’effort massif de rénovation urbaine mené à Val-de-Reuil. Promoteurs et investisseurs avaient fui et déserté la Ville à la fin des années 1990. Ils reviennent avec la réussite de l’opération de renouvellement urbain, puisque 1 000 nouveaux logements ont été créés depuis 2001.
des activités ludiques, sportives et culturelles avec le théâtre de L’Arsenal d’une capacité de 550 places assises, réalisé par l’architecte Jean-François Bodin, qui ouvrira ses portes au second semestre 2015, avec Toukiland et le futur complexe de futsal ;
des services publics à proximité avec le Centre Technique Municipal, la maison du département, la mairie et le CCAS rénové….

La ville rejoint sa gare dans ce projet d’intérêt général et d’avenir répondant aux attentes et aux besoins des usagers de Val-de-Reuil et de son agglomération et renoue ainsi avec le « projet initial » de l’aube des années 1970. Pas décisif vers les 20 000 habitants, cette nouvelle gare c’est une nouvelle page de l’histoire. Val-de-Reuil continue d’entrer en confiance et en exemplarité dans le XXIème siècle.

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Moderne, accessible, accueillant, le CCAS rouvre ses portes après un an de travaux

Depuis 14 ans, Val-de-Reuil est engagé dans une vaste entreprise de modernisation/réhabilitation de ses services publics pour de meilleures conditions de travail des agents et un meilleur service rendu aux habitants.

Le CCAS rénové
Le CCAS rénové

Après les services techniques, qui ont campé pendant longtemps à Léry et qui sont logés désormais aux “Ateliers” près  de la Gare, après le service des sports aujourd’hui hébergé, pour le rentabiliser, au stade couvert Jesse Owens, avant le transfert du service culture au théâtre de l’Arsenal et l’ouverture du nouveau poste de police municipale, le Centre communal d’action sociale (CCAS), structure clé des solidarités rolivaloises, ouvert aux usagers des communes voisines, vient d’accomplir sa mue.

Pour offrir des conditions d’accueil et de service bien meilleures, voire idéales, les locaux du CCAS et du Centre social Jacques Monod ont été entièrement rénovés au cours des douze derniers mois sous maîtrise d’ouvrage de la Ville, suivant le très beau projet de l’architecte Emmanuelle LEGO associée aux entrepreneurs locaux. Transféré rue pierre première et rue du Pas des Heures depuis début 2013, les portes du CCAS ont rouvertes le 31 mars dernier. L’entrée du public se fait désormais Place aux Jeunes, sur le côté de la piscine municipale, permettant de renforcer la fréquentation, l’animation et la sécurité de la dalle, en complémentarité avec les autres services publics et activités déjà présents sur cette place.

Le nouveau CCAS est maintenant entièrement accessible aux personnes en situation de handicap. Un large ascenseur permet l’accès aux deux étages et des rampes aux sous-sols réaménagés. Une vraie confidentialité est instaurée grâce à des espaces distincts et dédiés aux différents services. Des bancs de consultations internet s’intercalent entre les différents pôles (emploi, famille, logement…). Un design très moderne, particulièrement lumineux, coloré et écologique, comme en témoigne le mur végétal de l’escalier central, fait du nouveau CCAS un espace très accueillant et chaleureux. Par un pari audacieux, l’architecte a fait disparaître les cloisons, introduit de la douceur dans les circulations, de la clarté dans les plafonds. Un mobilier en bois blond accompagne cette transformation. Des cloisons en polystyrène alvéolés ménagent la discrétion des bureaux tout en jouant des transparences. Des sols colorés rompent la monotonie malheureusement habituelle à ce type d’administrations. C’est une autre ambiance, une autre atmosphère, synonyme d’un service public moderne et humain qui est mis à la disposition des 15.000 citoyens de la Commune.

Plus spacieux, plus convivial, plus accessible, plus gai et contemporain aussi, l’Espaces Jacques Monod et le CCAS accueillent aussi dans leurs locaux le Point d’accès au droit avec ses services juridiques, d’information et d’orientation. C’est un premier pas. Le nouveau CCAS a été agrandi et conçu pour être en capacité d’accueillir et de faire revenir plus de permanences sociales à Val-de-Reuil. C’est la priorité de notre travail social pour les années à venir. Ce nouveau bâtiment municipal est un atout pour que cette volonté se concrétise.

Enfin, pour les agents qui y travaillent, le nouvel espace Jacques Monod est un outil de premier ordre. Il est sécurisé, lumineux, confortable, digne des missions difficiles et indispensables qu’ils accomplissent et qu’ils peuvent exercer désormais dans les meilleures conditions, en pouvant recourir à des espaces personnels ou collectifs réservés,  (douches, vestiaires, salle de détente, etc.).

L’inauguration de ce nouveau bâtiment municipal aura lieu dans les prochaines semaines. Les Rolivalois et leurs voisins peuvent d’ores et déjà demander à le visiter. Il compte, pour les associations, une salle de réunion agréable et agrandie à leur disposition.

TOUT SAVOIR SUR LE CCAS DE VAL-DE-REUIL

Consulter notre page sur le Centre Communal d’Action Sociale

Pour écrire au CCAS

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A Val-de-Reuil, demain se construit déjà aujourd’hui

A Val-de-Reuil, demain se construit déjà aujourd’hui

TRAVAUX EN COURS ET A VENIR

Le futur Théâtre de l'Arsenal
Le futur Théâtre de l’Arsenal
Le CCAS totalement rénové
Le CCAS totalement rénové
Un gare plus sûre, accessible et moderne
Un gare plus sûre, accessible et moderne
Un espace de loisirs "C Gonflé"
Un espace de loisirs “C Gonflé”
La rénovation des immeubles du quartier de la gare et rue Grande
La rénovation des immeubles du quartier de la gare et rue Grande
La construction, en entrée de ville, de 8 commerces et 20 logements supplémentaires
La construction, en entrée de ville, de 8 commerces et 20 logements supplémentaires
La construction de 32 nouvelles maisons individuelles
La construction de 32 nouvelles maisons individuelles
La construction d'une nouvelle maison pour la santé avec une pharmacie
La construction d’une nouvelle maison pour la santé avec une pharmacie
La construction d'un éco-quartier avec 98 logements, une crèche, un parc écologique, une halle de marché bio
La construction d’un éco-quartier avec 98 logements, une crèche, un parc écologique, une halle de marché bio
Après la rénovation totale des bassins, création d'un nouvel espace d'accueil à la piscine
Après la rénovation totale des bassins, création d’un nouvel espace d’accueil à la piscine
La construction d'un nouveau poste de police municipale sur la dalle
La construction d’un nouveau poste de police municipale sur la dalle

TRAVAUX ACHEVÉS :

– Rénovation de la rue Grande
– Rénovation du parvis de la mairie
– Voirie de la rue du Pas des Heures
– Rénovation du secteur Cour d’Ariane
– Résidentialisation des immeubles D – rue Septentrion
– Résidentialisation des immeubles K – rue de Pas des Heures
– Entretien de la piscine (1ère tranche)
– Les « Ateliers de Val-de-Reuil », centre technique municipal
– L’hôtel d’entreprises – ancien Foyer des 4 Soleils
– Le nouveau local du canoë-kayak, voie Marmaille

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Mardi 28 août, pas moins de deux préfets avant que Val-de-Reuil ne change de visage

Mardi 28 août, pas moins de deux préfets avant que Val-de-Reuil ne change de visage

A la veille de l’été, alors qu’il inspectait le centre de la deuxième chance (EPIDE) implanté dans la ville nouvelle, Pierre de Bousquet, le nouveau Préfet de la région Haute-Normandie, avait fait part de son intention de visiter Val-de-Reuil avec son collègue de l’Eure Dominique Sorain à la rentrée. Ce n’est pas une visite anodine. L’Etat et la Ville Nouvelle sont liés. Par leur histoire commune, faite de hauts et, parfois, de bas, depuis plus de trente ans. Par l’importance de la présence des services de l’Etat dans la ville : le centre de détention qui est un des  premiers employeurs publics du département, le bassin d’essai des carènes qui, pour la DGS et le ministère de la défense, continuent de se développer, le second SDIS de l’Eure, le commissariat de circonscription fleuron des services départementaux de la police, l’EPIDe, un des rares établissement public d’insertion de la Défense, qui plus est l’un des plus importants de France en taille, parmi d’autres exemples. Val-de-Reuil est également pour l’Etat un partenaire exemplaire d’une opération de renouvellement urbain souvent citée en exemple par l’ANRU et l’ACSé.

Cette visite intervient à un moment clé. La rentrée 2012/2013 marquera un tournant pour la plus jeune commune de France. Dans les cycles urbains, au cours d’un mandat municipal, il y a les années pour les prospections et pour les études. Puis il y a les années pour les constructions et les chantiers. L’année qui s’ouvre appartient à la seconde catégorie. Avec l’aide de la Région Haute-Normandie et du Conseil général de l’Eure, à la rentrée 2013/2014, Val-de-Reuil aura de nouveau changé de visage. Dès lors l’enjeu de cette visite était d’obtenir quitus du travail réalisé, quitus nécessaire pour que les représentants de l’Etat partagent et accompagnent l’équipe municipale dans la réalisation de ses nouveaux objectifs. C’est un examen de plus pour une ville qui doit relever des challenges puisque rien ne lui est jamais acquis.

Après un traditionnel accueil républicain en mairie, cinq étapes ont été programmées sur le parcours des préfets qui ont rencontré, au fil des étapes, les acteurs de la rénovation urbaine et de la vie rolivaloises. Ces haltes ont donné un aperçu et constitué un témoignage des enjeux d’urbanisme, de technologie, de service public, d’emploi, de logement, de vivre-ensemble qui sont les axes de travail de la commune depuis 2001. Ils demeurent les fondements de la politique municipale pour les années à venir.

– Etape 1 : Devant le nouveau Centre technique municipal, les “Ateliers de Val-de-Reuil”, en présence de l’architecte américain Jim Cowey qui les a réalisés, la première halte a présenté une vue d’ensemble du futur quartier Est de la Ville, autour de la gare SNCF qui sera rénovée à partir de janvier 2013, autour du projet d’internat d’excellence, de l’éco-quartier qui verra le jour sur les bords de l’Eure à partir de fin 2012, du futur théâtre de l’Arsenal qui deviendra le deuxième voire le premier théâtre de l’Eure et dont les plans ont été commentés par leur concepteur, l’architecte Jean-François Bodin, préfigurant la future zone tertiaire des Noés.

Etape 2 : Une des places structurantes de la dalle piétonne, la place aux jeunes, accueillera dans les mois à venir, les travaux ont débuté, le CCAS rénové et le nouveau poste de Police municipale, tandis que la piscine verra la fin de sa rénovation. Les maquettes et projections de synthèse, réalisées par l’architecte-décoratrice Emmanuelle Lego, ont servi de socle à la discussion.

Etape 3 : Un des grands paris du renouvellement urbain à Val-de-Reuil est la réimplantation d’activités économiques en cœur de ville. Bernard Malecamp, architecte, a présenté l’édification d’un nouvel hôtel d’entreprises. Il accueillera notamment médecins, architectes et notaires qui, pour la plupart, ont déjà réservé leur emplacement.

Etape 4 : Le logement est la première réussite du travail mené depuis 2001. Il doit être poursuivi, en particulier dans les quartiers de copropriétés dégradées comme celle de La Garancière dans le quartier de la grosse borne qui fait aujourd’hui l’objet de projets de réhabilitation.

Etape 5 : la visite s’est achevée  Place des Quatre Saisons, à deux pas du futur centre-ville de la cité contemporaine, un centre-ville qui n’existe pas aujourd’hui de manière satisfaisante. Il y sera question de projets de mixité urbaine et fonctionnelle regroupant commerces, logements, équipements publics et activités de services.

Sur chaque halte, une photographie du site “avant travaux” a témoigné des changements, avancées et transformations réalisés en 10 ans. Ces éclairages ont vocation à être pérennisés par l’installation de bornes sur l’histoire de la ville. Val-de-Reuil n’est pas Rouen, Dieppe, Le Havre ou Paris mais mérite que son histoire, son identité, même récentes, soient partagées et connues des visiteurs comme des habitants.

Cette visite est une marche supplémentaire dans le travail commun entre la Ville Nouvelle et l’Etat vers un PNRU 2 (programme de rénovation urbaine de seconde génération). La prochaine visite préfectorale est déjà inscrite. Elle aura lieu le 24 septembre pour la tenue d’un Comité local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD). Tous les partenaires sociaux, éducatifs et de sécurité de la Ville, services de l’Education Nationale, de la protection judiciaire de la jeunesse, du Conseil général, entre autres, y participeront sous la présidence de M. le Préfet de l’Eure et de Mme la Sous-préfète des Andelys. Les élus des communes voisines, parce que ce travail exige coopération et proximité, seront comme à l’accoutumée associés. La confiance des partenaires de Val-de-Reuil à son égard est pour elle un gage de réussite. L’Etat n’est pas des moindres. Il est, historiquement, le premier partenaire de la Ville.

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Les rencontres de Val-de-Reuil sur les enjeux de l’Anru

Les rencontres de Val-de-Reuil sur les enjeux de l’Anru

La Maison de l’Architecture de Haute-Normandie proposait durant le mois de mars un regard pluriel sur l’architecture contemporaine et l’urbanisme, à travers près de 100 évènements programmés dans une trentaine de villes et collectivités. La conférence sur “Les enjeux de l’Anru” clôturait ce mois attendu dorénavant chaque année, tant par les professionnels que par les habitants.

Déconstructions, constructions de nouveaux logements et d’équipements publics, requalifications de voiries, autant de projets aux conséquences tant résidentielles, urbanistiques, environnementales qu’esthétiques. Les concepteurs, acteurs de terrain et élus ont témoigné de leur expérience et de leurs projets autour de Chantal Talland, anthropoloque urbaine, directrice des Ecoles de la rénovation urbaine et de Marc-Antoine Jamet, maire de Val-de-Reuil.

(Contact Maison de l’Architecture de Haute-Normandie : 02 35 71 85 45 et contact@mdahn.fr)

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LE PSL (plan stratégique local) : trois lettres pour un avenir, celui de la Ville !

LE PSL (plan stratégique local) : trois lettres pour un avenir, celui de la Ville !

Val-de-Reuil a de la chance. Ou plutôt, elle a su ces dernières années la susciter. Elle fait partie des 10 villes de France qui ont été choisies pour expérimenter le Plan Stratégique Local, dispositif créé par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) et l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (Acsé). Celui-ci a pour but de  définir les orientations de développement de la ville pour pérenniser les investissements réalisés depuis 10 ans dans le cadre du renouvellement urbain.

Pour mener à bien ce projet, la commune organise régulièrement des rencontres d’habitants, d’élus, de professionnels, de partenaires pour imaginer ensemble ce qui pourrait être l’avenir de notre ville.

Les deux premiers ateliers furent un succès.

Le 8 mars, le premier atelier intitulé « urbanisme et habitat » a réuni plus de 40 personnes. Habitants, architectes, urbanistes, bailleurs, élus ont échangé durant deux heures sur les acquis du renouvellement urbain, ses limites et donc les nouveaux objectifs à atteindre : poursuivre le développement jusqu’au nouveau quartier de la gare, créer des lieux de convivialité, diversifier les fonctions et l’offre de logements…

Le 12 mars, le second atelier sur les politiques sociales a réuni 30 personnes : représentants du Conseil Général, de la CAF, de la DDCS, des organismes d’emploi mais aussi  élus, habitants et techniciens. Les forces et faiblesses de la situation sociale du germe de ville ont été évoquées et la discussion a permis d’identifier les objectifs que devra atteindre notre politique sociale dans les 5 à 10 ans à venir : créer des lieux ressources pour les nouveaux arrivants, lutter contre la précarité et le chômage, favoriser la mixité sociale dans les quartiers…

Le prochain atelier est programmé à la salle d’exposition de la Médiathèque et concerne le
développement économique et commercial. Ce sera le lundi 26 Mars à 18h00.

Au mois d’Avril enfin, le bilan de ces réunions sera présenté en séance plénière, c’est-à-dire à l’ensemble des personnes qui ont participé aux ateliers. Ce sera l’occasion de présenter le scénario de développement retenu pour notre ville. Vous pouvez y participer. Contactez-nous !

Renseignements : 02 32 09 51 70  – dkane@valdereuil.fr

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Visite de Dominique Sorain, Préfet de l’Eure

Visite de Dominique Sorain, Préfet de l’Eure

Visite de Dominique Sorain, Préfet de l’Eure, dans la plus jeune commune de France.

La longue visite de la ville, notamment du périmètre de l’ANRU (ici photo du tour de dalle), que le représentant de l’Etat avait tenu à inscrire dès le premier jour de son agenda 2012,  a permis de présenter les différentes opérations qui ont conduit à la réussite du projet mené depuis dix ans (rénovation de la moitié du parc de  logements de la commune, résidentialisations multiples, chauffage durable et économique, rénovation de très nombreux espaces et équipements publics, etc.) et les enjeux d’un second programme de rénovation urbaine sur Val-de-Reuil (réhabilitation du quartier du Mail, développement du commerce, emplois nouveaux…) qui prolongerait cette action.

Le Préfet a noté le taux d’achèvement des travaux de la ville nouvelle qui est de 95% et qui justifie que Val-de-Reuil est aujourd’hui chargée par l’ANRU de rédiger un « Plan stratégique local », visant à définir avec les habitants le scénario de développement urbain qui pourrait faire l’objet d’un second plan avec de nouveaux crédits du Ministère de la Ville. Val-de-Reuil est à ce jour la seule ville de France à avoir entamé cette démarche.

Les élus rolivalois ont également échangé avec le Préfet sur les dossiers en cours, dont l’internat d’excellence, la situation de M’Real et de Tyco. Ils ont enfin présenté le nouveau quartier qui s’étendra de la mairie jusqu’à la gare avec un éco-village de 100 logements, un espace résidentiel de 60 lots à construire, le futur théâtre de l’Arsenal, les nouveaux ateliers municipaux et une surface commerciale.

 

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Débat d’orientations budgétaires 2012

Débat d’orientations budgétaires 2012

Au Conseil Municipal de la Saint-Urbain, le 16 décembre dernier, le Maire de Val-de-Reuil, Marc-Antoine JAMET, a animé le Débat d’Orientations Budgétaires qui encadrera les choix économiques et financiers de la Ville pour 2012 (voir graphiques). Il a rappelé ses engagements fondamentaux auprès des habitants qu’il entend respecter : pas d’augmentation des impôts pour la 12ème année consécutive, maintien d’un investissement fort, maîtrise des dépenses de fonctionnement, désendettement, renouvellement urbain et proposé pour y parvenir un ensemble de propositions que vous pouvez consulter.

12 pistes pour faire des économies en 2012

La crise des finances publiques oblige les collectivités locales à réagir, prévoir, anticiper. Il nous faut dégager des économies. La dynamique de désendettement initiée en 2001 doit se poursuivre. La fiscalité ne doit pas augmenter. L’investissement doit rester soutenu. Des économies doivent être réalisées sur les dépenses de fonctionnement. Le budget 2012 a vocation à conforter, accompagner, assoir ces quatre engagements.

Proposition 1 : refuser une augmentation de la fiscalité pour la 12ème année consécutive.

Proposition 2 : renforcer la politique foncière de la Ville pour accroître ses recettes.

Proposition 3 : créer une fondation « Val-de-Reuil pour l’école » donnant la possibilité à un mécène privé de financer projets et matériels dans les écoles de la Ville.

Proposition 4 : réduire de 10% l’ensemble des dépenses de charges courantes à caractère général dans le budget municipal.

Proposition 5 : systématiser les mécanismes de rationalisation des commandes et les mises en concurrence.

Proposition n°6 : renégocier les contrats en cours de la collectivité

Proposition n°7 : réorganiser l’organigramme municipal pour tenir compte des besoins nouveaux des Rolivalois.

Proposition n°8 : instaurer pendant six mois un moratoire des recrutements sauf exception.

Proposition n°9 : verser les subventions aux associations sportives et culturelles à hauteur de 80%. Le solde restant le sera ultérieurement et sous conditions.

Proposition n°10 : diminuer le montant de dette d’1 million d’euros en 2012 pour atteindre 35 millions d’euros contre près de 60 millions d’euros il y a 10 ans.

Proposition n°11 : faire de l’obtention d’un Programme national de rénovation urbaine de deuxième génération (PNRU 2), comme en 2001 avec l’intégration de Val-de-Reuil à la démarche du renouvellement urbain, l’axe structurant de la stratégie municipale pour 2012 et les années à venir.

Proposition n°12 : Définir le « Plan stratégique local » de Val-de-Reuil, document de projection sur les scenarii possibles de développement de la ville, document nécessaire à l’obtention d’un PNRU 2 et des crédits qui s’y rattachent.

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La rénovation de la gare de Val-de-Reuil peut commencer

La rénovation de la gare de Val-de-Reuil peut commencer

Beaucoup de mails, de lettres, de blogs ont récemment servi de véhicules à des contre-vérités, des inexactitudes, des mensonges sur l’avenir de la gare de Val-de-Reuil. Plus on s’approchait du moment de vérité où ces supercheries et leurs auteurs allaient être démasqués et plus ils s’enfermaient dans l’irréalité, un peu comme ces généraux des âges passés qui manœuvraient des armées sur une carte sans que personne n’ose leur dire qu’elles avaient depuis belle lurette disparu. il n’en demeure pas moins que la rumeur est toujours insidieuse et que certains, ne pouvant imaginer qu’un tel galimatias avait pour raison les élections législatives qui auront lieu dans six mois, se laissaient parfois prendre.

La Région Haute-Normandie a donc dû publier lundi 7 novembre 2011 un communiqué confirmant que la gare de Val-de-Reuil sera intégralement rénovée.

Des points importants sont repris dans ce texte qui confirment ce que disait les partisans du projet : le maintien de la présence humaine aux guichets sera une condition de la signature convention Région-SNCF, la création d’ascenseurs à forte capacité apportera enfin une réponse aux difficultés des mères de familles, des personnes à mobilité réduite, des gens âgés (c’est un programme que la Case ne financera pas), l’hypothèse des escaliers mécaniques est écartée compte tenu de leur coût, des délais qu’ils exigent, de leur dangerosité, de leur non réponse aux justes exigences des personnes handicapées et de leur absence de dimension HQE. L’aménagement des alentours à commencer par les parkings sera fait rapidement. Un plan de financement a été validé qui voit la commune de Val-de-Reuil financer autant cet équipement que RFF, fournir un quart des ressources que consentiront les collectivités situées sur le territoire de l’établissement public intercommunal et participer à deux phases de ce chantier qui en compte trois, comme la Région. La Ville assurera notamment une véritable sécurité à la gare en l’incluant dans son dispositif de vidéo vigilance et en y installant un éclairage neuf.

Les trois conditions pour accélérer la rénovation de la gare sont donc remplies. Elle a désormais un projet, un calendrier et un budget. C’est une excellente nouvelle pour les habitants de toutes les communes de l’agglomération.

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Le futur Centre Technique Municipal va voir le jour

Le futur Centre Technique Municipal va voir le jour

Le chantier des “ateliers de Val-de-Reuil”, nouveau centre technique municipal de la commune, est lancé à côté de la gare.

A Val-de-Reuil, ville nouvelle créée en 1975, plus jeune commune de France, où tout était à construire, où par définition la dépendance au service public est forte, des ateliers ont rapidement été construits. Dans l’urgence, ils le furent sur la commune de Léry.

35 ans plus tard la ville a grandi, ses équipes se sont étoffées, les tâches se sont multipliées et diversifiées. Il fallait donc :
• rendre le terrain à Léry, conformément à la demande légitime de son maire Robert Ozeel ;
• offrir aux techniciens de la ville de nouvelles et meilleures conditions de travail, plus adaptées, plus confortables, plus rationnelles ;
• densifier l’aménagement de l’Avenue des Falaises entre le centre-ville rénové, la gare SNCF reconstruite et securisée, un nouveau théâtre de 550 places et des programmes immobiliers (La Chesnaie 3, 60 logements le long de la chaussée des Berges, 30 logements de la SCI La Ferté ou à proximité du collège Pierre Mendès France le futur « éco-quartier ») ;
• poursuivre la démarche locale de préservation de l’environnement en édifiant des bâtiments aux normes HQE équipés de panneaux photovoltaïques.

Tout contribuait à faire de la construction du Centre Technique Municipal une priorité du mandat de l’actuelle municipalité. Cette ambition a amené la Municipalité à retenir le projet de l’architecte américain James Cowey, architecte de renommée internationale du cabinet Studios Architecture. La livraison des travaux est prévue en mai 2012.

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Projets de rénovation urbaine – 2011

Projets de rénovation urbaine – 2011

 

Dernière revue de projets ANRU à Val-de-Reuil
2001-2011 : dix ans de renouvellement urbain et toujours des projets dans la ville nouvelle

Vendredi 16 septembre aura lieu sur l’esplanade de la Mairie de Val-de-Reuil, à partir de 14h00, la dernière des revues de projets ANRU du cycle de rénovation urbaine lancé il y a 10 ans par Claude Bartolone, Ministre de la Ville, et Marie-Noëlle Lienemann, Ministre du Logement, amplifié par Jean-Louis Borloo, Ministre de la Ville. Cette réunion sera placée sous la présidence de Mme Fabienne Buccio, Préfète de l’Eure, et se tiendra en présence de M. Patrick Gaubert, Président du Haut Conseil à l’Intégration.
Elle sera l’occasion, avec l’ensemble des professionnels et des partenaires du renouvellement urbain, de faire le bilan du processus engagé sur la ville depuis 2001. Rétrospectivement, il est clair qu’il a constitué le principal axe de travail de la municipalité sur cette période. Il s’agit donc de tirer le bilan de la décennie passée, mais aussi d’envisager la décennie à venir.
Car, à cette occasion, comme un signe prometteur, sera lancé le premier comité de pilotage du « plan stratégique local » de Val-de-Reuil, démarche inédite conjointe à l’ANRU et à l’ACSE  et qui vise imaginer la suite à donner au processus de renouvellement urbain. Val-de-Reuil est, parmi les 390 villes à avoir signé une convention ANRU, parmi les 100 villes dont la convention arrive à échéance, l’un des 10 seuls sites retenus pour cette expérimentation. Le comité de pilotage lancé vendredi 16 septembre sera le premier en France. Pour la Ville, pour ses équipes et pour ses habitants, c’est une récompense, celle du travail accompli depuis dix ans, c’est un encouragement, celui à continuer d’y consacrer ses forces et son énergie, c’est un signe, celui qui marque le succès partout reconnu de cette opération difficile, c’est un espoir, celui de l’obtention de nouveaux crédits dans le cadre d’un Programme national de rénovation urbaine de deuxième génération (PNRU 2) qui pourrait être annoncé par le Ministre de la Ville au mois d’octobre.

Qui a financé l’ANRU de Val-de-Reuil ?

Alors que le programme s’achève, c’est une question fondamentale. Les bailleurs sociaux ont financé leurs opérations respectives –essentiellement de la réhabilitation de logements- pour un montant total de 33 millions d’euros, mais c’est l’Agence nationale pour le renouvellement urbain qui s’impose comme le premier financeur de la rénovation urbaine de Val-de-Reuil avec 28,6 millions d’euros. La Ville de Val-de-Reuil vient en deuxième position, à hauteur de 10,8 millions d’euros, puis les collectivités locales partenaires : le Conseil général de l’Eure qui a financé 8,4 millions et la Région Haute-Normandie 4,3 millions d’euros. La Communauté d’agglomération Seine-Eure a financé 5,5, millions d’euros, auxquels s’ajoutent les 1,2 million provenant de l’excédent de l’Etablissement public de la Ville nouvelle. Il faut également comptabiliser, entre autres, les contributions du FEDER (malgré les fonds perdus pendant la brève période où la Ville ne gérait plus le projet) et de la Caisse des dépôts et consignations. Le coût global de l’opération est estimé en fin de convention à 93,4 millions d’euros.
 
Grâce à ces financements, ces dix années ont permis à la ville de se transformer, se recoudre, se moderniser et à ses habitants de se projeter vers l’avenir. Ceux-là se sont vus offrir une deuxième chance qui était aussi une réponse aux quatre objectifs fixés par l’ANRU : réhabiliter les logements et éviter la dégradation sociale, revaloriser l’ensemble urbain et faire de la dalle un espace de convivialité, modifier les équipements publics pour améliorer le cadre de vie, aider les publics en difficulté. Le renouvellement urbain à Val-de-Reuil a ceci de spécifique qu’il a porté, chose rare, sur un centre-ville, qui plus est d’une ville nouvelle. Val-de-Reuil, ville classée parmi les dix villes les plus pauvres de plus de 10 000 habitants, a gagné le droit d’envisager son développement avec optimisme.

Réhabiliter les logements et éviter la dégradation sociale

Avec un taux de réalisation supérieur à 90%, les 53 opérations retenues au titre du renouvellement urbain à Val-de-Reuil ont en effet permis de donner un nouveau visage à la ville. L’effort premier a porté sur le logement : 217 démolitions, 101 constructions de logements neufs, la réhabilitation de 2 035 logements sur les 4 867 existants (soit 40% de l’habitat défini dans le périmètre de l’ANRU sur Val-de-Reuil). Cette dynamique a généré un phénomène d’entrainement puisque 1 124 logements ont eux aussi été réhabilités hors ANRU. Ce sont donc 3 273 logements qui ont été réhabilités en dix ans, soit 67% de l’habitat de la ville.
Au-delà du travail réalisé par les bailleurs sociaux (Eure Habitat, IBS, Siloge, etc.) qui jadis, rappelons-le, avaient déserté la ville, Val-de-Reuil a retrouvé un marché dynamique d’accession à la propriété : 580 logements neufs ont été construits et 1 000 autres sont en projet. La ville tend désormais vers une mixité du logement puisque de 93% de logements sociaux en 2011, cette proportion a été réduite à 62%. Un cercle vertueux s’est ainsi enclenché, que l’on retrouve dans les chiffres d’une démographie en expansion, la plus dynamique des communes de l’Eure.  

Revaloriser l’ensemble urbain et faire de la dalle un espace de convivialité

L’espace public a également bénéficié du renouvellement urbain. 48 200 m² de voirie ont été réhabilités. 40 000 m² d’espaces verts ont été créés et 500 arbres ont été plantés. Un « jardin sportif » a été implanté au cœur de ville, ainsi qu’un nouveau parc, le parc des cerfs-volants.
Le chantier de la dalle fut central. La rue Grande, transformée en promenade paysagère et arborée en est le symbole. Un symbole de tranquillité. De sécurité. De sérénité. La dalle redevient un lieu où l’on se promène. Les meilleurs architectes, Philippe Vignaud, Jean-Jacques Ory, Manuel Guislain et bien d’autres nous y ont aidés.

Modifier les équipements publics pour améliorer le cadre de vie

1 167 logements ont été équipés de l’eau chaude sanitaire solaire et ont également bénéficié d’isolation thermique. Certains sont désormais considérés comme les logements les plus écologiques de l’Eure. Le chauffage au gaz en attendant la fibre optique a fait son apparition. Les paraboles individuelles ont été remplacées par des paraboles collectives. Des parkings sous-terrain ont été rénovés et sécurisés. L’ancien éclairage public, onéreux et peu esthétique, a été remplacé par des candélabres télé-gérés de façon à réduire, de 30%, la consommation énergétique de la ville.
La diversification des services publics a fait l’objet d’une attention prioritaire. Un commissariat de police a été créé, tandis que le centre de secours incendie rejoignait la Ville. Nombre de crèches, écoles, collèges et lycées a été réhabilité. Le collège Alphonse Allais, comme le fut l’école Louise Michel par l’architecte Jean-Michel Wilmotte, fut entièrement reconstruit. Le lycée Marc Bloch, réhabilité par Patrick Mauger, est régulièrement classé 1er lycée du département de l’Eure.
Les espaces culturels ont également profité de ce programme de renouvellement urbain. La création d’une école de musique moderne servant également de lieu d’enregistrement pour les musiciens professionnels et amateurs, tout comme la réhabilitation intégrale de la médiathèque au cœur de la dalle, où les ouvrages sont aujourd’hui gratuits pour l’ensemble des habitants de l’agglomération, en sont des exemples phares.  

Aider les publics en difficulté

La réhabilitation des logements a contribué dans le cadre du renouvellement urbain à l’insertion des habitants et répondu à une demande de logement très forte qui a été accompagnée par les services sociaux de la ville d’une politique de maintien dans les lieux. 6 postes de médiateur ont été créés en emplois-passerelles pour encourager un dialogue entre les habitants et les représentants des institutions et pour développer de nouvelles modalités d’animation et de prévention auprès des jeunes. Des permanences hebdomadaires ont été instaurées pour recevoir les habitants désireux d’obtenir des informations ou d’expliquer leurs éventuels problèmes liés à la durée des travaux. Un programme d’insertion a été mis en œuvre avec la création de 20 emplois sur les chantiers ANRU de la ville.

Toujours des projets pour aujourd’hui et demain : vers un PNRU 2

La ville de Val-de-Reuil a encore de grands chantiers en cours avec, par exemple, son extension vers l’est. Plusieurs projets incarnent ce mouvement dont la construction de l’éco-village des Noës, un projet novateur de 100 logements conçus en basse consommation, zéro énergie et sans aucun impact sur l’effet de serre, avec, entre autres équipements, une nouvelle crèche entièrement écologique. Parce que la ville se prolongera jusqu’à ses pieds, la gare SNCF sera totalement rénovée à l’horizon 2013 et des bureaux autour devraient y être implantés. La première pierre du nouveau centre technique municipal, à proximité de la gare, dessiné par l’architecte américain James Cowey, sera posée à l’automne. Comme le futur théâtre de l’Arsenal, d’une capacité de près de 600 places qui deviendra le premier théâtre de l’Eure, cet équipement marquera l’entrée de la ville dans une nouvelle aire géographique mais aussi, par conséquent, dans une nouvelle ère, tout court.
L’harmonisation des quartiers rénovés et de ceux qui ne le sont pas encore est un objectif fondamental en termes de cohésion. Le quartier du Mail fera ainsi l’objet de toutes les attentions. Construit sur les mêmes principes que le Germe de Ville rénové, confronté aux mêmes problèmes que ce dernier il y a dix ans, avec une population socialement exposée, ce quartier serait la priorité d’un éventuel PNRU 2 à Val-de-Reuil.
La problématique d’harmonisation est la même s’agissant de l’état des logements. Il faut s ‘appuyer sur la réussite de ces dix ans pour rétablir un équilibre entre les 67% de logements réhabilités et les 33% restants (1 594 logements). La Garancière, un immeuble très détérioré où vivent de nombreuses familles immigrées devra faire l’objet d’une réhabilitation générale : requalification de la façade, des parties communes et des appartements, puis évolution énergétique. Plus qu’un symbole, ce bâtiment reste un point noir non résolu par la première vague de renouvellement urbain.  
Un nouveau projet social devra être mis au service de la poursuite du renouvellement urbain. Le centre communal d’action sociale a lui aussi été et sera réhabilité afin d’accueillir les habitants dans de meilleures conditions. Au-delà, des projets concrets, d’ingénierie et de pratique sociales seront déclinés en matière d’intégration, d’apprentissage de la langue, d’éducation, de santé, de parentalité, de lutte contre les discriminations.
Le retour de l’activité économique dans les quartiers de Germe de Ville sera une des clefs du développement futur de la ville. La transformation d’un des bâtiments actuellement les plus dégradés, l’ancien Foyer des quatre soleils, en un hôtel d’entreprises en plein cœur des logements de la dalle, y attirant de l’activité et accueillant avocats, médecins et très petites entreprises, montre la voie. Les travaux débuteront dans les semaines à venir. Le développement du commerce est également ciblé dans les axes de travail d’un futur PNRU 2.  
La ville s’est engagée dans la mise en place d’un grand réseau de fibre optique. En choisissant de prendre cette direction, Val-de-Reuil renoue étroitement avec son histoire faite de croyance dans l’innovation et le progrès technique. La fibre permet d’offrir aux habitants un vaste champ de services, dont l’étendue des possibilités n’est pas finie.   

Objectif 20 000 habitants

Ce sont là autant d’évolutions destinées à offrir à Val-de-Reuil le dynamisme nécessaire pour atteindre l’objectif démographique qu’elle s’est fixée, le seuil des 20 000 habitants. Ce n’est pas un objectif de communication. C’est le seuil d’équilibre fiscal que la ville atteindrait, pour la première fois. La municipalité n’ayant procédé à aucune augmentation d’impôts en 10 ans, l’enjeu démographique n’en est que plus central. Il permettrait qui plus est le retour d’une classe moyenne à Val-de-Reuil qui permettrait de partager davantage le poids des difficultés.  
Ces dix dernières années, le renouvellement urbain a permis à la ville nouvelle de reprendre son souffle. Les dix années à venir doivent nous permettre de « continuer Val-de-Reuil » en ayant les mêmes ambitions qu’avaient jadis ses fondateurs. Celles d’une ville moderne, humaine, aux fonctions multiples. Celles aussi d’une certaine normalité à laquelle les Rolivalois, si chahutés depuis trente-cinq ans, ont désormais droit. Notre feuille de route doit concilier l’utopie originelle et la banalité du quotidien. Nous en prenons semble-t-il le chemin.
 

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